Littérature italophone

  • Une caricature fine et désopilante d'un patron prétentieux, jaloux de son employé humble et chanceux... Une Blanche-Neige des temps modernes ! Tous les matins, monsieur Mambretti, PDG d'une usine d'accessoires pourtire-bouchons interroge le rétroviseur de sa super cylindrée de 12 mètres de long : « - Petit miroir, petit miroir chéri, quelle est la plus belle automobile du pays ? Tout allait bien jusqu'au jour où son rétroviseur lui annonce sans détours la terrible nouvelle: - C'est celle de monsieur Jean, le secrétaire-comptable.» Fou de rage, monsieur Mambretti met tout en oeuvre pour retrouver la première place. Homme à tout faire, excellent musicien, monsieur Jean s'attire la sympathie de tous et sort vainqueur, sans l'avoir cherché, de ce duel patron/employé. Ce texte de Gianni Rodari est un régal ! Que de plaisir à observer ce patron prétentieux et finalement peu malin se débattre comme un beau diable face à un homme simple, modeste et particulièrement chanceux. L'humour et le sens de la caricature sont partout présents et les références au conte de Blanche-Neige clairement explicitées. Une histoire étonnante sur fond de lutte des classes qui illustre le triomphe de la modestie sur les signes extérieurs de richesse, de la musique sur les bruits néfastes de l'automobile, de la modestie et plus simplement de la générosité sur la goujaterie. Les planches de Clotilde Perrin en volume fourmillent de détails et répondent à l'humour du texte. Un véritable théâtre de papier dont les couleurs vives et les motifs mettent en exergue la loufoquerie du récit !

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