Arts et spectacles

  • Il était une coutume insolite qui unissait l'écrivain français Victor Hugo et la femme qui partagea sa vie pendant cinquante ans, la comédienne Juliette Drouet : à chacun de leur anniversaire amoureux, et à chaque nouvelle année, ils s'envoyaient une lettre dans laquelle ils exaltaient leurs sentiments l'un pour l'autre, comme pour renouveler les voeux d'une passion qui ne s'est jamais officialisée. Et celle-ci ne déroge pas à la tradition ! Une nouvelle fois, Juliette clame son amour, plaçant le premier jour de cette année 1862 sous le signe du bonheur : « T'aimer, t'aimer, t'aimer, voilà ma seule et unique destination ».

  • La Grande Guerre en chansons, La guerre est une chose trop grave pour l'abandonner aux seuls militaires. Écoutons donc ces échos de la Grande Guerre que sont les chansons d'alors. Même dans la tourmente, le français chante (l'allemand aussi, mais nous nous limiterons à des documents français). Il chante à l'arrière, au front, partout : chansons patriotiques (La Madelon & Co), chansons mélodramatiques (ceux qui partent, ceux qui restent, mères et enfants dans l'attente des nouvelles), gaudrioles pour remonter le moral (Le pinard, c'est quoi, déjà ?), compositions de bidasses pour évoquer l'ordinaire des tranchées, ou l'absurdité de leur situation (La chanson de Craonne). Docteur en Histoire, Jean François Heintzen dit « Maxou » est aussi un amoureux des Arts et Lettres et en particulier de la culture de tradition populaire comme l'attestent ses engagements associatifs et ses publications variées.

  • Elle vivait pour éblouir et magnétiser le public. Parmi les critiques de son temps, ses détracteurs purs et durs furent plutôt rares, donc, effectivement, tout cela peut nous amener à penser que le succès phénoménal que le public lui prodigua ne fut pas intégralement galvaudé. Excentrique, Sarah l'est indéniablement, mais elle sait faire preuve de simplicité.

    Source: http://sarah.bernhardt.free.fr/metier.htm Edmond Rostand a écrit:

    "En ce temps sans beauté, seule encore tu nous restes Sachant descendre, pâle, un grand escalier clair, Ceindre un bandeau, porter un lys, brandir un fer, Reine de l'attitude et Princesse des gestes.

    En ce temps sans folie, ardente, tu protestes!
    Tu dis des vers. Tu meurs d'amour. Ton vol se perd.
    Tu tends des bras de rêves, et puis des bras de chair.
    Et, quand Phèdre paraît, nous sommes tous incestes.

    Avide de souffrir, tu t'ajoutas des coeurs;
    Nous avons vu couler - car ils coulent tes pleurs! - Toutes les larmes de nos âmes sur tes joues.

    Mais aussi tu sais bien, Sarah, que quelquefois Tu sens furtivement se poser, quand tu joues, Les lèvres de Shakespeare aux bagues de tes doigts."

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