Jean-Michel Barreau

  • Un des grands enjeux de ce début de siècle, sinon le plus grand, concerne l'école. Jean-Michel Barreau dans L'école et les tentations réactionnaires s'attache à démontrer que, au-delà des professions de foi, des grands discours réformistes, la caractéristique essentielle de la plupart des débats scolaires de ces dernières années est en fait la "tentation réactionnaire" : le désir
    nostalgique du retour en arrière pour résoudre les difficultés scolaires du présent. À partir de quand une réforme scolaire n'est elle pas un "retour en arrière"oe Qu'est ce qu'un "novateur" ou un "conservateur" quand il s'agit de l'école ? Qu'est ce qu'un discours "réactionnaire" sur l'école oe
    Telles sont les questions auxquelles ce livre tente de répondre. Un essai limpide, nourrie d'exemples ( il y a de remarquable page sur l'histoire inventé du tablier pour tous) qui devrait avoir une influence positive sur le débat scolaire.

  • Au fil de son installation désormais patente dans l'espace politique français, le Front national est devenu un exceptionnel donneur de leçons de morale républicaine à ses adversaires politiques de droite et de gauche. Depuis plusieurs décennies, Jean-Marie, Marine, Marion-Maréchal le Pen et leurs équipes respectives ont multiplié les sermons édifiants, les anathèmes accusateurs et les appropriations autoproclamées, sur le thème de la République.
    A partir d'une lecture précise de ses différents supports médiatiques internes (journaux, revues, magazines, ouvrages, sites web etc.) ce livre montre pourtant toute l'identité antirépublicaine de ce parti politique.
    Cette identité antirépublicaine, le FN la décline de trois façons. Par le panthéon qui est le sien : les grandes figures intellectuelles historiques qui fondent son idéologie. Par les hommages qu'il rend à ses grands disparus : les défunts par lesquels il honore ses héros. Par son vivier relationnel : les activistes, militants et sympathisants qui gravitent en son sein en affinités idéologiques.
    Dans ce magmas, se croisent et s'entrecroisent des contre-révolutionnaires de toujours, des monarchistes éternels, des pétainistes nostalgiques, des collaborationnistes attitrés, des antisémites assumés, des racistes attestés, des anciens de la Waffen SS, des négationnistes militants, des fascistes et néofascistes fiers d'eux-mêmes, des Grecistes cultivés mais réactionnaires, des Gudars ultra-violents, des identitaires aussi haineux qu'exaltés. Tous ont bafoué ou bafouent encore la Démocratie, la République, l'Égalité.
    Nul autre parti politique que le FN ne cumule en son sein un tel fatras de personnalités politiques, d'idéologues, de groupuscules, de symboles, de slogans et d'injures qui nient ou attaquent la République dans ses fondements.
    Cet ouvrage finit en disant que donner des leçons de morale républicaine d'un tel fond antirépublicain relève d'un réel culot politique.
    Le Front national proclame souvent être le 1er parti de France. Mais au regard de son identité réelle, il devrait être redéfini en 1er parti antirépublicain de France.

  • Ce livre part du principe qu?il y a urgence à prendre en compte les formes réactionnaires de nos sociétés contemporaines et à les mettre en évidence. C'est-à-dire à nommer les dogmatismes autoritaires, les conservatismes aliénants, les racismes ségrégatifs, les égoïsmes mesquins, les cupidités brutales, les exploitations spoliatrices. C?est l?évolution et la réalité même de ces sociétés qui obligent à une telle prise en compte.



    Pour faire ce travail,cet ouvrage soutient qu?il faut ouvrir quatre champs d?analyse : du théocratique, de la tradition, de la ségrégation, du triptyque égoïsme/cupidité/exploitation.Le mot « réactionnaire » est habituellement réduit à une invective que l?on lance rapidement à la tête d?un adversaire idéologique ou politique. Au contraire, ce concept devrait remplir une fonction d?analyseur et d?indicateur pertinent du sociétal qui permet de mettre en lumière des valeurs et des pratiques contre-démocratiques.



    Fondamentalement, ce travail veut contribuer à la construction d?une définition du concept et une appréhension de ses traductions sociétales. Il s?appuie résolument sur les évènements nationaux et internationaux pour faire cet examen.

  • L'extrême-droite a fait une apparition spectaculaire sur la scène politique française en se plaçant au second tour de l'élection présidentielle d'avril 2002.
    Si l'on connaît assez bien les grandes orientations de ces formations sur quelques sujets majeurs (immigration, insécurité, Europe), on connaît moins leurs thématiques connexes. En l'occurrence sur l'école, elles ont une importante production idéologique et une politique offensive prête à l'emploi. Leurs discours sont ceux de la diabolisation de l'école de la République et leurs politiques sont celles de la répression.
    Diable !, monstre !, communiste !, disent-ils de cette école contemporaine, pour rajouter ensuite décadence !, illettrisme !, laxisme !, barbarie !, affairisme !, pornographie ! ou pédophilie ! Cette école qu'ils détestent, ils veulent la sanctionner en la débarrassant de ses " lubies idéologiques ", en abolissant le collège unique, en supprimant les instituts universitaires de formation des maîtres, les zones d'éducation prioritaire, l'Institut national de la recherche pédagogique.
    A l'inverse, ils réclament la " séparation de l'école et de l'Etat " et l'instauration du " coupon scolaire ". En livrant de tels assauts contre l'école actuelle, l'extrême-droite ne fais que perpétuer les guerres qu'elle a toujours menées contre l'école de la République. Quelques petits détours par l'histoire permettent d'en témoigner. Jules Ferry voulait-il l'école laïque, gratuite et obligatoire ? Ses adversaires les plus virulents parlaient déjà de " monstre aux cent gueules ".
    Plus tard, Edouard Herriot réclamait-il la gratuité du secondaire ? Ils criaient : " Trouvaille diabolique ". Puis, le collège de René Haby sera le " collège des soviets ". Quant à la " décadence " scolaire dont l'extrême-droite contemporaine fait ses gros titres, elle est concomitante de l'histoire de l'école. Les ennemis des lois scolaires républicaines prophétisaient déjà meurtres, prostitution et suicides.
    Contre celles des années 1920, ils promettaient nivellement, déclassements et déracinements en tous genres. Dans les années 1970, ils crieront au " sacrifice de génération ". Quant aux sanctions politiques que prévoient le programmes du Front national ou du Mouvement national républicain, à bien des égards, le gouvernement de Vichy les avaient déjà mises en oeuvre...

  • L'école sous le Gouvernement de Vichy se résume souvent, pour les historiens, à un triptyque politico-pédagogique : morale, autoritarisme, propagande.
    Pour la morale : les aphorismes sentencieux du maréchal Pétain. Pour l'autoritarisme : les maîtres révoqués, les juifs interdits d'enseignement, les livres prohibés. Pour la propagande : les chants, les abécédaires et les effigies à la gloire du chef de la Révolution nationale. Ce livre défend l'idée, au contraire, que ce sont moins le pédagogique et le politique qui caractérisent le Gouvernement de Vichy dans ses rapports avec l'école que l'idéologique.
    Car la Révolution nationale a un vivier prolifique de théoriciens qui militent depuis longtemps dans l'entre-deux-guerres pour défendre l'école de ses voeux. Des militaires prestigieux, des intellectuels de haut vol, des écrivains connus, des scientifiques reconnus, des hommes politiques d'envergure, des capitaines d'industrie engagés, des pédagogues de base prennent position dans des livres, des revues, des journaux, des cahiers, des manifestes.
    Ces intellectuels se croisent dans des cercles, des fédérations, des associations, des alliances ou des ligues qu'ils fondent pour donner corps à leurs idées éducatives. Il y a un " Vichy avant Vichy " qui explique le Vichy scolaire de la Révolution nationale. C'est une véritable guerre des valeurs que mène cette Révolution nationale contre l'école de la République. Au " Liberté, Égalité, Fraternité " haï et décadent des frontons scolaires, elle oppose une trilogie implicite que ces idéologues forgent dans leurs cénacles militants : Instinct, Tradition, Sélection.
    Instinct pour le peuple, sélection pour l'élite, tradition pour tous. La politique scolaire du Gouvernement de Vichy ne peut se comprendre qu'à la lumière de cette idéologie dont la trame essentielle réclame l'outil pour le peuple, la plume pour l'élite, le foyer pour la femme.

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  • Les plus mauvaises langues iraient certainement jusqu'à dire (sans voir ni savoir) qu'il y a dans les dessins de Jean-Michel Barreaud quelque chose relevant du travail monacal et du trou de la serrure. Il n'en est rien pourtant. La suite de ces petits dessins méticuleux, délicats et précieux, la succession de ces vignettes ouvragées avec l'art de l'orfèvre, n'obligent jamais le spectateur à la posture du voyeur, parce qu'elles nous introduisent à ce mystère de la lumière tapie dans la ténèbre et par laquelle ce qui résiste et se refuse (encore) ne tardera pas (bientôt) à nous rejoindre et nous atteindre. En ce sens, il ne s'agirait sûrement pas ici d'une sorte de révélation, mais bien plutôt d'une absence d'oubli, d'un dévoilement relevant de l'alétheia, qui ne se présente et ne se manifeste que par et dans son mouvement continuel de retrait. En somme, une esthétique, une érotique, au long d'un élégant cortège d'apparitions et de disparitions qui loin d'être sombres ou nocturnes s'avèrent être au contraire diablement riches et fertiles et pleines à déborder d'elles-mêmes sous l'élan subtil du désir le plus vif et le plus enfoui.
    Cette séléction de 46 dessins a été extraite d'un ensemble qui en comprend des centaines réalisés par J.M. Barreaud depuis maintenant trente ans.

  • En s'appuyant sur leur correspondance et des archives familiales, J.-M. Barrault, journaliste navigateur, dresse le portrait de son ami Bernard Moitessier (1925-1994), navigateur vagabond et solitaire, personnage insolite qui a mis sa vie et ses idées au service de la Terre.

  • Port-Eden

    Jean-Michel Barrault

    • Arthaud
    • 12 Avril 2013

    Book En 1877, à Paris, durant la Révolution industrielle, une annonce passée dans la presse invite à partir et faire fortune à Port Eden en acquérant des terres vendues à cinq francs l'hectare. Fasciné par la personnalité du marquis de Ray qui est à l'origine de l'idée, un jeune journaliste s'embarque pour la Nouvelle-Guinée et découvre les réalités du lieu.

  • La piraterie maritime est l'un des fléaux majeurs du XXIe siècle. Les navires marchands ont subi plus de 4 000 attaques au cours des deux dernières décennies. Les actes de piratage sont parfois de simples chapardages nocturnes, mais aussi souvent des actions violentes menées par des bandes organisées, puissamment armées, avec prises d'otages, rançons, tortures, assassinats, arraisonnements. Des cargos sont maquillés, rebaptisés, vendus.
    Avec la mondialisation, c'est 97 % des marchandises, 60 % des produits pétroliers qui circulent sur la mer. Les exactions commises accroissent les coûts, menacent la sécurité des marins, en Asie du Sud-Est, mais aussi dans l'océan Indien, en mer Rouge, en Afrique, en Amérique latine, aux Caraïbes. Elles forment une suite de récits passionnants et terrifiants comme autant d'aventures maritimes.

  • Un homme de cinquante ans et une jeune femme vivent quelques jours de bonheur Brhat et s'enfuient tous deux sur un voilier vers ce paradis mythique qu'est la Polynsie. Copyright Electre

  • À la fin du XIXe siècle et au début du XXe, le yachting connaît son apogée dans le luxe, les excès, les splendeurs, les ruineuses extravagances. En France, en Allemagne, en Grande-Bretagne et aux États-Unis les plus grands personnages de l'époque régatent les uns contre les autres. À bord des yachts, les réceptions fastueuses se succèdent et le champagne coule à flot. Jusqu'à ce que la guerre impose une fin brutale à cette Belle Époque, le yachting est la plus brillante expression d'un art de vivre qui sera à jamais inégalé.

  • Marin portugais rejeté par son roi qu'il a servi aux Indes et au Maroc au prix de plusieurs blessures.
    Magellan, mal aimé, orgueilleux, maladroit, accomplira pourtant la plus prodigieuse navigation de tous les temps. Rendu furieux et amer par le refus de son souverain, il franchit la frontière et propose à l'Espagne son ambitieux projet : trouver, au sud de l'Amérique, une route nouvelle qui conduirait vers les richesses de l'Orient. Séduit par l'audacieuse idée, le jeune Charles Quint lui confie une flotte et, le 21 septembre 1519, cinq nefs menées par deux cent quarante hommes quittent Séville.
    Félonie des capitaines ibériques, trahisons, mutineries matées dans le sang, désertions, agressions des indigènes, pillages, viols, tempêtes, froid, famine créent durant ce voyage, une accumulation de péripéties qu'aucun romancier n'aurait osé imaginer.
    Soutenus par la seule conviction de Magellan, dominant mois après mois leur peur de l'inconnu, les marins poursuivent toujours plus loin, jusqu'à sa découverte, la recherche de l'hypothétique passage. Emerveillés, ils aborderont un océan qu'ils baptiseront Pacifique.
    Au terme de trois ans d'épreuves et de drames, dix-huit survivants, à bord d'un unique vaisseau délabré, reviendront à Séville, le premier tour du monde accompli, pour témoigner : la terre est ronde.

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