Michalon

  • « Coralie Delaume connaissait mieux que quiconque cette forfaiture intellectuelle qui consiste à assimiler le «souverainisme» (le suffixe en lui-même n'est là que pour faire de ce mot un stigmate) à un identitarisme. Alors que la souveraineté n'est que l'autre nom de la démocratie, faire de sa défense une forme de nationalisme et de «fermeture à l'autre» (selon le vocabulaire en vigueur) permet de maquiller en noble ouverture le contournement systématique de toutes les institutions démocratiques par des instances «indépendantes», c'est-à-dire non élues. Pendant des années, à travers ses articles, ses interviews, Coralie a dévoilé cette trahison opérée notamment au nom de l'idéal européen. (...) Toute chose qu'elle faisait avec une précision chirurgicale. (...) Reste aujourd'hui ce texte, qui embrasse sa pensée, qui pose des jalons et trace un chemin pour quiconque, parmi les gouvernants, aurait l'ambition de perpétuer la France et la République. Ce texte, et tous les autres, comme une obligation, pour ceux qui restent, de ne pas laisser se défaire encore un peu la démocratie. Pour que nous poursuivions, à notre tour obstinés, le combat contre l'hypocrisie, les forfaitures et les mensonges, ces fantômes devant lesquels Coralie Delaume a jusqu'au bout refusé de s'incliner. » (Natacha Polony) ;

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  • Raphaëlle Jean-Louis a connu le parcours dit classique d'une étudiante infirmière. Dynamique et motivée, elle effectue plusieurs stages avec des soignants, des tuteurs, des étudiants et des patients auprès desquels elle ne cesse d'apprendre. Tous ces stages ont été très bien notés.
    Un seul stage, l'unique, vient bouleverser son parcours. Souffre-douleur d'une équipe d'infirmières et d'aides-soignantes, elle subit pendant plusieurs mois humiliation, brimades et maltraitances de toutes sortes, sans oser s'en ouvrir à sa hiérarchie (médecins et encadrants) qui pourtant l'apprécie. Trois jours avant la fin du stage, elle craque. Son médecin traitant la met immédiatement en arrêt.
    Le cas de Raphaëlle est loin d'être unique. Le récent document du Dr Auslender (Omerta à l'hôpital) a mis au jour les maltraitances dont sont victimes les étudiants en santé. Personnalité atypique, Raphaëlle a souhaité témoigner à visage découvert ; mieux encore, cette jeune femme, aujourd'hui infirmière mais aussi réalisatrice et comédienne, a décidé d'en faire le sujet de son premier long-métrage.
    « J'ai pensé qu'il était important de faire part de mon témoignage, car je sais que d'autres l'ont vécu et le vivent aujourd'hui. Les conditions de travail sont souvent la cause de maltraitances en stage. J'avais également en tête d'écrire un film sur nous, les soignants et les agents hospitaliers. Très souvent durant ce stage, j'ai voulu abandonner, mais cette petite phrase me revenait sans cesse en mémoire : Tout est possible à celui qui croit. » Véritable exhortation à parler, dire et libérer la parole, Diplôme délivré ! est un témoignage exemplaire, grand public, d'une grande force positive, et une injonction à ne jamais abandonner ses rêves.

  • Deux enfants tués chaque semaine dans leur famille, un enfant violé toute les heures et 6 millions de personnes qui déclarent avoir subi un inceste... Le sort des enfants maltraités reste largement ignoré en France, où leurs droits sont piétinés dans la plus parfaite indifférence.
    Victimes collatérales des violences conjugales, jeunes proies d'agresseurs sexuels ou de familles déviantes, réduites au silence, adolescents placés livrés à eux-mêmes : ces enfants maltraités sont les grands oubliés de la République, souffre-douleurs d'une société malade qui a fait le choix de sacrifier ses plus vulnérables.
    Pourquoi ?

    Dans leur colère et leur indignation, Françoise Laborde et Michèle Créoff ont appliqué la démarche suivante : comprendre, nommer, proposer. Comprendre, d'abord, la condition de l'enfant en France telle que l'Histoire, du Moyen Age à nos jours, nous la donne à voir ; nommer, ensuite, les failles et les dysfonctionnements d'une protection de l'enfance grevée par l'absence de décisions politiques favorables à l'intérêt de l'enfant ; soumettre, enfin, 19 propositions, telles qu'un outil national de diagnostic des maltraitances, le droit à être adopté par une nouvelle famille ainsi qu'une nouvelle loi pour redéfinir le viol des enfants.

    Un livre de combat, qui mêle la voix de deux femmes fortes de leurs expériences respectives à celle de ces « indésirables » aux parcours parfois brisés, parfois étonnants de résilience.

  • Les médecines complémentaires et alternatives (MCA) suscitent l'engouement des Français. Parmi les 400 pratiques répertoriées par l'OMS, certaines sont bénéfiques et se développent dans notre système de soins, tandis que d'autres, parfois douteuses, voire dangereuses, gravitent autour de la santé. Cette collection se veut être un levier pour alimenter un dialogue constructif à travers des regards croisés.

    D'où vient l'homéopathie ? Quelle est sa réglementation ? Pourquoi divise-t-elle tant les médecins ? Ni tout à fait « médecine », ni tout à fait « médecine complémentaire », l'homéopathie se situe dans un entre-deux inconfortable qui fait d'elle un sujet à controverse. À travers 20 questions, le présent ouvrage met en perspective l'analyse de différents experts - médecins, scientifiques, chercheurs -, mais aussi de patients, philosophes et politiques.
    Pratique de charlatan pour certains, approche préventive et personnalisée pour d'autres, l'homéopathie cristallise un débat plus large qui questionne les orientations en matière de santé publique : que nous dit l'homéopathie de notre rapport à notre santé et au soin ?

  • Tout juste installés en Nouvelle-Calédonie, Estelle et Sébastien, jeune couple trentenaire, découvrent l'épreuve de l'infertilité. Après quatre ans de tentatives, de parcours PMA et d'interminables prières, ils choisissent de se lancer dans une procédure d'adoption vers la Colombie. Il leur faudra attendre encore quatre ans avant de recevoir, enfin, en 2015, l'appel tant espéré leur annonçant l'arrivée d'Esteban, âgé de sept mois.

    Du mythe de l'adoption à la réalité : Estelle Lambert-Leynaert aborde avec délicatesse des moments cruciaux, tels que le deuil de porter un enfant et le vécu du couple ; les difficultés liées aux démarches administratives, véritable parcours du combattant ; la rencontre avec l'enfant et son vécu, parfois ses traumatismes ; enfin, les mois qui suivent son arrivée, le processus d'attachement et toutes les interrogations auxquelles une mère adoptante peut être confrontée.

    Sous la forme d'une lettre adressée à son petit garçon, elle livre un témoignage précieux, en réponse à une question essentielle : comment devenir pleinement la maman d'un enfant que l'on n'a pas porté ?

  • L'autonomie solidaire en santé, la seule réforme possible Nouv.

    Comment la France peut-elle redevenir une référence mondiale en santé ?
    Si la crise Covid a révélé aux Français que leur système de santé n'était plus aussi solide qu'ils le pensaient, elle doit désormais être un accélérateur de sa refonte.
    Frédéric Bizard expose ici le seul modèle de santé viable qui répondra aux enjeux du XXIe siècle tout en respectant les fondamentaux de notre culture et en y intégrant l'ensemble des acteurs existants. Redéfinissant l'ensemble des composantes du système - de sa gouvernance à son financement en passant par l'organisation des services de santé et l'accès au marché des innovations - , il démontre ainsi comment la santé peut créer de la richesse, contribuer à réduire les inégalités sociales et devenir un enjeu géopolitique.
    Aux fondements de cette indispensable réforme, le concept d'autonomie solidaire entend poser les bases d'une nation de citoyens solidaires en santé et permettre l'émergence d'une société où chacun pourra s'accomplir pleinement selon ses choix et ses aspirations, dans un souci d'autonomie et de dignité.
    Une réflexion nécessaire et capitale, nourrie des travaux collectifs menés depuis trois ans au sein de l'Institut Santé, qui, au-delà de la réforme de notre système de santé, vient interroger l'avenir de notre modèle social.

  • Twitter ou mourir

    Laura Rapp

    Dans la nuit du 16 au 17 avril 2018, après plusieurs années de violences conjugales, Laura trouve enfin le courage de porter plainte : son conjoint a tenté de l'étrangler sous les yeux d'Alice, leur fille de deux ans.
    Après un an de détention provisoire pour tentative d'homicide, stupéfaction : son ex-conjoint est remis en liberté dans l'attente du procès et placé sous contrôle judiciaire qu'il enfreindra à plusieurs reprises. Sourde au danger que courent les deux victimes dont elle ignore les appels à l'aide, la justice ne lui laisse pas le choix : Laura se tourne vers les réseaux sociaux. Le 14 mai 2019, elle lance un SOS sur Twitter : « Je ne sais pas si je vais mourir demain, je veux juste être entendue. Protégez-moi, protégez ma fille jusqu'au procès. » Que faire lorsque la justice abandonne les victimes à elles-mêmes ? Avec une précision clinique, Laura Rapp restitue sa lente descente aux enfers, broyée par un système favorable aux criminels. Un récit choc, qui interroge sur l'urgente réflexion à mener sur notre institution judiciaire.

  • Petite fille, c'est à l'école que Morgane découvre la musique lorsque sa classe de maternelle est choisie pour expérimenter une nouvelle forme d'apprentissage musical. C'est plus précisément sa rencontre avec la clarinette qui fera d'elle une véritable musicienne.
    Après le bac, direction Paris où elle intègre le Conservatoire. Commence alors sa vie de musicienne professionnelle au sein de prestigieux orchestres symphoniques. Comment s'imposer quand on est une femme dans ce milieu d'hommes, profondément misogyne ?
    À 25 ans, un pneumothorax stoppe net sa trajectoire fulgurante. Morgane perd le souffle, mais pas sa passion, ni l'obstination et la curiosité, qui lui feront trouver un second souffle. Elle s'engage aujourd'hui pour permettre aux enfants d'accéder à la musique, dès le plus jeune âge, dans tous les milieux, toujours dans « l'art de prendre soin de l'épanouissement des enfants ».
    Le récit tendre et profond d'une enfant musicienne, vibrante ode à l'éducation artistique.

  • Bon-Adrien Jannot naît en 1754 dans le Doubs. Issu d'une famille de soldats, il obtient un premier grade de sous-lieutenant en 1779. Partisan de la Révolution française, il devient commandant en chef de l'armée des Pyrénées-Orientales et sort victorieux des batailles menées en Espagne. Suite au coup d'État du 18 brumaire, il rejoint Bonaparte, qui lui confiera le commandement des armées à Lyon face au sinistre ministre de la Police, Fouché, avant de le nommer à la tête du corps d'armes nouvellement créé : la gendarmerie nationale.
    Fidèle au premier consul, puis à l'Empereur, Moncey sera le héros magnifique des tragiques guerres d'Espagne et de la seconde campagne d'Italie. Lorsque Napoléon est contraint d'abdiquer, il sauve l'honneur de la France en refusant que Paris capitule sans avoir combattu, comme en témoigne sa statue érigée place de Clichy. Il sauve également l'honneur des armées en refusant de présider le tribunal militaire qui doit juger le maréchal Ney, dans un acte héroïque de désobéissance au roi. Enfin, devenu à 87 ans gouverneur des Invalides, doyen des maréchaux de Napoléon, il sera là au retour des cendres de Sainte-Hélène, et prononcera ce mot resté célèbre : « Et maintenant, rentrons mourir. » À travers l'extraordinaire épopée du maréchal Moncey, Axel Brücker retrace l'histoire de la Révolution et de l'Empire, jusqu'à la Restauration et le retour de l'empereur, auprès de qui Moncey repose aujourd'hui, dans la crypte des Invalides, gardien fidèle de celui qu'il avait tant aimé.

  • Au sortir de la Première Guerre mondiale, Maurice Genevoix est loin d'être considéré comme le représentant des Poilus. À l'époque, et durant tout l'entre-deux-guerres, c'est Henri Barbusse, l'auteur du Feu, qui incarne le rôle de porte-parole des combattants. Prix Goncourt 1916, scandale littéraire ayant soulevé des passions contraires, Le Feu est un choc, un livre suffocant qui, pour la première fois, raconte le quotidien des tranchées sans rien dissimuler des souffrances des soldats. Profitant de cette exposition, Barbusse s'engage en politique, embrasse les combats du pacifisme et du communisme, suscite critiques ou admiration. Genevoix, lui, enfermé dans l'étiquette régionaliste, se tient pour sa part à l'écart du tumulte du monde, préfère les parties de pêche et les promenades au bord de la Loire et construit sa réputation littéraire en dehors du témoignage, avec notamment Raboliot. Pourtant, aujourd'hui, la fortune de la gloire littéraire s'inverse : avec ses cinq ouvrages de souvenirs rassemblés dans Ceux de 14 et sa panthéonisation, Genevoix prend sa revanche sur Barbusse, le prophète découronné. Comment cela a-t-il été possible ?

  • « Cela fait six mois que nous n'y avons pas mis les pieds, mais nos pas nous guident instinctivement vers le bon bâtiment, le bon ascenseur et le bon étage. Nous tournons à droite, un long couloir. Au bout, deux bureaux. Une dame. Pas d'attente. Le processus habituel que l'on n'a plus besoin de nous expliquer. La prise de tension, de température.
    Un coup de téléphone :
    - Oui, bonsoir, j'ai une petite dame qui vient d'arriver. Est-ce que quelqu'un peut venir l'examiner ? Un silence. Puis, les mots que nous redoutons tant :
    - Suspicion de fausse couche. »

  • Depuis les années 1960, l'hôpital est devenu le lieu de l'accouchement. Disparues les terreurs d'antan et les souffrances d'un autre âge : la péridurale y est aujourd'hui reine pour supprimer les douleurs.
    Pourtant, dès que l'on questionne les femmes sur leur expérience, nombreuses sont celles qui font part de vexations, d'intimidations, de coercitions, voire de brutalités et de violences. Ce qui devait être un heureux événement se transforme en cauchemar sous la pression des médecins qui suivent les protocoles hospitaliers.
    « On m'a volé mon accouchement. » Le refus d'entendre les femmes et la domination que les soignants exercent sur elles est à l'origine de traumatismes physiques et psychiques considérables. Un grand nombre des dépressions post-partum ou des syndromes de stress post-traumatique trouvent probablement là leur cause. Restée longtemps cachée, cette violence commence à apparaître au grand jour, alors que la parole des femmes se libère enfin.
    L'obstétrique est profondément misogyne. Elle considère les femmes comme faibles, malades, dangereuses, dont le corps serait inadapté pour mettre les enfants au monde. L'accouchement est ainsi resté l'un des derniers bastions de la domination masculine.
    Rendre les femmes maîtresses de leur accouchement exige, ni plus ni moins, une révolution. En analysant les pratiques autour de l'accouchement à travers la littérature scientifique, les recommandations des instances de santé et les travaux d'historiens et d'anthropologues, Marie-Hélène Lahaye signe un document majeur, livre-clé dans la réorientation des politiques à mener autour des droits des femmes.

  • Née à Roubaix dans une famille nombreuse d'origine algérienne, Zaïa est frappée dès l'enfance d'un mal auquel, pendant longtemps, elle ne pourra pas donner de nom et qu'elle dissimulera comme une honte : la dyslexie.
    À l'école, malgré ses efforts, elle ne parvient pas à lire, encore moins à écrire. Les adultes qui l'entourent la tournent en ridicule et l'accusent de paresse. Zaïa apprend alors à dissimuler, à tricher, à se jouer des contraintes, faisant preuve d'une intelligence qui, si elle ne prend pas une forme ordinaire, est incontestablement aiguisée.
    Aussi incroyable que cela puisse paraître, Zaïa quitte le système scolaire sans savoir ni lire ni écrire. Pour trouver un travail, elle doit de nouveau user de persévérance, de ruse et de toutes les ressources de son intelligence. Avide de liberté, elle quitte le foyer familial, mais le chemin vers la véritable liberté sera long. Elle découvrira sa voie à travers la sophrologie, accédera enfin à la lecture et, surtout, s'acceptera elle-même, forte d'une stupéfiante intelligence émotionnelle et créatrice.

  • Adultère

    Luc Frémiot

    • Michalon
    • 13 Février 2020

    « Dans le langage commun, un crime passionnel est un crime commis par amour... Depuis que je viens requérir aux assises, je n'en ai pas encore rencontré. Des actes criminels réaliséspar colère, par désir, par jalousie, oui. Mais par amour, certainement pas, à moins que cela ne soit par amour de soi. Je crois tout bonnement qu'en dehors de l'euthanasie, on ne tue pas par amour. Cela n'empêche pas mes contradicteurs en robe noire de voir l'amour partout : tous les maris trompés, c'est bien connu, tuent par amour. Peut-être est-ce moi qui suis trop pessimiste et vois le mal partout... Que serait un monde sans amour ? » Voici l'histoire d'une chute - celle d'un homme seul face au miroir cruel de sa propre faillite.

  • Journaliste et sympathisant cégétiste, Jean-Bernard Gervais intègre les rangs de la Confédération générale du Travail fin 2016, comme conseiller en communication. La Confédération vient de perdre la bataille contre la loi Travail, menée par son tout nouveau secrétaire général, Philippe Martinez.

    Pour le conseiller en com' qui se pense alors au plus près de ses convictions, l'illusion sera de courte durée. Au siège de la CGT, à Montreuil, se côtoient des « camarades » sans morale, des militants nostalgiques et des opportunistes sans états d'âme, évoluant dans un climat de crainte et de jalousie. Durant deux ans, il sera ainsi le spectateur impuissant de la lente mais inexorable perte de vitesse de la CGT, grevée par ses échecs consécutifs - les ordonnances Macron et la réforme de la SNCF - et spoliée de sa place de premier syndicat de France au profit de la CFDT. Sur le terrain du combat social, force est de constater que la lutte se fait désormais ailleurs, au sein de corporations et de secteurs mieux organisés et plus déterminés, bien éloignés des querelles et mesquineries de la direction de la Confédération.

    Le diagnostic corrosif d'un militant désabusé, sur les pathologies qui rongent ce qui fut le fer de lance du mouvement ouvrier, devenu aujourd'hui le royaume d'un seul homme : Philippe Martinez.

  • Au clair de la lune

    Luc Frémiot

    « Les affaires criminelles sont des tranches de vie, l'imagination n'y a pas sa place. On se blesse à leurs aspérités, aux angles aigus de la passion, à la dureté de la vie, à ces destins qui n'en sont pas depuis le départ. Aux assises, le ridicule flirte avec le drame. Découvrir l'itinéraire d'un accusé est déterminant pour mieux le connaître, mais les meilleures intentions se noient souvent dans les détails. La cour d'assises vous oblige à puiser au fond de vous-même ce que vous avez oublié. Toutes vos certitudes tombent.
    La cour d'assises vous change. C'est la collision avec le malheur, cette entrée par effraction dans la vie des auteurs et des victimes, ces choses qui n'arrivent qu'aux autres et que l'on peut parfois toucher du doigt.
    Voici l'histoire de la terrible rencontre entre un adolescent et un vieil homme qui se disputent le droit de vivre dans le silence glaçant d'une nuit de pleine lune. »

  • Chacun peut être amené, au moins une fois dans sa vie, à traverser des épreuves plus ou moins graves. La maladie, qu'elle soit physique ou psychique, reste une inconnue douloureuse, sans doute la plus fréquente, peut-être celle qui rapproche le plus.
    Atteinte de la sclérose en plaques, Patricia Blondiaux a souhaité s'adresser à tous ceux qui, comme elle, souffrent de cette pathologie encore peu comprise. Comment composer avec son entourage, dont le regard change ? Doit-on faire le deuil de la personne que l'on était ? Faut-il apprendre à canaliser ses émotions, ou au contraire les extérioriser ?

    En s'appuyant sur les témoignages d'autres sépiens et sur sa propre expérience, Patricia Blondiaux délivre ses messages résolument positifs autour de thèmes égrainés comme autant de conseils à suivre, pour toujours rester « responsable du sourire des autres ».
    Et si on utilisait la maladie pour mieux vivre en acte comme en pensée ?
    Et si on se servait de la maladie pour avancer ?

    « Savoir faire face et tenir tête, non pas contre la maladie, mais avec elle. Le plus difficile est de se décider à agir - le reste n'est que ténacité. »

  • Où est passé notre temps de cerveau disponible ? Telles des mantes religieuses, Facebook, Twitter, Instagram et autres ont lentement rongé nos capacités d'attention jusqu'à les monopoliser. Nous passons 608 heures par an sur les réseaux sociaux, soit un peu plus d'une heure et demie par jour !

    Pour reprendre les propos de Sean Parker, l'ex-président de Facebook, les réseaux sociaux exploitent « une vulnérabilité de la psychologie humaine ». Non seulement nous leur sacrifions une bonne partie de nos journées, quitte à négliger certaines de nos autres activités, mais nous les laissons infléchir en profondeur les comportements que nous adoptons dans la vie réelle. Combien d'entre nous par exemple ne peuvent s'empêcher, lors d'un dîner au restaurant, d'immortaliser le moment sur Instagram ? Du deuil d'un proche à la venue au monde d'un bébé, aucun instant ne saurait désormais échapper au prisme des réseaux sociaux. Le cogito ergo sum n'est plus en phase avec l'époque : pour être, il ne s'agit plus de penser mais d'exister sur les réseaux sociaux, quel qu'en soit le prix.

    Une enquête féroce et caustique qui dépeint avec acuité les sept péchés capitaux des réseaux sociaux : hypernarcissisme, paresse, impudeur, haine, associabilité, infobésité et dépendance.

  • Le Havre, 1910. Jules Durand, docker charbonnier, est injustement accusé de complicité d'assassinat d'un contremaître. Son véritable tort en cette période de grève sur le port : être syndicaliste et oser se révolter contre les indignes conditions de travail imposées par la Compagnie générale transatlantique. S'ensuivent une parodie de procès et une condamnation à mort. Mais face à l'injustice, l'indignation et à la mobilisation populaire finissent par payer. La cour de cassation reprend le dossier et innocente Durand. Trop tard cependant : Jules Durand, syndicaliste autodidacte, pourfendeur de l'alcoolisme ouvrier, finira sa vie à l'asile.

    Comment la machine judiciaire a-t-elle pu s'enrayer au point de condamner à mort un innocent ? Surtout, comment cette affaire retentissante en son temps, qui mobilisa l'opinion publique et les intellectuels de l'époque - Jaurès en tête -, a pu être frappée du sceau du silence ?
    Avec son regard de praticien et documents à l'appui, Marc Hédrich tente de percer le mystère de cette amnésie collective. Le présent ouvrage apporte ainsi un éclairage aussi rigoureux que précieux sur ce crime judiciaire sur fond de justice de classe : le contexte, les acteurs du drame (dont le jeune avocat de Jules Durand, un certain René Coty) et les suites du jugement, en même temps qu'il dresse le tableau saisissant d'une époque, notamment des misérables conditions de vie des charbonniers.
    Le récit d'une des plus grandes erreurs judiciaires du xxe siècle.

  • « Une époque de superstition est celle où les gens imaginent qu'ils en savent plus qu'ils n'en savent en réalité. En ce sens, le XXe siècle aura été certainement exceptionnellement riche en superstitions, et la cause en est une surestimation de ce que la science a accompli - non pas dans le champ des phénomènes relativement simples où elle a certes été extraordinairement efficace, mais dans le domaine des phénomènes complexes ; car dans ces derniers, l'application des techniques qui ont si bien réussi essentiellement dans les phénomènes simples s'est révélée très déroutante. » Lorsqu'on ignore sa propre ignorance, cela fait des dégâts. Chacun pense savoir plus et mieux que les autres ; mieux les connaître qu'eux-mêmes ; pouvoir les conduire à leur place vers leurs véritables intérêts. L'intolérance est le produit de cette prétention aux certitudes, qui n'est rien d'autre qu'une croyance et la pire de toutes. Expression même de l'obscurantisme, elle est le socle commun de tous les totalitarismes, avec toutes les horreurs qui les accompagnent.

  • On le sait : la prison est devenue une école de la criminalité. Incarcérés pour des délits mineurs, nombreux sont les détenus à récidiver, alors que la prison devrait, au contraire, donner à des individus coupables envers la société les moyens de se réhabiliter et de trouver leur place dans la collectivité. Or, une prison qui enferme, surveille et infantilise peut-elle préparer à la sortie ?

    Loïk Le Floch-Prigent plonge aux racines du problème pénitentiaire français pour en délinéer les causes - des prisons surpeuplées, soumises au diktat du tout sécuritaire, fermées à tout contact extérieur - et trouver la voie de sa résolution dans les exemples étrangers et les initiatives locales déjà existantes.

    Le double regard de l'industriel et de l'ancien détenu sur l'urgente refonte du système carcéral français, analysé et commenté par plusieurs acteurs de terrain : directeurs de prison et de centres de réinsertion, éducateurs, aumôniers et magistrats.

  • Mémoires de nègre

    Abdelkader Djemaï

    • Michalon
    • 1 Février 1999

    " j'étais sans doute fait pour le genre épique.
    Un genre exaltant, et exalté. mais rien ne me prédestinait à devenir le nègre exubérant et fantaisiste d'un personnage peu recommandable, golo - pardon, sa seigneurie golo, tel qu'en lui-même l'eternité le change. je crois qu'une curiosité ambiguë, parfois malsaine, m'aura conduit à cette fâcheuse décision. le manque chronique d'argent et une certaine vanité ne venaient pas en reste. mais l'avouerai-je, c'est surtout l'amour, que dis-je, la passion que je vouais, tel un damné, à son épouse nadia qui m'aura poussé à cette extrémité.
    Une magnifique brune, aux yeux en amande, presque encore impubère. une belle plante venue de la campagne pour végéter près de ce vieillard démangé par la postérité. j'ai toujours aimé les brunes. peut-être parce qu'elles me font, penser au miel. surtout lorsqu'elles ont dix-sept ans. ".

  • Günther Anders reste connu principalement en Autriche et en Allemagne pour ses positions radicales en écologie politique. Il formula celles-ci à la suite de l'usage militaire de la force nucléaire pendant la Seconde Guerre mondiale, positions qui évoluèrent encore lorsque la catastrophe de Tchernobyl se produisit en 1986. La destruction de l'environnement vital, la durabilité des déchets, les pollutions à grande échelle, le réchauffement climatique, l'hostilité immanente au nihilisme technique ou encore la dégradation des relations entre exploitants et exploités, sont autant d'occasions de poser un problème philosophique : comment un monde technicisé, un monde qui tend à exclure ou détruire l'homme, laisse-t-il la possibilité d'une politique ? L'objectif de cet ouvrage sera d'offrir un parcours des thèses majeures du philosophe concernant la relation entre technique et politique. L'intérêt de son oeuvre consiste en effet à intégrer des problématiques d'actualité en écologie politique et en critique sociale à des considérations anthropologiques et philosophiques.

  • 1/ Quels sont les enjeux des élections européennes ? Le Parlement européen a-t-il de vrais pouvoirs ?
    2/ Qui, concrètement, décide de la politique européenne ?
    3/ L'Union européenne est-elle dirigée par le couple franco-allemand ?
    4/ Qu'est-ce qui ne va pas avec l'économie grecque ?
    5/ L'exemple du Portugal ne démontre-t-il pas qu'il est possible de retrouver de la croissance économique tout en appartement à la zone euro ?
    6/ L'harmonisation sociale et fiscale est-elle possible ?
    7/ Pourquoi tant de pays européens sont-ils tentés par le populisme ?
    8/ Peut-on sortir de l'euro ? Et si oui, à quoi cela servirait-il ?
    9/ Pourrait-on démocratiser l'Union européenne en changeant les traités ?
    10/ La France doit-elle faire comme le Royaume-Uni et quitter l'Union européenne ?

    + 11/ Macron peut-il sauver l'Europe ? Que se passera-t-il s'il échoue ?

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