Jean-Louis Lemarchand

  • Dans leurs interviews aussi, les artistes de jazz improvisent. La langue de bois, les propos formatés, ce n'est pas leur genre. Ils s'expriment avec passion et humilité leur art, leur métier, leur parcours, leur détermination, leurs doutes. En plus de vingt ans, Jean-Louis Lemarchand a rencontré plus d'une centaine d'interprètes de jazz. Les 32 entretiens sélectionnés et présentés ici permettent de découvrir sous un angle nouveau, personnel, intime, humoristique, des jazz(wo)men qui marquent l'histoire contemporaine du jazz.
    Ornette Coleman en quête permanente du " son ", Michel Portal éternel insatisfait, Michel Petrucciani, amoureux de la vie (et des gnocchi...) Ahmad Jamal serein - et admirateur de Napoléon, Gilberto Gil fan de foot et militant de l'environnement, Melody Gardot expliquant sa conversion de Chopin à Ellington, Ray Barretto vantant la qualité d'écoute du public français, Herbie Hancock plaidant pour la " world music ", René Urtreger revendiquant le droit à la fausse note, Dee Dee Bridge ater s'enthousiasmant pour Edith Piaf et Léo Ferré, Archie Shepp et John McLaughlin évoquant Coltrane et Miles... Une chronique des deux dernières décennies du jazz, menée sur un rythme enlevé qui lève une partie du voile sur les aspirations et la condition de ces artistes singuliers aux talents pluriels, les musiciens de jazz.

    Membre de l'Académie du Jazz, Jean-Louis Lemarchand apporte depuis les années 90 des chroniques à plusieurs médias de la presse écrite (La Tribune, VSD, L'Expansion, France Soir, Pleine Vie, les DNJ). Il est l'auteur de " Ce-jour là sur la planète jazz " publié en 2013 aux Editions

  • Miles aux Champs-Elysées, Ella à Harlem, Solal à Manhattan, Shepp à Alger, Goodman à Moscou.. " Jouez de la musique de jazz, c'est comme raconter des histoires " (Milt Jackson) Pétrifiée un moment par le trac, Ella Fitzgerald monte sur scène et inscrite pour le concours de danse, décide finalement de tenter sa chance comme chanteuse. A 17 ans, ce 21 novembre 1934 à Harlem, la jeune orpheline remporte un concours amateur, point de départ d'une carrière planétaire. L'histoire du jazz ne manque pas de ces jours-ou de ces nuits- qui pris individuellement constituent des évènements. Aux côtés de dates indispensables- comme le concert du 15 mai 1953 de Charlie Parker et Dizzy Gillespie au Massey Hall de Toronto, testament vivant du Be Bop, ou celui de John Coltrane à l'Olympia le 21 mars 1960, qui voit Paris découvrir un nouveau géant du saxophone, ces récits présentent des dates modestes en soi mais annonciateurs de succès futurs, comme la première rencontre de Norah Jones avec le patron de Blue Note le 11 avril 2000. On assiste également à ces évènements imprévisibles mais devenus historiques comme Miles enregistrant au coeur de la nuit la bande-son d'Ascenseur pour l'Echafaud le 4 décembre 1957 en présence de Jeanne Moreau, ou Django Reinhardt donnant sa première prestation publique du quintette du Hot-Club-de-France un dimanche matin, le 2 décembre 1934, à 10 h. Fruit d'une longue enquête faite d'entretiens avec des jazz(wo)men, de souvenirs personnels et d'un travail documentaire approfondi, " Ce jour-là sur la planète jazz " raconte à sa façon très subjective la grande aventure du jazz, faite d'imprévu et d'improvisation. Un parcours où le lecteur retrouve quelques-uns des génies créateurs de " la plus populaire des musiques savantes ", Louis Armstrong, Billie Holiday, Charlie Parker, Dizzy Gillespie, Miles Davis, Charles Mingus, John Coltrane, Martial Solal, Michel Petrucciani.
    Jean-Louis Lemarchand, chroniqueur de jazz depuis les années 90 - La Tribune, VSD, Pleine Vie, Les Dernières Nouvelles du Jazz- est membre de l'Académie du Jazz. Il écrit à propos de son livre : "Ce parcours en zigzag dans un siècle de jazz, mu uniquement par le goût personnel, prend son départ en 1913 (le 6 mars), avec la première citation du terme " jazz " dans un journal (de San Francisco) et s'achève par un concert de deux seniors bien verts, Ahmad Jamal et Yusef Lateef, 172 ans à eux deux, en juin 2012 (le 27) à l'Olympia (de Paris). Là aussi, nous revendiquons et assumons l'arbitraire. Le jazz n'est en rien une affaire de raison(s)."

  • La débacle de 1940

    Jean-Louis Lemarchand

    Le 27 avril 1940, Papa, Lucien Lernarchand, déclaré « bon service armé » rejoint le 341e régiment d'artillerie tractée à Fontainebleau. L'ingénieur de 27 ans laisse à Barentin son poste chez Badin, entreprise textile de renom et sa jeune famille, Annette épousée en 1938 et Christine leur premier enfant, âgée de six mois. Une nouvelle vie débute sous l'uniforme qui va durer trois mois. Annette et Lucien vont s'écrire quotidiennement et même plusieurs fois par jour. Ces lettres, présentées ici sous forme de morceaux choisis, constituent une chronique singulière d'une période tragique de l'histoire de France. Un récit à deux voix de la déroute express de l'armée tricolore balayée sans quasiment combattre par les troupes du Reich en moins de quarante jours. Ils sont remarquables à plus d'un titre. Ils apportent un témoignage à chaud sur la vie séparée d'un jeune couplé dans la tourmente de cette « drôle de guerre » de 1939-40: Lucien qui va de caserne en campement de l'île de France en Auvergne en passant par la Normandie ; Annette contrainte à l'exode avec sa famille (les Deren) jusqu'au fin fond du Lot. D'un côté plus personnel, plus intime, cette correspondance révèle les doutes, les peurs mais aussi les espoirs d'Annette et Lucien jusqu'à leurs retrouvailles le 27 juillet aux 4-Routes chez le pharmacien Joseph Delon.
    Fils d'Annette et Lucien, 4e d'une famille de sept enfants (5 garçons, 2 filles), Jean-Louis Lemarchand, journaliste (AFP,

  • Biocarburants ; 5 questions qui dérangent

    ,

    lu par FABIENNE PROST; GILLES OVIEVE
    • Voolume
    • 1 Janvier 2008

    "Tsunami silencieux", "insécurité alimentaire grandissante"...Le mots ne manquent pas pour décrire le désastre humanitaire que nous sommes en train de vivre; D'abord présenté comme l'arme suprême contre les émissions de gaz à effet de serre, le biocarburant est aujourd'hui tenu responsable de tous les maux de la planète. Faut-il abandonner sans tarder l'agrocarburant - appelé ainsi par les écologistes purs et durs- pour protéger la planète et faire reculer la famine à nouveau nenaçante? Ou doit-on attendre que les bicarburants de la deuxième génération, produits à base de denrées non alimentaires et de déchets des cultures soient efficaces? A l'heure où le débat fait rage,"les Biocarburants: cinq questions qui dérangent" est un ouvrage qui nous concerne tous. Il réflechit sur un sujet majeur de ce début du XXIème siècle qui touche à trois domaines-clés inséparables: l'énergie, l'agriculture et l'environnement.

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