Christian Sapin

  • La crypte est une architecture apparemment connue, imagée, documentée, mais qui reste quasiment mythique dans les esprits. Elle renvoie de manière souvent abusive à une réalité que l'on croit uniquement souterraine. L'auteur tente ici de sortir des idées reçues en reconstituant le processus historique de la crypte dans une démarche à la fois archéologique et anthropologique. Chaque crypte a son histoire, une histoire qui s'est constituée souvent bien après sa construction et même son usage. C'est pourquoi dans ce parcours archéologique des cryptes en France, l'auteur accorde une place particulière aux textes et à l'examen des espaces pour reconstituer usages et parcours. Les réponses qu'il apporte s'inscrivent dans un panorama plus général de l'évolution de l'espace sacré. La crypte assure ainsi à l'église sa dimension dans le temps, sa mémoire, au point que l'on chercha toujours à ancrer cette mémoire et l'origine du site là où se trouve la crypte. En restituant la crypte dans sa dimension architecturale et historique, l'enquête bouscule l'histoire locale pour mieux saisir l'épreuve du temps, la trace d'une croyance et l'expression d'une société. Cet ouvrage est le fruit d'un travail de longue durée de Christian Sapin, archéologue et historien de l'art, qui recense près de 400 cryptes en France entre le IVe et le XIIe siècle, tout en établissant des comparaisons avec des cryptes situées en Europe occidentale. L'ouvrage bénéfice de reconstitutions en 3D ainsi que d'une campagne photographique exceptionnelle du photographe Jean-François Amelot. Un ouvrage de référence, qui offre une approche archéologique et historique inédite et attendue de la part d'un grand spécialiste.

  • Je rêve que dans cette douceur d'automne Tu te penches encore une fois sur mon épaule Nul poids nul fardeau La vie derrière la vie

  • «À l'approche de la troisième année de l'an mil, presque dans toute la terre on se met à reconstruire des églises».
    De cet élan bâtisseur décrit par Raoul Glaber, historien de l'époque, la Bourgogne fut une terre d'élection privilégiée.
    Elle avait vu naître l'ordre de Cluny en 910. Deux siècles plus tard, elle sera le berceau de l'ordre cistercien. L'un et l'autre ont marqué de leur empreinte la Bourgogne romane.
    Au début du XIe siècle le duché de Bourgogne, convoité par l'empereur germanique, reste dans la mouvance des rois capétiens. Une ligne de ducs capétiens règnera pendant trois siècles. Le duché connaît alors une ère de paix sociale et de prospérité économique. Tout autant que les abbés, les évêques sont bâtisseurs d'églises. Alors s'élèvent les chefsd'oeuvre de l'architecture romane à Cluny, Dijon, Tournus, Paray-le-Monial, Autun, Nevers, Auxerre, Vézelay.
    En même temps dans les campagnes, des centaines de paroisses remplacent les anciens oratoires précaires par des édifices en pierre doté d'un clocher qui inscrit la religion dans le rythme du temps.
    Les nombreuses églises qui ont traversé les siècles témoignent à des degrés divers des nouveautés architecturales de la Bourgogne romane : la voûte d'arête, le pilier cruciforme, la coupole sur trompes, les berceaux transversaux, les arcs-boutants, l'arc brisé. Ces nouveautés, guidées par les exigences nouvelles de la liturgie, ont un sens spirituel : celui de l'unité de l'espace qui réunit prêtres et fidèles.
    Cet art roman de Bourgogne, malgré la célébrité de ses grands édifices, est resté longtemps méconnu et incompris.
    Seules des études et découvertes récentes ont permis d'en connaître toutes les ressources et d'en dégager la signification.
    Le livre de Christian Sapin est le premier ouvrage complet sur la Bourgogne romane. Un texte approfondi accompagné de plans et de photographies permet de découvrir la richesse de toutes ces églises. Des cartes proposent des circuits de visites dans les villes et les campagnes de l'ancien duché.

  • Vouneuil-sous-Biard près de Poitiers, un site inédit, fouillé de 1984 à 1986, a livré près de 2500 fragments de stucs (IVe-VIIIe siècles. ap. J.-C.). C'est la plus importante découverte de ce type en France depuis plus de 50 ans.
    Les archéologues ont patiemment restitué ce puzzle faisant apparaître un magnifique ensemble d'arcatures, de personnages figurés et de plusieurs registres de décor.
    Cette monographie, rédigée par les meilleurs spécialistes français, replace ces vestiges dans leur contexte, rétablissant les liens complexes qu'entretiennent le monument, son décor et l'histoire politique et religieuse lors de ces tournants majeurs des VIe et VIIIe s.

    Les auteurs
    Bénédicte Palazzo-Bertholon (docteur en Archéologie), membre associé du Centre d'Études supérieures de civilisation médiévale (Poitiers), spécialiste de peintures murales, stucs et des matériaux de la construction.
    Christian Sapin, archéologue, directeur de recherche au CNRS, responsable du Centre d'études médiévales (Auxerre), spécialiste d'architecture monumentale.
    Cécile Treffort, professeur d'Histoire médiévale à l'Université de Poitiers, directrice adjointe du Centre d'études supérieures de civilisation médiévale, responsable du Corpus des inscriptions



  • Les campagnes archéologiques de 2006-2013 à Cluny avaient pour objectif de comprendre plus précisément la constitution du sanctuaire et du chevet de Cluny II, d'en assurer une meilleure datation par les méthodes archéologiques, de déceler d'éventuelles occupations antérieures. Il en était de même pour l'amorce des bâtiments claustraux et l'église Sainte- Marie. La découverte des vestiges de la demeure aristocratique de la villa carolingienne, renouvelle aujourd'hui considérablement les connaissances sur les origines de Cluny.
    L'ouvrage présente les résultats de ces travaux, dans le prolongement de ceux du grand archéologue K. J. Conant qui avait à plusieurs reprises proposé des schémas d'évolution avant et après la fondation du monastère en 910. Nous avons aujourd'hui la chance de bénéficier d'avancées considérables des connaissances sur ces périodes en Europe, qui nous aident à regarder autrement les maçonneries retrouvées.
    À l'échelle des grandes élévations du transept de la Maior ecclesia encore conservé, ces vestiges découverts peuvent paraître modestes et peu spectaculaires, cependant ils sont les plus anciens témoignages de la présence des hommes en ce lieu, et de leur communauté qui sera à l'origine de la plus grande abbaye d'Europe.

  • Fondée au Xe siècle, l'abbaye de Cluny fut, durant le Moyen Âge, une capitale spirituelle au rayonnement considérable, son rôle de pacificateur du monde féodal contribuant à l'établissement de la culture européenne.

    Elle compta parmi ses abbés de hautes figures dont Pierre le Vénérable. Bien que démolie en large partie à la Révolution, l'abbaye a conservé des vestiges qui révèlent son gigantisme et sa splendeur passée. Entouré d'un bourg monastique, son site abrite de nombreuses constructions médiévales, un ensemble unique en Europe de sculptures romanes ainsi que de riches témoignages des siècles suivants.

  • Paulette, étudiante en sociologie le jour, est justicière à ses heures perdues la nuit. Comme tous les superhéros, elle a du mal à gérer sa double vie. Pas facile de réviser ses examens quand les malfrats règnent sur la nuit, qu'une multinationale cherche à exploiter votre image, sans compter la pression médiatique ! Mais le vrai hic est que Paulette, lorsqu'elle boit la moindre goutte d'alcool, ne maîtrise plus la situation et a tendance à vite craquer pour les beaux et mauvais garçons qui la rendent toute chose ! Quand le dessinateur de WEST et le créateur de Supermurgeman conjuguent leur talent, le résultat est détonnant.


  • La Bourgogne, terre monastique et religieuse par excellence.
    C'est effectivement sur ce territoire que naissent de très nombreuses fondations dès la fin de l'Antiquité, et c'est également là que l'on voit émerger quelques siècles plus tard les grands réseaux monastiques autour de Cluny et Cîteaux. Par la suite, ce sont les villes qui accueillent très rapidement les premiers ordres mendiants. Ces terres bourguignonnes de grandes réformes pendant le millénaire médiéval demeurent encore à notre époque fertiles, alimentant la spiritualité des moines de Cîteaux, de la communauté oecuménique de Taizé ou, dans le sud de la région, celle de monastères orthodoxes ou tibétains. Le présent se nourrit du passé dans le souvenir des maisons religieuses, conservées ou disparues, qui ont façonné les paysages de la région, développé son économie et marqué durablement la mémoire des hommes au long des temps écoulés.

  • Etudiante en sociologie le jour, justicière à sa façon la nuit, ou du moins quand elle le peut, Paulette est surtout dotée d'un pouvoir redoutable dont elle n'a pas vraiment conscience : son physique ! Entre Rémi son voisin voyeur ; le professeur Mollet et sa secrétaire, Simonetta ; Raymond la science ou sa mémé, Paulette tente tant bien que mal de résoudre une nouvelle affaire et, surtout, de ne pas boire la moindre goutte d'alcool, ce qui peut lui faire perdre la tête !

  • Les cryptes médiévales constituent un patrimoine chargé de mystère dont la variété et les questions qu'elles suscitent restent méconnues. Trente chercheurs apportent leur contribution à la connaissance des cryptes de deux régions. L'Ile-de-France et la Picardie présentent un corpus multiforme de cryptes, de l'époque carolingienne au XVe siècle, et des plus connues comme Saint-Denis, Jouarre ou Saint-Médard de Soissons, aux plus secrètes. Une approche pluridisciplinaire en aborde tous les aspects, tant sur le plan architectural que sur celui de l'utilisation liturgique, ou sur leur rôle dans la dévotion aux corps saints, dont un chapitre fait l'inventaire. Une analyse historique et archéologique renouvelée lève bien des interrogations. Une partie est consacrée à des structures situées sous des églises, mais qui ne sont pas des cryptes : des critères précis permettent de mettre fin aux confusions. Un inventaire des cryptes existantes, disparues ou rejetées clôt l'ouvrage.

  • Depuis longtemps, les fouilles archéologiques ont fait apparaître des fragments de verre en très grand nombre. L'intérêt des archéologues, orienté dans un premier temps vers les verres creux, se tourne de plus en plus vers les fragments de verre plat. Ceci conduit à poser de nouvelles questions sur les diverses utilisations du verre dans l'architecture, tant civile que religieuse, en particulier pour ce qui touche à la fermeture des baies ou au décor intérieur. Cette publication fait un point sur l'avancement des recherches dans ce domaine à partir d'une table ronde organisée par le Centre d'études médiévales d'Auxerre. Celle-ci a permis de réunir et de confronter les données récentes, issues des découvertes archéologiques en contextes stratigraphiques et des fonds de musées, sur les débuts du vitrail en France et, pour quelques exemples, à l'étranger. Outre une mise en perspective de la présence abondante du verre, un inventaire précis à partir d'un protocole défini,ou encore des analyses physico-chimiques sur les compositions, ont été mis en évidence les arguments pour leurs datations qui s'étalent entre le ve et le XIIe siècle.

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