François Gemenne

  • Sans angélisme ni dogmatisme, ce livre apaisera le débat public sur le sujet de l'immigration, en l'éclairant de réflexions inédites : celles issues d'expériences étrangères, celles produites par la recherche et celles de l'auteur enfin, spécialiste de ces questions et lui-même étranger vivant en France depuis plus de douze ans.
    Pas une semaine ne s'écoule sans qu'éclate une nouvelle polémique sur les migrations : violences policières, voile dans l'espace public, discriminations, quotas, frontières... Les débats sur ces sujets sont devenus tendus, polarisés et passionnels, tandis que la parole raciste s'est libérée, relayée avec force par des activistes identitaires. Collectivement, on a accepté de penser les migrations à partir des questions posées par l'extrême-droite, en utilisant même son vocabulaire. Quant à nous, chercheurs, nous nous sommes souvent retrouvés réduits à devoir débusquer rumeurs et mensonges, qu'il s'agisse de dénoncer le mythe de l'appel d'air ou du grand remplacement.
    Nos sociétés resteront malades de ces questions tant qu'elles continueront à les envisager sous l'unique prisme des idéologies. C'est toute l'ambition de ce livre : montrer qu'il est possible de penser ces sujets de manière rationnelle et apaisée, en les éclairant de réflexions et de faits qui sont bien trop souvent absents des débats. En montrant, par exemple, que les passeurs sont les premiers bénéficiaires de la fermeture des frontières. Ou que la migration représente un investissement considérable pour ceux qui partent, alors qu'ils se retrouvent souvent décrits comme la « misère du monde ».
    Les questions d'identité collective doivent être des enjeux qui nous rassemblent, plutôt que des clivages qui nous opposent. À condition de reconnaître et d'affronter les problèmes structurels de racisme dans nos sociétés. Après tout, on a tous un ami noir.

  • Les migrations transforment profondément nos sociétés, et interrogent notre identité collective : qui sont ces gens qui quittent leur domicile pour chercher ailleurs un refuge ou une vie meilleure ? Sont-ils plus nombreux qu´avant ? Qu´est-ce qui les pousse à partir, et où vont-ils ? Face à ces questions qui suscitent souvent des appréhensions et des interrogations, cet ouvrage essaie d´expliquer simplement, à l´intention des plus jeunes qui les côtoient dans leurs classes et leurs quartiers, qui sont ces immigrés, et comment ils transforment nos sociétés.

  • - Un habitant de la Terre sur sept est un migrant - Les migrations du point de vue des migrants et des pays d'émigration Les migrations humaines relèvent d'une dynamique complexe qui se déploie sur la longue période, celle des générations. Leur territoire est, aujourd'hui plus que jamais, global. Toute politique qui aborderait les migrations comme une «question» qu'il faudrait régler par des «mesures énergiques» est vouée à l'échec.
    Les discours simplistes auront beau s'égrener, on n'appréhende pas une constante de civilisation comme un problème de gestion.

  • Le changement climatique est devenu un sujet de politique internationale, dont les enjeux dépassent largement la seule question écologique pour englober l'ensemble des équilibres mondiaux, et notamment les rapports Nord-Sud. Cet ouvrage, solidement référencé et engagé, examine la dimension géopolitique du réchauffement global. Quels sont les pays responsables ou réputés tels ? quels sont ceux qui en subiront l'impact le plus fortement ? Quels sont les déplacements de populations engagés ou à prévoir ? Les risques pour la sécurité internationale ? Avant la conférence cruciale de Paris, cet ouvrage est donc indispensable pour comprendre les enjeux de la négociation et les nouvelles modalités de la coopération internationale sur le sujet.
       

  • LE CHANGEMENT CLIMATIQUE EST AUJOURD'HUI DEVENU UN SUJET DE POLITIQUE INTERNATIONALE dont les enjeux dépassent largement la seule question écologique pour englober l'ensemble des équilibres mondiaux, et notamment des rapports Nord-Sud.
    Le présent ouvrage, solidement référencé et assorti d'une dizaine de cartes en couleurs, examine cette dimension géopolitique du réchauffement global.
    Quels sont les pays responsables ou réputés tels, quels sont ceux qui en subiront l'impact le plus fortement ? Quels sont les déplacements de populations engagés ou à prévoir ? Les risques pour la sécurité internationale ? L'auteur présente également les différents mécanismes de coopération internationale mis en place, et fait le point sur l'état actuel des négociations.
    Nous sommes en train d'entrer dans la phase véritablement critique, voire potentiellement dramatique de la question. Ce livre permet à chacun d'en comprendre les clés et les ressorts.

  • On assiste, depuis près de quarante ans, à une surenchère malsaine sur le thème de l'immigration. « Il y a trop d'immigrés! », « ils ne veulent pas s'intégrer ! », « il faut fermer les frontières ! », entend-on de toute part, et du matin au soir, des plateaux de télévision jusqu'au perron de Matignon. Devant ce concert d'alarmisme aux relents parfois xénophobes et racistes, où les partis de gouvernement, de droite et de gauche, jouent trop souvent la même partition, l'extrême droite applaudit avec délectation.
    Un détail semble pourtant avoir échappé à ces innombrables « briseurs de tabous » obsédés par le « problème de l'immigration » : leurs arguties ne reposent sur aucune réalité ! Tel est le constat mi-amusé, mi-effaré, de François Gemenne. Spécialiste reconnu des questions migratoires, cet universitaire belge s'étonne de l'état du débat public, en France. Comment expliquer qu'un phénomène aussi vieux que l'humanité elle-même, et qui a pendant tant de siècles été regardé comme une richesse, soit dorénavant considéré comme un « danger » ? Y a-t-il vraiment plus d'immigrés qu'avant ? Obtient-on l'asile « trop facilement » ? Et cette « intégration » que l'on dit toujours insuffisante, qui sait la mesurer ?
    On assiste, depuis près de quarante ans, à une surenchère malsaine sur le thème de l'immigration. « Il y a trop d'immigrés! », « ils ne veulent pas s'intégrer ! », « il faut fermer les frontières ! » entend-on de toute part, du matin au soir, depuis les plateaux de télévision jusqu'au perron de Matignon. Devant ce concert d'alarmisme aux relents parfois xénophobes et racistes, où les partis de gouvernement, de droite et de gauche, jouent trop souvent la même partition, l'extrême droite applaudit avec délectation.
    Un détail semble pourtant avoir échappé à ces innombrables « briseurs de tabous » obsédés par le « problème de l'immigration » : leurs arguties ne reposent sur aucune réalité ! Tel est le constat mi-amusé, mi-effaré, de François Gemenne. Spécialiste reconnu des questions migratoires, cet universitaire belge s'étonne de l'état du débat public, en France. Comment expliquer qu'un phénomène aussi vieux que l'humanité elle-même, et qui a pendant tant de siècles été regardé comme une richesse, soit dorénavant considéré comme un « danger » ? Y a-t-il vraiment plus d'immigrés qu'avant ? Obtient-on l'asile « trop facilement » ? Et cette « intégration » que l'on dit toujours insuffisante, qui sait la mesurer ?
    Détruisant un à un les clichés, les fausses évidences et les vrais mensonges que charrie le permanent « débat sur l'immigration », François Gemenne explique, chiffres et exemples à l'appui, que nous faisons fausse route si nous nous obstinons à faire de l'immigration un « problème ». En plus d'être un droit fondamental qu'il nous faut absolument préserver, elle est une nécessité sociale, politique et économique qui bénéficie à tous, migrants ou non.

  • Depuis l'attribution du Prix Nobel de la Paix à Al Gore et au Giec en 2007, le changement climatique est largement reconnu comme une menace pour la paix et la sécurité dans le monde. Les liens entre changement climatique et sécurité mobilisent de plus en plus chercheurs, médias et politiques car nous sommes tous concernés.  François Gemenne propose ici une analyse approfondie du sujet ainsi qu'une nouvelle feuille de route pour envisager cette question. 

  • « Atlas, dans la mythologie, représente un géant capable de tenir la Terre sur ses épaules sans en être écrasé. Mais quand Gérard Mercator publie en 1538 ce qu'il décide d'appeler un Atlas, le rapport des forces s'est complètement inversé : un "Atlas" est un ensemble de planches, imprimées sur du papier, quelque chose que l'on feuillette et que le cartographe tient dans sa main ; ce n'est plus la Terre que l'on a sur le dos et qui nous écrase, mais la Terre que l'on domine, que l'on possède et que l'on maîtrise totalement. Près de cinq siècles après, voilà que la situation s'inverse à nouveau : paraît un «Atlas» qui permet aux lecteurs de comprendre pourquoi il est tout à fait vain de prétendre dominer, maîtriser, posséder la Terre, et que le seul résultat de cette idée folle, c'est de risquer de se trouver écrasé par Celle que personne ne peut porter sur ses épaules. » Bruno Latour Changement climatique, érosion de la biodiversité, évolution démographique, urbanisation, pollution atmosphérique, détérioration des sols, catastrophes naturelles, accidents industriels, crises sanitaires, mobilisations sociales, sommets internationaux... Voici le premier atlas réunissant l'ensemble des données sur la crise écologique de notre temps.

  • Les politiques d'asile et d'immigration cristallisent toutes les tensions et outrances. Et les migrants sont systématiquement utilisés comme un argument électoral, ajoutant ainsi une violence symbolique aux violences physiques et psychologiques souvent subies au cours de leur parcours migratoire.

    Ce livre est issu de la rencontre entre un chercheur qui travaille sur les flux migratoires et le directeur d'une organisation humanitaire qui assiste et soigne au jour le jour migrants et demandeurs d'asile. Ensemble, ils avancent dix propositions: autant de balises pour penser enfin une politique d'asile et d'immigration qui ne soit pas dictée par la crise.

    Pensé au départ pour la Belgique, cet ouvrage ambitionne de lancer des pistes pour une véritable politique européenne. Avec, en filigrane, une question : quelle alternative proposer aux politiques menées actuellement?

  • Catastrophes géophysiques ou météorologiques, hausse du niveau des mers, désertification, dégradation des écosystèmes : chaque année, des millions de personnes quittent leurs terres pour des raisons environnementales. Un phénomène que le changement climatique en cours ne va qu'amplifier.?
    À l'aide de plus de 100 cartes, graphiques et diagrammes et de nombreuses études de cas concrets, cet ouvrage pionnier, coordonné par trois des meilleurs experts des migrations environnementales, dresse un état des lieux inédit et propose des pistes pour répondre à ce grand défi du XXIe siècle.?
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    Car mieux comprendre ces migrations, c'est mettre au jour la manière dont les causes environnementales se mêlent à d'autres facteurs - politiques, socio-économiques, psychologiques - qui poussent les individus à la migration temporaire ou à l'exode. C'est anticiper les mouvements de population et permettre leur accompagnement raisonné. C'est contribuer à l'indispensable adaptation aux conséquences du changement climatique.

  • Depuis une vingtaine d'années, des voix s'élèvent pour contester la réalité du réchauffement de la planète.
    Pourquoi un tel déni ? Comment expliquer la diffusion massive de doutes sur un fait recueillant pourtant le consensus scientifique ? Quel rôle les médias jouent-ils dans cette diffusion ? À quels lobbies et à quels agendas politiques ces "marchands de doute" obéissent-ils ? Cet ouvrage donne la parole à dix-huit spécialistes internationaux de la climatologie et de l'analyse sociologique et politique.
    Ils examinent pourquoi et comment de telles controverses se forment dans le monde entier, reviennent sur les incertitudes qui font débat ainsi que sur les acteurs, les discours et les stratégies du "climato-scepticisme", en particulier en France, aux États-Unis et en Chine. Une réflexion engagée et un livre de référence sur l'étude d'un phénomène qui questionne les rapports entre sciences et politique et qui dépasse le cercle académique pour s'adresser à tout lecteur intrigué.

  • À l'ère de l'Anthropocène, qui voit les humains devenir les principales forces de changement sur la planète, les relations internationales et la gouvernance mondiale ne peuvent plus être pensées en dehors des questions environnementales. Changement climatique, destruction de la couche d'ozone, érosion de la biodiversité, élévation du niveau des mers. la plupart des problèmes environnementaux ne connaissent pas de frontières. Leur traitement dépasse largement le cadre étatique et leurs conséquences - migrations humaines, compétition pour les ressources naturelles, conflits - affectent profondément les rapports entre États.

    Sous la coordination scientifique de François Gemenne, cet Enjeu mondial rend compte de la richesse et de la diversité des recherches en relations internationales de l'environnement dans la sphère académique francophone.

    Réunissant les contributions des meilleurs chercheurs dans ce domaine - philosophes, économistes, sociologues, historiens, ingénieurs, politistes, internationalistes - il dresse un panorama global des enjeux et problématiques de l'environnement en quatre parties : fondations ; ressources ; politiques ; impacts.

  • Si l'on compare la célèbre Lucie, qui vivait il y a plus de 3,5 millions d'années, à l'homme d'aujourd'hui, la notion d'adaptation est évidente. La différence avec les enjeux actuels liés au changement climatique, c'est l'échelle de temps : il n'est plus question de millions d'années, mais de centaines, voire de dizaines. Certains scientifiques pensent que le siècle à venir verra l'un des plus grands bouleversements que la vie sur Terre ait jamais connu. Catastrophisme ? Réalisme ? Le fait est que la machine climatique est déjà en marche, et les effets irréversibles : il va falloir s'adapter. Accroissement des températures, vagues de sécheresse, hausse du niveau des mers, modification des précipitations, réapparition de maladies dans des zones où elles ont été éradiquées en seront les conséquences, qui vont menacer toutes les espèces du globe. A ceci près que l'homme a la capacité d'agir pour repenser sa propre évolution. Peut-on cesser de fonctionner sur un mode « réactif » et passer à un mode anticipatif d'adaptation ? C'est tout l'enjeu posé par ce livre.

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