Lieux Dits

  • L'histoire des immigrations arméniennes en France traverse tout le vingtième siècle et reste d'actualité. La vallée du Rhône et ses environs en ont été un réceptacle majeur : non pas un couloir où l'on ne ferait que passer, mais une terre d'élection. A Romans, Valence, Montélimar, Aubenas, Saint-Martin d'Hères, Grenoble, Décines, Vienne, Lyon, Saint-Etienne ou Saint-Chamond, les immigrants et leurs descendants se sont enracinés.
    Après le temps des ghettos et du rejet, ils ont créé des Petites Arménies, tantôt éphémères et tantôt pérennes, dont nous percevons aujourd'hui l'héritage. Boris Adjemian écrit l'histoire de ces enracinements. Son livre retrace la succession des immigrations, entre l'arrivée des rescapés du génocide dans l'entre-deux-guerres, les départs en chantant vers l'Arménie soviétique et leurs retours amers, les nouvelles générations venues de Turquie, de Syrie et du Liban des années 1950 aux années 1980, puis plus près de nous les immigrants de l'Arménie indépendante.
    Au fil d'une histoire à taille humaine attentive aux réécritures de la mémoire et aux passés dans le présent, il interroge les multiples manières dont, ici ou là en diaspora, on vient à jeter l'ancre.

  • L?aéroport d?Orly est inauguré par le général de Gaulle le 24 février 1961. La nouvelle aérogare en verre et en acier, qui enjambe la Nationale 7 et présente aux automobilistes venant de Paris une façade vitrée bleue et jaune de 200 mètres, frappe les esprits par son architecture résolument moderne. L?aéroport devient immédiatement le monument le plus visité de France :  on y va en famille voir les avions. Les terrasses d?Orly chantées par Bécaud font partie du décor de la France des années 60, qui aspire à la modernité.
    C?est aussi une page de l?aviation qui se tourne : Orly accueille les nouveaux avions de lignes à réactions : les jets. Les Caravelles, les Boeing 707, les Douglas DC-8 remplacent définitivement les avions à hélices et font entrer le transport aérien dans une nouvelle ère, celle de la vitesse et du transport de masse.
    À l?heure du centenaire d?Orly et alors qu?un nouveau terminal s?y construit, ce livre permet de revivre cette glorieuse époque grâce aux photographies réalisées dans les années 60 par les photographes de l?aéroport de Paris (aujourd?hui groupe ADP).
    Réalisé en partenariat avec le groupe ADP, il s?attache à montrer en quoi ce bâtiment emblématique des Trente Glorieuses est un élément majeur du patrimoine francilien.

  • À la découverte des 1001 facettes du paysage francilien : églises, châteaux, parcs, mais aussi stades, aérogares, citésjardins. De magnifiques photos pleine page réunies et documentées par des spécialistes.

  • « Je voulais m'engager pour servir mon pays et faire un métier qui bouge. La Marine nationale, ce sera l'expérience de ma vie. » Avec plus de cinquante métiers différents, la Marine nationale offre un large panel d'opportunités professionnelles : mécanicien, détecteur anti-sous-marin, cuisinier, pilote d'hélicoptère, fusilier marin, secrétaire, marin pompier, informaticien et bien d'autres.

    Être marin militaire, c'est choisir un métier très exigeant et pas banal. C'est s'engager à servir son pays, à travailler dans des environnements particuliers (sur l'eau, sous l'eau, à terre ou dans les airs) et accepter les contraintes qui en découlent.

    Ce livre présente la Marine nationale et décrit le quotidien des 38 000 marins qui travaillent sur les bateaux de surface, dans les sous-marins, dans l'aéronautique navale, chez les fusiliers marins et commandos, chez les marins pompiers ou à terre, dans le soutien. Les photographies captent la réalité du métier et les marins eux-mêmes s'expriment à travers de nombreux témoignages.

  • Près de 200 églises construites en un siècle entre Rhône et Roannais ! Dans le diocèse de Lyon comme dans le reste de la France, le XXe siècle voit se propager un élan enthousiaste des curés et de leurs paroissiens pour édifier de nouveaux lieux de culte. L'industrialisation des banlieues et l'afflux de population dans les nouveaux quartiers conduisent l'Église à inventer des lieux de rassemblement fraternel, mêlant espaces de célébration et de rencontre. Un vent de nouveauté souffle sur l'architecture : le concile Vatican II bouleverse l'organisation intérieure de l'église en regroupant les fidèles autour de l'autel, ce qui se traduit par une grande originalité de plans : en éventail, en cercle, en ovale... L'introduction du béton et des formes épurées qu'il autorise permet des créations puissantes et originales, magnifiées par l'apport de lumière et de couleur rendu possible par des murs de vitraux ou des claustras, comme à Saint-Antoine à Roanne, Sainte-Bernadette à Caluire, Notre-Dame de Béligny à Villefranche. Du style néo-gothique fi nissant au caractère contemporain de l'église Saint-Thomas de Vaulx-en-Velin (2012), en passant par l'Art déco et le modernisme des années 1960, les églises XXe du diocèse de Lyon séduiront les passionnés d'architecture autant que les amoureux d'architecture sacrée. Des archives inédites, complétées de photographies inattendues, éclairent les contextes de construction et invitent le lecteur à poser un regard nouveau sur ces églises souvent méconnues, à les aimer et à partager son envie de les préserver.

  • Darphin, Godard, Ribes, Réty, Vuaillat, Marthouret, Lavarenne, Rimaud, Fealy? autant d?artistes peu connus du grand public, sans doute parce qu?on les appelait plutôt « monsieur l?abbé »... Aux XXe et XXIe siècles, près de trente prêtres du diocèse de Lyon conjuguent leur vocation d?hommes de Dieu et leur talent d?artiste.
    Avec leur sensibilité particulière, ils créent tableaux, sculptures, photographies, poèmes et crèches, ainsi que des compositions allant du chant liturgique aux contes musicaux. Ils saisissent au vol des instants de vie, s?émerveillent de la création et de la nature, composent des hymnes pour aider à prier et accompagner les célébrations.
    Si certains ont du mal à concilier leurs deux vocations, d?autres les vivent au contraire de manière unifiée et indissociable, dans une recherche de la beauté au service de Dieu.
    La Commission diocésaine d?Art Sacré de Lyon propose ici une rencontre inédite de ces hommes qui, par la matière ou les notes de musique, sont capables de nous montrer le chemin du ciel et d?éclairer nos vies de croyants et de non-croyants.

  • Chassés du royaume de France en 1394, d'Espagne en 1492 et de Provence en 1501, nombre de Juifs trouvent refuge en Avignon et dans le comtat Venaissin, territoires pontificaux. Peuple témoin de l'Ancienne Alliance, ils bénéficient de la tolérance ambivalente des papes. Contraints à un regroupement définitif au sein de quatre juiveries en 1624, ils occupent un quartier, appelé carrière, dans les villes d'Avignon, Carpentras, Cavaillon et l'Isle-sur-la-Sorgue. Ces carrières, et celle désertée dès le 16e siècle de Pernes-les-Fontaines, possèdent encore des vestiges ou des monuments, témoignant d'un culte et d'une culture millénaires, teintés de particularismes judéo-comtadins. Ces sites remarquables font actuellement l'objet d'une demande de classement au titre du patrimoine mondial de l'UNESCO. Voyage en des temps révolus, ce circuit propose la découverte d'un riche patrimoine mobilier et immobilier, parfois encore affecté à un rite religieux, une immersion dans un pan de l'histoire juive.

  • Encore en activité, en attente d'une réaffectation ou déjà reconvertis, les sites emblématiques de la région Auvergne-Rhône-Alpes présentés dans cet ouvrage racontent la richesse et la diversité de son histoire industrielle. Datant du XVIIe siècle aux années 1990, ils sont autant d'invitations à traverser le temps et d'héritages pour les générations futures. Les visages de ce patrimoine sont d'abord multiples par les activités qu'ils ont autrefois incarnées (mine, passementerie, soierie, décolletage, armurerie, tannerie, énergie...). Ils permettent ensuite d'apprécier au fi l des siècles la continuité ou la réversibilité de certaines industries, comme la cartoucherie de Bourg-lès-Valence, le puits Couriot, la fonderie de Vénissieux, Renault-Truck, les Soieries Bonnet, les usines et cités Michelin... Cet héritage matériel, qui possède ses propres qualités graphiques, soulignées ici par la photographie, peut aussi servir de point d'appui aux architectes ou paysagistes contemporains (Michel Corajoud, Patrick Bouchain, Reichen et Robert, Philippe Prost...) lorsqu'ils sont invités à réinventer ces lieux, à faire dialoguer les images du passé et la projection symbolique d'un avenir. Si certaines traces laissées par les activités passées sont vouées à l'effacement, d'autres connaissent une nouvelle vie grâce aux dispositifs de protection au titre des Monuments historiques et aux démarches de reconversion. Leur histoire, ferment d'une identité et d'une mémoire collectives, invite à une réflexion sur le devenir de ces espaces et sur la relation que nous entretenons avec cet héritage pluriel.

  • Libraire

    Frédérique Leblanc

    Le terme de « libraire » recouvre deux réalités très différentes : celles de « vendeur » au contact des livres et des clients, et celle de dirigeant d'une entreprise, d'un magasin ou du rayon « livre » d'une grande surface. Dans cet ouvrage, des professionnels en exercice témoigneront des aspects les plus passionnants, mais aussi les plus difficiles, de leur métier au quotidien.

    Frédérique Leblanc est enseignante-chercheure en sociologie à l'université de Paris Ouest Nanterre, et membre CNRS (Paris 8). Elle vient de terminer une recherche sur la situation de l'emploi en librairie pour le ministère de la Culture.

  • Ce beau guide invite à une balade inédite au coeur de Lyon sur les thèmes de la soie, du textile et de la mode à travers les âges. Il permettra de découvrir, à pied ou en vélo, les lieux chargés d'histoire qui, notamment à la Croix-Rousse, sont encore imprégnés de « La Grande Fabrique » et des Canuts. Mais, et c'est là sa grande originalité, ce petit guide fait aussi le lien entre la soierie d'hier, la haute-couture et la création contemporaine lyonnaise, remarquablement innovante dans le domaine du textile et de la mode. Guide en main, plan à l'appui, le lecteur appréciera le Village des créateurs et les différents lieux de création de la Presqu'Île et des quartiers Saint-Jean, Saint-Paul et Saint-Georges. À la fin du volume, d'autres lieux sont proposés pour poursuivre la découverte à Lyon et en Rhône-Alpes...

  • Pour tous les Italiens, leurs descendants, leurs amis, les amateurs d'histoire, un beau livre illustré qui raconte deux siècles d'immigration et de présence italienne dans Lyon et son agglomération.
    Depuis deux siècles, des dizaines de milliers d'Italiens se sont installés à Lyon, puis dans son agglomération. Au départ, il s'agissait surtout de paysans pauvres qui, pendant une partie de l'année, quittaient les montagnes italiennes pour venir gagner quelques sous dans les ateliers ou sur les chantiers, en tant que plâtriers, mosaïstes, sculpteurs sur bois, tisseurs ou ferblantiers. Mais, au fur et à mesure du développement industriel, ils sont de plus en plus nombreux à s'installer à Lyon pour travailler dans les usines qui naissent aux marges de la ville. Des quartiers marqués par une forte présence italienne naissent alors, des entreprises et des commerces italiens se développent, des associations voient le jour. Ils permettent à ces déracinés de préserver leur mode de vie, leurs traditions, et un peu de la chaleur de leur région d'origine.
    Cette immigration italienne a perduré jusqu'à la fin des années 1960, à tel point qu'aujourd'hui, de nombreux Lyonnais comptent parmi leurs ancêtres un émigrant qui a dû quitter son Italie natale.
    Qui étaient ces Italiens et quelle a été leur vie au cours de ces deux siècles de migration à Lyon ? Comment ont-ils peu à peu trouvé une place dans la ville ? Quelle mémoire a laissé cette immigration, la plus importante à Lyon au cours de ces deux siècles ? Autant de réponses à découvrir dans ce beau livre très complet et documenté, enrichi de nombreuses illustrations généralement inédites.
    Existe aussi en version italienne "Lione all'italiana".

  • Lyon 68 raconte l'histoire de l'agglomération lyonnaise à travers les mouvements contestataires et alternatifs qui s'y sont développés entre 1958 et 1979. Dans la capitale des Gaules, et en lien avec la mobilisation nationale de 68 mais aussi notamment les luttes du Larzac et de LIP, on assiste durant ces deux décennies à l'émergence de nouvelles formes et de nouvelles thématiques de revendication : autogestion, luttes des femmes, écologie, libre expression de l'homosexualité, luttes des travailleurs immigrés, antimilitarisme... De nouvelles attentes politiques et sociales émergent, dont on trouve les premiers signes avant mai 68, contrairement à ce que l'éclatement brutal de la mobilisation étudiante et ouvrière des mois de mai-juin laisse supposer.

    Confrontée à un développement tous azimuts des formes de contestation, l'agglomération lyonnaise révèle alors ses failles. Ces années 68 vont brutalement mettre en évidence l'appartenance de Lyon à un ensemble national par son adhésion massive à la contestation née de mai-juin, à rebours des représentations d'une ville enfermée dans ses réseaux institutionnalisés et dominée par une élite industrielle et commerçante. C'est donc une dynamique sociale nouvelle qui s'impose alors à Lyon et dans le Rhône, à l'exemple de ce qui se passe en France, en Europe et dans le monde.

    Le récit général est ponctué de focus consacrés à un événement social ou une thématique revendicative sans oublier une chronologie des événements marquants de mai 68 survenus à Lyon et sa périphérie.

  • Riche d'un héritage artistique exceptionnel (Amboise, Chambord, Blois, Chaumont-sur-Loire, Chenonceau, Azay-le-Rideau...), le Val de Loire est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco. Parce que le mouvement intellectuel et artistique de la Renaissance s'y est exprimé avec une grande vitalité, la Région Centre-Val de Loire célèbre en 2019 le 500e anniversaire de la mort de Léonard de Vinci et l'esprit d'innovation propre à ce moment de notre histoire. Ce livre invite le lecteur à redécouvrir cet héritage à travers le regard des photographes de l'Inventaire général qui ont constitué le plus important fonds photographique professionnel consacré au patrimoine en région Centre-Val de Loire.

    Offrant parfois un regard inattendu sur certains sites phares (Blois, Chambord, château de Diane de Poitiers à Anet, château de Châteaudun, tour du choeur de la cathédrale de Chartres, hôtel Lallemant à Bourges), ce livre présente également des oeuvres moins connues mais de grande qualité grâce à ses six parcours en Beauce, Perche, Berry, Touraine, Blésois, Gâtinais, Sologne. Sensible à cette beauté, l'écrivaine Léonor de Récondo s'en est inspirée pour lui dédier un texte inédit. Un clin d'oeil au vocabulaire descriptif de l'architecture et du mobilier vient, de temps à autre surprendre le lecteur.

  • Ce livre raconte l'histoire d'un territoire rural, celui des communes de Provence-Alpes-Verdon, dans les Alpes-de-Haute-Provence. Dans cette zone de montagne, au fort relief très contraignant, alternent hivers rigoureux et étés torrides, fortes précipitations et périodes de sécheresse. L'étude retrace comment les hommes s'y sont implantés au fil des siècles : villages perchés du haut Moyen Age (comme Demandolx, Sausses, Saint-Benoît...) puis lent processus de déperchement à la fin du Moyen Age. Si les villages ont concentré la majorité de l'habitat, nombre de fermes sont « éclatées » : maison dans le village, dépendances agricoles disséminées sur les terres exploitées ou regroupées en hameaux spécialisés. Des générations de paysans ont ainsi peu à peu aménagé le territoire pour assurer leur subsistance dans ce milieu difficile, asséchant des marais, dressant des kilomètres de murets de pierres sèches, conquérant des terres lointaines. La nature des cultures a elle aussi laissé des traces inédites, comme les ruchers-placards, et façonné des paysages ponctués d'oliviers, de pruniers ou de châtaigniers, avant que l 'élevage ovin ne devienne la principale et souvent unique activité agricole. De nombreux exemples individuels donnent un aperçu très précis, parfois inattendu, des exploitations paysannes des années 1830. Enfin, l'architecture agricole est détaillée, des grandes fermes seigneuriales servant de villégiature, comme la Bastide du Prévôt, aux fermes alpines d'Allos, en passant par les cabanes d'estive et les divers bâtiments agricoles disséminés et omniprésents dans les cultures.

    Marceline Brunet ; Laurent Del Rosso ; Alexeï Laurent ; Maxence Mosseron ; Frédéric Pauvarel ; Françoise Baussan ; Sarah Bossy.

  • "Entre 1920 et 1980, les stations de sports d'hiver construites dans les Alpes ont été de véritables laboratoires d'urbanisme et d'architecture. À travers la présentation de six d'entre elles (Megève, Courchevel 1850, Flaine, Avoriaz, Les Arcs et Les Karellis), les auteurs montrent comment les concepteurs ont répondu à ces nouvelles commandes par des créations originales propres à chaque site.
    Grâce à de nombreuses illustrations, découvrez ces stations depuis leur fondation : du domaine skiable aux stations sans voiture, du chalet skieur au studio cabine, l'ouvrage témoigne du caractère novateur de ces aménagements. Rarement montrés, les intérieurs rivalisent eux aussi d'ingéniosité.
    L'ouvrage s'accompagne d'une liste analytique des principaux acteurs de la conception des stations, d'un appareil critique, d'une bibliographie et d'un index."

  • Grand voyageur, photographe, Eric Dessert pat court le monde, sa chambre sur l'épaule.
    Une technique lente, longue, pour des images en noir et blanc, précises, sobres. Entre 2002 et 2009, il a arpenté, à l'ouest. de la Chine, les provinces reculées du Sichuan, du Guizhou, du Xinjiang et du Gansu Lautre Chine, celle qui ne fait pas l'actualité, celle des paysans, celle du passé, celle aussi qui questionne l'avenir. Des photos qui transmettent une humanité de l'autre bout. du monde. Historien, Lucien Bianco a longuement étudié la société rurale chinoise.
    Son histoire sans concessions de la misère ancestrale des campagnes met en lumière les enjeux actuels, à l'heure où plus de 700 millions de paysans chinois sont rattrapés par la modernité, Chacun à leur manière, ils nous ouvrent les yeux sur cette Chine des campagnes dont la magie ne doit pas faire oublier qu'elle reste l'enjeu de demain pour ce pays en route vers le monde.

  • Avec pas moins de 300 oeuvres créées en relation avec la Première Guerre mondiale, la Normandie est particulièrement riche en verrières dites commémoratives. Les premières sont posées dès 1916, alors que les évêques appellent à inscrire dans le marbre ou sur le verre les noms des paroissiens morts sur des terres lointaines. Forte de son engagement dans la guerre, l'Église souhaite faire passer des messages forts, la promesse du salut divin pour les soldats sacrifiés mais aussi l'attachement chrétien à la nation. Ces verrières, mi-religieuses, mi-patriotiques, prolongent et célèbrent ainsi l'Union sacrée. Jusque dans les années trente, des centaines de paroisses normandes offrent des verrières, dans une démarche tantôt individuelle, tantôt collective.

    Pour les maîtres verriers, la représentation des souffrances liées à la guerre est un exercice inédit et difficile. Si la plupart réadaptent des images traditionnelles, beaucoup sont amenés à composer des oeuvres originales. Quelques ateliers abandonnent le style académique pour exprimer ce drame contemporain dans une esthétique nouvelle teintée d'Art déco.

    Cet ouvrage offre un éclairage nouveau sur ce patrimoine de verre fragile et menacé, ses commanditaires et ses créateurs, et révèle la richesse et la diversité de l'art du vitrail en Normandie.

  • Bordé par le Doubs, qui forme une frontière naturelle avec la Suisse voisine, et marqué par les reliefs du Jura, mêlant plateaux et vallées, le Pays horloger demeure profondément attaché à l'industrie qui lui a donné son nom. Implantée au 18e siècle, celle-ci s'est largement développée dans la deuxième moitié du siècle suivant, fournissant aux sociétés suisses aussi bien que françaises l'ensemble des pièces composant la montre. Elle connaît une forte période d'expansion au 20e siècle, jusqu'aux années 1960-1970 où elle peine à s'adapter à l'arrivée du quartz et aux conséquences de la mondialisation. De la multitude d'entreprises apparues au fi l du temps, peu nombreuses sont celles qui parviennent à se maintenir jusqu'à nos jours. En réalisant l'inventaire du patrimoine industriel du Pays horloger, la Région Bourgogne-Franche-Comté a souhaité rappeler l'importance de la tradition horlogère dans le Haut-Doubs et ses caractéristiques, aussi bien techniques qu'architecturales ; tradition qui perdure aujourd'hui et qui contribue à façonner l'identité de ce territoire. Richement illustré, cet ouvrage invite le lecteur à parcourir les villes et les villages du Pays horloger pour comprendre comment cette industrie s'y est déployée, quels savoir-faire se sont développés, transmis et pérennisés, et comment s'organisent les différents ateliers concourant à la fabrication d'une montre (de ses multiples composants à son montage).

  • Dans les années 1860, trois événements majeurs transforment une petite ville isolée vivant du commerce des citrons et de l?huile d?olive en station de villégiature renommée : la publication de l?ouvrage du docteur Bennet vantant les vertus curatives de son climat, le rattachement de la commune à la France et l?arrivée du chemin de fer..
    Menton, qui appartenait jusque-là à la Principauté de Monaco, devient sous le Second Empire une station climatique recherchée aux portes de l?Italie. Sa position abritée au pied d?un cirque de montagnes, bénéficiant d?une bonne pluviométrie, lui confère un climat quasi tropical permettant la création de jardins exceptionnels sous ces latitudes. De station climatique accueillant des malades venus de toute l?Europe y retrouver la santé, la station devient au début du XXe siècle une « ville du luxe et de l?élégance ».
    Cet ouvrage retrace l?histoire de la station balnéaire de Menton. Il présente un panorama des formes architecturales accueillant la population cosmopolite des hivernants, les villas, les grands hôtels et palaces, les casinos, les lieux de culte, les jardins.

  • " Il y a toujours l'adrénaline, en spectacle. Même si on joue tous les jours, il y a tout le temps ça. C'est motivant. c'est toujours motivant. " Spectacle vivant le plus apprécié des Français, le cirque est aujourd'hui un secteur dynamique et d'une grande diversité : aux côtés des chapiteaux colorés qui déroulent leurs numéros devant un public d'enfants fascinés, le cirque contemporain prend une place de plus en plus importante et suscite de nombreuses vocations. Si l'on naît toujours enfant de la balle, on peut maintenant apprendre le métier dans des écoles spécialisées ou de manière autodidacte, et la vie de nombreux artistes de cirque s'apparente aujourd'hui à celle des autres artistes : statut d'intermittent du spectacle, recherche de subventions pour les créations, tournées en fonction des ventes de spectacles aux établissements culturels. Bien loin de se limiter à la seule représentation, le quotidien d'un artiste de cirque est varié et nécessite souvent une forte polyvalence et une implication totale. Un métier fait de passion, et de risque : celui de la prouesse physique, mais aussi celui de l'incertitude financière liée à toute activité de création.

    Les auteurs : maître de conférences en STAPS à l'université Paris Ouest Nanterre, Marine Cordier étudie les politiques et les marchés du cirque. Émilie Salaméro travaille notamment sur la formation des artistes de cirque et enseigne à l'université Toulouse Le Mirail dans le cadre de la licence professionnelle " Médiation culturelle et développement de projets en danse et cirque ".

  • Le Yang Tsé (Fleuve Bleu) est le premier grand fleuve de la Chine. Il représente l'essence de la civilisation chinoise. Les «Trois Gorges» sont sa partie la plus célèbre, située dans une zone montagneuse. A cet endroit, le fleuve traverse une vallée étroite coupée de gorges, et depuis des millénaires, des peintres, des calligraphes, des historiens, des poètes et des géographes ont été inspirés par ces paysages qui représentent un symbole de la richesse et du romantisme de la civilisation chinoise. De célèbres batailles ont eu lieu ici, et tous les Chinois ont été nourris de ces lieux par leur éducation.
    En 1994, le gouvernement chinois a décidé de construire dans cette zone un barrage appelé à devenir le plus grand du monde (2.5 km de long, 115 m de large, 185 m de haut, un lac de retenue de 54.000 km2). Les travaux sont terminés fin 2009. Un million et demi de personnes ont été déplacées, le site à jamais transformé, une réalisation exceptionnelle achevée.

    - Au travers des superbes photographies (noir et blanc et couleur) de Zeng Nian, l'ouvrage nous invite à partager les moments forts d'hommes et de femmes concernés par ce gigantesque projet et dont la vie a été bouleversée. Il témoigne également de la transformation géographique des lieux et des moyens techniques mis en oeuvre pour la construction du barrage.
    - De larges extraits des carnets de voyage de Zeng Nian, racontant ses rencontres et ses moments de vie partagés avec les populations, accompagnent les photographies, toutes légendées par l'auteur.
    - Un texte de fond, rédigé par Pierre Gentelle, géographe spécialiste de la Chine reconnu, apporte un éclairage sur l'histoire, les enjeux et les risques pour les populations et pour l'environnement d'un tel projet.
    Il précise également le formidable levier de développement, de croissance et de progrès que représente ce projet.

  • L'habitat en pan-de-bois compte parmi les richesses du patrimoine architectural de l'Alsace, jusqu'à former désormais l'une des facettes de son identité culturelle. Des Vosges du Nord au Sundgau et du piémont viticole aux berges du Rhin, plusieurs milliers de maisons et de fermes édifiées dans les villes et les villages témoignent du savoir-faire séculaire des charpentiers.
    Elles se distinguent des bâtiments en maçonnerie par le jeu graphique de leurs ossatures de bois, dont le dessin varie notamment selon l'époque de construction et le terroir.

    Cet ouvrage propose de porter un regard nouveau sur l'architecture urbaine et rurale en pan-de-bois et ses principes constructifs, en profitant des apports récents de la dendrochronologie et de l'archéologie. Il embrasse une histoire longue de sept siècles, débutant au XIIIe siècle pour s'achever au cours des années 1900, qui voit l'abandon progressif de « cet art de construire » traditionnel. À travers trois périodes chronologiques sont exposées les différentes manières de bâtir en pan-de-bois, les innovations et les permanences, ainsi que la richesse des techniques d'assemblage et la grande variété du décor sculpté.

    Les figures des différents artisans qui, du bûcheron au menuisier, participent au chantier de construction sont passées en revue dans un chapitre spécifique, complété par un lexique des principaux termes tecHNIQUES.

  • En pénétrant dans la minoterie des Alpes à La Mure-Argens, le visiteur est instantanément frappé par l'état de conservation remarquable de cet ancien bâtiment industriel. Sur les bords de l'Issole, non loin du Verdon, cette usine rurale, avec son système hydraulique et ses machines d'origine, offre un témoignage exceptionnel de l'évolution des techniques de meunerie à la fi n du 19e siècle. À chacun de ses étages, les imposants dispositifs nécessaires à la transformation des grains en farine sont encore là, restaurés, alignés dans un fascinant enchevêtrement de bois et de métal.
    Aménagée en 1902 dans une ancienne draperie, la minoterie des Alpes était à l'époque à la pointe de la modernité en matière de mouture des blés. Peu à peu dépassée par des installations concurrentes plus effi caces, cette usine familiale a profi té de sa proximité avec le chemin de fer pour produire des farines à partir de blés provenant de toute la France et se maintenir en activité jusqu'en 1972.
    Depuis 2016, elle est devenue un musée et centre d'interprétation ouvert au public et permet désormais de découvrir les richesses des savoir-faire meuniers au 20e siècle. Elle propose ainsi un véritable voyage hors du temps, dans une ambiance chaleureuse où le moindre crissement de bois laisse imaginer que le minotier s'apprête à descendre les barreaux de son échelle pour contrôler le bon fonctionnement de ses machines.

  • Régions-frontières, l'Alsace et la Moselle ont été tout à la fois enjeux et victimes des trois grands conflits meurtriers des XIXe et XXe siècles. Marquée par autant de changements successifs de nationalités entre France et Allemagne, la commémoration des « morts pour la patrie » y constitue un enjeu mémoriel particulier, douloureux et parfois délicat.
    Aux côtés des nécropoles nationales érigées à proximité des champs de bataille, les monuments aux morts qui sont élevés au lendemain de la Première Guerre mondiale illustrent ainsi, par la spécificité et la diversité de leur iconographie, cette histoire tourmentée. Comment commémorer le sacrifi ce pour la patrie alors que la majorité des morts ont combattu pour le camp adverse ? Comment panser ses plaies dans le contexte du retour à la France ? Les thèmes guerriers et la représentation du soldat vainqueur s'effacent au profit de nombreuses allégories à l'antique, féminines et intemporelles, ou de scènes religieuses.
    Fruit d'un regard croisé entre historien et historiens de l'art, l'ouvrage entend faire mieux connaître ce patrimoine si spécifi que près d'un siècle après son édification.

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