Delachaux & Niestle

  • Depuis les années 1950, les institutions anglaises et américaines redécouvrent les bienfaits pour la santé physique, psychique et morale des jardins et du jardinage, en un mot de l'" hortithérapie ". Avec un retard probablement lié à une approche culturelle différente du jardin et des espaces verts, l'intérêt des jardins dits " thérapeutiques " commence seulement à être pleinement reconnu en France. À l'heure où la société industrialisée aspire à renouer avec la terre, cet ouvrage présente une nouvelle manière de se soigner ou de se maintenir en bonne santé : se mettre au vert.Un ouvrage destiné à un large public : patients, médecins, psychothérapeutes, éducateurs, administrateurs d'institutions de soins, élus municipaux notamment, architectes urbanistes, paysagistes, jardiniers, animateurs de jardins botaniques, et plus globalement, toute personne soucieuse de son bien-être et de développer des relations avec la nature.


  • 118conflits, 6 millions de morts.
    tel est le bilan tragique de la croix-rouge internationale pour la seule décennie 1990-2000. si les guerres, les guérillas, les révolutions marquent les populations, elles touchent aussi durablement les milieux naturels : pollution, destruction de biotopes, extinction d'espèces, maladies accompagnent le cortège funèbre des conséquences d'une guerre. si, exceptionnellement, la nature sauvage en profite pour reprendre ses droits, la plupart du temps, après la trêve, elle peine à tourner la page.
    le crime écologique sévit partout dans le monde. parce que s'interroger sur les " dégâts collatéraux " qui touchent l'environnement, c'est se préoccuper de l'avenir des hommes, claude-marie vadrot dresse ici un bilan inédit des écosystèmes directement ou indirectement bouleversés par les guerres d'hier et d'aujourd'hui.


  • notre terre est fragile et ne peut plus aujourd'hui répondre aux sollicitations démesurées des hommes.
    comment alors concilier " modernité " et écologie? a travers un tour du monde des savoirs écologiques traditionnels chez les yanomamis, les ladakhis, les i nuits. , sabine rabourdin montre que ces sociétés ont su développer des façons de vivre qui s'harmonisent avec leur environnement et se fixer des limites. ces " bons sauvages " auraient beaucoup à apprendre aux " civilisés " : depuis leur rapport homme/nature aux techniques novatrices de préservation des ressources naturelles.
    c'est alors de multiples concepts occidentaux que l'auteur nous amène à réviser : la pauvreté, le bonheur, la place de l'homme sur terre. entre ethnologie et écologie, cet essai montre que les sociétés traditionnelles peuvent constituer une source d'inspiration précieuse pour les sociétés occidentales, si chacun se donne la peine de considérer la modernité autrement.

  • Au prix d'efforts de traitements fastidieux et très coûteux, la France fournit à ses habitants six milliards de m3 d'eau par an, essentiellement ponctionnée dans ses réserves souterraines. Mais les nappes ne semblent plus suivre..
    L'eau ne manque pas encore, mais sa gestion et son exploitation rencontrent aujourd'hui des difficultés majeures qui conduisent à des situations dangereuses pour l'homme : taux de pesticides
    anormalement élevés, disparité géographique des prélèvements, hégémonie contestée des géants de l'eau française.
    Caroline Idoux, journaliste scientifique, fait ici le point sur l'eau potable française, nous informe, nous alerte et tente de répondre à une seule question : d'ici à 2015, la France va-t-elle devoir
    repenser sa manière de consommer l'eau potable oe

  • Les pires pollutions sont souvent celles qui demeurent invisibles, mais nous préférons le plus souvent nous détourner des suspects gênants que sont métaux lourds, solvants, polluants organiques persistants, perturbateurs endocriniens, etc. Frédéric Denhez fait le point ce qui doit vraiment nous inquiéter et sur les alternatives possibles pour réduire ces pollutions.

  • À force de prélever les ressources naturelles à un taux très supérieur à leur taux de renouvellement, à force d'exporter des volumes tels de déchets que la nature ne peut les recycler, nous avons sérieusement dénaturé les écosystèmes. L'économie mondiale, privilégiant une augmentation croissante de la production, est la principale responsable de la dégradation de notre planète. La question se pose donc aujourd'hui de modifier notre modèle économique. Les résistances sont innombrables, mais une sorte de consensus semble rassembler la plupart des économistes : seul évaluer le prix de la nature permettra de la préserver. La nature devrait être considérée comme une épargne dont les intérêts seuls devraient être prélevés pour la production. Ce livre se propose de comprendre comment et pourquoi l'économie s'est brutalement désolidariser de la nature, de présenter des méthodes utilisées pour tenter de réintégrer l'écologie dans l'économie - ou plutôt l'inverse, c'est-à-dire pour donner une valeur à la nature selon les méthodes des assureurs, la méthode des « services rendus » popularisée par l'ONU, et celles inventées pour rentabiliser la biodiversité. Enfin, l'auteur réfléchit aux pistes qui permettraient de « renaturer » l'économie, c'est-à-dire l'homme.

  • Après une longue histoire qui montre que le jardin a toujours été le royaume de la sagesse et de la réflexion tout en étant un moyen de survivre aux pénuries, le jardinage retrouve les faveurs d'une majorité importante de Français, toutes classes sociales confondues. Ce qui explique d'une part la chute de vente des produits les plus cultivés dans les potagers comme, dans l'ordre, les tomates, les laitues, les radis, les haricots verts, les poireaux, les carottes et les pommes de terre et, d'autre part, la croissance du chiffre d'affaires des jardineries : il s'en ouvre une par semaine sur le territoire français. L'essor du jardinage prouve que sous l'effet des circonstances économiques et sociales et aussi par crainte de la multiplication des produits chimiques en agriculture, une part grandissante des Français est train de changer d'ère. Ils changent aussi de pratiques en se tournant vers une production bio comme en témoignent l'essor de l'offre de produits naturels pour jardiner et le succès d'une chaîne de jardineries qui a abandonné les engrais et des pesticides de synthèse. Le succès foudroyant des Amap ( Associations pour le maintien d'une agriculture paysanne ) montre également que les Français sont en train de renouer avec les produits plus naturels et cultivés près de chez eux. Il s'agit d'une révolution sociale dont ce livre s'efforce de rendre compte puisque chaque peuple façonne ses jardins selon ses traditions et sa culture.

  • Quand le porte-parole des paysans fait sa jonction avec les écologistes.À travers un jeu de questions-réponses avec José Bové, Claude-Marie Vadrot confesse le paysan militant. L'homme qui surgit régulièrement de son hameau de 18 habitants pour bousculer les certitudes de ses amis et des puissants.Du Larzac à la remise en cause de l'Aménagement du territoire, du syndicalisme à la politique en passant par les Forums sociaux, la contestation des essais nucléaires de Mururoa à celle du nucléaire civil, du démontage du MacDo à la lutte contre les OGM et la " malbouffe ". Le chantre de la médiatisation des mouvements sociaux et du recours à la désobéissance civile et à la non-violence se raconte dans une conversation à bâtons rompus et explique longuement pourquoi il se présente aux élections européennes en compagnie des Verts et de Daniel Cohn Bendit alors qu'ils ont voté de façon contradictoire en 2005 sur le projet de constitution européenne.


  • Pollution, détérioration des paysages et des milieux, appauvrissement de la biodiversité, vache folle...
    L'agriculture productiviste, qui exploite la terre comme on exploite un filon minier, jusqu'à épuisement, a des conséquences dévastatrices sur l'environnement, les écosystèmes... et les consommateurs ! pour éviter la catastrophe, l'agriculture du xxie siècle doit répondre à un double défi : pérenniser ses propres ressources environnementales, tout en continuant à produire de plus en plus, pour nourrir la planète.
    La difficulté est de taille - mais la thèse des auteurs de ce livre est qu'il existe des solutions. aujourd'hui, on voit réussir des entreprises agricoles d'un genre nouveau, plus petites, orientées vers la qualité, les méthodes biologiques, la distribution locale. et si les subventions gouvernementales allaient à ces petites entreprises plutôt qu'aux exploitations gigantesques qui distribuent des produits dans toute l'europe ? la résorption de la " fracture agricole " dépendrait alors avant tout de choix politiques ?

  • Après Notre santé à l'épreuve du changement climatique, de J.-P. Besancenot, et le très remarqué Syndrome de la grenouille, de P. J. Dubois, voici un troisième opus dans la collection " Changer d'ère " sur les changements climatiques. Ce livre fait cette fois le tour des connaissances actuelles sur les relations entre changements climatiques et agriculture.
    Sujet brûlant... et loin d'être anecdotique, quand on sait que, en fonction des scénarios envisagés par les scientifiques, les changements climatiques pourraient contribuer à mettre en question l'alimentation de 9 milliards d'humains en 2050, et pourraient contrarier significativement la réduction de la malnutrition dans le monde.L'auteur fait le tour des projections actuelles sur le climat et son influence sur l'agriculture, nuançant les perspectives et mettant à disposition de tous une information trop souvent confidentielle, afin que chacun puisse mesurer les enjeux des changements climatiques.

  • A la mer, à la montagne, au coeur du désert ou sur les îles.
    Le " tourisme " consiste souvent à découvrir ou à admirer la nature. mais cet attrait du voyageur pour les merveilles du monde ne se retourne-t-il pas trop souvent contre son objet ? réseaux routiers démultipliés, constructions immobilières lourdes, dépenses inconsidérées en eau ou en carburant sont quelques-uns des travers liés au tourisme qui risquent de corrompre les beautés et richesses naturelles.
    Face à ces dérives, une conclusion s'impose : il est impératif de réguler l'industrie du tourisme. mais le désir de voyage et de découverte n'est pas négatif, il peut au contraire être le moteur d'une meilleure protection de l'environnement. jean-pierre lozato-giotart montre qu'il est possible de pratiquer un tourisme intelligent, qui ne nuise pas à la nature mais encourage au contraire à la défendre : transformer le tourisme en " écotourisme ", en somme.

  • La campagne française a très vite et très profondément changé, et avec elle ses habitants.
    Sur le mode de la balade, elisabeth trotignon nous invite à visiter paysages et villages afin de mieux comprendre la réalité rurale contemporaine. le lecteur est plongé dans le passé, lorsque la campagne paysanne installait lentement ses chemins et ses lieux de vie, lorsqu'elle était terre nourricière et synonyme de vie souvent rude. la visite se poursuit dans le présent d'une campagne agricole, certes, mais également résidentielle - où se côtoient sans toujours se comprendre agriculteurs, nouveaux ruraux et citadins au repos -, une campagne attirante comme un lieu de détente et comme un décor, offerte à la nostalgie et à de nouveaux désirs.
    Elisabeth trotignon propose un regard neuf et démythifié sur la ruralité, en présentant la campagne dans son contexte économique et social et non pas comme simple sujet de carte postale.

  • - Au début du XXIe siècle, la société a enfin compris les dangers qui menacent la planète : les changements climatiques, l'épuisement des ressources fossiles, l'emprise de la ville - sur le foncier et dans les mentalités -, inquiètent et posent question. La réponse se trouve pour une part dans la proximité, le voisinage de la campagne qui, tout bonnement, retient et fait pousser les " plantes paysannes ". Sur le plancher des vaches, même méconnues et méprisées, elles sont toujours là, à portée de main. Elles gardent intactes leurs vertus et propriétés, prêtes pour l'étude au laboratoire, prêtes aussi à se laisser redécouvrir sur un talus, au pré, dans le champ. Près de chez soi, elles sont trésors génétiques, éléments de biodiversité qui, probablement, aideront à faire meilleure la vie de demain. Mais, pour cela, encore faut-il les laisser à leur place, respecter les plus médiocres d'entre elles et comprendre qu'elles peuvent être des pièces utiles, indispensables à l'avenir de l'humanité.

    - Élisabeth Trotignon, titulaire d'un DESS en aménagement de l'espace rural, est chargée de mission Environnement et Paysage au Conseil général de l'Indre. Elle est l'auteur, entre autres, chez Delachaux et Niestlé, du Petit atlas des fleurs des campagnes (2007) et du Petit atlas des arbres et arbustes (2007).

  • " Que le lecteur ne s'y trompe pas, ce livre n'est pas le 254e dossier sur les multiples atteintes à la nature et à l'environnement dont souffrent les humains, la France et la planète, mais un simple plaidoyer horrifié pour que nous cessions de jouer les autruches devant les réalités. [...] le monde est mal parti, et j'ai peur que nous soyons en train de l'accepter et de laisser nos responsables nous abreuver d'histoires et de promesses à dormir debout. Alors que les catastrophes écologiques en cours ne constituent en fait que des répliques de plus en plus fortes à la mondialisation, l'ultime tremblement de la terre. " Dans ce pamphlet, Claude-Marie Vadrot nous invite à ouvrir les yeux sur la vacuité des pseudo actions sociales, économiques et politiques en terme d'écologie en France. Car il est temps de faire de l'écologie autre chose qu'un formidable outil de communication pré-électoral pour qui brigue ou détient le pouvoir.

  • La pensée écologiste occupe aujourd'hui une place de choix au sein du paysage idéologique et politique français. Pourtant, lorsqu'on se penche sur l'histoire de la protection de la nature en France, force est de constater que la prise de conscience a été tardive et timide. L'environnement n'est devenu affaire publique qu'avec l'apparition de l'écologie politique, née de Mai 1968. Mais il aura fallu encore vingt ans pour qu'une véritable conscience écologiste s'installe en France, non seulement dans le paysage politique, mais aussi dans la société tout entière. Roger Cans retrace la lente progression de cette préoccupation depuis ses origines : de Rousseau et son romantisme aux " Verts " de Brice Lalonde, en passant par le commandant Cousteau ou l'affaire Rainbow Warrior. Grâce à son expérience de journaliste, l'auteur nous livre le détail d'une histoire proche de nous, qui nous parle et nous concerne.

  • On raconte qu'une grenouille plongée soudainement dans l'eau bouillante essaiera vivement de s'extirper, tandis que, placée dans l'eau froide, elle ne bougera pas si la température augmente graduellement, pour finir ébouillantée... Cette histoire, réelle ou supposée, illustre bien la façon dont l'homme réagit aujourd'hui à la lente mais inexorable élévation de la température de la planète. Mais à la différence de la grenouille, on ne pourra pas dire que l'on ne savait pas. Le syndrome de la grenouille fait le point sur les connaissances actuelles concernant les impacts du changement climatique sur le vivant: les milieux naturels, la faune, la flore et... nous. Quelle va être l'influence du changement climatique sur la santé humaineoe En France, y aura-t-il bientôt des hirondelles à Noëloe Et si l'Antarctique fondaitoe L'auteur fait ici la synthèse de centaines de publications scientifiques consacrées à ces sujets depuis une vingtaine d'années; les articles proposés, indépendants les uns des autres, encouragent une lecture non linéaire, au fil des interrogations. Ils montrent également que l'érosion de la biodiversité est en partie liée aux changements climatiques en cours. C'est la première fois qu'une telle somme est ainsi regroupée dans un ouvrage.

  • La situation de la pêche n'a jamais été aussi difficile qu'aujourd'hui et l'on peut raisonnablement s'interroger sur l'avenir très menacé des pêcheurs. En 2007, le journal Le Monde relaie une série d'articles scientifiques et prévoit un effondrement total de tous les stocks de poissons commerciaux (thon, hareng, flétan, sole, lotte, etc.) à l'horizon 2050. Au même moment, les groupes Auchan et Carrefour annoncent l'arrêt de commercialisation du thon rouge dans leurs enseignes, pour la sauvegarde de l'espèce. La crise est réelle. La cause ? Elle est en premier lieu d'ordre économique : le déploiement inconsidéré de l'" effort de pêche ", entretenu par la distribution des subventions, au moment où les stocks de poissons stagnent, voire baissent. Les moyens d'y remédier ? Les sanctions (plus ou moins efficaces), les cantonnements de pêche, les réserves marines et le cas particulier de l'aquaculture - une fausse bonne solution, car les élevages détruisent les milieux et sont souvent douteux pour la santé humaine. A travers des exemples concrets, ce livre propose un point précis de la situation grâce aux données scientifiques les plus récentes.

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