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Le mot du libraire1943, une famille est fusillée par des soldats allemands pour avoir caché des maquisards. Seul Marc, un enfant, survit. En grandissant, il porte, comme une croix, le poids de son lourd passé ,et décide de s’enfuir dans le désert pour lui échapper. Ce voyage aura des vertus thérapeutiques. Les ombres du destin pose en filigrane de vraies questions sur nos attitudes. Les faits marquants de notre histoire doivent-ils figer nos comportements ou nous aider à dépasser l’enfermement qu’ils ont créé dans notre imaginaire ? Tout homme a tendance dans les premiers temps de sa vie à se diriger sur un chemin qui lui permettra d’être reconnu, accepté, aimé, et de construire son égo. Le rêve peut devenir réalité quand l’homme s’ouvre à plus grand que lui-même, en lui-même. Ce livre est un hommage à la mémoire des victimes tuées ou déportées durant la deuxième guerre mondiale, pour leur courage et leur exemplarité afin que l’expression « plus jamais » devienne une réalité. Jean-Marc Trichard n’était pas destiné à l’écriture puisqu’après des études de comptabilité, c’est dans le monde bancaire qu’il a évolué. Mais suite à un licenciement économique, ce père de deux enfants a pris un tournant décisif et choisi de dénoncer par écrit les dérives des milieux financiers et bancaires. Avec son premier texte, Un parfum de lavande, qui traite de la souffrance au travail, il remporte le prix des nouvelles Roger Vaillant. Les ombre du destin ne trahit pas un style marqué et novateur, puisqu’il affirme dans ce premier roman son attachement à des valeurs fondamentales : ne jamais renoncer et toujours respecter autrui. « Les vieux de mon village m'ont accroché aux tripes en silence, la haine du boche, je croyais ne pas les avoir écoutés, je pensais avoir occulté pour toujours leurs discours violents mais ce soir leur mépris me revient comme un boomrang dans la tête. La haine me nourrit. Je sais que la haine n'est pas mon festin. La haine me ronge et me détruit, j'ai envie de crier, de hurler, de pleurer. Je hais la guerre, je hais les soldats qui la font, je hais la mort, je hais l injustice. ... Entre le noir et la lumière, il est parfois difficile d'y voir clair, entre le noir et la lumière il est toujours difficile de trouver le chemin qui sera le bon chemin, entre le noir et la lumière les choses se mêlent et s'entremêlent dans nos têtes, parce que personne n'a jamais vraiment tort, parce que personne n'a jamais vraiment raison. Alors tout devient difficile si on réfléchit trop, il faut savoir laisser son coeur faire la différence, pas toujours, mais quand la raison n'a pas été capable de faire son choix, quand la raison nous emmène dans les méandres de l'impossible choix, le coeur et l'âme savent prendre le relais et nous guider là où la conscience retrouve des eaux plus claires. » |
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