Economica


  • cet ouvrage couvre les opérations militaires menées en russie du sud entre mai 1942 et mars 1943, dont la destruction de la 6e armée à stalingrad est le point d'orgue.
    tous les éléments permettant de comprendre cet événement inouï sont analysés: les graves défaites soviétiques du printemps (kharkov, crimée), les tentatives d'intoxication des deux camps (dont la mystérieuse opération kreml), les problèmes logistiques écrasants, l'échec pitoyable des t-34 dans la boucle du don. les raisons de la combativité des soviétiques dans la ville en ruines font l'objet d'un examen systématique, loin des caricatures jusqu'ici proposées.
    l'effort d'adaptation des deux adversaires à la guerre urbaine - nouveauté radicale de l'histoire militaire - est décortiqué, de même que l'échec du pont aérien de la luftwaffe. au passage, l'auteur fait tomber nombre de mythes et de légendes: non, paulus n'avait aucune chance de réussir une percée; oui, hitler a eu raison de lui refuser l'ordre de sortie; non, la bataille n'était pas perdue d'avance pour la wehrmacht; oui, l'union soviétique est bien dans la situation économique catastrophique qu'a prédite hitler.
    des aspects méconnus de la bataille sont également développés: la contre-offensive soviétique n'a pas 1 chance sur 100 de réussir au moment oú elle est conçue; eremenko a magnifiquement bloqué la tentative de dégagement de manstein; le renseignement allemand a subi son pire échec de la guerre. à cause d'un fiasco tenu longtemps secret par les soviets! hitler a laissé filer une chance réelle de priver l'urss de pétrole et staline, par excès de nervosité, a manqué un "super stalingrad", qui aurait raccourci la guerre de 18 mois.
    trente-huit cartes permettent de suivre en détail l'ensemble des opérations et de regarder d'un oeil neuf la plus célèbre bataille de la seconde guerre mondiale.

  • La demande d'adhésion de la Turquie à l'Europe incite à bien connaître les Turcs, particulièrement les Turcs ottomans arrivés au XIIIe siècle dans l'actuelle Turquie dont le nom en découle. Ils ont longtemps dominé une grande partie de l'Asie, de l'Afrique et de l'Europe. Mustafa Kemal a voulu les occidentaliser, mais un courant islamiste influent s'est reconstitué parmi eux. Ce livre étudie leur histoire et leurs rapports avec l'Europe jusqu'à nos jours.

  • Depuis la chute de Constantinople, les places fortes de la chrétienté ne cessent de s'effondrer dans les flammes.
    En 1569, la menace turque pèse à présent sur la Sérénissime République de Venise. Le pape Pie V comprend l'urgente nécessité d'entraver le progrès des ennemis de la foi chrétienne et met sur pied une alliance formée de princes et de souverains d'Occident : la Sainte Ligue. Le 7 octobre 1571, les deux armées navales se rencontrent au large de Lépante. Sur les réales de la Ligue ont pris place les célèbres capitaines Doria et Colonnes, le jeune Cervantès, futur auteur de " Don Quichotte ", et surtout Don Juan d'Autriche, frère bâtard du roi Philippe II d'Espagne et chef de cette puissante coalition.
    En face, Oulouch Ali, dit " Le Teigneux ", à la tête de trois cents galères envoyées par le sultan Sélim II. On se met en ordre de bataille, on s'observe, puis c'est le choc impétueux, la mêlée confuse. On se bat avec l'énergie du désespoir. Les voix des forçats s'élèvent de la foule obscure : " Nous allons mourir ou nous acquerrons aujourd'hui notre liberté. " L'abandon du projet d'alliance chrétienne par Charles IX, l'hostilité de la reine d'Angleterre, le refus final de la Pologne, l'hésitation de Philippe II d'Espagne, autant de palpitants rebondissements dignes d'un roman que nous invite à suivre Henri Pigaillem.
    A l'heure de la bataille, l'auteur nous fait vivre chaque brillante manceuvre, chaque faute aussi, les différentes phases du combat, le retrait des uns, les nouveaux assauts des autres, d'un côté comme de l'autre des deux armées. De Venise à Constantinople, de l'île de Malte à celle de Chypre, de la Méditerranée à l'Adriatique, nous sommes entraînés au cceur de l'une des plus grandes et fascinantes aventures de l'histoire maritime, dont la narration ne s'essouffle jamais.

  • Membre de la Commission d'accompagnement scientifique internationale du champ de bataille de Waterloo, Kees Schulten reprend l'histoire de la bataille à partir de données tactiques et topographiques concrètes de l'époque.
    Il démontre qu'aucune des deux parties ne connaissait les intentions de l'autre et que les troupes des coalisés étaient deux fois supérieures à celles de Napoléon. L'auteur revisite cette journée du 18 juin, dévoilant au lecteur des éléments nouveaux sur les différents protagonistes.

  • Certains codes de conduite ont été transcrits dans des accords internationaux au 19è siècle puis peu à peu améliorés et fixés dans la convention de Genève pour protéger les prisonniers de leurs geôliers. Français et Allemands lors des deux dernières guerres mondiales s'y sont référés tout en les contournant pour des raisons stratégiques. En particulier, le déficit de main d'oeuvre engendré par une mobilisation massive des hommes, a conduit les adversaires à utiliser largement ces soldats sans armes tandis que, pour le gouvernement de Vichy, la défense de ses 2 millions de captifs était devenue un des axes de sa justification et de sa communication en direction de la population française; l'auteur montre que la politique correspondante s'est révélée inefficace. Le IIIè Reich a utilisé très largement cette main d'oeuvre captive à des fins stratégiques tout en respectant à la marge la convention de Genève pour les ressortissants des seuls pays signataires. Depuis la dernière guerre mondiale, les guerres subversives, dont un seul des belligérants était signataire de cette convention, ont occasionné l'abandon souvent systématique de l'application de cette dernière, comme en Indochine ou en Afghanistan.

  • Toujours prêt à prendre la plume.
    Toujours prêt à prendre les armes pour une noble cause, que l'on soit monarchiste au républicain.
    Défendre les ressortissants français, défendre les valeurs universelles de la République, de la liberté face à la dictature, tel est le comportement de ce melting pot français, de ce peuple agitateur d'idées attaché aux symboles.
    Avec droiture et obéissance, la marine française a donné aux souverains ou aux hommes politiques républicains et à leurs homologues anglais la force d'intervention nécessaire pour créer une image d'aujourd'hui de l'Amérique latine, dans ce tourbillon géopolitique d'une maïeutique étatique d'hier.
    Jean-David Avenel a su brosser ces campagnes du bout de la Terre où nos marins se sont illustrés.
    Il a su donner une contemporanéité au texte, afin de le situer dans l'action et a fait oeuvre ainsi d'historien - économiste, pour qui la cause et la conséquence sont liées à la vie, le moment à l'Histoire !.

  • Le 20 avril 1792, la France déclare la guerre au roi de Bohême et de Hongrie.
    Les premiers affrontements tournent à la catastrophe pour les troupes françaises. Au coeur de l'été, les Prussiens pénètrent en Lorraine. Longwy, puis Verdun capitulent sans grande résistance.
    Quelques mois plus tard, aux pieds du moulin de Valmy, quelques bataillons de jeunes volontaires et des unités de la ci-devant armée royale subissent, sans trembler, une gigantesque canonnade. Décontenancée par cette résistance inattendue, l'infanterie prussienne n'ose attaquer.
    Goethe dira que de ce jour et de ce lieu date une époque nouvelle. Le 6 novembre, les colonnes françaises, entraînées par Dumouriez, bousculent les Autrichiens cette fois, à Jemappes. Cet ouvrage est le récit de ces mois de 1792 où la monarchie cède le pas à la République et où se dessinent les traits de l'Année révolutionnaire qui sous peu tiendra tête à l'Europe entière. Replaçant les événements militaires dans leur contexte politique, relatant les hésitations et divisions du commandement telles qu'elles apparaissent à la lecture des documents d'archives, s'attachant au quotidien des soldats et des populations civiles qui, comme lors du siège de Lille, supportent les malheurs de la guerre, ce livre permet un regard nouveau sur une étape décisive dans l'Histoire de la France.

  • " Telle est la célèbre bataille de Wagram, la plus grande bataille des temps modernes en nombre d'hommes combattant, réunis ensemble sur le même terrain à la vue de l'observateur.
    Il y avait trois cent mille hommes dans les deux armées et, de l'extrémité de l'autre, deux lieues et demie de distance, environ. On peut se figurer la beauté et la majesté de ce spectacle. Nous avions sept cents pièces de canons et l'ennemi en avait cinq cents. Ainsi, douze cents bouches à feu se sont fait entendre en même temps dans cet espèce de champ clos. C'est par ces phrases que le maréchal Marmont résuma l'une des plus grandes batailles de l'Empire.
    Seule la bataille de Leipzig verra s'affronter des effectifs plus importants. Durant ce conflit avec l'Autriche, Napoléon allait connaître tous les sentiments. La joie, lors de ses brillants succès en Bavière, l'angoisse et la tristesse, durant les pires heures de la bataille d'Essling, et enfin, le soulagement au soir de Wagram. Les régiments autrichiens, sous les ordres de l'archiduc Charles, s'avérèrent des adversaires plus redoutables qu'en 1805.
    Les 5 et 6 juillet 1809, sur les bords du Danube, une page de l'histoire des guerres napoléoniennes allait se tourner, celle des brillantes victoires de l'Empereur.

  • Après avoir rappelé, dans le 1er des deux tomes, les causes et le processus du désastre de 1940, l'auteur précise ici comment, de 1940 à 1945, l'armée française participa à la victoire des Alliés sur le IIIe Reich.
    Le contexte politico-militaire international et national concernant chaque campagne est précisé, ainsi que les décisions stratégiques et tactiques prises. Le redressement du concept blindé français, intégrant le combat interarmes, fut : - annoncé par les " Cadets " de Saumur, par le 2e Dragons du colonel Schlesser à Auch - le " régiment des évadés " - et surtout par l'exploit de la 1re Brigade française libre du général Koenig à Bir Hakeim ; - conforté par les combats des Forces françaises libres difficiles et douloureux, car fratricides en Syrie, ainsi que par l'entrée de l'Armée d'Afrique dans la guerre en Tunisie et en Italie avec le Corps expéditionnaire français du général Juin ; - transcendé, dans le fracas des chenilles, par l'épopée des trois divisions blindées de la victoire : * les deux DB, fers de lance de la 1re Armée du général de Lattre de Tassigny : la 1re DB du général du Vigier (puis Sudre) et la 5e DB du général de Vernejoul (puis Schlesser), de la Provence à l'Arlberg en passant par le Rhône, les Vosges, la Forêt Noire, le Rhin et le Danube ; * la 2e DB, emblématique, du général Leclerc de Hauteclocque, des sables de Koufra au nid d'aigle de Hitler à Berchtesgaden, avec la bataille de Normandie, la libération de Paris, Dompaire, Baccarat, les Vosges et Strasbourg.
    Cet ouvrage de référence comprend, au total, 85 cartes, tableaux, organigrammes, documents et de nombreuses photos.

  • 1er août 1798 : dans la baie d'Aboukir (Egypte) l'escadre française du vice-amiral Brueys est surprise au mouillage par l'escadre anglaise de Nelson.
    A bout portant, la bataille est effroyable. En dépit de l'équilibre des forces (treize vaisseaux contre quatorze) l'engagement tourne au désastre. Seuls deux vaisseaux français parviennent à s'échapper. Privés de flotte, les 30 000 hommes de l'armée d'Orient sont désormais prisonniers d'une Egypte que venait de leur assurer la fulgurante victoire des Pyramides (21 juillet). La stratégie périphérique de Bonaparte avorte en Orient.
    Maîtresse de la Méditerranée, la Grande-Bretagne prend la tête d'une nouvelle coalition européenne contre la France. La paix de Campoformio (1797) est rompue. Ni les expéditions navales de secours du Directoire (1799), ni celles du Consulat ne permirent de desserrer l'étau. Aboukir : un désastre "annoncé", mais pas inéluctable. Les atouts français étaient nombreux : des vaisseaux supérieurs, une artillerie plus puissante, des chefs issus de la guerre d'Amérique (Brueys, Decrès, Blanquet du Chayla).
    Mais les erreurs furent fatales : un site mal choisi, un embossage raté, un commandement timoré (Villeneuve), plus de courage - voire d'héroïsme (Casabianca, Dupetit-Thouars) - que d'efficacité. Décisive, la bataille navale a changé le cours de l'Histoire en réduisant les ambitions de Bonaparte à la vieille Europe.

  • Dans cet ouvrage, l'auteur décrit la complexité des situations politiques et des combats dans les anciens pays-bas, apanage du roi d'espagne ( les pays-bas actuels, la belgique, le luxembourg et le nord de la france ) au cours des années 1559-1659.
    Il explique la scission de ces anciens pays-bas et la genèse de la république des provinces-unies qui n'étaient pas inéluctables ainsi que la prépondérance militaire espagnole à laquelle la prépondérance française a succédé. il porte une grande attention à la façon dont se conduisait la guerre et dont se menaient les combats. sa bibliographie est multilingue car ses sources se trouvent en français, néerlandais, espagnol, allemand et anglais.

  • Fin août 1862, l'armée nordiste venait de subir l'une de ses plus cuisantes défaites à Bull Run, à quelques kilomètres au sud de Washington.
    Pour la seconde fois depuis le début de la guerre de Sécession, la capitale fédérale était menacée par les troupes confédérées et les puissances étrangères s'apprêtaient à intervenir diplomatiquement dans ce conflit en faveur du Sud. Jamais l'Union n'avait été aussi près de disparaître. Son sort pouvait se jouer sur une bataille décisive. Le général Lee décida de forcer le destin en envahissant le Nord.
    Le 17 septembre, il affronta l'armée fédérale commandée par McClellan, surnommé le "jeune Napoléon ", sur les bords d'une petite rivière du Maryland, l'Antietam. Ce fut le jour le plus sanglant de l'histoire américaine. Un an avant Gettysburg, cette bataille marquait l'un des principaux tournants de la guerre. Elle devait, entre autre, permettre au président Lincoln de proclamer l'émancipation des esclaves.

  • La Manche ! C'est bien dans ce minuscule bras de mer à l'échelle de la planète que s'est noué

  • Grâce à cette étude rigoureuse, qui s'appuie sur la consultation de milliers de pièces d'archives et de témoignages jusque là inédits, Frédéric Le Moal et Max Schiavon présentent pour la première fois une vision d'ensemble des rapports franco-italiens, de la préparation des deux armées et des combats qui se sont déroulés dans les Alpes. Ils expliquent en particulier comment les tensions accumulées depuis plusieurs années, auxquelles s'ajoutent les circonstances bien particulières du printemps 1940, ont conduit Mussolini à déclarer la guerre à la France, et pourquoi l'armée italienne n'est pas parvenue à enfoncer le front français, pourtant bien dégarni. Il s'agit donc à la fois d'une synthèse de ce qui s'est passé dans le Sud-Est en 1939-1940, mais aussi d'une étude fouillée et précise des décisions prises par les responsables politiques et militaires au plus haut niveau, avant et à l'issue de cette guerre. Point de départ de la chute de Mussolini, l'étude de ce conflit est indispensable si l'on veut parfaitement comprendre la suite des évènements de la Seconde Guerre mondiale.

  • Si la révolution d'octobre marque la naissance du régime communiste en Russie, elle est loin d'en assurer la survie. Plus de deux années de guerre civile à laquelle participèrent les Puissances alliées ont été nécessaires pour asseoir un régime politique qui redonnera à la Russie, démembrée après les défaites face aux Puissances centrales, l'essentiel de son empire. Cette guerre montre comment l'implacable organisation mise au point par les théoriciens du parti bolchevik aidés par certains officiers de l'ancien régime ralliés vint à bout d'un ennemi divisé. Le livre retrace, en mettant l'accent sur les aspects diplomatiques et militaires de l'intervention alliée, le déroulement des événements qui ensanglantèrent la future Union soviétique entre 1917 et 1921.

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