Parascolaire

  • La Vénus d'Ille

    Prosper Mérimée

    • Fayard
    • 13 Septembre 2000

    Auteur dramatique et romancier, Mérimée (1803-1870) excelle aussi dans l'art difficile de la nouvelle. Son style ciselé, sa prédilection pour les récits brefs et enlevés, son goût pour le fantastique se donnent libre cours dans La Vénus d'Ille. Transposition d'une légende moyenâgeuse en énigme policière archéologique, ce conte cruel écrit au scalpel est caractéristique du " talent brillant et noir " de Mérimée.

  • Chaque année, les élèves de terminale n´ont donc que 10 mois pour se préparer à la fameuse épreuve de philosophie, pour connaître une vingtaine de notions et d'auteurs, mais aussi apprendre à aiguiser leur réflexion. Comment être prêt pour cette 1ère épreuve du baccalauréat, qui a la spécificité de demander une connaissance du cours et une implication personnelle dans les sujets ? Les Nouveaux chemins de la connaissance et huit professeurs de philosophie, proposent de décortiquer quatre sujets de dissertations et d´expliquer quatre textes, susceptibles de tomber le jour J. Chaque professeur s'est mis dans la peau d'un candidat et explique, au fur et à mesure des questions d'Adèle Van Reeth, la méthode à mettre en place (introduction, plan et conclusion, développement des arguments et exemples). Destinés aux candidats du baccalauréat, ces entretiens, dotés de plans détaillés et de "zoom" sur des auteurs ou des notions, sont un outil pour leur permettre d'avoir les bons réflexes méthodologiques le jour de l'épreuve, de parvenir à jongler entre les auteurs et les notions, mais aussi de pouvoir s'impliquer dans la réflexion proposée par le sujet ou le texte, le tout en quatre heures.

  •              Il y a les élèves qui bavardent et ceux que le  bavardage des autres empêche de se concentrer.  Il y a les profs autoritaires et ceux qui se contentent,  résignés, d´avaler des aspirines. Il y a les parents qui  trouvent que ça commence à bien faire et ceux qui  pensent qu´après tout leurs enfants ont droit à la  parole. Mais le plus beau paradoxe de l´a aire, c´est  que le bavardage, personne n´en parle.            Il ne s´agit pourtant pas que d´un simple désa- grément, ni d´une tendance infantile qui disparaît  d´elle-même avec l´âge, ni d´un problème confi né à  certains établissements réputés di ciles. Le bavar- dage sévit partout, à tous niveaux, et constitue de ce  fait une menace pour la qualité de l´enseignement.            Essayiste et romancière, mais aussi profes- seur de philosophie confrontée quotidiennement au  brouhaha dans ses classes, Florence Ehnuel propose  de faire enfi n du bavardage l´objet d´un vrai débat.  Et elle lance un défi : sauvegarder la transmission en  réinventant une classe à l´écoute.           Florence Ehnuel a publié, entre autres, Le beau  sexe des hommes (Le Seuil, 2008) et Saisons russes  (Stock, 2009).

  • Si Marie Pape-Carpantier (1815 La Flèche-1878 Villiers-le-Bel) a donné son nom à quelques écoles et à une rue de Paris (dont l'orthographe est inexacte), elle fait partie de ces femmes injustement oubliées alors qu'elle a joué un rôle fondamental dans l'enseignement.
    Surveillante à ses débuts d'une « salle d'asile » - qui deviendra l'école maternelle -, elle publie d'abord des poèmes qui sont remarqués par Lamartine et lui valent l'amitié de Marceline Desbordes-Valmore et de Béranger.
    Dans son premier ouvrage pédagogique - elle en écrira une vingtaine, ainsi que des livres pour la jeunesse -, elle révèle « le secret des bons instituteurs ». Le succès est tel qu'elle est nommée directrice de l'école normale maternelle créée par la Révolution de 1848.
    Elle se bat pour que l'école des tout jeunes enfants soit plus qu'une garderie : amélioration matérielle de la classe, importance de la leçon de choses, de l'éveil, de la gymnastique.
    Ses livres remportent différents prix, dont celui de l'Académie française, influent sur la politique du ministre de l'Instruction publique Victor Duruy et retiennent l'attention de Victor Hugo.
    Marie Pape-Carpantier s'attache aussi à défendre la condition féminine : elle est la première femme qui prit la parole à la Sorbonne.
    Inspirée par la franc-maçonnerie et le fouriérisme, elle ne cessa de défendre une idée progressiste de l'enseignement. Considérée par ses adversaires comme une libre penseuse, elle fut finalement limogée en 1874.
    Ses concepts très modernes pour son époque font d'elle une pédagogue à redécouvrir.

    Colette Cosnier (Le Silence des filles, Fayard) a enseigné la littérature comparée à l'Université de Rennes-II et à l'Université du Mans. Elle consacre ses recherches aux femmes du XIXe siècle et a publié des romans ainsi que des biographies de Marie Bashkirtseff, Louise Bodin et Marie Pape-Carpantier, dont elle propose ici une édition remaniée et enrichie.

  • Comme toutes les expériences extrêmes, les classes prépas peuvent casser ou pousser à sublimer. Certains exprimeront facilement leurs compétences et passeront sans gêne cette épreuve. D'autres au contraire auront plus de mal à trouver leurs repères dans cet univers particulier. Perte du sommeil, de l'appétit, moments de doute, questionnements, remise en cause - "je ne suis qu'un nul, je n'y arriverai jamais", "je n'ai rien à faire là" -, toute la vie semble se jouer alors. Et tout semble devenir compliqué, même en dehors des cours. Comment gérer la masse de travail, comment affronter le stress, la compétition ? Comment voir ses amis ? Comment appréhender les relations avec les professeurs, les parents ?Ce livre à quatre mains, propose d'accompagner l'étudiant, jour après jour, de sa décision à se lancer dans l'aventure de la prépa, au passage des concours. Des conseils, des explications, des exemples, pour faciliter autant que possible ces années préparatoires.

  • Les élites de la République sont encore en grande partie inconnues.

    Pourtant quelques-unes de leurs principales figures ornent, statues muettes, les places publiques, leurs noms baptisent les grandes artères des villes, leurs bustes ou leurs portraits trônent tristement dans les salles solennelles ou les couloirs des institutions. Elles ne sont plus que les objets apprêtés de rituels commémoratifs académiques, victimes du tri d'une mémoire _ nationale ou de corps _ qui isole les grands hommes de leurs milieux d'origine et les immobilise dans une perspective tronquée qui interdit de les connaître et de les comprendre.

    Pour rompre ce cercle magique de la piété que les élites se vouent à elles-mêmes, il fallait transformer ces listes d'inconnus ou ces héros éponymes en groupes vivants et agissants, puisque, après tout, ces quelques milliers de personnes _ hommes d'affaires, hauts fonctionnaires, universitaires _ détenaient l'essentiel des leviers de commande de la société française ou élaboraient les tendances dominantes de la culture de l'époque.

    1800: après que Gambetta eût annoncé l'arrivée des " nouvelles couches ", la conquête définitive du pouvoir par les républicains signifie dans l'esprit des contemporains une rupture d'avec les élites traditionnelles et le monde des notables. 1900: vingt ans ont suffi aux élites républicaines pour qu'elles atteignent le sommet de l'Etat, bénéficient pour leur recrutement des effets des réformes et des épurations et assoient enfin leur renouvellement grâce à des stratégies individuelles et collectives de carrière, d'alliances matrimoniales, de choix d'éducation et de profession pour les générations de la relève.

    Des niveaux de fortune à l'étude des styles de vie, des rivalités entre les élites aux subtiles différenciations internes à chacune d'elle, du conseiller d'Etat au professeur d'Université, du diplomate à l'homme d'affaires, cette grande étude pionnière et panoramique nous restitue enfin les milieux dominants qui firent la France républicaine. Elle permet, en cela, de mieux saisir les mécanismes d'évolution de notre société.

  • Comme le soulignèrent les maîtres du IIIe Reich dès 1940, la France était appelée à jouer, dans une Europe sous égide allemande, le rôle d'une Suisse agrandie vouée au tourisme et aux productions de mode. Conception révélatrice _ qu'il avait déjà développée dans Mein Kampf _ de la volonté d'Hitler d'affaiblir durablement le vaincu. Volonté de subjuguer un pays, mais aussi fascination doublée de perplexité par rapport à des modes de vie, de pensée, de comportements très différents de ceux des Allemands, ce qui explique certains flottements _ accentués encore par la compétition entre plusieurs administrations allemandes.Grâce principalement à l'analyse des documents allemands (bien peu exploités jusqu'à présent) que complètent, éclairent ou infirment des pièces d'archives françaises, des Mémoires, etc., on comprend mieux pourquoi et comment la mise au pas d'un pays de quarante-cinq millions d'habitants put atteindre de telles proportions en si peu d'années, et ce avec des effectifs ne dépassant pas 40 000 hommes. Pourquoi et comment aussi le contrôle du territoire et de son administration, l'épuration et la surveillance de tous les secteurs de la vie publique ont pu s'effectuer sans difficultés notables alors que l'emprise idéologique et culturelle n'a pas abouti aux résultats escomptés.Professeur d'histoire et de civilisation des pays de langue allemande à l'université Paris-VII, Rita Thalmann a consacré sa carrière de chercheuse à l'Allemagne et au nazisme.

  • Le Congrès pour la liberté de la culture à Paris, créé en 1950, soutenu sinon financé directement par les Etats-Unis, fut mis en place pour contenir l'influence soviétique en Europe. Son succès fut réel mais fragile, et sans cesse menacé. Ce livre est d'une approche originale et novatrice pour évoquer la guerre froide dans le domaine des idées.

  • Juin 1997: Claude Allègre prend les rênes du ministère de l'Éducation nationale. Mars 2000 : malgré, ou à cause des réformes engagées, son divorce avec les enseignants du secondaire est consommé, et le Premier ministre lui demande de quitter ses fonctions. Comment en est-on arrivé là ?
    En engageant le dialogue avec son ministre de père, Catherine Allègre-Papadacci cherche à comprendre. Professeur d'histoire-géographie et d'éducation civique en province puis à Paris, en ZEP, en lycée professionnel, et aujourd'hui dans un lycée parisien, elle est aussi mère de trois enfants et très au fait des préoccupations des parents d'élèves.
    Loin des passions politiques, Claude Allègre et sa fille débattent des questions qui ont suscité les plus vives polémiques: les absences des enseignants, les vacances, l'allégement des programmes, la nature de l'enseignement, etc. A la lumière de leur expérience aux deux extrémités de la « pyramide » de l'Éducation nationale, ils confrontent aussi leurs points de vue sur des situations très concrètes touchant à la violence à l'école, à l'aide aux élèves en difficulté ou à la prise en compte du mérite de chacun. Enfin, ils avancent des réponses courageuses aux problèmes qui minent l'institution de l'intérieur.
    Échange entre un père et sa fille, entre un enseignant et son ancien ministre, ce dialogue franc et sans ménagements est d'abord celui de deux professeurs également convaincus que l'avenir est commandé par ce qu'il adviendra de l'école. Une école qu'ils veulent libre et républicaine.

  • Docteur en médecine, Etienne de Clave était bien connu de ses contemporains Descartes, le père Mersenne et Gassendi. Son Cours de chymie (1646) a joué un rôle important dans la constitution de la discipline au XVIIe siècle, même si la théorie qu'il a élaborée a été occultée par la notoriété du cartésianisme et du gassendisme. Nouvelle lumière philosophique élabore une théorie de la matière fondée sur la définition de cinq principes constitutifs des corps mixtes . Clave s'appuie sur le travail des chimistes paracelsiens, qu'il dépasse pour développer une véritable théorie corpusculaire qui trouve sa place dans la nouvelle philosophie de la matière émergeant au XVIIe siècle. Discrédité par le rapport qu'il entretient avec la tradition alchimique, l'ouvrage contient néanmoins une réflexion féconde sur le concept d'élément. THEORIE DE LA MATIERE PAR UN PHILOSOPHE CONTEMPORAIN DE DESCARTES

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