Lieux Dits

  • L'histoire des immigrations arméniennes en France traverse tout le vingtième siècle et reste d'actualité. La vallée du Rhône et ses environs en ont été un réceptacle majeur : non pas un couloir où l'on ne ferait que passer, mais une terre d'élection. A Romans, Valence, Montélimar, Aubenas, Saint-Martin d'Hères, Grenoble, Décines, Vienne, Lyon, Saint-Etienne ou Saint-Chamond, les immigrants et leurs descendants se sont enracinés.
    Après le temps des ghettos et du rejet, ils ont créé des Petites Arménies, tantôt éphémères et tantôt pérennes, dont nous percevons aujourd'hui l'héritage. Boris Adjemian écrit l'histoire de ces enracinements. Son livre retrace la succession des immigrations, entre l'arrivée des rescapés du génocide dans l'entre-deux-guerres, les départs en chantant vers l'Arménie soviétique et leurs retours amers, les nouvelles générations venues de Turquie, de Syrie et du Liban des années 1950 aux années 1980, puis plus près de nous les immigrants de l'Arménie indépendante.
    Au fil d'une histoire à taille humaine attentive aux réécritures de la mémoire et aux passés dans le présent, il interroge les multiples manières dont, ici ou là en diaspora, on vient à jeter l'ancre.

  • Quel enfant n?a pas été attiré par les animaux et n?a pas souhaité s?en occuper ? Souvent les vétérinaires évoquent cette passion pour expliquer leur vocation. Si la réalité professionnelle est loin de ce rêve de gosse, elle en garde trace quel que soit le type d?exercice du métier, mais elle suppose aussi un parcours scolaire d?excellence, la réussite d?un concours difficile et plusieurs années d?études supérieures dans une école vétérinaire.
    S?ouvrent alors des voies diverses. La plus connue est celle de la pratique libérale auprès d?une clientèle rurale (animaux d?élevage) ou, de plus en plus, auprès d?une clientèle urbaine (petits animaux). Mais la profession vétérinaire s?est aussi engagée sur d?autres voies dans le secteur public et dans le secteur privé (agro-alimentaire, pharmaceutique,?).
    Dans cet ouvrage, des vétérinaires  ? qu?ils soient praticiens libéraux, salariés d?entreprise ou agents de la fonction publique ?  parlent de leur activité quotidienne, de leurs problèmes actuels et des évolutions d?une profession qui, au cours de son histoire, a su s?imposer et s?adapter.

  • Indissociable de l?identité de la Franche-Comté, le patrimoine industriel y est partout présent, issu d?industries encore très actives (comme la construction automobile ou encore l?horlogerie, récemment inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l?Unesco) ou d?activités aujourd?hui disparues. Les fermetures d?usines ont été si nombreuses en France à partir des années 1970 qu?un inventaire national a été lancé afin de les répertorier. Ce livre rend compte de ce travail de longue haleine, mené sur tout le territoire franc-comtois. Il présente des bâtiments et machines qui font patrimoine, des sites et instruments singuliers, uniques ou multiples. Tous nous parlent du monde industriel et renvoient à l?histoire économique, sociale et ouvrière mais aussi à l?architecture, aux sciences et aux techniques.Au fil des pages, nous visitons la gigantesque usine Peugeot de Sochaux, l?une de ces fruitières à comté qui ont servi d?inspiration au mouvement coopératif, les vestiges d?un haut fourneau du 18e siècle, une tournerie sur bois ou une fabrique de pipes, un atelier d?horloger ou de diamantaire, une usine de meuble ou une distillerie, une centrale hydroélectrique, des moulins et minoteries... Nous flânons dans l?enceinte d?une saline royale (à Arc-et-Senans ou Salins) ou d?une verrerie (Passavantla-Rochère), avant d?assister à la fonte d?une cloche (à Abergement-Sainte-Marie ou Morteau)?
    Cet ouvrage a donc l?ambition de rendre compte de la richesse, de la diversité et parfois de la singularité des industries existantes ou ayant existé sur ce territoire. Il invite le lecteur à regarder d?un ?il neuf le paysage industriel environnant, si discret soit-il.

  • L?aéroport d?Orly est inauguré par le général de Gaulle le 24 février 1961. La nouvelle aérogare en verre et en acier, qui enjambe la Nationale 7 et présente aux automobilistes venant de Paris une façade vitrée bleue et jaune de 200 mètres, frappe les esprits par son architecture résolument moderne. L?aéroport devient immédiatement le monument le plus visité de France :  on y va en famille voir les avions. Les terrasses d?Orly chantées par Bécaud font partie du décor de la France des années 60, qui aspire à la modernité.
    C?est aussi une page de l?aviation qui se tourne : Orly accueille les nouveaux avions de lignes à réactions : les jets. Les Caravelles, les Boeing 707, les Douglas DC-8 remplacent définitivement les avions à hélices et font entrer le transport aérien dans une nouvelle ère, celle de la vitesse et du transport de masse.
    À l?heure du centenaire d?Orly et alors qu?un nouveau terminal s?y construit, ce livre permet de revivre cette glorieuse époque grâce aux photographies réalisées dans les années 60 par les photographes de l?aéroport de Paris (aujourd?hui groupe ADP).
    Réalisé en partenariat avec le groupe ADP, il s?attache à montrer en quoi ce bâtiment emblématique des Trente Glorieuses est un élément majeur du patrimoine francilien.

  • Darphin, Godard, Ribes, Réty, Vuaillat, Marthouret, Lavarenne, Rimaud, Fealy? autant d?artistes peu connus du grand public, sans doute parce qu?on les appelait plutôt « monsieur l?abbé »... Aux XXe et XXIe siècles, près de trente prêtres du diocèse de Lyon conjuguent leur vocation d?hommes de Dieu et leur talent d?artiste.
    Avec leur sensibilité particulière, ils créent tableaux, sculptures, photographies, poèmes et crèches, ainsi que des compositions allant du chant liturgique aux contes musicaux. Ils saisissent au vol des instants de vie, s?émerveillent de la création et de la nature, composent des hymnes pour aider à prier et accompagner les célébrations.
    Si certains ont du mal à concilier leurs deux vocations, d?autres les vivent au contraire de manière unifiée et indissociable, dans une recherche de la beauté au service de Dieu.
    La Commission diocésaine d?Art Sacré de Lyon propose ici une rencontre inédite de ces hommes qui, par la matière ou les notes de musique, sont capables de nous montrer le chemin du ciel et d?éclairer nos vies de croyants et de non-croyants.

  • À la découverte des 1001 facettes du paysage francilien : églises, châteaux, parcs, mais aussi stades, aérogares, citésjardins. De magnifiques photos pleine page réunies et documentées par des spécialistes.

  • Potagers et jardins d'utilite en région Centre-Val de Loire Nouv.

    Fruit de la collaboration entre chercheurs et photographes de l?Inventaire général de la Région Centre-Val de Loire, cet ouvrage propose un aperçu de la diversité des jardins d?utilité dans le Val de Loire et ailleurs en région : jardins potagers, jardins fruitiers, jardins fleuristes, jardins de plantes médicinales, jardins familiaux? Ces sites présentent toujours un intérêt patrimonial, qu?il soit historique ou contemporain.
    Ce recueil des photographies commentées par des historiens des jardins donne à voir la composition du jardin et son architecture, l?importance du sol, de l?eau, des techniques culturales parfois anciennes et en filigrane le travail du jardinier. Images et textes offrent un regard original sur une cinquantaine de sites, des jardins les plus reconnus (Jardins de Villandry, jardins médiévaux du prieuré Notre Dame d?Orsan?) aux plus confidentiels.
    Cette promenade photographique au c?ur de jardins enchanteurs, gourmands et colorés est complétée par une sélection de clichés issus du plus important fonds photographique professionnel consacré au patrimoine en région Centre-Val de Loire, de plans anciens et de planches botaniques. Le poète Christophe Manon, invité de cette édition, apporte son regard sensible et mélancolique sur le monde du jardin. Avec la collaboration de l?association des Parcs et Jardins en région Centre-Val de Loire.

  • À la croisée des chemins de Chine, d?Ouzbékistan et d?Italie, de Touraine et du Lyonnais, de fragiles soieries sont conservées dans les sacristies d?Auvergne.
    Humbles pièces textiles ou vêtements liturgiques richement brodés et tissés, ces soieries ont participé tant aux témoignages de dévotion populaire qu?aux plus prestigieux rites et cérémonies, de la plus petite église rurale à la cathédrale.
    Les tissus façonnés de vêtements liturgiques, ornements sacrés, conçus spécifiquement pour les besoins du culte à partir de la fin du XVIIIe siècle, étaient avant cela des tissus de robe ou d?ameublement ornés d?une iconographie profane.
    Tous ces précieux vestiges d?art décoratif maintenant délaissés transforment aujourd?hui la plus petite église en conservatoire d?un patrimoine méconnu, à l?abri des regards.
    L?Inventaire général du patrimoine culturel d?Auvergne-Rhône-Alpes a sillonné près de 300 communes des départements de l?Allier, du Cantal, de la Haute-Loire et du Puy-de-Dôme pour étudier et porter à connaissance des échantillons de ces textiles oubliés, inscrits dans l?histoire culturelle mais aussi dans la mémoire collective du territoire.

  • Attestée par un écrit de 1489, l?huile de pétrole de Pechelbronn, dans le nord de l?Alsace, est exploitée industriellement dès 1735. L?historiographie, qui situe les débuts de cette activité en 1859 à Titusville en Pennsylvanie, accuse ainsi 124 années de retard !
    Pechelbronn s?impose comme le berceau de l?exploitation pétrolière. L?histoire de la concession est une authentique épopée incarnée par de puissantes figures au premier rang desquelles quatre générations de la famille Le Bel. Siège d?innovations permanentes qui garantissent la pérennité de l?entreprise, la compagnie doit néanmoins composer avec des ressources minérales qui s?épuisent.
    Interrompue en 1970, l?aventure industrielle a légué au territoire un riche patrimoine qui a façonné son paysage et contribué à forger son identité.

  • Près de 200 églises construites en un siècle entre Rhône et Roannais ! Dans le diocèse de Lyon comme dans le reste de la France, le XXe siècle voit se propager un élan enthousiaste des curés et de leurs paroissiens pour édifier de nouveaux lieux de culte. L'industrialisation des banlieues et l'afflux de population dans les nouveaux quartiers conduisent l'Église à inventer des lieux de rassemblement fraternel, mêlant espaces de célébration et de rencontre. Un vent de nouveauté souffle sur l'architecture : le concile Vatican II bouleverse l'organisation intérieure de l'église en regroupant les fidèles autour de l'autel, ce qui se traduit par une grande originalité de plans : en éventail, en cercle, en ovale... L'introduction du béton et des formes épurées qu'il autorise permet des créations puissantes et originales, magnifiées par l'apport de lumière et de couleur rendu possible par des murs de vitraux ou des claustras, comme à Saint-Antoine à Roanne, Sainte-Bernadette à Caluire, Notre-Dame de Béligny à Villefranche. Du style néo-gothique fi nissant au caractère contemporain de l'église Saint-Thomas de Vaulx-en-Velin (2012), en passant par l'Art déco et le modernisme des années 1960, les églises XXe du diocèse de Lyon séduiront les passionnés d'architecture autant que les amoureux d'architecture sacrée. Des archives inédites, complétées de photographies inattendues, éclairent les contextes de construction et invitent le lecteur à poser un regard nouveau sur ces églises souvent méconnues, à les aimer et à partager son envie de les préserver.

  • Les lycées d'Île-de-France - Quand l'architecture contemporaine rencontre la pédagogie.
    Construire pour apprendre : tout un programme décliné au fil du temps depuis les premiers lycées impériaux implantés à Paris. Amplement diversifiée au XX e siècle, exportée bien au-delà des limites de la capitale, l?architecture des lycées n?a cessé de se réinventer pour s?adapter aux évolutions pédagogiques. Une sélection d?une quarantaine d?entre eux a été proposée au label Architecture contemporaine remarquable, attribué par le ministère de la Culture afin de distinguer leurs valeurs historique, architecturale et artistique.
    L?architecture des lycées va progressivement s?affranchir des modèles anciens du cloître ou de la caserne pour puiser son inspiration toujours plus librement dans les registres de l?usine, de l?hôtel de ville, de l?immeuble de bureaux, du campus universitaire ou encore du paquebot et de l?aéroport... En tension entre les contraintes d?un équipement public et le bien être des élèves, les architectes ont tenté de renouveler la forme et souvent fait preuve d?audace et d?imagination. C?est cette histoire, méconnue ou oubliée dans le quotidien de la vie scolaire, que cet ouvrage se propose de redécouvrir en arpentant les cours et couloirs des lycées remarquables d'Île-de-France.

  • Grilles et croix en fer rouillées, monuments funéraires de styles divers laissés à l'abandon noyés sous une végétation luxuriante, épitaphes devenues illisibles créent des univers singuliers. À Caen, quelques-uns des cimetières sont devenus des lieux de repos et de promenades pittoresques, uniques en Normandie.

    La création des cimetières remonte au Moyen Âge, mais en 1776 le roi Louis XVI, pour des raisons de salubrité publique, ordonne le transfert de la plupart des cimetières hors de l'enceinte des villes. Ainsi naissent à Caen les cimetières des Quatre-Nations, Saint-Ouen, Saint-Jean, Saint-Pierre et celui réservé aux protestants, désormais connus sous l'appellation de « cimetières dormants ». Au milieu du XIXe siècle, la municipalité déplace le cimetière de Vaucelles sur un terrain plus vaste et plus minéral, qui offre à la sculpture un nouveau champ d'action. Deux autres cimetières suivront en 1880, ceux du Nord-Est et du Nord-Ouest, encore en activité.

    Après avoir retracé l'histoire des cimetières de la ville et de leur réglementation, rappelé les changements des mentalités face à la mort, l'ouvrage propose au visiteur 9 promenades insolites largement illustrées, une invitation à comprendre les formes, décors, symboles et allégories présidant aux destinées des défunts connus ou anonymes.

  • Avec pas moins de 300 oeuvres créées en relation avec la Première Guerre mondiale, la Normandie est particulièrement riche en verrières dites commémoratives. Les premières sont posées dès 1916, alors que les évêques appellent à inscrire dans le marbre ou sur le verre les noms des paroissiens morts sur des terres lointaines. Forte de son engagement dans la guerre, l'Église souhaite faire passer des messages forts, la promesse du salut divin pour les soldats sacrifiés mais aussi l'attachement chrétien à la nation. Ces verrières, mi-religieuses, mi-patriotiques, prolongent et célèbrent ainsi l'Union sacrée. Jusque dans les années trente, des centaines de paroisses normandes offrent des verrières, dans une démarche tantôt individuelle, tantôt collective.

    Pour les maîtres verriers, la représentation des souffrances liées à la guerre est un exercice inédit et difficile. Si la plupart réadaptent des images traditionnelles, beaucoup sont amenés à composer des oeuvres originales. Quelques ateliers abandonnent le style académique pour exprimer ce drame contemporain dans une esthétique nouvelle teintée d'Art déco.

    Cet ouvrage offre un éclairage nouveau sur ce patrimoine de verre fragile et menacé, ses commanditaires et ses créateurs, et révèle la richesse et la diversité de l'art du vitrail en Normandie.

  • Chassés du royaume de France en 1394, d'Espagne en 1492 et de Provence en 1501, nombre de Juifs trouvent refuge en Avignon et dans le comtat Venaissin, territoires pontificaux. Peuple témoin de l'Ancienne Alliance, ils bénéficient de la tolérance ambivalente des papes. Contraints à un regroupement définitif au sein de quatre juiveries en 1624, ils occupent un quartier, appelé carrière, dans les villes d'Avignon, Carpentras, Cavaillon et l'Isle-sur-la-Sorgue. Ces carrières, et celle désertée dès le 16e siècle de Pernes-les-Fontaines, possèdent encore des vestiges ou des monuments, témoignant d'un culte et d'une culture millénaires, teintés de particularismes judéo-comtadins. Ces sites remarquables font actuellement l'objet d'une demande de classement au titre du patrimoine mondial de l'UNESCO. Voyage en des temps révolus, ce circuit propose la découverte d'un riche patrimoine mobilier et immobilier, parfois encore affecté à un rite religieux, une immersion dans un pan de l'histoire juive.

  • Bordé par le Doubs, qui forme une frontière naturelle avec la Suisse voisine, et marqué par les reliefs du Jura, mêlant plateaux et vallées, le Pays horloger demeure profondément attaché à l'industrie qui lui a donné son nom. Implantée au 18e siècle, celle-ci s'est largement développée dans la deuxième moitié du siècle suivant, fournissant aux sociétés suisses aussi bien que françaises l'ensemble des pièces composant la montre. Elle connaît une forte période d'expansion au 20e siècle, jusqu'aux années 1960-1970 où elle peine à s'adapter à l'arrivée du quartz et aux conséquences de la mondialisation. De la multitude d'entreprises apparues au fi l du temps, peu nombreuses sont celles qui parviennent à se maintenir jusqu'à nos jours. En réalisant l'inventaire du patrimoine industriel du Pays horloger, la Région Bourgogne-Franche-Comté a souhaité rappeler l'importance de la tradition horlogère dans le Haut-Doubs et ses caractéristiques, aussi bien techniques qu'architecturales ; tradition qui perdure aujourd'hui et qui contribue à façonner l'identité de ce territoire. Richement illustré, cet ouvrage invite le lecteur à parcourir les villes et les villages du Pays horloger pour comprendre comment cette industrie s'y est déployée, quels savoir-faire se sont développés, transmis et pérennisés, et comment s'organisent les différents ateliers concourant à la fabrication d'une montre (de ses multiples composants à son montage).

  • Ce livre raconte l'histoire d'un territoire rural, celui des communes de Provence-Alpes-Verdon, dans les Alpes-de-Haute-Provence. Dans cette zone de montagne, au fort relief très contraignant, alternent hivers rigoureux et étés torrides, fortes précipitations et périodes de sécheresse. L'étude retrace comment les hommes s'y sont implantés au fil des siècles : villages perchés du haut Moyen Age (comme Demandolx, Sausses, Saint-Benoît...) puis lent processus de déperchement à la fin du Moyen Age. Si les villages ont concentré la majorité de l'habitat, nombre de fermes sont « éclatées » : maison dans le village, dépendances agricoles disséminées sur les terres exploitées ou regroupées en hameaux spécialisés. Des générations de paysans ont ainsi peu à peu aménagé le territoire pour assurer leur subsistance dans ce milieu difficile, asséchant des marais, dressant des kilomètres de murets de pierres sèches, conquérant des terres lointaines. La nature des cultures a elle aussi laissé des traces inédites, comme les ruchers-placards, et façonné des paysages ponctués d'oliviers, de pruniers ou de châtaigniers, avant que l 'élevage ovin ne devienne la principale et souvent unique activité agricole. De nombreux exemples individuels donnent un aperçu très précis, parfois inattendu, des exploitations paysannes des années 1830. Enfin, l'architecture agricole est détaillée, des grandes fermes seigneuriales servant de villégiature, comme la Bastide du Prévôt, aux fermes alpines d'Allos, en passant par les cabanes d'estive et les divers bâtiments agricoles disséminés et omniprésents dans les cultures.

    Marceline Brunet ; Laurent Del Rosso ; Alexeï Laurent ; Maxence Mosseron ; Frédéric Pauvarel ; Françoise Baussan ; Sarah Bossy.

  • Dans les années 1860, trois événements majeurs transforment une petite ville isolée vivant du commerce des citrons et de l?huile d?olive en station de villégiature renommée : la publication de l?ouvrage du docteur Bennet vantant les vertus curatives de son climat, le rattachement de la commune à la France et l?arrivée du chemin de fer..
    Menton, qui appartenait jusque-là à la Principauté de Monaco, devient sous le Second Empire une station climatique recherchée aux portes de l?Italie. Sa position abritée au pied d?un cirque de montagnes, bénéficiant d?une bonne pluviométrie, lui confère un climat quasi tropical permettant la création de jardins exceptionnels sous ces latitudes. De station climatique accueillant des malades venus de toute l?Europe y retrouver la santé, la station devient au début du XXe siècle une « ville du luxe et de l?élégance ».
    Cet ouvrage retrace l?histoire de la station balnéaire de Menton. Il présente un panorama des formes architecturales accueillant la population cosmopolite des hivernants, les villas, les grands hôtels et palaces, les casinos, les lieux de culte, les jardins.

  • Lyon 68 raconte l'histoire de l'agglomération lyonnaise à travers les mouvements contestataires et alternatifs qui s'y sont développés entre 1958 et 1979. Dans la capitale des Gaules, et en lien avec la mobilisation nationale de 68 mais aussi notamment les luttes du Larzac et de LIP, on assiste durant ces deux décennies à l'émergence de nouvelles formes et de nouvelles thématiques de revendication : autogestion, luttes des femmes, écologie, libre expression de l'homosexualité, luttes des travailleurs immigrés, antimilitarisme... De nouvelles attentes politiques et sociales émergent, dont on trouve les premiers signes avant mai 68, contrairement à ce que l'éclatement brutal de la mobilisation étudiante et ouvrière des mois de mai-juin laisse supposer.

    Confrontée à un développement tous azimuts des formes de contestation, l'agglomération lyonnaise révèle alors ses failles. Ces années 68 vont brutalement mettre en évidence l'appartenance de Lyon à un ensemble national par son adhésion massive à la contestation née de mai-juin, à rebours des représentations d'une ville enfermée dans ses réseaux institutionnalisés et dominée par une élite industrielle et commerçante. C'est donc une dynamique sociale nouvelle qui s'impose alors à Lyon et dans le Rhône, à l'exemple de ce qui se passe en France, en Europe et dans le monde.

    Le récit général est ponctué de focus consacrés à un événement social ou une thématique revendicative sans oublier une chronologie des événements marquants de mai 68 survenus à Lyon et sa périphérie.

  • Riche d'un héritage artistique exceptionnel (Amboise, Chambord, Blois, Chaumont-sur-Loire, Chenonceau, Azay-le-Rideau...), le Val de Loire est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco. Parce que le mouvement intellectuel et artistique de la Renaissance s'y est exprimé avec une grande vitalité, la Région Centre-Val de Loire célèbre en 2019 le 500e anniversaire de la mort de Léonard de Vinci et l'esprit d'innovation propre à ce moment de notre histoire. Ce livre invite le lecteur à redécouvrir cet héritage à travers le regard des photographes de l'Inventaire général qui ont constitué le plus important fonds photographique professionnel consacré au patrimoine en région Centre-Val de Loire.

    Offrant parfois un regard inattendu sur certains sites phares (Blois, Chambord, château de Diane de Poitiers à Anet, château de Châteaudun, tour du choeur de la cathédrale de Chartres, hôtel Lallemant à Bourges), ce livre présente également des oeuvres moins connues mais de grande qualité grâce à ses six parcours en Beauce, Perche, Berry, Touraine, Blésois, Gâtinais, Sologne. Sensible à cette beauté, l'écrivaine Léonor de Récondo s'en est inspirée pour lui dédier un texte inédit. Un clin d'oeil au vocabulaire descriptif de l'architecture et du mobilier vient, de temps à autre surprendre le lecteur.

  • Encore en activité, en attente d'une réaffectation ou déjà reconvertis, les sites emblématiques de la région Auvergne-Rhône-Alpes présentés dans cet ouvrage racontent la richesse et la diversité de son histoire industrielle. Datant du XVIIe siècle aux années 1990, ils sont autant d'invitations à traverser le temps et d'héritages pour les générations futures. Les visages de ce patrimoine sont d'abord multiples par les activités qu'ils ont autrefois incarnées (mine, passementerie, soierie, décolletage, armurerie, tannerie, énergie...). Ils permettent ensuite d'apprécier au fi l des siècles la continuité ou la réversibilité de certaines industries, comme la cartoucherie de Bourg-lès-Valence, le puits Couriot, la fonderie de Vénissieux, Renault-Truck, les Soieries Bonnet, les usines et cités Michelin... Cet héritage matériel, qui possède ses propres qualités graphiques, soulignées ici par la photographie, peut aussi servir de point d'appui aux architectes ou paysagistes contemporains (Michel Corajoud, Patrick Bouchain, Reichen et Robert, Philippe Prost...) lorsqu'ils sont invités à réinventer ces lieux, à faire dialoguer les images du passé et la projection symbolique d'un avenir. Si certaines traces laissées par les activités passées sont vouées à l'effacement, d'autres connaissent une nouvelle vie grâce aux dispositifs de protection au titre des Monuments historiques et aux démarches de reconversion. Leur histoire, ferment d'une identité et d'une mémoire collectives, invite à une réflexion sur le devenir de ces espaces et sur la relation que nous entretenons avec cet héritage pluriel.

  • Trente objets du patrimoine de Saône-et-Loire, protégés au titre des Monuments Historiques, témoignent de la diversité de l?activité humaine au cours du temps sur ce territoire de Bourgogne du sud. De nombreux objets remarquables ont été découverts dans les édifices les plus variés, de la petite église de campagne aux bâtiments publics en passant par les demeures privées.  Le calice en cristal de Roussillon-en-Morvan, la locomotive à vapeur 241 P 17 du Creusot et la pirogue monoxyle médiévale de Geugnon évoquent tout autant un inventaire à la Prévert qu?une affaire de spécialiste.
    Ce livre propose d?informer le touriste, l?amateur, le citoyen soucieux de la sauvegarde de son patrimoine, sur le sens et l'?histoire de ces objets et sur les moyens mis en ?uvre pour les protéger.
    Les exemples choisis permettent d?évoquer la vie d?un objet à travers les siècles, de sa création à sa reconnaissance patrimoniale. Sont évoquées également les possibilités d?action pour sa sauvegarde et les pistes de réflexion sur les nouveaux patrimoines.

  • « Je voulais m'engager pour servir mon pays et faire un métier qui bouge. La Marine nationale, ce sera l'expérience de ma vie. » Avec plus de cinquante métiers différents, la Marine nationale offre un large panel d'opportunités professionnelles : mécanicien, détecteur anti-sous-marin, cuisinier, pilote d'hélicoptère, fusilier marin, secrétaire, marin pompier, informaticien et bien d'autres.

    Être marin militaire, c'est choisir un métier très exigeant et pas banal. C'est s'engager à servir son pays, à travailler dans des environnements particuliers (sur l'eau, sous l'eau, à terre ou dans les airs) et accepter les contraintes qui en découlent.

    Ce livre présente la Marine nationale et décrit le quotidien des 38 000 marins qui travaillent sur les bateaux de surface, dans les sous-marins, dans l'aéronautique navale, chez les fusiliers marins et commandos, chez les marins pompiers ou à terre, dans le soutien. Les photographies captent la réalité du métier et les marins eux-mêmes s'expriment à travers de nombreux témoignages.

  • Grand voyageur, photographe, Eric Dessert pat court le monde, sa chambre sur l'épaule.
    Une technique lente, longue, pour des images en noir et blanc, précises, sobres. Entre 2002 et 2009, il a arpenté, à l'ouest. de la Chine, les provinces reculées du Sichuan, du Guizhou, du Xinjiang et du Gansu Lautre Chine, celle qui ne fait pas l'actualité, celle des paysans, celle du passé, celle aussi qui questionne l'avenir. Des photos qui transmettent une humanité de l'autre bout. du monde. Historien, Lucien Bianco a longuement étudié la société rurale chinoise.
    Son histoire sans concessions de la misère ancestrale des campagnes met en lumière les enjeux actuels, à l'heure où plus de 700 millions de paysans chinois sont rattrapés par la modernité, Chacun à leur manière, ils nous ouvrent les yeux sur cette Chine des campagnes dont la magie ne doit pas faire oublier qu'elle reste l'enjeu de demain pour ce pays en route vers le monde.

  • Des chefs d'oeuvres de la peinture italienne des XVI, XVII et XVIIIème siècle en Bretagne ? Véronèse, Tintoret, Gentileschi, Giordano, Guido Reni, est-ce possible ?
    Source d'inspiration des arts, à l'opéra () comme dans la peinture (Pont-Aven, le Surréalisme), la Bretagne est aussi un très riche conservatoire du patrimoine international. Pour la première fois, la totalité des grands musées de la Région, Nantes incluse, s'est coordonnée pour restaurer, exposer et publier cette richesse méconnue.
    De longue date déjà, la plupart des musées avaient entrepris d'étudier ces collections insignes et mondialement connues des spécialistes, patiemment réunies par des collectionneurs devenus de généreux donateurs : François Cacault à Nantes et Jean-Marie de Silguy à Quimper.
    S'appuyant sur les travaux universitaires de Mylène Allano, ainsi que la contribution de l'institut national d'Histoire de l'Art à Paris, dont celle de Michel Laclotte, ancien directeur du musée du Louvre, l'exposition entend ainsi faire le point sur la dette séculaire de la culture française à l'égard de l'Italie.
    Une des originalités du projet par ailleurs réside dans la collaboration des différents partenaires. Celle-ci a permis depuis plusieurs années de coordonner de vastes campagnes de restaurations orchestrées par le Centre de Recherche et de Restauration des musées de France à Versailles, permettant ainsi de révéler une sélection de 80 oeuvres majeures entièrement restaurées, dont beaucoup totalement inconnues du grand public.

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