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Helene Gestern
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Irène Dobrynine, médecin généraliste à Fontainebleau, est la soeur ainée de Natacha, une brillante ingénieure chimiste qui a choisi, par conviction écologiste, d'intégrer une multinationale qui fabrique du papier écocertifié. Un samedi après-midi, deux policiers viennent annoncer à Irène qu'un corps qui pourrait être celui de sa cadette a été retrouvé, méconnaissable, dans l'atelier 4 ultrasécurisé de l'usine d'Étampes. Natacha, qui s'y est aventurée de nuit alors qu'elle n'était pas habilitée à y avoir accès, a fait une chute mortelle.
Décès accidentel ? Suicide ? Mort provoquée ? La responsabilité de l'entreprise est-elle engagée ?
Ces questions obsèdent Irène. Tandis que ses proches et ses amis l'exhortent à faire son deuil, elle cherche sans relâche à comprendre les circonstances de la mort de sa soeur.
Au fil des semaines, la bombe à fragmentation de cette tragédie commence par détruire la famille (Bastien, le mari d'Irène, blessé qu'elle se détourne de leur projet d'enfant ; Stéphane, le mari de Natacha, qui préfère renoncer à une procédure en justice au profit d'un compromis financier avec l'entreprise ; Christian, père des deux soeurs qui porte déjà le deuil récent de son épouse, ne supporte pas la mort de sa cadette et s'enferme dans le mutisme).
Obsédée par les doutes, Irène aiguillonne un ballet judiciaire (police, juge d'instruction, avocat) qui ne suffit pas à ébranler le mur du silence. Elle poursuit son enquête coûte que coûte, au risque de se couper des siens.
Le lecteur doit avec elle recomposer pièce à pièce le puzzle de cette énigme. Reconstituer les derniers mois de la vie de Natacha à partir d'un tissu d'informations contradictoires, entre voix des témoins qui l'ont connue, révélations de collègues et procès-verbaux d'interrogatoires.
Et c'est ainsi que, peu à peu, la petite musique de nuit du roman à suspens compose la symphonie chorale d'un grand roman social sur la souffrance au travail et d'un roman politique sur les puissants qui détruisent en toute impunité les vies et la planète.
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Après son divorce et la mort de son père, Yann de Kérambrun décide de quitter son poste de professeur d'histoire à Paris pour retourner à Saint-Malo, où il a passé les étés de son enfance. Épuisé, il n'a plus qu'un désir : retrouver la mer et la contempler depuis la maison dont il a hérité, le long de la plage, face à l'île de Cézembre.
Mais très vite, Yann observe avec intérêt les impressionnantes archives de sa famille dans l'ancien bureau d'Octave, son arrière-grand-père. Irrésistiblement attiré par ces carnets, véritables journaux de bord, il se plonge dans leur lecture. Octave, qui rêvait de dompter la mer en concevant de nouveaux bateaux à moteurs, a fondé au début du XXe siècle une illustre compagnie maritime, Kérambrun & Fils. L'entreprise a contribué à la fortune de la ville et son fondateur en est devenu un des principaux notables. Pourtant, derrière l'image brillante de grand capitaine d'industrie s'esquisse rapidement un autre visage : le patron génial, visionnaire était un père et un époux inquiet, un homme qui a traversé des drames et dont les doutes et les blessures semblent faire écho à celles de son arrière-petit-fils. Pourquoi ? Quelles douleurs, quels secrets taisent les carnets d'Octave ?
En plongeant dans la vie de son aïeul, son arrière-petit-fils va tenter de comprendre les failles qui lézardent la légende familiale. Ce faisant, il découvrira l'histoire tourmentée de Cézembre, une île microscopique mais à la position stratégique face à la ville. En éclairant le passé, en apprivoisant les éléments maritimes, le solitaire Yann de Kérambrun parviendra à adoucir le présent et, peut-être, à vivre à nouveau les sentiments qu'il fuyait.
Au fil de pages magnifiques qui sont autant de tableaux de cette côte bretonne à la beauté aussi envoûtante qu'inquiétante, l'époustouflante saga d'une famille malouine dont la mer a fait la fortune et le malheur.
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Après le beau récit biographique sur Armen Lubin, Hélène Gestern revient au roman avec cet énigmatique 555. Comme souvent chez l'autrice, le roman classique se double d'une enquête. Il s'agit ici d'une enquête sans enquêteur. Mais plutôt de la résolution d'une énigme qui nous tient en haleine jusqu'au bout. De quoi s'agit-il?? Dans 555, Hélène Gestern nous entraîne dans le monde de la musique, des musiciens, de la lutherie, avec une puissance qui lui appartient. C'est en défaisant la doublure d'un étui à violoncelle que Grégoire Coblence, associé d'un luthier, découvre une partition ancienne. Après l'avoir fait déchiffrer, il acquiert la certitude qu'elle a été écrite par Domenico Scarlatti, le plus illustre des compositeurs pour clavecin. Mais la partition disparaît. Cinq êtres, dont l'existence est intimement liée à l'oeuvre du musicien, se lancent alors à corps perdu à la recherche du précieux document, dans un contexte où vérité et mensonges, sincérité et faux-semblants ne cessent de se télescoper. de la plus troublante des façons. Mais comme toujours dans les romans d'Hélène Gestern, ces cinq hommes et femmes, au fil de la diabolique partie d'échecs à laquelle ils vont devoir prendre part, sont peu à peu amenés à questionner leur passé, leurs amours, leurs espérances et leurs erreurs, à la faveur d'une quête qui va bouleverser durablement leurs existences.
Scarlatti, compositeur génial aux 555 sonates, est le fil conducteur de ce roman «musical». Sa musique envoûtante en est la bande sonore. Et peu importe, finalement, de savoir s'il faut en ajouter une 556e. -
Un soir, Benoît Lauzanne, représentant de commerce parisien, quitte le domicile conjugal pour ne plus y revenir. Au buffet de la gare de V., la ville de province où il s'est réfugié, il est bouleversé par une femme dont la silhouette lui rappelle de façon troublante Irina, une artiste peintre qui fut le grand amour de sa jeunesse. Mais Irina a disparu vingt ans plus tôt sans laisser de traces. Dès lors, Lauzanne n'aura plus qu'une obsession : retrouver cette femme. Sa quête l'amènera à croiser un jardin, à renouer avec la nature, à laquelle il aurait voulu consacrer à sa vie, mais aussi à être impliqué dans une enquête criminelle. Les étapes qui jalonnent la recherche d'Irina le conduiront à revivre différents épisodes du passé qu'il a pourtant tenté de laisser derrière lui, mais dont il reste le prisonnier.
L'Eau qui dort interroge la question de la disparition, au sens littéral, et de ses conséquences, dans la vie de ceux qui restent. Pourquoi choisit-on, un beau jour, de déserter sa propre existence ? Et comment les autres composent-il avec cette absence ? Le livre est aussi une méditation sur la nature, son rythme particulier, sa capacité de réparation et le pouvoir qu'elle a de contrebalancer les chagrins de l'existence. -
Une petite annonce dans un journal comme une bouteille à la mer. Hélène cherche la vérité sur sa mère, morte lorsqu'elle avait trois ans. Ses indices : deux noms et une photographie retrouvée dans des papiers de famille, qui montre une jeune femme heureuse et insouciante, entourée de deux hommes qu'Hélène ne connaît pas. Une réponse arrive : Stéphane, un scientifique vivant en Angleterre, a reconnu son père.
Commence alors une longue correspondance, parsemée d'indices, d'abord ténus, puis plus troublants. Patiemment, Hélène et Stéphane remontent le temps, dépouillant leurs archives familiales, scrutant des photographies, cherchant dans leur mémoire. Peu à peu, les histoires se recoupent, se répondent, formant un récit différent de ce qu'on leur avait dit. Et leurs découvertes, inattendues, questionnent à leur tour le regard qu'ils portaient sur leur famille, leur enfance, leur propre vie.
Avec Eux sur la photo, Hélène Gestern nous livre une magnifique réflexion sur le secret de famille et la mémoire particulière que fixe la photographie. Elle suggère que le dévoilement d'éléments inconnus, la résolution d'énigmes posées par le passé ne suffisent pas : ce qui compte, c'est la manière dont nous les comprenons et dont nous acceptons qu'ils modifient, ou pas, ce que nous sommes. -
Nous sommes dans un bar en bord de mer, entre chien et loup, à la fin de l'hiver. Hélène Gestern a commandé une bière, elle est seule près de la cheminée, dans un coin tranquille, en attendant que le chat du patron vienne quêter une petite caresse. Elle pense à Mimi, une belle chatte persane qu'elle a recueillie il y a des années, à sa peur de la perdre, à leur tendresse partagée.
Après les succès de ses précédents romans, 555 (prix RTL-Lire et prix Relay) et Cézembre (Grasset, 2024), Hélène Gestern signe un texte très personnel qui évoque le rapport que nous entretenons avec les animaux, la nature, la solitude et nos semblables.
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(Texte provisoire) Un hasard professionnel met entre les mains d'Elisabeth Bathori, une historienne de la photographie, les lettres et l'album d'Alban de Willecot. Ce lieutenant, mort au front en 1917, a été l'ami d'un des plus grands poètes de son temps, Anatole Massis, et a entretenu avec lui une abondante correspondance. D'abord aiguillonnée par l'espoir de retrouver les réponses de Massis, Élisabeth, qui reprend le travail après de longs mois de deuil, se prend peu à peu d'affection pour Willecot, que la guerre a arraché à ses études d'astronomie et qui vit jour après jour la violence des combats. Elle se lance à la recherche de Diane, la jeune femme dont le lieutenant était éperdument amoureux, et scrute chacune des photographies qu'il a prises au front, devinant que derrière ces visages souriants et ces régiments bien alignés se cache une autre tragédie, dont les descendants croiseront à leur tour la grande Histoire durant la Seconde guerre mondiale.L'Odeur de la forêt est une traversée de la perte, à la recherche des histoires de disparus, avalés par la guerre, le temps, le silence. Mais il célèbre aussi la force inattendue de l'amour et de la mémoire, lorsqu'il s'agit d'éclairer le devenir de leurs traces : celles qui éclairent, mais aussi dévorent les vivants.
L'Odeur de la forêt est le quatrième roman d'Hélène Gestern. Si l'on y retrouve ses thèmes de prédilection, la mémoire, l'énigme, le pouvoir de la photographie, c'est de loin le plus ample et le plus abouti. C'est à un véritable voyage qu'elle nous convie et on embarque avec elle dans ce texte prolifique, multiple, surprenant dans ses rebondissements, avec toujours ce sentiment d'être au plus près de l'émotion. Texte multiple donc, d'abord par ce qu'il donne à voir : l'horreur physique et psychologique de la guerre des tranchées, la période trouble et héroïque de l'occupation, et le présent de la narratrice. Multiple aussi par les formes d'écriture choisies : journal, correspondance, narration directe.
Hélène Gestern a quarante ans. Elle vit et travaille à Nancy. Elle est l'auteur de Eux sur la photo (2011) et La Part du feu (2013) tous les deux publiés chez Arléa. Eux sur la photo, son premier roman, s'est vendu à plus de 40.000 exemplaires. Le livre a été traduit dans plusieurs langues dont l'anglais et l'italien. -
Il s'appelle Olivier, elle s'appelle Héloïse. Ils partent pour déjeuner, mais la rame de métro dans laquelle ils sont montés ensemble est gravement endommagée par une explosion. Restera de cet accident des corps meurtris, un sentiment brisé et une photo de leur évacuation, si violente et si impudique qu'elle va tout faire trembler autour d'eux.
À partir de ce moment, ils n'auront qu'une obsession : réparer les dégâts que cette image aura causés dans leurs vies.
Portrait d'après blessure raconte l'histoire de deux êtres aux prises avec le pouvoir des photographies, toutes les photographies, qu'elles parlent la langue de la dignité ou celle du désastre.
Mais bien au-delà de cette trame romanesque, Portrait d'après blessure est aussi une réflexion sur le pouvoir de plus en plus grand d'Internet sur nos vies quotidiennes. Que se passe-t-il lorsque cet espace encore peu régulé, théâtre du meilleur comme du pire, s'empare d'une image et la jette en pâture sur la place publique. Comment assurer alors la préservation de l'intimité ? C'est aussi un livre sur la difficulté d'aller vers l'autre, même (et surtout) quand on s'aime. Histoire sur la fin d'une histoire et le courage qu'il faut pour en recommencer une autre, malgré tout. -
À la suite d'une révélation qui la bouleverse, Laurence Emmanuel comprend que sa vie est peut-être moins simple qu'elle ne le pensait. Elle décide d'en apprendre davantage sur le passé de ses parents. Très vite, ses recherches l'amènent sur la piste d'un militant d'extrême gauche, Guillermo Zorgen, qui a défrayé la chronique dans les années 70 avant de sombrer dans l'oubli. Qui était cet homme ? Un idéaliste dans une époque troublée ou un dangereux pyromane ? Et surtout : quels liens entretenait-il avec les parents de Laurence ? Au fil des témoignages, des documents, émerge le portrait contrasté d'un être énigmatique, qui a, comme une partie de sa génération, choisi d'exister par le combat.
Mais au-delà, la quête de Laurence va surtout révéler les formes ardentes, et parfois destructrices, de la passion. -
Au fond, j'ai eu envie d'écrire, à travers la vie d'Armen Lubin, la biographie de l'écriture.
Armen Lubin (1903-1974) est né à Istanbul sous le nom de Chahnour Kérestédjian. Persécuté, comme ses compatriotes arméniens, il doit quitter la Turquie à l'été 1923, devenant de fait apatride. À son arrivée à Paris, il exerce la profession de retoucheur en photographie pendant plusieurs années. En parallèle, il écrit dans des journaux arméniens, tandis qu'il fait, aussi, ses premiers pas de poète français, sous l'aile d'André Salmon et de Jean Paulhan. Très vite atteint d'une affection tuberculeuse particulièrement redoutable, le mal de Pott, il passera sa vie le reste de sa vie dans les hôpitaux et les sanatorium de l'Assistance publique, de la Salpêtrière à Berck, mais aussi à Bidart et à Pessac. C'est dans ces lieux où il connaîtra des souffrances extrêmes qu'il écrira toute son oeuvre poétique tout en continuant de correspondre avec ses amis. Publié par Jean Paulhan chez Gallimard, il se liera d'amitié avec Henri Thomas ou Madeleine et Jean Follain.
Le livre, suivant une alternance régulière, réfléchit en miroir de brefs chapitres revenant sur la vie d'Armen Lubin, regroupés en cinq parties : Enfance, Souffrances, Écritures, Amours et amitiés, L'homme double et des chapitres directement autobiographiques, concernant Hélène Gestern, elle-même originaire d'une famille d'exilés.
C'est donc une méditation sur l'exil, la perte et l'écriture, sur ce qui construit un écrivain, sur les blessures du passé et leur rôle fondateur. La réflexion des deux existences, l'affinité qui se noue, au fil de l'écriture, entre Hélène Gestern et son sujet, se veut le lieu d'une méditation sensible sur l'écriture et la place centrale qu'elle peut tenir dans une existence.
D'une ampleur comparable à celle de l'Odeur de la forêt, ce texte nous emporte dans les méandres de deux destinées que tout oppose et qui, pourtant, se répondent singulièrement. C'est la première fois qu'Hélène Gestern livre avec pudeur quelques clés de son univers romanesque. -
La maison sans toit
Hélène Gestern, Laure Samama
- Light Motiv
- Singulieres
- 17 Octobre 2023
- 9791095118268
« On ignore ce qui s'est passé, l'accident, la tragédie, le concours de circonstances qui ont fait que ces murs se sont trouvés vidés de leurs habitants. Mais on pressent le départ forcé, la fuite, l'abandon précipité. » Chalmita, Mexique. Que sont devenus ceux qui vivaient ici ? Qui étaient-ils ?
Des souvenirs sont disséminés dans cette maison envahie par la végétation : un lit défait, une boîte à trésors rouillée, des ex-voto décolorés...
La photographe Laure Samama les recueille comme autant d'indices au cours de trois voyages sur place. A son retour, elle contacte la romancière Hélène Gestern qui, telle une détective, se met au travail, fouille méthodiquement les images, en extrait le décor, les personnages, le scénario de la fuite. Un récit comme une fiction entrevue aux confins du réel.
La maison sans toit devient ainsi « un pan fragile de temps humain arraché à l'oubli ». -
Deux textes d'Hélène Gestern sur la séparation amoureuse.
Ces deux textes, qui se répondent, relatant deux moments de vie , incarnent le visage de la même expérience : la séparation amoureuse. Ils décrivent ce qui se passe à partir du moment où un couple cesse d'en être un et que la mécanique de la déchirure se met en marche, parfois lente et insidieuse, parfois brutale et violente.
Le saisissement, la sidération, la chute, contrepoids de l'élan extraordinaire que représente la naissance de l'amour. La séparation est une expérience totale, qui oblige un être à se reconstruire sur les ruines de ce qu'il a été ; elle force aussi à questionner le sens et la qualité de l'amour que l'on a vécu avec une personne que soudain on ne comprend plus. Cette interrogation étant parfois la seule manière de survivre à son départ, et peut-être de l'accepter.
Hélène Gestern dans ce texte sur la déprise amoureuse écrit sans pathos, avec une précision presque clinique, nous entraîne dans le vertige sidérant du mystère de l'amour et de son effacement. -
Femmes dans la guerre : témoignages 1939-1945
Hélène Gestern
- MAUCONDUIT
- 21 Janvier 2022
- 9791090566453
Évoquer la guerre 39-45, c'est aussitôt faire surgir des images familières à la mémoire collective : l'Occupation, l'Exode, les camps, les bombardements... Mais questionner cette mémoire à travers les témoignages de femmes « ordinaires » c'est en faire émerger des visages plus intimes et toucher du doigt une vie quotidienne qui, en dépit des événements, de l'absence des pères et des maris, doit continuer.
Ce livre présente une sélection de témoignages inédits, déposés dans le fonds d'archives de l'Association pour l'autobiographie (APA), parfois écrits sur le vif, parfois reconstitués à partir de lettres et de journaux. On y découvrira le récit des bouleversements géographiques, qu'il s'agisse de fuir l'Alsace annexée, les bombardements en Normandie ou même l'Allemagne dans le sillage d'un père collaborateur ; les difficultés quotidiennes, à l'heure de se ravitailler, de poursuivre ses études ; les questionnements, la solitude, les espoirs et les engagements dans la lutte armée.
Certaines femmes, au bout de la route, verront leur mari arrêté, connaîtront la prison et la déportation... Leurs témoignages vibrants, mus par un désir ardent de transmission, sans impératifs littéraires ni souci de plaire. nous permettent d'apprécier les ressources de combativité qu'elles déploient, dans une entreprise de résilience quotidienne. Leur ténacité, leur intelligence, leur dignité, parfois même leur humour au milieu du drame, attestent qu'il existait mille et une manière de résister à ces années noires. -
La démonolâtrie
Nicolas Rémy, Jean Boes
- Éditions de l'Université de Lorraine
- Prestige
- 13 Novembre 2024
- 9782384511464
Dans La Démonolâtrie, édité en 1595, le procureur Nicolas Rémy livre un récit détaillé de plus de 900 procès en sorcellerie qu'il a conduits en Lorraine sur une période de quinze ans. Un document historique aussi exceptionnel que glaçant.
Dans La Démonolâtrie, édité en 1595, le procureur Nicolas Rémy livre un récit détaillé de plus de 900 procès en sorcellerie qu'il a conduits en Lorraine sur une période de quinze ans. L'homme de loi ne manque pas d'arguments pour justifier la traque des démons et ceux qui les adorent. L'auteur, érudit, multiplie les références aux penseurs de l'Antiquité et à la Bible, tout en prônant une violence impitoyable pour arrêter la contagion du mal. Sous son autorité, des centaines de femmes, mais aussi des hommes et des enfants, soupçonnés de faire commerce avec le diable, furent torturés, condamnés et conduits au bûcher. Un document historique aussi exceptionnel que glaçant.