Talents Hauts

  • À Pau, dans le château de son époux, le roi de Navarre, Marguerite tente de défendre les intérêts de sa protégée, Violette, tout en cherchant à apaiser les attaques des fervents catholiques qui la soupçonnent d'être attirée par la religion réformée. Pour prouver son attachement au catholicisme, la reine et sa cour effectuent plusieurs pèlerinages qui les mènent dans un couvent où Violette découvre, revêtu de l'habit de novice, son amour d'enfance : Isolier d'Argèles, le frère cadet de son promis. Les jeunes amants se reconnaissent au premier coup d'oeil et, soutenus par la reine, vont tout tenter pour faire annuler la condamnation à la prêtrise qui pèse sur les épaules d'Isolier et le mariage qui doit lier Violette à Almaric.

  • Marguerite de Navarre, soeur aînée de François Ier, femme politique, diplomate et poétesse, doit se plier aux volontés de son frère qui lui fait savoir, qu'elle doit partir rejoindre son mari Henri d'Albret, roi de Navarre, dans ses terres béarnaises.
    Parmi les demoiselles d'honneur qui entourent la reine, l'une se distingue par sa beauté, sa sensibilité et sa fortune : Violette, une orpheline, qui a la préférence de Marguerite. La jeune fille est promise à Almaric d'Argèles, aîné d'une famille noble du Béarn, mais elle refuse cette union, au grand dam de son tuteur.
    Marguerite, pour différer le mariage de Violette et calmer son tuteur, propose à la jeune fille de la suivre dans son exil.

  • Dans ce recueil paru en 1879, Julia Daudet égrène les souvenirs d'une enfance heureuse, bourgeoise et simple : la joie d'une promenade au jardin des Tuileries, la langueur d'une maladie d'enfance, les fêtes de famille, les chansons d'enfant, ou encore une visite au grenier de la maison de campagne familiale...
    C'est avec justesse et sincérité que l'autrice les transcrit ici et nous offre l'occasion de plonger avec délice dans ses souvenirs qui pourraient être les nôtres.

  • Créée en 1662, cette farce met en scène un barbon avare qui refuse de marier sa fille, afin d'éviter des dépenses, et qui se met en quête d'une jeune épouse. Forcé de s'absenter, il confie la garde de sa fille Isabelle à Philipin, son valet. Dorine, la servante d'Isabelle dont est épris le valet, éloigne ce dernier pour permettre à la jeune fille de retrouver Cléandre, son jeune amant. Le maître de maison rentrant plus tôt que prévu, Cléandre n'a que le temps de se déguiser en fille pour échapper à sa colère. Dupé par le déguisement du jeune homme, le vieillard en tombe fou amoureux et, ce n'est qu'à la nuit tombée qu'il le démasquera. Appuyé par Isabelle, Dorine et Philipin, Cléandre réussira à convaincre le vieux barbon de le laisser épouser sa fille.

  • À la mort de sa mère, Marie-Claire est placée à l'orphelinat. Elle y vit une enfance adoucie par l'affection de soeur Marie-Aimée, religieuse non conformiste. Jalouse de cet attachement filial, la mère supérieure place Marie-Claire comme bergère à l'âge de 15 ans alors que celle-ci rêvait d'être modiste. Elle prend pourtant goût à cette vie bucolique, s'éprend du frère de sa nouvelle maîtresse avec qui elle partage le goût de la nature et de la littérature. Leur séparation forcée la décide à « monter » à Paris.

  • Orpheline, surnommée « la Rouge » en raison de sa chevelure flamboyante, Victoire est successivement engagée par de riches paysans, une famille bourgeoise puis un homme solitaire. Ces changements de place sont rythmés par ses grossesses, conséquences de viols, ses maîtres refusant tous d'employer une fille-mère. C'est la crainte d'être encore renvoyée qui amène Victoire à étouffer son deuxième enfant, après avoir abandonné son premier-né à l'Assistance Publique. Dénoncée par des voisins, elle est incarcérée cinq ans pour infanticide. À sa sortie de prison, Victoire tente de faire oublier son passé.

  • Lorély, intellectuelle et salonnière réputée, inspire à la narratrice un amour passionnel et destructeur. Celle-ci en oublie sa tendre amie, Ione, qui en meurt de chagrin. Lorély l'infidèle devient alors celle par qui le drame est arrivé. Viennent d'autres amantes, figures salvatrices ou démons séducteurs, brouillant les pistes dans le jeu amer de tromperie et de pardon qui oppose et réunit tour à tour la narratrice et Lorély.
    Une femme m'apparut est l'histoire autobiographique d'une passion amoureuse, celle que Renée Vivien vécut avec Natalie Barney. C'est aussi l'unique roman de Renée Vivien, grande poétesse et figure incontournable de la littérature lesbienne. Il fut publié pour la première fois en 1904.

  • Isoline

    Judith Gautier

    Gilbert, lieutenant de marine, est en permission, pour se rétablir après une maladie.
    Mélancolique, il trouve la vie ennuyeuse et pense que rien ne peut toucher son coeur, lorsqu'il croise le chemin d'Isoline et en tombe amoureux. De son côté, la jeune fille, qui vit isolée dans un château où son père refuse de lui parler et évite tout rapport avec elle, pense n'avoir plus rien à espérer de la vie. Sa rencontre avec Gilbert va changer ses perspectives et la relation amicale qu'ils nouent va rapidement se transformer en passion amoureuse. Mais le père d'Isoline ne l'entend pas de cette oreille et décide d'enfermer la jeune fille dans un couvent.

  • Henriette, Renée et Gabrielle vivent avec leur père le baron de Charassin, au château de Domblans, où elles s'ennuient à leurs travaux d'aiguille.
    Les trois soeurs, isolées à la campagne, ignorent tout des tourments amoureux et des manipulations dont sont capables les coureurs de dot. Aussi, quand M. de Vaudrey arrive au château, il comprend très vite qu'une bonne dot lui est acquise et qu'il ne lui reste qu'à choisir une des soeurs. Il se décide pour Henriette, l'aînée, mieux dotée que ses cadettes.
    Gabrielle, le coeur brisé, accepte d'épouser un vieil ami du baron.
    Renée tire le triste bilan de ces unions désastreuses : pour elle, seule l'éducation des filles les libèrerait de leurs illusions sur le mariage, institution qui n'a d'autre objectif que de les livrer au bon vouloir d'un homme.

  • En 1920, un ingénieur français est envoyé en Inde pour y faire des recherches géologiques. Tombé sous le charme de la vallée du Cachemir, il décide d'y séjourner, seul, quelque temps.
    Un soir, une barque légère accoste son îlot, et le jeune homme qui la conduit l'invite à monter à son bord. L'ingénieur le suit et se retrouve bientôt séquestré dans un luxueux palais où Zenahab, la maîtresse de maison, l'accueille. Polyandre, comme le veut la tradition, elle annonce au voyageur sa volonté de l'intégrer à son harem d'époux. Le voyageur n'a d'autre choix que d'accepter cette union.

  • En 1815, Charlotte-Adélaïde Picard embarque, en compagnie de toute sa famille, à bord du bateau La Méduse en direction du Sénégal où son père a été nommé administrateur. Lorsque la frégate fait naufrage au large des côtes mauritaniennes, le Gouverneur réquisitionne les canots de sauvetage pour sa famille et son entourage. Il abandonne les autres passagers dans des chaloupes surchargées ou sur un radeau de fortune sur lequel, comme l'a peint Géricault, les malheureux en viennent à s'entredévorer pour survivre.
    La famille Picard parvient à rallier Saint-Louis, où elle est prise en charge par le Gouverneur anglais. Charlotte trouve refuge sur l'île de Safal où elle essaie de cultiver la terre pour entretenir la famille.

  • Avant d'être adapté au cinéma, puis de s'imposer comme l'un des succès des studios Disney, La Belle et la Bête est un conte publié en 1740 par Gabrielle de Villeneuve.
    L'on y suit les aventures d'un marchand désargenté, et de ses enfants, dont la fille cadette est nommée Belle. Belle est modeste et intelligente, et également très dévouée à son père, au point de se sacrifier à sa place lorsqu'il se retrouve condamné par la Bête. Belle part vivre chez la terrible Bête qui n'aura de cesse de devancer ses attentes et ses besoins. Peu à peu, la Belle passe du dégoût à l'estime puis à l'amour pour cet être étrange.

  • Albert aime Marie depuis l'enfance, mais tandis que son père l'a envoyé en ville faire des études, sa promise épouse un autre homme, le comte de Nulsen. Avant qu'Albert n'ait pu intervenir, les jeunes mariés partent pour la Sicile.
    Sans nouvelles depuis des semaines, Albert décide de partir à la recherche de Marie. Alors qu'il passe la nuit dans un hôtel, Albert est réveillé par d'horribles cris. Le lendemain, la police lui apprend qu'on a tenté d'assassiner une femme dans son hôtel. Un temps soupçonné, Albert est innocenté par la victime qui a reconnu son agresseur : le comte de Nulsen. La jeune femme raconte son histoire à Albert et lui apprend que le comte est un monstre adepte du marquis de Sade, qu'il torture Marie et la retient prisonnière dans son château.

  • Après ses années de jeunesse comme bergère, Marie-Claire est désormais une jeune ouvrière parisienne : elle vit dans une chambre de bonne et travaille dans un atelier de couture.
    Les patrons, M. et Mme Dalignac, et les ouvrières partagent travail, amitié et désespoir quand des clientes, bonnes ou mauvaises payeuses, imposent de folles exigences ou s'absentent de longs mois les laissant désoeuvrés. Marie-Claire va nouer des amitiés, subir le rythme infernal des commandes, et se lier à Clément, le neveu de Mme Dalignac.

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