Parascolaire

  • La technique ou l'enjeu du siècle a connu une destinée singulière.
    Refusé par deux éditeurs, il a finalement été publié dans une collection universitaire à faible tirage et a très vite été épuisé, jamais réédité (sauf en édition pirate) il n'a cessé d'être lu et pillé, même si ceux qui l'ont utilisé ne l'ont pas toujours cité. aux etats-unis, il est constamment réédité en collection de poche et est inscrit au programme des lectures obligées (text-books) de la plupart des universités.
    Il a également eu une grande influence chez les dissidents des pays de l'est. jacques ellul n'a cessé d'approfondir sa réflexion sur la technique dans des livres devenus des classiques : propagandes (1960), l'illusion politique (1963), le système technicien (1977) et, tout récemment, le bluff technologique (1987). mais on ne peut comprendre son oeuvre sans de reporter à ce livre fondateur. prophétiques lorsqu'elles ont été écrites, ses vues sur la technique comme fait central de nos sociétés conservent plus de 35 ans après une étonnante et parfois inquiétante actualité.
    En 1960, jacques ellul avait préparé une deuxième édition revue et complétée qu'un éditeur peu avisé a renoncé à publier. c'est ce texte que les classiques des sciences sociales offrent aujourd'hui au lecteur.

  • Découvrez Le crédit inter-entreprises - Un mal nécessaire ?, le livre de Bruno Blanchet. Dès que l'entreprise est née au Moyen Age, le crédit inter-entreprises s'est imposé comme une nécessité pour que les affaires se créent et se développent. Aujourd'hui, avec un montant de l'ordre de 600 milliards d'euros, soit 4 à 5 fois celui des crédits bancaires à court terme, il reste problématique car considéré comme une cause des défaillances d'entreprises et un frein à leur croissance. Les crises économiques profondes de 2008 et 2011 montrent combien il est encore au centre des préoccupations des chefs d'entreprise et du législateur. Ce dernier, au niveau français et au niveau européen, essaie depuis des décennies d'en réduire l'importance avec un succès relatif et son action suscite beaucoup de questions et de polémiques. En fait, la notion de crédit inter-entreprises souffre d'un déficit d'analyse et de compréhension et il est difficile de trouver une solution à un problème mal posé. Cet ouvrage a pour objectif de définir le crédit inter-entreprises, d'en expliquer l'origine mais aussi de donner des clés pratiques pour le maîtriser et l'optimiser, sachant que, comme dans bien des domaines, la réponse est entre les mains de celui qui pose la question. Dans l'entreprise, la solution a pour nom gestion.

  • Ce livre s'adresse au jeune étudiant qui réfléchit à devenir officier Aucun ouvrage, récent en tout cas, n 'avait encore pris ces jeunes et leurs parents pour cible, afin de tenter de leur parler, avec des mots du début du 21e siècle, de la guerre et du terrorisme, mais aussi de morale et d'amitié, de courage et de volonté.
    Et d'amour et de vertus, et de principes. Et de discipline et de sacrifice et de générosité, qu'il a en quantité à condition qu'on lui explique comment il va en faire le meilleur usage. Ses propos intéresseront aussi tous ceux qui, même en dehors des corps armés, s'interrogent sur l'énigme de l'homme face à la violence.

  • " Les niches fiscales sont une priorité " soulignait en mars 2011 le Premier président de la Cour des comptes.
    Les quelque 500 dispositif recensés comme des " dépenses fiscales ", synonymes techniques des niches, devraient représenter en 2011 un manque à gagner pour l'État de 65 milliards d'euros, soit plus de la moitié de son déficit budgétaire prévu. Encore les contours de la dépense fiscale sont-ils loin d'être stables : en réintégrant les mesures toujours existantes mais exclues de la liste des dépenses fiscales au cours des cinq dernières années leur coût total serait double ! De fait, l'outil administratif dédié à l'information du Parlement et des citoyens n'offre une vision nette ni du niveau et des bénéficiaires des niches fiscales, à un moment donné, ni de leur évolution dans le temps.
    En s'appuyant sur de nombreux exemples, cet ouvrage s'emploie d'abord à l'élucidation de la notion et de ses nombreuses zones d'ombre. A partir des évaluations universitaires comme administratives de différents dispositifs fiscaux, l'auteur met ensuite en regard les objectifs visés et les résultats obtenus par les niches. Leurs effets économiques apparaissent très incertains. Mais il y a plus : les niches corrompent le consensus politique et social au coeur de la fiscalité.
    Les politiques et ambitions actuelles de réduction de la dépense fiscale ne semblent cependant pas à la hauteur de ces enjeux. La récente unanimité dans la dénonciation de la " fiscalité dérogatoire " n'est qu'apparente ; le démantèlement de dispositifs dérogatoires s'accompagne de l'édification, consciente ou inconsciente, de nouvelles niches. Les trop nombreux effets pervers relevés soulignent que l'instrument fiscal ne peut à la fois procurer des recettes suffisantes à l'Etat, assurer la redistribution des richesses, et favoriser certains comportements ou activités économiques.

  • Colonne vertébrale de la modélisation des variations boursières depuis un siècle, le modèle de marche au hasard n'en a pas moins connu, à l'instar des termes d'aléas qui le définissent, des fluctuations importantes en fonction des différentes anomalies qui apparaissaient au cours de ses vérifications statistiques sur les marchés réels. On peut en ce sens parler des aléas du modèle de marche au hasard, voulant signifier à la fois les caractéristiques des termes probabilistes qui en constituent la structure propre, mais aussi les évolutions internes de ce modèle, brinquebalé sous les poussées contradictoires des différents phénomènes financiers qui en percutaient la posture. Cet ouvrage retrace la longue durée de l'histoire du modèle de marche au hasard en finance, depuis son intuition dès le milieu du XIXe siècle avec Jules Regnault jusqu'aux modélisations récentes des années 2000 avec les changements de temporalité dans les processus de Lévy. En particulier, est abordée l'interaction entre le modèle de marche au hasard gaussienne et l'hypothèse d'efficacité informationnelle d'un marché, qui a conduit à l'apogée du paradigme brownien en finance, modélisation dont sont issus les accidents financiers à répétition depuis 1987. L'ouvrage propose une relecture de la crise du concept d'efficacité informationnelle à partir de l'assimilation erronée faite entre ce concept et le mouvement brownien. Il situe la question fractale et la théorie des valeurs extrêmes dans la controverse scientifique issue de la non normalité des distributions empiriques, et décrit la renaissance du modèle de marche au hasard dans les années 1990 grâce à l'interprétation en temps social des changements de temps dans les processus de Lévy.

  • Un livre sur l'économie de la sécurité peut paraître bien étrange à celui qui considère que la lutte contre l'insécurité routière est d'abord l'affaire du conducteur et de sa psychologie, ou encore une question à laquelle doit répondre prioritairement l'ingénieur en intervenant sur le véhicule et l'infrastructure.
    En fait, même si de nombreux travaux anglo-saxons existent depuis quelques années et témoignent du contraire, il s'agit d'une approche émergente en France et riche d'enseignements pour aider le décideur politique à élaborer une politique publique. Les dix contributions qui composent cet ouvrage montrent ainsi l'importance des acteurs dans la production de sécurité routière, qu'ils soient chercheurs, industriels ou dirigeants d'école de conduite.
    Rien ne se fait sans eux. La politique de sécurité routière doit également composer avec les territoires : avec ses agencements institutionnels, avec les populations qui y vivent, et les infrastructures qui les façonnent. La sécurité routière, c'est aussi l'application d'un Code de la route qui produit de la dissuasion et qui exige l'élaboration d'une stratégie de contrôle et de sanction de la part du décideur.
    Enfin, et sans épuiser les apports de cette approche, il s'agit d'aider à la décision publique en élaborant des outils et méthodes, notamment sur la base des valeurs tutélaires (valeur de la vie humaine, valeur du temps...), pour évaluer les politiques. Cet ouvrage apporte quelques réponses utiles aux décideurs et à tous ceux qui s'intéressent à mener des actions efficaces contre l'insécurité routière.
    Il soulève également de nouvelles questions et de nouveaux défis.

  • Les rapports entre forme, sens et substance du patrimoine architectural. L'ouvrage tente de comprendre comment des valeurs de connaissance ou des enjeux et des pratiques patrimoniaux investissent un support formel spécifique.

  • La phobie est cette peur aiguë qui fait symptôme, par l'excès de ses manifestations ou le caractère déplacé de son objet. Peur dévorante, qui fait irruption dans l'existence d'un sujet, qui dès lors ne peut aller et venir dans le monde sans redouter la rencontre de l'objet ou de la situation génératrice d'angoisse. Qu'est-ce que la psychanalyse peut dire de cette expérience ? Ce qui se dessine est une écriture de l'angoisse qui éclaire le sens de l'épreuve phobique. La partie clinique - Scènes de la phobie - en reconstitue le drame, depuis la "première peur" - attaque de panique - jusqu'à la confrontation à cette "phobie de situation" qu'est la solitude, en passant par l'agoraphobie - peur des grands espaces - et la zoophobie, peur des animaux, où se trahit la portée symbolique de cette peur inconsciente - comme l'atteste la phobie du petit Hans, véritable paradigme à relire. La partie théorique - Penser la phobie - met au travail la métapsychologie pour comprendre, à travers l'évolution de la théorie freudienne, les enjeux de cet inconscient de la peur : de la formation du symptôme dans la logique du refoulement à la capture du sujet, entre un danger réel et un autre danger réel - de castration et de "passivation".

  • Richard Branson est le fondateur et patron du gigantesque groupe de capital-risque à la marque déposée Virgin. A partir de sa première société de vente de disques par correspondance créée en 1970, il a bâti un empire international dans des secteurs aussi diversifiés que l'industrie musicale, puis les transports aérien et ferroviaire, les voyages et les loisirs, les médias et la téléphonie. Aujourd'hui, le groupe Virgin comprend plus de trois cents entreprises labellisées, réparties dans une trentaine de pays et son chiffre d'affaires dépasse largement les 10 milliards d'euros. Le nom de Richard Branson est indissociable de celui du groupe Virgin. Homme de média, ce patron d'exception est devenu l'icône de l'entrepreneur britannique. Richard Branson symbolise l'entrepreneur autodidacte, l'entrepreneur-héroïque justicier du monde des affaires, l'entrepreneur-aventurier mû par la quête du plaisir et l'entrepreneur philanthropique à la conscience citoyenne et écologique. Cet ouvrage suit Richard Branson dans son extraordinaire aventure Virgin, de façon à en explorer les différentes facettes et à en expliquer la complexité à la lumière de l'interaction constante entre l'entrepreneur et son environnement.

  • Sorties de guerre

    Haeri Paul

    Gagner les paix de sorties de guerres, c'est-à-dire stabiliser, pacifier, apaiser, reconstruire les territoires du post-conflit et permettre leur réintégration sur la scène internationale, c'est à cette problématique que les nations unies, dans plusieurs dizaines d'opérations sur le globe, mais aussi l'union européenne dans les balkans et en afrique, l'alliance atlantique en europe, au moyen-orient et en asie centrale sont aujourd'hui confrontées.
    Gagner les paix de sorties de guerres : le défi n'est pas nouveau. au japon, en allemagne comme en france, il forge le coeur des phases reconstructives de i'après seconde guerre mondiale tout comme il constitue la finalité des officiers et des administrateurs lancés dans la pacification des empires coloniaux pour y établir la stabilité et le développement. en indochine, en malaisie et en algérie, aujourd'hui dans les balkans, en afghanistan et en iraq, il se traduit par des expérimentations et des transformations de la stratégie militaire pour faire face à des menaces qu'on redécouvre.
    Par des allers-retours entre les périodes de pacification et les phases de stabilisation modernes illustrant invariants et mutations du post-crise, cet ouvrage nous propose des pistes de réflexion sur de possibles améliorations de nos méthodes et de nos organisations.

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