Gilles Dormion

  • La chambre de cheops

    Gilles Dormion

    • Fayard
    • 1 Septembre 2004

    « La démarche de Gilles Dormion tranche dans le climat quelque peu manichéen qui oppose les égyptologues aux « amateurs ». D'abord parce que, contrairement aux autres, il ne cherche pas à vérifier une théorie. Il se contente d'observer, de relever et d'analyser. Et ce depuis plus de dix-sept ans. Par leur précision, leur qualité, leur détail, ses relevés de la pyramide de Chéops sont aujourd'hui les meilleurs que l'on puisse trouver. L'hypothèse architecturale qu'il présente est née de cette patiente et attentive observation, sans idée préconçue : une accumulation critique d'indices, si bien analysée qu'elle paraît lumineuse. La clarté de l'évidence.

    « Mais aussi parce qu'il met ses idées à l'épreuve du dialogue : avec Jean-Yves Verd'hurt, compagnon de réflexion et de travail de terrain, avec des égyptologues aussi, auxquels il soumet ses hypothèses et dont il reçoit bien volontiers la critique, tout en se défendant d'avoir d'autre compétence que celle de l'architecte.

    « J'avoue avoir été très impressionné lorsque Gilles Dormion et Jean-Yves Verd'hurt présentèrent, au cours du congrès international des égyptologues qui s'est tenu au Caire en 2000, le résultat des travaux qu'ils conduisaient à Meïdoum. En quelques mots, photographies et relevés à l'appui, ils démontrèrent devant un public d'égyptologues médusés l'existence de chambres de décharge jusque-là inconnues dans la pyramide de Meïdoum. Aucun des spécialistes des pyramides qui étaient dans la salle ne mit alors en doute, ni la méthode ni la résultat.

    « Si les conclusions auxquelles parvient Gilles Dormion se révèlent exactes, il s'agit là, à n'en douter, de l'une des plus grandes découvertes de l'égyptologie. Il n'est pas nécessaire d'insister sur le caractère emblématique de la Grande Pyramide, ni sur l'extraordinaire apport à l'histoire que constituerait la découverte de la chambre funéraire, inviolée à ce jour, de Chéops. »

    Nicolas GRIMAL

  • Après avoir étudié la pyramide "rhomboïdale" de Snefrou à Dahchour-Sud, père de l'illustre Kheops, les deux auteurs rapportent leurs investigations dans la pyramide de Khephren (vers 2400 av. J.-C.), la deuxième des pyramides de Giza, haute de 136,50 mètres. Accessible aux égyptologues comme aux amateurs, cet ouvrage nous conduit au coeur d'une des aventures les plus controversées de l'égyptologie : la construction des pyramides. Au cours de cette enquête captivante, les auteurs nous font revivre l'aventure de ces travaux archéologiques : avec une clarté exemplaire, ils analysent les problèmes que suppose une telle construction et expliquent les solutions possiblement trouvées par les Égyptiens bâtisseurs pour construire cette pyramide, ce qui nous conduit à la probabilité de l'existence d'une chambre inconnue dont ils fournissent l'emplacement de son accès.

  • Dans cet ouvrage, facilement accessible malgré son caractère scientifique, les deux auteurs rapportent leurs investigations dans la pyramide de Snefrou (vers 2500 av. J.-C.) à Dahchour-Sud, dite «rhomboïdale» du fait d'une rupture de pente à mi-hauteur. Le lecteur se trouve emporté dans l'aventure de cette découverte archéologique où les chercheurs analysent les problèmes que suppose une telle construction, expliquent de manière très claire les solutions possiblement trouvées par les Égyptiens bâtisseurs et nous conduisent - point d'orgue de la démonstration - à l'existence d'une troisième chambre, jusque-là inconnue.

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