Michalon

  • « Coralie Delaume connaissait mieux que quiconque cette forfaiture intellectuelle qui consiste à assimiler le «souverainisme» (le suffixe en lui-même n'est là que pour faire de ce mot un stigmate) à un identitarisme. Alors que la souveraineté n'est que l'autre nom de la démocratie, faire de sa défense une forme de nationalisme et de «fermeture à l'autre» (selon le vocabulaire en vigueur) permet de maquiller en noble ouverture le contournement systématique de toutes les institutions démocratiques par des instances «indépendantes», c'est-à-dire non élues. Pendant des années, à travers ses articles, ses interviews, Coralie a dévoilé cette trahison opérée notamment au nom de l'idéal européen. (...) Toute chose qu'elle faisait avec une précision chirurgicale. (...) Reste aujourd'hui ce texte, qui embrasse sa pensée, qui pose des jalons et trace un chemin pour quiconque, parmi les gouvernants, aurait l'ambition de perpétuer la France et la République. Ce texte, et tous les autres, comme une obligation, pour ceux qui restent, de ne pas laisser se défaire encore un peu la démocratie. Pour que nous poursuivions, à notre tour obstinés, le combat contre l'hypocrisie, les forfaitures et les mensonges, ces fantômes devant lesquels Coralie Delaume a jusqu'au bout refusé de s'incliner. » (Natacha Polony) ;

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  • Les médecines complémentaires et alternatives (MCA) suscitent l'engouement des Français. Parmi les 400 pratiques répertoriées par l'OMS, certaines sont bénéfiques et se développent dans notre système de soins, tandis que d'autres, parfois douteuses, voire dangereuses, gravitent autour de la santé. Cette collection se veut être un levier pour alimenter un dialogue constructif à travers des regards croisés.

    D'où vient l'homéopathie ? Quelle est sa réglementation ? Pourquoi divise-t-elle tant les médecins ? Ni tout à fait « médecine », ni tout à fait « médecine complémentaire », l'homéopathie se situe dans un entre-deux inconfortable qui fait d'elle un sujet à controverse. À travers 20 questions, le présent ouvrage met en perspective l'analyse de différents experts - médecins, scientifiques, chercheurs -, mais aussi de patients, philosophes et politiques.
    Pratique de charlatan pour certains, approche préventive et personnalisée pour d'autres, l'homéopathie cristallise un débat plus large qui questionne les orientations en matière de santé publique : que nous dit l'homéopathie de notre rapport à notre santé et au soin ?

  • L'autonomie solidaire en santé, la seule réforme possible Nouv.

    Comment la France peut-elle redevenir une référence mondiale en santé ?
    Si la crise Covid a révélé aux Français que leur système de santé n'était plus aussi solide qu'ils le pensaient, elle doit désormais être un accélérateur de sa refonte.
    Frédéric Bizard expose ici le seul modèle de santé viable qui répondra aux enjeux du XXIe siècle tout en respectant les fondamentaux de notre culture et en y intégrant l'ensemble des acteurs existants. Redéfinissant l'ensemble des composantes du système - de sa gouvernance à son financement en passant par l'organisation des services de santé et l'accès au marché des innovations - , il démontre ainsi comment la santé peut créer de la richesse, contribuer à réduire les inégalités sociales et devenir un enjeu géopolitique.
    Aux fondements de cette indispensable réforme, le concept d'autonomie solidaire entend poser les bases d'une nation de citoyens solidaires en santé et permettre l'émergence d'une société où chacun pourra s'accomplir pleinement selon ses choix et ses aspirations, dans un souci d'autonomie et de dignité.
    Une réflexion nécessaire et capitale, nourrie des travaux collectifs menés depuis trois ans au sein de l'Institut Santé, qui, au-delà de la réforme de notre système de santé, vient interroger l'avenir de notre modèle social.

  • Où est passé notre temps de cerveau disponible ? Telles des mantes religieuses, Facebook, Twitter, Instagram et autres ont lentement rongé nos capacités d'attention jusqu'à les monopoliser. Nous passons 608 heures par an sur les réseaux sociaux, soit un peu plus d'une heure et demie par jour !

    Pour reprendre les propos de Sean Parker, l'ex-président de Facebook, les réseaux sociaux exploitent « une vulnérabilité de la psychologie humaine ». Non seulement nous leur sacrifions une bonne partie de nos journées, quitte à négliger certaines de nos autres activités, mais nous les laissons infléchir en profondeur les comportements que nous adoptons dans la vie réelle. Combien d'entre nous par exemple ne peuvent s'empêcher, lors d'un dîner au restaurant, d'immortaliser le moment sur Instagram ? Du deuil d'un proche à la venue au monde d'un bébé, aucun instant ne saurait désormais échapper au prisme des réseaux sociaux. Le cogito ergo sum n'est plus en phase avec l'époque : pour être, il ne s'agit plus de penser mais d'exister sur les réseaux sociaux, quel qu'en soit le prix.

    Une enquête féroce et caustique qui dépeint avec acuité les sept péchés capitaux des réseaux sociaux : hypernarcissisme, paresse, impudeur, haine, associabilité, infobésité et dépendance.

  • 1/ Quels sont les enjeux des élections européennes ? Le Parlement européen a-t-il de vrais pouvoirs ?
    2/ Qui, concrètement, décide de la politique européenne ?
    3/ L'Union européenne est-elle dirigée par le couple franco-allemand ?
    4/ Qu'est-ce qui ne va pas avec l'économie grecque ?
    5/ L'exemple du Portugal ne démontre-t-il pas qu'il est possible de retrouver de la croissance économique tout en appartement à la zone euro ?
    6/ L'harmonisation sociale et fiscale est-elle possible ?
    7/ Pourquoi tant de pays européens sont-ils tentés par le populisme ?
    8/ Peut-on sortir de l'euro ? Et si oui, à quoi cela servirait-il ?
    9/ Pourrait-on démocratiser l'Union européenne en changeant les traités ?
    10/ La France doit-elle faire comme le Royaume-Uni et quitter l'Union européenne ?

    + 11/ Macron peut-il sauver l'Europe ? Que se passera-t-il s'il échoue ?

  • En France, on se prévaut d'appartenir à un « couple franco-allemand » qui serait la locomotive de l'Europe. On sous-entend ainsi que les deux pays sont à égalité au sein de l'Union européenne et qu'ils la conduisent main dans la main. Pourtant, cela n'a jamais été vrai !
    Si l'Europe a d'abord été française, pendant les périodes gaulliste et post-gaulliste, elle est désormais allemande. La réunification, l'erreur historique qu'a représenté l'introduction de l'euro, les élargissements à l'Est après la chute du mur de Berlin, ont signé l'avènement d'une sorte de nouvel « Empire central » piloté depuis Berlin.
    La République fédérale l'a-t-elle voulu ? Probablement pas, ou pas de manière si nette. L'Allemagne demeure un « hégémon réticent » et se fait même chaque jour plus « souverainiste ». Mais les structures de l'Union européenne telles qu'elles existent entraînent une consolidation paradoxale de son poids chaque fois qu'elle agit dans le sens de l'affirmation ou de la préservation de ses intérêts nationaux. Or c'est ce qu'elle fait de manière systématique désormais, à l'exact inverse de la France, qui s'inscrit davantage dans une perspective post-nationale.
    Loin de former un couple avec l'Allemagne, notre pays est aujourd'hui à sa remorque. Une situation qui n'est pas pour déplaire aux élites complaisantes qui le gouvernent, et utilisent l'argument allemand pour faire régner en France un certain ordre.

    Alors, quel avenir pour l'Europe, à l'heure où la France européiste d'Emmanuel Macron fait face au retour des nations, en Allemagne comme ailleurs ? Un essai corrosif - et salutaire - sur l'amitié tourmentée des deux principaux partenaires de l'Union européenne.

  • La participation massive des femmes aux révolutions au Moyen-Orient et au Maghreb a conduit à un changement de leur image dans l'opinion publique et les médias occidentaux. Mais l'occidentalocentrisme, fondé sur le primat de la différence, continue d'encombrer certains discours féministes.
    Explorant la question des femmes et du pouvoir en islam avec une attention particulière portée au Moyen-Orient, Azadeh Kian offre un aperçu de quatre périodes historiques : l'avènement de l'islam, la période médiévale, l'époque moderne et contemporaine.
    L'histoire des sociétés à majorité musulmane montre en effet que les femmes y jouissaient de l'autorité tant du fait de leurs connaissances religieuses que poétiques, littéraires, scientifiques ou encore politiques et militaires. Elles ont tenté d'influencer, de contester ou de subvertir la structure sociale dominée par les hommes, que les lois islamiques ont consolidée.
    Ce n'est donc pas l'islam qui entrave l'émancipation des femmes, mais son instrumentalisation par des hommes qui visent à conserver privilèges et pouvoirs. Ne faut-il pas dès lors rejeter la lecture figée et traditionnaliste du Coran et réinterpréter les textes sacrés et les lois islamiques ?
    À travers l'historicisation et la contextualisation de l'islam, des militantes féministes et des droits des femmes ont ouvert des exégèses coraniques et jurisprudentielles aux lectures et interprétations alternatives visant à rétablir l'égalité entre les hommes et les femmes. Cet essai, fondé sur des recherches bibliographiques et de terrain, remet en perspective la place et le pouvoir des femmes au sein de l'islam.

  • L'Inde juxtapose incroyable diversité de peuples, de langues et de religions, alors même que la difficulté de leur coexistence est le problème majeur de la planète. La complexité inouïe de l'Inde est la raison de la fascination qu'elle inspire. Vers 2030, elle sera, devant la Chine, le pays le plus peuplé au monde. Elle comptera en 2050 plus de trois fois la population de l'Union européenne. L'Inde, où coexistent la misère et d'énormes richesses et potentialités, est à l'image du monde.
    De façon générale, le grand public français est longtemps resté peu au fait de la réalité de l'Inde, moins que de celles du Japon et de la Chine, et il en allait de même dans la plupart des pays de l'Union européenne, à l'exception de la Grande-Bretagne. Souvent l'intérêt pour l'Inde s'est porté sur le yoga, ses ashrams, ses diverses formes de spiritualité, et plus récemment sur quelques films issus du cinéma bollywoodien, plus populaires dans le monde arabe qu'en Europe. Mais ce ne sont pas nécessairement les aspects essentiels de l'Inde d'aujourd'hui.
    Alors que personne n'y croyait, elle est devenue une réelle démocratie, avec certes beaucoup de défauts, mais qui tranche tout de même sur nombre de pays asiatiques plutôt totalitaires. L'Inde est une métaphore du monde de ce siècle. Son avenir se joue maintenant sur le plan intérieur où, malgré une croissance impétueuse, d'immenses défis l'attendent : grande pauvreté, énormes contrastes sociaux, cohabitation des croyances et coexistence avec deux pays, la Chine et le Pakistan, dotés comme elle de l'arme nucléaire. De quoi s'inquiéter pour l'avenir de l'humanité car demain, tout est possible pour l'Inde, le meilleur comme le pire.

  • « En France, la révolte contre les violences sexuelles qui suivit l'affaire Weinstein prit sa force et sa forme de l'injonction controversée qui la fit naître : #balancetonporc.
    Quelques jours plus tard, 200 000 messages avaient été postés sous le hashtag. [...] Il faut avouer qu'il est très difficile de rester muette ou de ne pas avoir d'opinion lorsqu'une autre femme vous invite à balancer votre porc. »

  • L'Union européenne est morte, mais elle ne le sait pas encore !
    Elle est morte du rejet de ses peuples qui manifestent en toute occasion, notamment lors de référendums, une répulsion sans réserve et une défiance sans retour. Certains ont même osé faire le grand saut et tenter la sortie, à l'instar des Britanniques au printemps 2016 !
    Elle est morte de son inaptitude à régler ses problèmes internes autrement que par de brutaux outkases ou par des simulacres de négociations tenant lieu de sommets, où les pays les plus forts finissent par imposer leurs vues, et où l'unique option qui s'offre aux plus fragiles est celle d'une humiliante reddition, comme on l'a vu en Grèce à l'été 2015.
    Elle est morte de l'échec spectaculaire de son modèle économique, échec conjoint du Marché unique et de l'euro. Chômage et précarité gangrènent les nations les plus faibles, pendant que la financiarisation de l'économie travaille à siphonner la richesse des pays demeurés prospères.
    Elle est morte, enfin, de son illégitimité démocratique, de ses fondations juridiques baroques, de ses traités qui ont remplacé la souveraineté populaire par une technostructure sans vision.

    Les élites du continent européen se sont perdues. Incapables de penser ni l'autrement ni l'après, elles sont aujourd'hui dans une impasse idéologique et politique dont il est temps de sortir. L'avènement de l'UE n'a pas amené la reposante « fin de l'Histoire » promise. Accepter de dresser enfin son acte de décès peut être l'occasion, en revanche, d'une heureuse renaissance des pays qui la composent.

  • Le traitement du cancer fait de plus en plus l'objet de nouvelles molécules très médiatisées, occultant souvent le rôle majeur de la chirurgie, de la radiothérapie ou des anciennes molécules déclarées obsolètes. Une vraie révolution a eu lieu, oui, mais au seul bénéfice de la finance, très exceptionnellement des malades.
    La simplification majeure des conditions d'autorisation de mise sur le marché (AMM) des médicaments a réduit les délais d'obtention et permis aux entreprises de bénéficier plus longtemps de l'exclusivité des brevets, au prix d'une diminution considérable du niveau d'exigence des agences du médicament et de la sécurité sanitaire des malades. Une fois l'AMM dite « accélérée » imposée à l'ensemble de l'Union européenne, la France n'a que le choix du prix, du remboursement et de son inscription éventuelle sur la liste « en sus » autorisant les hôpitaux soumis à la tarification d'utiliser ces médicaments cent fois plus chers que l'or.
    Avastin, Erbitux, Sutent, Iressa, Tarceva, Votrient, Yondelis... Qu'en est-il de l'efficacité et de la tolérance réelles de ces drogues arrivées en « pony express » sur le marché ? Nicole et Gérard Delépine dressent un inventaire non exhaustif mais représentatif de ces nouveaux médicaments (conditions de mise sur le marché, complications, efficacité supposée) afin que tout patient puisse disposer d'informations objectives avant de donner son consentement.

  • En octobre 2016, la Commission de la transparence en charge de l'évaluation au sein de la HAS rend l'avis suivant : quatre médicaments encore largement prescrits contre la maladie d'Alzheimer (Ebixa, Aricept, Exelon et Reminyl) sont jugés inefficaces. Depuis 25 ans, on compte ainsi plusieurs milliards d'euros dépensés en pure perte pour leur remboursement. Pourquoi ?
    La maladie d'Alzheimer est devenue comme un cliché. Elle est partout. Au moindre symptôme de perte de mémoire, on la convoque. Son nom est là, son nom arrive. On ne parle plus de vieillesse, mais de « maladie d'Alzheimer ». Et le vieux qui en est qualifié, est aussitôt disqualifié. Maladie du siècle, disent même certains. Mais de quoi parle-t-on ? D'une construction sociale ou d'une réalité clinique ?
    Le Pr Olivier Saint-Jean raconte ainsi comment, jeune interne au début des années 80, il a vu les « vieux » abandonnés sans soins dans de grands hospices, avant que quelques gériatres décident de les prendre en charge et de les soigner. Arrive la maladie d'Alzheimer. Elle va peu à peu remplacer la démence sénile. Les médicaments proviennent des Etats-Unis ; on soigne ; ne va-t-on pas la guérir ? Le modèle médical s'impose dans la prise en charge de la vieillesse.
    Et si la réponse était : le « care » plutôt que la « cure », c'est-à-dire une prise en charge non médicamenteuse telle que la France a développée depuis 2008 avec le Plan national Alzheimer : centres et hôpitaux de jour, équipes d'intervention à domicile, unités d'accueil spécialisé à l'hôpital et en Ehpad, techniques de rééducation cognitive, aides aux aidants, séjours de répit, gestionnaires de cas complexes...

  • L'Afrique est riche, mais ses habitants sont pauvres. La récente tragédie de la vente d'esclaves en Libye illustre l'échec des États de l'Afrique subsaharienne à se développer, tant sur un plan économique que social. Comment l'expliquer ? Les traumatismes et complexes historiques mal évacués empêcheraient-ils toute cohésion dans l'action ?

    Développer l'Afrique n'est plus une question de mimétisme, mais de survie, qui exige de se risquer dans des méandres inexplorés, de violer des tabous irrationnels, de vaincre les groupes d'intérêt et surmonter les idées reçues autant que les susceptibilités. Le sous-continent souffre d'amalgames où se juxtaposent des processus de constructions nationales inachevées, des mécanismes juridiques incomplets, concurrencés par des droits coutumiers encore trop vivaces et l'émergence d'une culture de survie elle-même contre-productive.

    En s'appuyant sur des travaux d'économistes ainsi que sur son expérience de haut fonctionnaire, Hervé Mahicka préconise une transition systémique d'envergure, notamment par la modernisation du jeu politique, la refonte des attributions de l'État africain, la distribution des richesses réelles aux populations pour une économie de marché privée intérieure ou encore la révolution culturelle.

    Un essai original et innovant, dont l'objectif est d'aider à réaliser la prémonition de Jacques Attali - faire que la seconde moitié du XXIe siècle soit africaine.

  • Génération Europe

    Rayan Nezzer

    En 2014, plus de trois jeunes Français sur quatre n'ont pas voté aux élections européennes. Des choix décisifs pour l'avenir, de la transition écologique à la révolution numérique en passant par l'intégration des réfugiés, sont déterminés sans que la jeunesse n'ait dit sa part de volonté générale. Comment l'admettre ?

    Rayan Nezzar appartient à cette génération qui se sent européenne mais qui participe peu aux élections parce qu'elle vit l'Europe comme une évidence. Cette évidence est une illusion. Secouée par les crises, atteinte par le Brexit, l'Europe est redevenue mortelle. Populistes et europhobes regardent avec envie les élections de mai 2019, qu'ils envisagent comme une nouvelle étape dans la déconstruction européenne.

    Dans ce livre qui mêle témoignages et propositions, Rayan Nezzar explore cinq dimensions de notre appartenance commune. Notre culture et notre monnaie, notre conception du social et de la démocratie, les valeurs que nous portons dans le monde déroulent un invisible fil d'Ariane qui nous lie en tant qu'Européens. C'est en renouant ce fil que nous pourrons poursuivre cette aventure collective inédite qu'est la construction européenne.

  • L'Union européenne est née d'une idée généreuse mais vague : faire advenir « la Paix ». Ceci ne suffit pas à constituer un projet politique. Paradoxalement, le défaut de projet n'a pas empêché la multiplication des institutions technocrates chargées de le mettre en oeuvre. On a fabriqué des outils avant d'en déterminer l'usage.
    Fortes d'un désengagement complice des Etats européens, ces institutions se sont désormais affranchies. Leur principale raison d'être est à présent de créer de la contrainte voire de la coercition. Ce faisant, elles contribuent à vider progressivement de leur substance les Etats membres de l'Union, trop heureux, pour certains, de pouvoir se défausser des leurs responsabilités sur « Bruxelles » ou sur « Francfort ».
    Mais aussi sur Berlin. Car il semble qu'un Etat, à la différence de tous les autres, soit parvenu à réchapper de la maladie d'impuissance qui frappe ses voisins. Mieux, l'Allemagne est parvenue à faire des institutions européennes ses meilleures alliées et les courroies de transmission de ses propres intérêts.
    Partout ailleurs, la démission du politique est devenue la règle. Elle s'accompagne le plus souvent d'une crise économique effroyable. Une situation que les peuples acceptent de plus en plus mal, sentant bien qu'au nom de « la Paix », on leur demande d'entériner tout à la fois leur appauvrissement, et l'abandon de leur souveraineté.
    Epuisés par la rigueur économique, de plus en plus défiants vis-à-vis de la construction européenne, ceux-ci ne comptent plus sur leurs dirigeants pour tâcher d'en infléchir le cours. Dès lors, ils pourraient bien être tentés d'y mettre un terme brutal, en recourant à des partis politiques pour lesquels on doute que « la Paix » soit la principale priorité.

  • "Toute la sagesse des médecines ancestrales est d'avoir compris que soigner, c'est rétablir l'équilibre au sein du corps et de l'esprit." Comme beaucoup d'entre nous, rien a priori ne prédestinait Catherine Hamelle à s'intéresser à la médecine chinoise. Reconvertie dans la réflexologie, elle a abordé cette science qui, bien que passionnante, s'est révélée particulièrement complexe !

  • Encore plus taboue que la discrimination sur les origines ou le « plafond de verre » qui concerne les femmes, la ségrégation sur l'apparence est une réalité, notamment dans le monde du travail.
    Aux médias traditionnels que sont la télévision, la presse écrite et la publicité s'ajoutent aujourd'hui les réseaux sociaux, tout-puissants vecteurs de standardisation anatomique. Désormais, l'image nous gouverne à 360°. Si l'attractivité décuple le champ des possibles en matière de séduction et de relations amoureuses, cette obligation du paraître s'est aussi immiscée dans tous les interstices de notre vie la plus quotidienne, où il est ainsi préférable de souscrire à certains stéréotypes morphologiques pour s'assurer un parcours scolaire puis professionnel satisfaisant.
    Est-ce pour autant une fatalité à laquelle on doit se résoudre ? Faut-il accepter cette primauté du joli paraître, au même titre que l'on a longtemps consenti à la loi du plus fort ? Quelles mesures face à cette ségrégation du beau ? Comment lutter contre la discrimination sur le physique ?
    Une enquête historique et sociologique sur une vérité symptomatique d'un monde qui a élevé l'esthétique au rang d'idéal à atteindre à tout prix.

  • Comment interpréter le grand retour des crèches de Noël dans l'espace public ? Que penser des accompagnatrices scolaires voilées ? Entre une extrême droite chrétienne qui défend une laïcité à géométrie variable et une certaine gauche qui ferme les yeux sur les agissements islamo-sympathisants, la loi de 1905 de séparation des Églises et de l'État ne cesse d'être mise à mal. Financement d'établissements scolaires religieux, pratiques cultuelles dissimulées sous des activités culturelles, retour du religieux au sein d'entreprises d'utilité publique, pression d'associations ou d'organisations sectaires - Laurence Marchand-Taillade dénonce ici l'instrumentalisation faite du principe de laïcité, fondement de notre République.
    À l'heure où les Français doivent choisir leur président, "L'urgence laïque" est le cri d'alarme d'une républicaine et d'une humaniste convaincue.

  • Réparer l'homme, oui ; l'augmenter, pour quoi faire ?
    Si, en matière de connaissance, il est « interdit d'interdire », en matière de manipulation, il peut s'avérer nécessaire de refuser certaines retombées des découvertes issues de nos laboratoires et de nos observations. Pour Guy Vallancien, le transhumanisme éclairé s'appuiera sur cinq piliers indissociables : partager les informations afin de décider dans une conscience accrue des enjeux qui concernent notre avenir commun ; participer activement et sans état d'âme au développement de l'intelligence artificielle et à la construction des robots, à la condition qu'Homo Artificialis soit seulement adapté à nos besoins ; soulager et réparer celles et ceux qui subissent maladies, traumatismes physiques, psychiques et sociaux innombrables ; refuser catégoriquement les dérives qui tendraient à augmenter l'homme au seul bénéfice d'un surcroît de puissance et de longévité ; et, enfin, promouvoir l'éducation nécessaire pour être en capacité de décider au-delà des seules opinions fluctuantes et irrationnelles.
    Guy Vallancien mène une réflexion éthique et philosophique sur les dérives de la robotique médicale, et signe un essai érudit qui plaide pour un nouvel humanisme articulé autour de « l'objet numérique à l'intelligence supérieure » que sera Homo Artificialis.

  • Inspirant, utopiste et anticonformiste, Philippe Michel a réinventé la publicité.
    Depuis la provocatrice campagne " Myriam " de 1981 (" le 4 septembre, j'enlève le bas "), ses créations se sont solidement installées dans l'esprit du public. Les fous d'Eram, les chipies de Kookaï, le " buvez, éliminez " de Vittel, le " merci qui ? " de Mamie Nova, l'agit-prop de Leclerc, les volcans de Volvic... c'est lui ! Décédé prématurément en 1993, Philippe Michel a laissé le milieu publicitaire comme assommé, désemparé, orphelin.
    Dans cet ouvrage, sur lequel il travaillait au moment de sa disparition, ce provocateur grinçant, plus intello qu'idéologue, partage avec jubilation ses idées sur l'énergie créative, les facéties de la mémoire, le désir qui fane, le message qui s'imprime... Des réflexions corrosives, lumineuses, percutantes... en un mot : vivantes.

  • Depuis le début des années 2010, la prolifération des sites islamiques et des réseaux sociaux a annoncé la maturation d'un environnement cyberislamique. La pratique de la foi ne se transmet plus exclusivement au sein de la famille, dans les mosquées ou les associations ; jeunes et moins jeunes se tournent désormais vers Internet afin d'apprendre à être un « bon musulman ». À l'inverse, Internet, avec un radicalisme virtuel très actif, peut pervertir et conduire certains à commettre des actes irréparables.
    La sphère cyberislamique a ainsi contribué à produire une réaffirmation identitaire dans les modes de croire et de pratiques chez un grand nombre de musulmans.
    Quel type d'informations vont-ils rechercher sur la Toile ? La crise de représentation dont souffre l'islam de France trouvera-t-elle un second souffle sur le Net ? Qui sont ces prédicateurs et influenceurs 2.0 auprès de la communauté ? Peut-on réellement parler d'une communauté virtuelle ?
    Internet sera-t-il un outil du renouveau pour les musulmans de France ? Une enquête approfondie sur l'islam 2.0, entre modernisation libératrice et instrument d'aliénation.

  • En termes d'innovation, la France et l'Europe ont accumulé un retard significatif vis-à-vis de la Silicon Valley, mais aussi de la Chine. Or, d'ici à dix ans, l'innovation va générer 1210 milliards de dollars dans le monde avec, à la clef, 20 millions d'emplois.
    Pour savoir où se trouvent ces 1210 milliards de dollars et, surtout, comment et dans quelle mesure s'en emparer, Guillaume Villon, fort de son expérience, livre recettes et méthodes afin de répondre aux questions suivantes, destinées à tous les entrepreneurs, cadres d'entreprise ou investisseurs :
    - Comment se positionner sur des projets d'innovation ?
    - Comment élargir sa base de clientèle ?
    - Comment choisir la bonne équipe, afin de faire diminuer le nombre d'investissements ?
    - Quelles sont les compétences-clés pour le monde de demain ?
    - Comment piloter la transformation digitale ?

  • Poète, romancier, essayiste, critique littéraire, musical, historien de l'art, ethnologue, homme de radio et de télévision, Max-Pol Fouchet vécut en Algérie de 1923 à 1945, où il publia ses premiers recueils de poèmes, avant de fonder en 1939 à Alger la revue Fontaine qui devint pendant l'Occupation la « revue de la Résistance en pleine lumière ». Ami d'enfance puis rival de Camus qui lui vola sa « fiancée », une jeune femme belle, passionnante et droguée, dont Camus divorcera 2 ans après... Fouchet ne s'en remettra jamais et se verra toujours comme une sorte de « jumeau raté » du Camus qu'il admirait.

    « Professeur d'enthousiasme », humaniste et homme de communication, sa grande popularité lui vint de la télévision pour laquelle il créa des émissions comme « Le Fil de la vie », les célèbres « Lectures pour tous » avec Pierre Desgraupes, Pierre Dumayet et Nicole Védrès, ou encore « Terre des arts », « Les Impressionnistes»...

  • Seconde religion en France, l'islam fait aujourd'hui partie de notre paysage social et professionnel. La gestion du « fait religion » en entreprise n'est donc plus une problématique marginale. Demander à pratiquer sa religion au travail est devenue une revendication naturelle pour beaucoup de salariés musulmans - qui ne veulent plus cacher cette part de leur identité - et constitue un nouvel enjeu pour les ressources humaines.
    Il y a ceux qui prient discrètement au bureau, ceux qui « rattrapent » les prières de la journée après le boulot ou encore ceux qui prennent des RTT pour être en accord avec leur religion...
    Comme le rappelle Mustapha Chérif dans sa préface, « les sociétés modernes, les Etats démocratiques et les entreprises doivent s'adapter à la diversité culturelle et religieuse en leur sein. L'Etat de droit et l'entreprise citoyenne ne peuvent que traiter avec un respect égal tous les citoyens et toutes les convictions. » Comment concilier exigences d'organisation et pratiques religieuses, sans remettre en question les principes fondamentaux de la laïcité et la neutralité de l'État ? Quels sont les cadres légaux et juridiques qui structurent la pratique religieuse et en précisent les contours de discrimination ?

    Pour mener à bien cette étude sociologique et anthropologique aussi pratique que mesurée, Fatima Achouri a donné la parole aux salariés musulmans et recueilli leur témoignage. Une enquête de terrain et un guide qui oeuvre pour le dialogue et le vivre ensemble.

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