Littérature traduite

  • Rouge

    Jon de Kinder

    Au début, ça se voyait à peine. C'était tellement discret que personne ne l'avait remarqué. Sauf moi. J'ai pointé du doigt les joues d'Arthur. « Eh, t'es tout rouge... » Puis tout est allé très vite. Un clin d'oeil à Paul, un coup de coude à Ronan, un gloussement de Léna, et c'est parti : tout le monde s'est mis à chuchoter en regardant Arthur.
    Un album original, à hauteur d'enfants sur le harcèlement à l'école, le courage de s'opposer, la solidarité...

  • L'automne recouvre peu à peu la campagne et l'ourse  cherche de quoi manger. Elle se prépare pour le long  hiver. La voilà qui creuse un trou dans la terre  et s'endort. Un jour, la chaleur et la lumière sont  à nouveau là, soufflent sur l'ourse qui se réveille ;  dans son ventre, elle sent que ça remue,  que le printemps est revenu...

    Un album écrit par un biologiste espagnol qui raconte  dans un style imagé et épuré le cycle de la vie et de  la nature.  Les superbes illustrations à l'acrylique de Lucía Cobo  forment un enchaînement de tableaux époustouflants :  la caméra est fixée sur l'animal, nous voici plongés  dans son regard puis son corps emplit peu à peu  l'espace.
     

  • Yeong est en route pour l'école, il pleut très fort  ce matin-là. Juste avant d'arriver, elle voit un  mendiant assis par terre, adossé contre un mur...  Touchée et attentive, elle lui apporte son aide,  en lui laissant son parapluie, faisant fi de  l'indifférence et de la cruauté générale....

  • Joris et Oscar se retrouvent pour un pique-nique en forêt. L'un a apporté des bonbons aussi bleus que le ciel, l'autre du café noir et du sucre. Au pied de leur arbre, les deux amis se mettent à imaginer ce qu'il y a " là-haut ".

    Est-ce qu'il y a beaucoup de monde ? Est-ce qu'on se retrouve tout seul ? Est-ce qu'il y a un espace de rendez-vous si l'on se perd de vue oe Et s'ils oubliaient qu'ils étaient amis sur Terre ? Est-ce qu'ils redeviendraient amis ?
    En tous les cas, ils n'oublieront pas d'apporter le café et les bonbons...

    Un texte court et poétique, servi par des images au trait noir d'une grande douceur, à savourer au pied d'un arbre, un bonbon dans la bouche.

    Un coup de coeur Didier Jeunesse.

  • Les mots justes et doux d’une maman pour endormir son petit. Un hymne à la nature porté par des illustrations oniriques d’une grande beauté ! Un livre tendre comme une berceuse.La nuit tombe. Une maison perdue dans la nature, une fenêtre allumée. Aussitôt après, le lecteur se retrouve sur le seuil de la porte et est invité à partager un beau moment d’intimité entre une maman et son petit au coucher. Pour le bercer, allongée sur un tatami, elle évoque avec douceur les animaux qui l’entourent : « La vache ne fait plus de bruit, dans l’étable s’est endormie ; les grenouilles ne font plus de bruit. Dans l’herbe se sont endormies… ». Grâce à la force évocatrice de son chant, elle transporte littéralement son petit et par là-même le lecteur à la rencontre de l’oiseau, de la vache, des poules… Dans les bras de maman, tout est possible, qu’il s’agisse de voler dans les airs ou de nager au fond des mers...Des illustrations oniriques, camaïeu de bleu et vert confèrent à cet album une atmosphère étrange, magique. Quelques traits de crayon, légers, fixent à peine le décor comme pour accentuer l’aspect irréel et renforcer l’attention portée aux personnages que sont la mère, l’enfant, les animaux et la nature. On est sous le charme de cet enfant aux joues roses qui s’abandonne à l’écoute de sa maman. Beaucoup de tendresse se dégagent des personnages et de leur corps à corps. Un bel album, entre rêve et réalité, entre chien et loup, à lire à son petit quand il est l’heure de dormir…

  • Prague, 1939. Misha a 10 ans et adore les après-midis au magasin de jouets avec son père. Mais quand les troupes allemandes envahissent la ville, les lois antisémites se multiplient, et l'insouciance de Misha vacille.
    Avec sa famille, ils sont envoyés dans un ghetto puis déportés dans le camp de Terezin. C'est là que Misha se lie d'une amitié fraternelle avec quarante garçons.
    Erich, Jan, Koko, Felix, Pavel... et surtout Franta, leur éducateur et mentor. Dans les coups durs comme lors de leurs parties de football, ils sont les Nesharim, unis à la vie, à la mort !
    Mais avec le danger constant des convois « vers l'Est », Misha peut-il garder espoir ?

    En collaboration avec l'auteur Todd Hasak-Lowy, Michael Gruenbaum partage son histoire bouleversante d'humanité et de fraternité. Son témoignage, ainsi que les nombreux documents et photographies originaux qui l'accompagnent, apportent une contribution essentielle à la littérature de l'Holocauste.

  • Premier jour de classe pour Ficelle et grosse déception ! L'école, c'est nul, les autres élèves ne sont même pas sympas. Elle ne voit pas pourquoi sa grande soeur Brindille aime autant y aller. C'est décidé : Ficelle n'ira plus en classe, à la place elle va gagner sa vie en promenant les chiens du village. Elle scotche donc une petite annonce sur un lampadaire. Mais Brindille découvre le message ! Aïe aïe aïe ! Ficelle va-t-elle être obligée de partager son activité clandestine avec sa soeur ? Le duo tonitruant des Brindille et Ficelle est de retour !

  • Depuis que Brindille est entrée à la grande école, elle n'a plus le temps de jouer avec sa petite soeur, la malicieuse Ficelle. « L'école, c'est vraiment nul ! » pense Ficelle... Mais elle change d'avis lorsqu'elle apprend que Brindille doit sortir pêcher avec toute sa classe : elle ne peut pas rater une partie de pêche ! C'est décidé, elle prendra la place de Brindille en se déguisant... Son stratagème va-t-il réussir ?

    Une nouvelle série finlandaise entre Fifi Brindacier et Les Malheurs de Sophie !

  • Horreur ! Les jolies nattes de Brindille ont disparu pendant la nuit.  Elles ont été purement et simplement coupées ! Est-ce l'oeuvre de  la petite souris ? De Jojo Boulazéro, un bandit chauve qui rôde  dans le coin ? Tout le monde est mis à contribution, les parents,  les soeurs Riboulette, les gendarmes Briochon et Binoclou.  Seule Ficelle manque à l'appel. Mais où est-elle encore passée ?  Depuis que Brindille l'a traitée de chauve, parce que bébé,  elle n'avait pas un cheveu sur la tête, on ne l'a plus revue  dans les parages. Bizarre...

  • Ina aime : le violet et courir vite, vite, vite. Son petit frère, Aslak, aime : sa grande soeur et les tracteurs. Ensemble, ils vont braver le froid de l'hiver avec un objectif en tête : abattre un arbre ! Et trouver un tracteur...

    Une traversée tendre et poétique au coeur de la forêt norvégienne.

  • Un nouvel album coréen ! Un ton étonnant, mélange de sagesse et d'humour, de réalisme et de rêve, de tradition et de modernité.

    - Quand tu seras grand, tu seras tailleur de pierre comme ton père ?
    - Ah non, surtout pas tailleur de pierre ! Moi, quand je serai grand, je serai riche, très riche. Et j'irai à la chasse tous les jours !
    - Si tu vas à la chasse, moi je serai le soleil pour te faire suer à grosses gouttes !

    Cet échange banal s'il en est, et si bien senti, entre deux gamins devient vite une véritable joute verbale. Comme il est difficile parfois d'accepter le métier de son père ! Devenir tailleur de pierre n'a rien de bien exaltant. On se sent vite jugé sous le regard des copains. Et comme il est facile de rêver de richesses !

    Mais une fois posé ce point de départ particulièrement réaliste, les deux copains vont s'affronter à coups de menaces métaphoriques, belles et poétiques, empruntées auxcontes traditionnels. Le soleil cherche à nuire au chasseur, puis vient le nuage, le vent, le mur, la souris, le tigre, la pierre, pour finir par une pirouette magnifique sur le tailleur de pierre ! Et le fils du tailleur de pierre va finir par voir la beauté du métier paternel et par être fier de son père, eh oui ! La dernière image est d'ailleurs pure merveille qui montre la pierre taillée par le père devenue bouddha. Et le père s'en va, son outil sous le bras et son fils à ses côtés, heureux.

  • Une caricature fine et désopilante d'un patron prétentieux, jaloux de son employé humble et chanceux... Une Blanche-Neige des temps modernes ! Tous les matins, monsieur Mambretti, PDG d'une usine d'accessoires pourtire-bouchons interroge le rétroviseur de sa super cylindrée de 12 mètres de long : « - Petit miroir, petit miroir chéri, quelle est la plus belle automobile du pays ? Tout allait bien jusqu'au jour où son rétroviseur lui annonce sans détours la terrible nouvelle: - C'est celle de monsieur Jean, le secrétaire-comptable.» Fou de rage, monsieur Mambretti met tout en oeuvre pour retrouver la première place. Homme à tout faire, excellent musicien, monsieur Jean s'attire la sympathie de tous et sort vainqueur, sans l'avoir cherché, de ce duel patron/employé. Ce texte de Gianni Rodari est un régal ! Que de plaisir à observer ce patron prétentieux et finalement peu malin se débattre comme un beau diable face à un homme simple, modeste et particulièrement chanceux. L'humour et le sens de la caricature sont partout présents et les références au conte de Blanche-Neige clairement explicitées. Une histoire étonnante sur fond de lutte des classes qui illustre le triomphe de la modestie sur les signes extérieurs de richesse, de la musique sur les bruits néfastes de l'automobile, de la modestie et plus simplement de la générosité sur la goujaterie. Les planches de Clotilde Perrin en volume fourmillent de détails et répondent à l'humour du texte. Un véritable théâtre de papier dont les couleurs vives et les motifs mettent en exergue la loufoquerie du récit !

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