Littérature asiatique

  • Les mots justes et doux d’une maman pour endormir son petit. Un hymne à la nature porté par des illustrations oniriques d’une grande beauté ! Un livre tendre comme une berceuse.La nuit tombe. Une maison perdue dans la nature, une fenêtre allumée. Aussitôt après, le lecteur se retrouve sur le seuil de la porte et est invité à partager un beau moment d’intimité entre une maman et son petit au coucher. Pour le bercer, allongée sur un tatami, elle évoque avec douceur les animaux qui l’entourent : « La vache ne fait plus de bruit, dans l’étable s’est endormie ; les grenouilles ne font plus de bruit. Dans l’herbe se sont endormies… ». Grâce à la force évocatrice de son chant, elle transporte littéralement son petit et par là-même le lecteur à la rencontre de l’oiseau, de la vache, des poules… Dans les bras de maman, tout est possible, qu’il s’agisse de voler dans les airs ou de nager au fond des mers...Des illustrations oniriques, camaïeu de bleu et vert confèrent à cet album une atmosphère étrange, magique. Quelques traits de crayon, légers, fixent à peine le décor comme pour accentuer l’aspect irréel et renforcer l’attention portée aux personnages que sont la mère, l’enfant, les animaux et la nature. On est sous le charme de cet enfant aux joues roses qui s’abandonne à l’écoute de sa maman. Beaucoup de tendresse se dégagent des personnages et de leur corps à corps. Un bel album, entre rêve et réalité, entre chien et loup, à lire à son petit quand il est l’heure de dormir…

  • Un nouvel album coréen ! Un ton étonnant, mélange de sagesse et d'humour, de réalisme et de rêve, de tradition et de modernité.

    - Quand tu seras grand, tu seras tailleur de pierre comme ton père ?
    - Ah non, surtout pas tailleur de pierre ! Moi, quand je serai grand, je serai riche, très riche. Et j'irai à la chasse tous les jours !
    - Si tu vas à la chasse, moi je serai le soleil pour te faire suer à grosses gouttes !

    Cet échange banal s'il en est, et si bien senti, entre deux gamins devient vite une véritable joute verbale. Comme il est difficile parfois d'accepter le métier de son père ! Devenir tailleur de pierre n'a rien de bien exaltant. On se sent vite jugé sous le regard des copains. Et comme il est facile de rêver de richesses !

    Mais une fois posé ce point de départ particulièrement réaliste, les deux copains vont s'affronter à coups de menaces métaphoriques, belles et poétiques, empruntées auxcontes traditionnels. Le soleil cherche à nuire au chasseur, puis vient le nuage, le vent, le mur, la souris, le tigre, la pierre, pour finir par une pirouette magnifique sur le tailleur de pierre ! Et le fils du tailleur de pierre va finir par voir la beauté du métier paternel et par être fier de son père, eh oui ! La dernière image est d'ailleurs pure merveille qui montre la pierre taillée par le père devenue bouddha. Et le père s'en va, son outil sous le bras et son fils à ses côtés, heureux.

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