Gallimard-jeunesse

  • 73 avant J.-C. Appelée à rejoindre son père dont elle était séparée, Julia, dix ans, découvre la ville de Rome. Être la fille de Jules César, jeune politicien ambitieux, n'est pas toujours chose facile. Entre une mère et une grand-mère intransigeantes, les caprices ne sont pas de mise. Julia doit s'adapter à cette ville grouillante et sale, aux exigences d'une vie de devoirs dans une solitude parfois pesante. La jeune fille a une fâcheuse tendance à écouter aux portes...

  • «31 juillet 1781. La représentation terminée, je m'empresse de gagner ma chambre.- Pas si vite, toi là-bas ! Nous avons deux mots à nous dire...- Maman, je nai rien fait, je vous le jure ! Mozart peut bien se fiancer à Josepha, je n'ai rien contre son bonheur.- Mais qui t'a dit qu'on t'accusait de ruiner le bonheur de ta soeur ? N'as-tu pas entendu ce que Mozart a chanté ? Notre Wolfang est amoureux de toi !»

  • «4 janvier 1744. Mère s'est penchée pour prendre mon menton dans sa main. "Ne répétez à personne ce que je vais vous dire, ni à votre frère ni même à Mademoiselle. Compris ?" J'ai acquiescé. "Si vous obenez la faveur du roi, vous et moi devrons quitter la Prusse pour gagner Saint-Pétersbourg où nous rencontrerons l'impératrice Élisabeth. Elle vous a choisie, vous, ma pauvre fille ingrate, pour être la fiancée de Pierre. À moins que vous ne gâchiez vos chances, vous l'épouserez et, un jour, vous régnerez tous deux sur la Russie.»

  • «6 février 1917. J'aimerais tant que mon père m'autorise à venir soigner ses blessés. Même si c'est sans doute un spectacle éprouvant. Mais il dit que je suis trop jeune. Pourtant l'année prochaine, si la guerre n'est pas encore finie, je veux devenir infirmière. J'aurai dix-sept ans, après tout!» La tourmente de la Grande Guerre, à travers le journal intime de Geneviève.
    En fin d'ouvrage, un supplément historique sur les causes et le déroulement du premier grand conflit du XXe siècle.

  • 21 novembre 1831 au matin.
    «Des coups de feu! Mon Dieu, que se passe-t-il? Je suis sûre que j'ai entendu des coups de feu. Ça venait du côté de la place des Terreaux. Je suis morte de peur... je ne peux plus bouger ni raccomoder le linge, ni laver, je tremble tellement que je crois que je vais tout renverser. Écrire, ça a au moins le mérite de me calmer un peu. Papa et maman ne sont toujours pas là. Maman a dû rester chez les saint-simoniens avec les petits, mais papa est-il en danger?» Partagez le journal intime de Pauline, fille de canuts, et luttez avec elle pour défendre leurs droits.

  • «Mayflower, 1620. "Terre en vue!" L'appel de l'homme de vigie déchira l'aube. Nous nous précipitâmes sur le pont. Les marins furent les premiers à l'apercevoir, ligne sombre à peine visible contre l'horizon. Au bout de longues minutes, Hummy et moi commençâmes à la distinquer à notre tour. Ce n'était pas un simple mirage, c'était quelque chose de réel. Certes, le voyage a duré soixante-cinq interminables journées, mais nous violà arrivés. Ceci est le Nouveau Monde; je m'en emplis les yeux pour la première fois.».

    Partagez le journal intime d'Esther et vivez avec elle l'épique voyage du Mayflower, puis la périlleuse installation des premiers colons anglais en Amérique.
    En fin d'ouvrage, un supplément historique sur l'aventure des pionniers qui ont fondé les futurs États-Unis.

  • 3 janvier, 57 avant J.-C.
    «J'ai senti mes entrailles se tordre. Ma soeur essaierait-elle de m'empoisonner? Oui, je crois... J'ai pris la coupe et l'ai levée vers Tryphaéna comme pour l'honorer, mais en réalité, je scrutais le liquide à la recherche de traces d'huile à la surface ou de traînées de poudre sur les parois. Si je jetais le contenu de mon verre dans le bassin, elle me ferait décapiter sur-le-champ par ses gardes. S'il s'agissait bien de poison, une seule gorgée, et c'était la mort.» Partagez le journal intime de Cléopâtre, et vivez le destin captivant d'une jeune princesse égyptienne.

  • Jeudi 31 octobre 1940 «Une honte: Pétain a appelé les Français à "collaborer avec les Allemands". Et papa est prisonnier de ces gens avec qui il faudrait "collaborer" ! Maman sort souvent sans me dire où elle va, ça m'énerve. Je sais qu'elle fait la queue pendant des heures pour essayer d'acheter de quoi manger parce qu'il n'y a plus grand-chose à manger dans les magasins, mais parfois, j'imagine qu'elle va je ne sais où, faire des choses dangereuses et ça me fait peur.» Partagez le journal intime d'Hélène, et affrontez avec elle les tourments de la Seconde Guerre mondiale à Paris.

    1 autre édition :

  • 23 septembre 1853.
    «Je me suis réveillée au milieu de la nuit. Mon coeur battait à grands coups. Les mots de papa résonnaient en moi: "la future impératrice d'Autriche". Oui, bien sûr, on me l'a dit souvent mais jusqu'ici, c'est comme si je ne l'entendais pas. François-Joseph prenait toute la place, avec son regard bleu, la chaleur de son bras autour de moi. Maintenant, il n'est plus là, et je reste avec ce titre terrifiant. Que m'arrive-t-il? Est-ce que j'ai une tête à être impératrice, mo, la petite Sissi de Possenhofen?» Partagez le journal intime de Sissi et vivez le destin extraordinaire d'une jeune fille rêveuse et passionnée à la cour de Vienne.

    1 autre édition :

  • «9 avril 1515. la nouvelle est arrivée tout droit de Paris : le roi François, sa mère, sa soeur, son épouse et toute la cour vont s'installer à Amboise. Mon amie Charlotte m'a regardée, les yeux brillants d'excitation. "J'attends qu'il soit là !" m'a-t-elle soufflé. Je me dis que si le roi fait une telle impression alors qu'il est encore au loin, quel effet va-t-il produire une fois arrivé ici ? Charlotte a peut-être raison. Il y aura mille choses à observer et à décrire. En fait, j'ai bien de la chance d'avoir quinze ans en cette année 1515.»

  • « 25 septembre 1530. Je venais d'un petit couvent. J'habitais une cellule étroite. Au rythme régulier d'une cloche, j'allais avec mes compagnes habillées de noir, de la chapelle au réfectoire et du réfectoire à la bibliothèque. J'ai désormais changé de monde. Je viens d'entrer dans un univers inconnu. Tout est différent ; les espaces immenses, la foule dans chaque pièce, l'or, les couleurs chatoyantes qui ruissellent des plafonds, sur les vêtements... je ne sais que décrire, par quoi commencer. Où suis-je ? » Partagez le journal intime de Catherine et découvrez avec elle le destin captivant d'une future reine de France. En fin d'ouvrage, un supplément historique sur cette période fondatrice de l'histoire.

  • «Avril 79. En sortant chercher de l'eau, ce matin, j'ai trouvé un oiseau mort. "C'est le manque d'air, a dit Martia. Un vrai temps de tremblement de terre." Les femmes, à la fontaine, répétaient les mêmes mots : "Un temps de tremblement de terre ! Pas une vague dans le port, pas un souffle de vent." Elle riaient.
    Personne à Pompéi ne redoute les secousses de la terre - elle tremble si souvent ! Et depuis dix-sept ans, aucune maison ne s'est effondrée. » Partagez le journal intime de Briséis et affrontez avec elle la terrible éruption du Vésuve. En fin d'ouvrage, un supplément historique sur l'histoire de la célèbre cité romaine.

  • « 27 mai 1804. Cela s'est passé si vite que je n'ai pas eu le temps vraiment d'être impréssionée avant d'arriver devant... l'Impératrice ! J'étais clouée sur place. Le seul mouvement qui m'animait était la chaleur qui me montait aux joues. À ce moment, Mme Bonaparte a souri. Sa bouche, qui est petite, s'est étirée juste un peu et tout son visage a rayonné. Est-ce de la magie? Je jure qu'une force, un charme m'ont touchée et forcée à sourire à mon tour. » Partagez le journal intime de Léonetta, et découvrez avec elle la vie fascinante de l'impératrice Joséphine. En fin d'ouvrage, un supplément historique sur cette période fondatrice de l'Histoire.

  • «14 juillet 1789. En écrivant ces lignes, je crois encore respirer l'odeur forte qui a enveloppé le centre de la ville. Elle provient de la Bastille prise cet après midi. Qui aurait pu imaginer que la fureur populaire s'attaquerait à un tel monument ? À l'atelier, depuis le début de la matinée, ça n'était que clameurs, coups de fusil et hurlements : "A la Bastille!" Dans le noir, à la faible lueur des chandelles, nous avons tiré l'aiguille en redoutant le pire.» Partagez le journal intime de Louise, et vivez avec elle les bouleversements de la révolution française. En fin d'ouvrage, un supplément historique sur cette période fondatrice de l'histoire.

  • «Dimanche de Pâques 1859. Liberté. C'est peut-être le seul mot que j'ai appris tout seule. Ici, les gens, ils prient pour la liberté, mais pour pas que Maître Henley connaisse leurs vrais sentiments, ils appellent la liberté "cieux". Tous, ils ont l'esprit fixé sur c'mot: liberté. Mais c'est un mot qui me parle pas, que j'ai encore jamais pu voir.» L'histoire vraie de Clotee, une jeune esclave qui a refusé son sort, à travers son journal intime.

  • « Quand enfin j'ai cessé ma lecture et que j'ai relevé mon regard de la page où il était rivé, j'ai vu que le roi avait les larmes aux yeux. Et il me regardait comme jamais il ne m'avait regardée... Au bout d'un moment, il a pris la parole ; sa voix était un peu altérée :
    - Vous avez une voix magnifique, Marie, et très émouvante, a-t-il dit. Il faudra recommencer... bientôt...
    Ce « bientôt » sonnait comme une promesse, et je l'ai emporté avec moi, précieusement. »

  • «13 juin 1769. Oh mon Dieu, ça y est ! elle est enfin là - la demande en mariage ! Les émissaires du roi Louis XV sont arrivés ce matin. J'ai tout de suite été appelée dans la maison d'été où maman travaille. Je pensais que j'allais me faire gronder parce que j'avais joué à me laisser rouler le long des collines ! Mais j'ai à peine posé le pied dans la salle de réception en marbre que maman s'est précipitée vers moi. Elle m'a écrasée sur sa poitrine et m'a murmuré : "Antonia, tu vas te marier ! Tu vas devenir reine de France !" Ses joues étaient toutes mouillées de larmes, et les miennes n'ont pas tardé à l'être aussi !»

  • « 2 avril 1725. Anna, ma soeur, le roi Louis XV a demandé ma main. Bientôt, je serai reine de France. C'est un tel honneur pour notre famille, je n'ose à peine y croire. Et moi qui écrivais ici il y a quelques jours que jamais je ne serais choisie ! Comment est-ce possible ? Pourquoi moi, et non la princesse de Russie ? Pourquoi la fille du roi détrôné de Pologne et pas celle du prince de Galles ? Je l'ignore, pourtant, il n'y a aucun doute. Je ne rêve pas. »

  • «22 juin 1269. Dans la douceur de cette soirée d'été, Mattéo nous a décrit pour la énième fois la "Route de la soie" menant à l'empereur Koubilaï. La Route de la Soie... Je ne croyais pas un mot de ce que mon oncle disait. Je préférais rêver. Fermant les yeux, je l'imaginais douce et belle. Je voyais des centaines de Mongols, de Chinois jetant des rouleaux de soieries chatoyantes sous les pas des voyageurs, de leurs chevaux. L'impatience et l'envie d'y courir m'ont pris»

  • Japon, 1923. À l'âge de douze ans, Ayami est vendue à une okiya, une maison d'éducation de geishas, à Tokyo. D'abord cantonnée aux tâches ménagères, elle devient maïko - apprentie geisha - et prend un nouveau nom : Mitsuko. On lui enseigne l'ikebana, le chant, la danse des éventails... Ses aînées lui montrent comment marcher gracieusement, sourire aux plaisanteries des clients sans montrer ses dents, nouer la ceinture de son kimono. L'apprentissage est exigeant mais la jeune fille ne se décourage pas et révèle de grandes aptitudes. C'est alors qu'un tremblement de terre ravage le pays. Tokyo est gravement touché ainsi que sa ville natale, où Mitsuko part à la recherche de sa famille.

  • Le journal d'Anne de Bretagne, de la guerre contre le roi de France à ses fiançailles avec le monarque...
    Anne n'a que onze ans lorsqu'elle devient duchesse de Bretagne, à la mort de son père, en 1488. Tandis que la cour intrigue pour marier la jeune fille, la Bretagne est menacée par le roi de France. Refusant de se soumettre, Anne engage ses troupes, mais trahisons, défaites militaires et manque d'argent conduisent la jeune fille à accepter une union avec le roi de France.

    Partagez le journal intime d'Anne et vivez avec elle le destin exceptionnel d'une jeune fille en guerre contre le roi de France.

  • 1614. Anne a treize ans. Elle vit en Espagne, à la cour du roi son père. Depuis la mort de sa mère, elle prend soin de ses frères et soeurs. L'ambiance de la cour espagnole est très pieuse, mais chaleureuse et bienveillante et elle peut compter sur l'affection de son père. Depuis sa naissance, elle est promise au futur roi de France. Le mariage est décidé : Anne doit quitter son pays pour la France, où elle a du mal à s'accoutumer aux usages d'une cour si différente. D'autant qu'elle ne parle pas français...

  • « Berlin, avril 1939. Ce que j'ai à t'annoncer est si incroyable, si romanesque aussi ! Si tout va bien, nous partirons bientôt pour La Havane, capitale de Cuba ! Hitler est devenu fou. Il a donné sa bénédiction à la décision de Goebbels de laisser les Juifs quitter librement l'Allemagne en échange de tous leurs biens ! Un premier bateau emportant avec lui un millier de Juifs partira prochainement. Je ne peux y croire ! La partie est loin d'être gagnée, je le sais. Mais au moins nous avons repris espoir. »

  • Athènes, 468 avant notre ère. Alors que les jeunes filles de bonne famille n'apprennent qu'à tisser et à tenir leur maison, Cléo reçoit une éducation originale. Son père, acteur aux Grandes Dionysies, fait appel à elle pour répéter la pièce d'un jeune poète inconnu nommé Sophocle. Cléo, déguisé en garçon, décroche bientôt un rôle dans Antigone !

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