Sciences humaines & sociales

  • La campagne présidentielle de 2007 a marqué un tournant, une « rupture », dans la logique de communication intrinsèque à la politique. Certes, Nicolas Sarkozy n'est pas l'instigateur de l'étroitesse des relations entre politique et médias. Tous deux ont toujours entretenu des relations passionnelles, tantôt assujetti l'un par l'autre, tantôt instrument de détestation ou encore générateur de fascination. Perversion, abus de pouvoir, diffamation, connivence, autant de termes capables de rendre compte de l'opacité dans la politique de communication et dans l'information politique. Ce qui marque ce renversement, cette modification structurelle, est la stratégie communicationnelle elle-même du nouveau Président. Nous avons tous constaté, spectateurs, beaucoup ont dénoncé, journalistes, l'omniprésence médiatique du chef de l'Etat. Pour autant tous ont relayé et suivi. Vacances en famille, jogging, .. Tout ce que le Président a bien voulu donné, jusque dans les moments les plus intimes de sa vie, a accaparé la presse française. Communication brillante, justement dosée, le chef de l'Etat a su se positionner en tête d'affiche, au point de rendre les médias avides des moindres faits de sa quotidienneté. Une stratégie : occuper le vide du quotidien et l'espace médiatique. Mais alors, quel regard porté sur cette relation entre un Président dirigiste et une presse complaisante ? Et ainsi, quelles conséquences tirées quant à l'analyse de l'information véhiculée par cette dernière ? La presse serait-elle instrumentalisée, asservie au chef de l'Etat lui-même ? Peut-on encore parler de médias dans ces conditions ? Et enfin, Nicolas Sarkozy ne serait-il, au fond, qu'un admirable sophiste, au verbe malicieux et séducteur, maniant l'art de discourir à des fins prosélytes ? Dans une démocratie comme la nôtre, régie par des principes tels que la séparation des pouvoirs et la liberté de la presse, comment analyser la connivence actuelle entre un chef de l'Etat omniprésent et des médias complaisants ? C'est à cette question que l'auteur, avec son oeil avisé, se propose de répondre. Une analyse fine et bien conduite qui décrypte les logiques de communication politiques de Nicolas Sarkozy. L'auteur parvient à nous éclairer sur des enjeux qui, de loin, nous dépassent, sans tomber dans la facilité d'une caricature hyperbolique et mystifiée d'un chef de l'Etat trop souvent dépeint comme une incarnation maléfique. Cet ouvrage nous permet également, au regard du sacerdoce originel de la presse, de mieux comprendre quelle est sa mission, et aujourd'hui quelles sont ses erreurs.

  • Les Basolongo sont l'une des nationalités ethniques de la République Démocratique du Congo. Ces Bantu appartiennent à la grande famille des Bakongo qui comprend elle-même une trentaine de sous-groupes sociaux. Très croyants, ils conçoivent l'univers selon deux mondes : le visible et l'invisible. Liés à cette cosmogonie, leurs rituels, rassemblant parole et gestuelle, se rapportent aux différentes dimensions de la vie sociale, économique, politique et spirituelle. Cet ouvrage consacré au káandu, qualifié tantôt de kindoki, sorcellerie, et tantôt de nkisi, fétiche, entend ainsi apporter des réponses aux préoccupations fondamentales du peuple Basolongo.

  • Pourquoi Wilfrid Pickène a-t-il disparu du paysage politique congolais ? Lui, le militant convaincu qui avait foi en son pays et s'était engagé aux côtés du président, pourquoi a-t-il été contraint à l'exil ? Parce que les interrogations se multiplient, des plus hautes sphères du pouvoir à son entourage proche, Wilfrid Pickène a aujourd'hui décidé de s'exprimer. Revenant sur son expérience politique trop tôt interrompue, il analyse son parcours et remet en question les administrations régionales qui, constituées davantage de politiciens que d'hommes politiques, n'hésitent pas à risquer l'avenir de leur pays et à contrevenir aux lois pour satisfaire leur ambition et leur orgueil. Pourtant, ce témoignage n'est pas un ouvrage amer et n'a pas pour but la vengeance. Au contraire, toujours préoccupé par l'avenir du Congo et fidèle aux idées de Denis Sassou N'Guesso, il engage une véritable réflexion sur l'exercice du pouvoir, avec l'espoir d'aider à bâtir une république saine et tournée vers l'intérêt de tous.

  • À la veille de l'anniversaire du centenaire du déclenchement de la Première Guerre mondiale, cet ouvrage étudie le parcours des combattants israélites d'un régiment de Provence, le 112e régiment d'infanterie, qui tenait avant la guerre garnison à Antibes puis à Toulon. Qui donc étaient ces poilus juifs de ce régiment de Provence ? À quelles batailles de la Grande Guerre ont-ils participé ? Comment pratiquaient-ils leur religion sur le front ? Quelle était la part de l'antisémitisme au sein du régiment durant le conflit ? Cet ouvrage décrit la situation des Juifs en France avant-guerre puis donne un aperçu historique du régiment tout en accentuant la démarche avec des conscrits israélites dont René Cassin deviendra la personnalité la plus célèbre. Se penchant plus près sur l'expérience personnelle de ces hommes, Olivier Gaget restitue avec soin la biographie d'officiers, parmi lesquels le député Maurice Bokanowski, mais aussi les impressions de trois combattants, analysées ici grâce aux témoignages uniques de leurs journaux de guerre. Des recherches formidablement documentées pour un indispensable devoir de mémoire.

  • Nazisme et philosophie

    Christian Thys

    Dans cet essai philosophique de Christian Thys, où il est question des rapports entre la philosophie et le nazisme, l'auteur cherche à répondre à deux questions fondamentales : tout d'abord dans quelle mesure la philosophie du nazisme, et la philosophie en général ont-elles été amenées à s'influencer mutuellement ? Ensuite, quel substrat a été nécessaire afin que la philosophie du nazisme ait pu émerger au sein d'un pays "civilisé" ? C'est à partir de cette problématique que l'auteur traite la question de l'Allemagne d'un point de vue à la fois historique et philosophique. Cinq questions pour comprendre les liens entre philosophie et nazisme : Christian Thys réussit au cours de cet essai philosophique à définir clairement la problématique, et les enjeux du rapport entre deux concepts que l'on voudrait inconciliables. Parfaitement maîtrisé, l'essai met en valeur le travail de l'école de Francfort, exprime le clivage gauche-droite au sujet du nazisme, recense et synthétise les pensées des différents protagonistes, et pose la querelle des historiens et des philosophes qui en découle.

  • Seconde moitié du XIXe siècle. Sous l'impulsion de l'Anglaise Florence Nightingale qui s'était distinguée lors de la guerre de Crimée, la profession d'infirmière connaît un formidable élan progressiste. Elle vit même une révolution essentielle : fondation d'une véritable formation, nouvelles méthodes de travail, encadrement accru permettent alors au métier de gagner en efficacité, en professionnalisme, en cohésion. Une mutation qui inspirera rapidement les États-Unis et des femmes américaines progressiste qui promouvront à leur manière ces idées et se feront un devoir et une mission de les transmettre. Ce sera le cas, mais plus timidement, en France, grâce à l'action de la Française Anna Hamilton. Hélas, loin de s'imposer dans l'Hexagone, notamment aux lendemains d'une Première Guerre mondiale qui a pourtant permis de prendre conscience des avancées anglo-américaines dans le domaine du soin, ce modèle ne sera pas entièrement repris. Pour quelles raisons ? Retour sur l'histoire de la profession d'infirmière de part et d'autre de l'océan à travers les liens transatlantiques, les débats d'idées, les idéologies sous-jacentes, le genre et les appartenances religieuses qui s'affrontent. Avec une volonté affichée d'éclairer les pans méconnus de l'histoire et de replacer leurs acteurs essentiels à leur juste place, Évelyne Diebolt et Nicole Fouché relatent et analysent les évolutions du métier d'infirmière sur les sols anglo-américains et français. Une histoire d'abord séparée, puis menée en parallèle, avant une véritable rencontre sur le territoire français marqué par la Grande Guerre. Mais les multiples pressions, pour faire adopter par la France le modèle proposé par les Anglo-Américains, ne suffisent pas. Fruit d'une problématique inédite, cet essai nous rappelle encore que l'histoire des infirmières est indissociable de celle des femmes, de leur manière de s'approprier les métiers et d'en refaçonner les contours. Derrière le propos historique, ce sont donc des femmes d'avant-garde que cet ouvrage nous propose de découvrir.

  • Une armée française mal préparée, mal équipée, mal commandée, démoralisée est mise en déroute par l'envahisseur prussien, dès le début de la déclaration de guerre, le 19 juillet 1870. Battus à Sedan puis à Metz, les Français sont assiégés à Paris jusqu'à l'armistice de Versailles, le 28 janvier 1871. Le peuple de Paris refuse pour sa part la capitulation de la majorité des dirigeants politiques. Il redoute que cette démission face à l'ennemi ne soit l'occasion d'une restauration monarchique par les nostalgiques de l'ordre ancien. À cette révolte patriotique et républicaine s'ajoute une révolution sociale et ouvrière. La France a longtemps méconnu cette période tragique de son histoire. Il a fallu l'action de l'Association des Amis de la Commune de Paris (1871), de Marcel Cerf, Richard Tombs, William Serman, Jacques Rougerie ou Pierre Milza pour lever une partie du voile sur ce qui fut une guerre civile impitoyable où périrent près de vingt mille Communards. La Commune de Paris ne fut cependant pas que l'affaire des Parisiens. Outre la participation non négligeable de combattants étrangers, notamment des Belges et des Polonais, les provinciaux de Paris s'engagèrent en masse dans l'armée fédérée de la Commune. Et parmi eux, nombreux furent les Limousins, qu'ils soient de Corrèze, de Creuse ou de Haute-Vienne, à se battre pour la République et la justice sociale. C'est donc l'histoire méconnue de ces femmes et de ces hommes, venus du Massif-Central pour travailler dans la capitale, que cet ouvrage s'attache à retracer grâce notamment aux témoignages contenus dans des dépôts d'archives, tant locaux que nationaux.

  • « Aux Grands Hommes, la Patrie reconnaissante »... L'histoire du Panthéon de Paris commence au règne de Louis XV, mais c'est au VIe siècle que Clovis décide de placer sur les lieux le tombeau de Sainte-Geneviève. Une tradition qui renaîtra alors douze siècles plus tard avec la construction du monument que l'on connaît aujourd'hui. Ce dictionnaire se veut une somme des connaissances couvrant l'un des monuments de Paris le plus visité mais qui reste au-delà de sa splendeur architecturale un tombeau, lieu de recueillement et de souvenirs. S'intéressant aussi bien à l'histoire du monument qu'aux personnalités qu'elle accueille - ne serait-ce qu'un temps -, le dictionnaire d'Édouard Leduc est un guide culturel complet, où rien ne manque : les termes d'architecture se rapportant au monument y ont été incorporés de même que les biographies des peintres, sculpteurs, architectes et autres artistes ayant contribué à ses aménagements successifs. Un bel hommage, ou vous saurez tout des « Grands Hommes », et bien plus encore.

  • « Par la richesse de la réflexion et la pertinence des témoignages recueillis, cet ouvrage peut contribuer à susciter la prise de conscience du traitement tout à fait inapproprié que le Noir inflige à une partie de son corps. Au fond, il constitue une remise en question des rapports entre dominants et dominés, entre Blancs et Noirs sans verser dans le manichéisme. Les éléments de solution que ce livre propose traduisent la nécessité pour ces derniers d'établir leurs propres échelles de valeurs, leurs modèles, leurs canons de beauté. » Dans "Du cheveu défrisé au cheveu crépu", Juliette Sméralda propose une étude complète et documentée sur les phénomènes sociologiques, historiques et esthétiques liés à l'adoption des standards culturels européens par les populations noires après la colonisation. Se basant sur des témoignages vibrants et parfois pleins d'humour, elle construit une véritable thèse qu'elle parvient par la suite à appuyer et à consolider en invoquant Bourdieu. Un travail passionnant et considérable, qui nous en apprend beaucoup sur les rapports entre Noirs et Blancs.

  • Quid de l'état de l'éducation aux médias de par le globe ? Quel contenu, mais aussi quels acteurs et quelles pratiques pour former les jeunes à la lecture et au décryptage des contenus véhiculés ? Quelle place pour les médias au sein de l'école ? Porté par le désir de fournir un panorama en la matière, ce nouveau volume des « Cahiers francophones » dédiés au sujet intègre des regards et analyses venant d'outre-Alpes et d'outre-Atlantique, des continents sud-américain et africain, d'Australie et de Grande-Bretagne afin de saisir en synchronie et en diachronie les défis et les problématiques, les débats et les écueils liés à un objet qui, à l'heure de Facebook et Google, s'avère incontournable. Avec cette revue de détail sur l'éducation aux médias, ce quatrième numéro des « Cahiers. » invite à un échange et partage des expériences et savoirs afin de mettre en lumière les modalités, perspectives et limites d'une discipline relativement jeune et à laquelle les pouvoirs témoignent de plus en plus de préoccupations. De la France à la Belgique, du Burkina Faso à l'Argentine, une approche internationale nécessairement productive et enrichissante sur les rapports entre jeune public, école et médias.

  • Conforme à la lettre et à l'esprit du nouveau programme de seconde scientifique (applicable depuis la rentrée 2008), le Guide pratique du lycéen physique seconde S couvre l'ensemble des chapitres relatifs à la mécanique, à l'électricité, à l'électronique et à l'optique. Comportant des outils d'évaluation variés, en adéquation avec les nouvelles tendances pédagogiques, chaque chapitre se décompose en trois rubriques?: «?Connaissances essentielles du cours?» pour une simple restitution des définitions des concepts clés à travers des exercices riches et variés?; «?Application du cours?» pour amener l'élève à tester son aptitude à transférer ou à mobiliser ses connaissances pour la résolution d'un problème relatif à la vérification de l'assimilation d'un certain nombre de compétences exigibles?; enfin, «?Je teste mes connaissances?» pour permettre à l'élève de s'auto-évaluer. Conçu par I. Sakho, Docteur en Physique atomique et nucléaire, ce manuel à destination des lycéens de seconde S conjugue moyens d'assimiler les connaissances et mises en application de celles-ci dans une succession d'exercices qui vont du traditionnel QCM au problème, afin d'assurer à l'élève une pleine possession des sujets au programme. Un outil de validation et de mobilisation des savoirs qui se distingue encore par sa clarté et sa capacité à jouer sur les niveaux de difficulté?!

  • 2010. L'année du cinquantième anniversaire d'un certain nombre d'états africains a été marquée par la réalisation de processus électoraux sur le continent africain. Neuf élections présidentielles ont eu lieu en 2010 sur ce continent contre douze en 2009, et quatorze étaient prévues en 2011. L'Afrique bouge incontestablement sur le plan politique. Partout en Afrique, les peuples revendiquent légitimement la démocratie. Non pas celle qui leur a été concédée par les pouvoirs en place parce qu'ils y ont été contraints de l'extérieur, mais celle très concrète fondée sur une auto-appropriation de leur destin collectif. Ainsi, pour accompagner ce processus, l'Union africaine a adopté depuis 2007 une Charte pour la démocratie, les élections et la gouvernance. Curieusement, ce nouvel instrument juridique ne semble pas exercer un attrait irrésistible alors que tous les dirigeants politiques africains s'en réclament. Toutes ces contradictions n'empêchent pas de mener une réflexion sérieuse sur le nouveau cadre politico-juridique ainsi institué mais aussi la pratique actuelle de cette organisation régionale africaine. Cette Charte est-elle à la hauteur des enjeux ? Permet-elle à l'Union africaine d'avoir une vraie maîtrise des ressorts de la démocratisation du continent ? L'organisation régionale est-elle en mesure de gérer les crises susceptibles de surgir ? Les peuples du continent ont-ils la maîtrise de leur futur ? Quel est l'avenir de la démocratie en Afrique ? Autant d'interrogations sur lesquelles l'auteur apporte des réponses.

  • Paris, mars 2010. Une nuit et tout bascule. Lorsqu'Ibrahim sort de garde à vue, il ne peut rentrer chez lui. Frappé d'une interdiction de domicile, le voilà à la rue, sans nulle part où aller, lui qui a vécu vingt ans dans la capitale. Son plan de survie ? Pas de plan : aucune anticipation. Toutes ses décisions seront prises au coup par coup, de minute en minute. Son seul but : rester calme les cinq semaines à venir. De l'enfer parisien au Centre d'hébergement provisoire de Saint-Junien en Haute-Vienne, le journaliste Ibrahim Alabi Oridota nous fait vivre le calvaire que partagent 100 000 hommes et femmes sans domicile fixe en France. Le récit d'un quotidien en roue libre, entre rencontres et débrouilles. Immersive et édifiante, une aventure humaine doublée d'une pertinente réflexion autour de la solidarité et des politiques sociales.

  • Schoelcher

    Frédéric Compin

    «?Loin d'être ma muse, elle fut mon souffle de réflexion philosophique. Je la nommerai tout au long de cet essai «ma petite beurette», et vous comprendrez pourquoi. C'est une fille issue d'une grande famille et d'une longue lignée. Lorsque nous nous sommes rencontrés la première fois, elle était à la recherche de son petit. frère, un petit ange blond, enfant philosophe qui voulait changer le monde. Le drame de son existence est de ne l'avoir jamais revu. Elle m'a dit qu'aux dernières nouvelles, il s'était perdu dans le désert comme nombreuses de nos utopies. » À travers ces quarante courts textes, F. Compin nous introduit avec simplicité et bienveillance à une sorte de philosophie sage et tranquille. Porté par la poésie des échanges entre ce professeur et son élève métissée, le lecteur se forge, à mesure que se détermine la relation entre les deux protagonistes, un véritable bagage philosophique constitué d'anecdotes, de paraboles et de situations de la vie de tous les jours. Ici l'écriture confond le réel avec l'imaginaire, l'expérience avec le désir, dans un vertige de mots d'une douceur infinie.

  • S'inscrivant dans le débat très actuel que connaît la Guadeloupe, comme d'ailleurs l'ensemble des Collectivités d'Outre-mer, au sujet de son devenir dans un contexte de décentralisation et de globalisation galopante, cet ouvrage pose la question des adaptations et des transformations institutionnelles que choisit le territoire, et celle des mutations sociales et économiques que connaissent ses micro-territoires sous l'effet d'actions que les changements institutionnels et les défis de la globalisation encouragent.
    Fruit d'un colloque international organisé par le laboratoire CERAL de l'Université Paris 13 avec le soutien du Conseil régional de Guadeloupe, au moment où - fin janvier 2008 - la Guadeloupe connaissait un mouvement social d'une ampleur exceptionnelle, cette réflexion bénéficie d'une perspective étendue, alliant ainsi approches juridiques, politiques et sociologiques, n'oubliant pas les expériences étrangères telles que vécues en Tunisie ou au Canada. Une étude pertinente d'où émerge in fine l'image de l'Outre-mer comme laboratoire du monde en devenir.

  • Depuis quelque temps, Vincent n'allait pas bien et ses relations avec Michèle, sa mère, en souffraient. Une situation notamment entretenue par la consommation de cannabis de la part de l'adolescent. Le quotidien de ces deux êtres dérapera irrémédiablement le jour où Vincent sera victime de bouffée délirante, contraignant Michèle à son hospitalisation forcée. Toutefois, loin d'être un mal en lui-même, la bouffée délirante n'est que le symptôme d'un problème plus grave et difficile à gérer?: la schizophrénie. Et ce sera donc contre elle que mère et fils devront lutter, s'escrimant à surmonter instabilité, rechutes, craintes... Le texte de M. Caillau ne se veut pas relation, égocentrée, d'une expérience psychiatrique éprouvante?; il se donne plutôt pour ambition de prévenir, informer, conseiller les parents qui pourraient se trouver confrontés à cette maladie qui jaillit à l'adolescence. Une entreprise poursuivie sans faire paniquer, sans alarmer outrancièrement, avec des termes simples, en rassurant encore sur les espoirs de guérison qu'incarne justement Vincent aujourd'hui. Assurément un ouvrage composé avec sensibilité, et d'intérêt public.

  • Ce nouvel ouvrage collectif présente une série de réflexions, de recherches théoriques et empiriques sur les apports récents de la psychologie à l'éducation et à la vie scolaire. Une première partie est consacrée aux contributions de la psychologie aux apprentissages, qu'ils soient purement académiques ou qu'ils concernent la vie sociale de tous les jours. Une deuxième partie présente les chances et les risques liés à l'utilisation des technologies numériques. Une troisième partie expose en quoi le pardon peut être une solution restaurative à la violence scolaire. Enfin, une quatrième partie interculturelle est consacrée à la qualité de vie des enfants d'âge scolaire et à l'intégration de ceux qui sont issus de minorités. Autrefois restreinte à la psychologie cognitive, la collection « Psychologie et Vie Quotidienne » s'élargit à d'autres préoccupations tout en gardant ses exigences sur le plan de la psychologie scientifique. À vocation internationale, elle étudie les processus à l'oeuvre dans l'esprit humain, leur évolution tout au long de la vie et leurs relations avec la santé mentale et physique, mettant en lumière les liens que tout être humain noue avec son environnement social et physique, ainsi qu'avec lui-même. Dans une telle perspective, cet ouvrage en série propose au public intéressé (enseignants-chercheurs, étudiants et professionnels) des synthèses, des réflexions théoriques innovantes, des études empiriques et des mises au point d'outils d'investigation.

  • Cet ouvrage n'est en rien une suite au remarquable livre de Monsieur Stéphane Hessel. L'auteur n'a pour but que de rappeler l'opinion de plusieurs personnalités politiques de premier rang - dont le général de Gaulle cité ci-après - qui ont, au fil du temps et de celui des républiques, régulièrement fustigé aussi bien les partis "...qui s'efforcent de prolonger le système selon lequel chacun cuit sa petite soupe, à petit feu, dans son petit coin" que les gouvernements : "Nous avons un gouvernement de fantoches. Je dis de politiciens, de polis-petits-chiens", en s'interrogeant ouvertement sur le fait que l'Histoire n'étant qu'un éternel recommencement, n'en est-il pas de même aujourd'hui ? Et quelles en seront les conséquences ?

  • La guerre de la honte

    Yves Salvat

    La guerre d'Algérie. Cette guerre qui n'a pas eu de nom pendant 37 ans, parce que ceux qui l'avaient faite avaient honte de dire ce qu'ils avaient vu et vécu. Violés dans leur humanité, traumatisés en tant que spectateurs ou acteurs, victimes du pouvoir de l'époque qui fit d'eux des assassins, des tortionnaires. Par devoir de mémoire, Yves Salvat donne la parole à ses camarades et témoigne de son propre enfer. Écho douloureux d'un passé qui ne cesse de hanter les mémoires, cette quinzaine de témoignages vient poser la question de la torture et dénoncer la réalité des faits. Là où la majorité des ouvrages sur le sujet esquive la psychologie et la réflexion, l'opus d'Yves Salvat sonde l'âme et la conscience des appelés d'Algérie.

  • Imaginons... imaginons... un Musée consacré à la Femme : des peintures et sculptures - célèbres ou ignorées - de toutes les époques, sans souci pédagogique ou historique, rassemblées pour montrer la Femme telle que des artistes - célèbres ou ignorés - l'ont peinte et sculptée au cours des âges en fonction de leur culture, de leur génie, de leur talent, des techniques, et aussi de leurs désirs avouables ou cachés. Ce qui est tenté ici, est une sélection arbitraire d´oeuvres, choix contestable, personnel, que chacun peut compléter selon ses désirs. Imaginaire, ce Musée ?, peut-être ; mais dans l'attente de sa réalisation par un mécène éclairé qui rassemblera les copies de ces chefs-d´oeuvre.

  • Le monde sera bientôt un village, dit-on. Image rassurante et chaleureuse véhiculée aujourd'hui par des hommes et des institutions qui nous vendent un futur fraternel et souriant. Et si ce village était moins rassurant qu'il n'y paraît?? Et s'il ne s'agissait là que de nous faire adhérer à un mirage?? Et si actuellement se jouait un certain nombre de processus de contrôle et de manipulation, de falsification et de mise au silence qui bâtissent, pierre par pierre, un avenir moins radieux que promis?? Des dérives - mais peut-on encore parler de simples dérives et non de planification en suivant ici Christian Nots?? - que révèle cet essai d'«?insurrection informationnelle?» qui lève le voile sur la société de demain, préparée par ceux qui se posent fréquemment comme les défenseurs du monde libre. Néolibéralisme et néoconservatisme, néocolonialisme et néopopulisme, désinformation et instrumentalisation des masses. Liste non exhaustive des mécanismes à l'oeuvre de par le monde, que met à jour et décrypte Christian Nots dans un ouvrage qui résonne comme un cri d'alarme adressé à tous ceux qui pensent que nous nous dirigeons vers plus de paix, de liberté, de démocratie. Et l'auteur de pointer justement du doigt celui qui est censé nous protéger, à savoir un État qui apparaît ici dans tout son cynisme et sa fausseté. Au terme de cette lecture - aussi précise que terrifiante, aussi glaçante que nécessaire -, nul doute que vous serez débarrassé de votre crédulité organisée et mieux armé intellectuellement pour vous opposer à la marche que l'on veut nous imposer.

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