• Le violon de Scarlet Nouv.

    Avec cette vingtaine de nouvelles, le lecteur part à la rencontre du monde et des autres, à Sète, dans le Vercors, à la Pointe du Raz, en Aveyron et même à New York, à la recherche de Scarlet Rivera, la violoniste de Bob Dylan. Ahmed Kalouaz entremêle habilement autobiographie et romance, c'est ainsi qu'on découvre avec plaisir quelques expériences d'écrivain, lors d'ateliers auprès de collégiens ?ou au détour de résidences plus aventureuses, puis qu'on bascule doucement dans la vie d'un jeune prisonnier de retour à Ouessant ou aux côtés d'une femme qui fait le deuil de son père dans la maison familiale. Ahmed Kalouaz aime bourlinguer et nous transmet son envie, on ressort ?de ce recueil le coeur gonflé de ses rendez-vous manqués ou réussis, de ce que la vie peut nous apporter de tendre, d'apaisé ou de sombre.

  • Uppercut

    Ahmed Kalouaz

    • Rouergue
    • 11 Octobre 2017

    Placé dans un internat pour garçons difficiles, Erwan est envoyé en stage dans un centre équestre, après une fugue. Ce garçon métis, né d'un père sénégalais et d'une mère bretonne, est habitué à se battre, à la moindre remarque sur sa couleur de peau. Et il rêve de devenir boxeur. Face à Gilbert, le directeur du centre, qui lance des blagues racistes sans même s'en rendre compte, il va devoir apprendre à ne plus réagir au quart de tour. Un beau portrait d'adolescent à la dérive trouvant enfin à canaliser sa violence. 

  • Colère d'amour

    Ahmed Kalouaz

    Depuis que ses parents se sont séparés, Chloé ne veut plus voir sa mère et habite sur la péniche familiale, avec son père et son petit frère, Olivier. Car depuis la séparation, la colère ne quitte plus l'adolescente, qui n'arrive pas à pardonner à sa mère d'avoir « brisé » la famille. Dans ce roman émouvant, Ahmed Kalouaz fait le choix judicieux d'alterner les chapitres entre fille et mère, donnant les deux points de vue... en laissant au lecteur l'espoir d'une réconciliation. Un roman qui parlera très fort à tous ceux, enfants ou parents, traversant l'épreuve du divorce.

  • « Un sacré coup de batte à hauteur du genou » : c'est ce que Félix a asséné à l'entraîneur de son club d'athlétisme, quand Charlotte lui a appris que ce dernier avait les mains baladeuses. Félix ne regrette rien. Mais la vague #MeToo n'a pas atteint ce village perché de Haute-Savoie, et pour l'enquêteur chargé de l'affaire, il n'y a pas de pédophile qui tienne : le coupable, c'est Félix, qu'il considère comme une graine de voyou. L'adolescent sera-t-il seul sur le chemin de la vérité et de la justice ?

  • Après Avec tes mains (Babel n° 1129, prix Beur FM, prix Léo Ferré), portrait bouleversant de son père Abd el-Kader, Ahmed Kalouaz poursuit son exploration de la mémoire familiale avec une évocation de sa mère. Immigrée d'Algérie dans les années 1950, elle fut toute sa vie une femme soumise aux tâches ménagères, dévouée à ses quatorze enfants, qui jamais ne connut ni insouciance ni bonheur. Alors qu'elle doit quitter l'appartement dans lequel elle a vécu quarante ans, car la cité de Grenoble où il se trouve va être détruite, son fils installé en Bretagne choisit de traverser la France en mobylette pour la retrouver. Le temps de lui écrire une longue lettre d'amour et de mémoire.

    1 autre édition :

  • à l'ombre du jasmin

    Ahmed Kalouaz

    Trois mois avant la naissance d'Ahmed, sa soeur aînée est morte à l'âge de quatre ans. Cette «Lettre à la disparue» esquisse le portrait d'une enfant dont il ne reste pas même une photo, et dessine en creux celui de l'auteur qui, après Avec tes mains (Babel n° 1129) et Une étoile aux cheveux noirs (Babel n° 1197), poursuit son exploration de la mémoire familiale pour comprendre comment il est devenu écrivain malgré le désert de mots dans lequel il a grandi.

    1 autre édition :

  • Un autre verre

    Ahmed Kalouaz

    Où il est question de bistrots, d'abbayes, de mémoire et de saisons.

    « Même moi j'en oublie. Ce qui se passa, qui un jour passera. Le premier signe venu quand j'ai perdu mes clefs, et l'amour, et avec, la belle saison du temps des merveilles ».

  • Avec tes mains

    Ahmed Kalouaz

    Il s'appelait Abd el-Kader, né en 1917 dans un douar algérien. Sans enjoliver ni noircir, Ahmed Kalouaz a voulu reconstruire le parcours de ce père aujourd'hui disparu. Le destin de cet homme est à la fois singulier et commun à des centaines de milliers d'immigrés maghrébins, déchirés entre la France et leur pays d'origine. Et c'est une certaine Histoire de France qu'il nous raconte : la Seconde Guerre mondiale et ses bataillons de tirailleurs, l'immigration dans les années 1950, la guerre d'Indépendance, les mille métiers, les mille misères de ces manoeuvres employés aux tâches les plus difficiles, les dérives et les réussites de la deuxième génération, les crises des cités et le retour à la religion.
    Avec tes mains est un très beau chant adressé au père, le portrait tout en émotions d'un homme dur à la tâche comme en affection. En poète, Ahmed Kalouaz dit l'absence de mots communs entre les générations, les regrets et les rendez-vous manqués. Ces lambeaux de vie sauvés du silence tissent un destin bouleversant, celui d'un homme "absent" et taciturne, dont la dernière volonté fut d'être enterré au pays, loin des siens.

    1 autre édition :

  • C'est la rentrée des classes, au collège Condorcet : Laure a le ventre noué, car depuis plusieurs années elle est la cible d'une bande de filles.
    Elles la harcèlent en prenant prétexte de l'amitié qu'elle porte à un garçon considéré comme différent, car trop « intello ». Fille unique aux parents plutôt attentifs, elle n'a pourtant jamais osé leur en parler.
    L'année reprend donc et avec elle ses tourments. Dans le bus qui l'amène au collège, à la cantine, durant la récréation, Émilie la meneuse et ses complices lui font vivre un enfer.
    Et comme les années précédentes, Laure encaisse en silence. Ses notes baissent beaucoup, elle n'arrive toujours pas à se confier, même à sa tante chez qui elle va passer les vacances de la Toussaint.
    Pourtant elle va finir par réagir, lorsque d'autres élèves deviennent la cible, comme ce garçon réfugié de Syrie qui se fait violemment agresser.
    Laure arrive enfin à prendre rendez-vous avec la principale.
    Dans ce roman émouvant et fort, Ahmed Kalouaz décrypte remarquablement le mécanisme du harcèlement, notamment la difficulté que les victimes ont à parler.
    Un livre nécessaire.

  • Au Mali, comme beaucoup d'autres, Kounandi, 13 ans, joue au foot sur des terrains de fortune, ballon de chiffon au pied, en rêvant de devenir une idole des stades. Aussi, lorsqu'un agent en costume et chaussures cirées, un Italien nommé Trapani, le repère, il se voit déjà en haut de l'affiche, devenir l'un de ces footballeurs africains ayant intégré un grand club européen. Mais il y a une condition posée par ce recruteur : 2000 euros pour financer son départ en France. Somme colossale pour la famille de Kounandi, qui va pourtant réussir à la payer, en faisant appel à la tontine. Le rêve de gloire est en marche.
    Mais, sitôt arrivé en France, Kounandi va se retrouver, comme d'autres mineurs africains, pris au piège de ces recruteurs sans scrupules. Son passeport lui est confisqué, et le voilà avec d'autres compagnons d'infortune tenu de prouver sa valeur sur le terrain. Lors de tournois de jeunes footballeurs, ils sont souvent humiliés face à des joueurs français mieux entraînés et en bonne condition physique.
    Jugé pas assez rapide, ne maîtrisant pas les techniques de jeu, Kounandi se retrouve rapidement avec d'autres abandonné dans un hôtel miteux, sans papiers ni argent. Commence alors le début d'une longue errance.

  • Anciens amoureux, amis de toujours, bergers du Vercors, réfugiés maliens, immigrés algériens, ouvriers syndiqués... dans ces nouvelles, chacun trimbale son passé, avec plus ou moins de joie ou de tristesse, de regrets ou de nostalgie, mais toujours avec la certitude d'avoir été et d'être encore. Il n'est pas question de s'apitoyer ici, le futur reste toujours à écrire, pour plus ou moins longtemps. Pas de jugements non plus, mais un éventail précieux de vies et de paysages dissemblables pour montrer la complexité humaine et la riche diversité qui en découle.

  • La maraude

    Ahmed Kalouaz

    Le père de Théo a disparu depuis deux semaines. Un voisin dit l'avoir aperçu dans une rue de Grenoble, à la dérive. Parti à sa recherche, l'adolescent va découvrir durant trois jours le monde des sans-domicile-fixe, leurs terribles conditions de vie, leur histoire personnelle, ainsi que l'aide que leur apportent les équipes de maraude. Dans une belle langue, un roman émouvant sur le peuple souterrain des grandes villes.

  • L'espérance

    Ahmed Kalouaz

    Où il est question de pommiers et de pêcheurs, du vent du Sahara et de la patience des retours.
    «Lui, sur une pierre couverte de scories du désert, s'amuse à dessiner un visage et se souvient du bruit léger d'une robe qui glisse, d'une envie de naufrage au coeur d'une rivière douce.»

  • Un tag le long d'un train pour Marseille, des tombes sous le ciel gris de Sète, une annonce sur la porte d'une épicerie anachronique en Ardèche, une promeneuse qui distribue ses lectures au milieu des vignes... Autant de vignettes, de rencontres et de lieux qu'Ahmed Kalouaz partage au fil de ses déplacements, de ses errements. On ressent l'importance des mots, la force qui transcende des paysages, familiers ou non, des scènes, vécues ou restant à vivre, un quotidien à portée de main, en une succession de tableaux, où l'habituel devient singulier où la langue devient guide et emporte le lecteur. Pour reprendre les mots de l'auteur : « Comme dans la chanson, »je me suis pris pour un poète en écrivant ces mots qui passaient...» » et c'est bien la relation intime à la langue qui prend sens ici.

  • Les sportifs ont souvent été impliqués dans la grande Histoire. C'est ce que nous racontent la plupart de ces huit histoires d'athlètes pas toujours célèbres, comme ce footballeur roumain disparu brutalement sous la dictature de Ceaucescu, ou ce marathonien éthiopien vengeant aux Jeux Olympiques de Rome en 1960 l'invasion fasciste de son pays... À la suite du beau succès de Je préfère qu'ils me croient mort, une nouvelle incursion de cet auteur au pays du sport, sujet apprécié des ados.

  • À quelques jours de sa rentrée en 6e, Julie a déménagé en Bretagne où son père a trouvé un nouveau travail. Dans le hameau de Ker Vian, elle fait la connaissance de son seul voisin, un vieux monsieur, Armand, et de son postier breton, Bilto, un cheval de trait qu'il entraîne sur la plage pour une course hippique qui a lieu à l'automne dans la baie. Depuis plusieurs années, Julie fait de l'équitation et très vite, elle passe ses derniers jours de vacances avec eux deux. Mais un jour, de retour d'une promenade à Ouessant avec sa mère, elle découvre la maison d'Armand vide et les volets clos. Où a-t-il disparu ? Elle apprend, de la bouche de son neveu qui se révèle être un homme peu fréquentable, qu'il vient d'être hospitalisé après avoir été renversé par un char à voile. Et le jour où elle découvre qu'un boucher chevalin traîne dans les parages, elle comprend que le neveu a le projet de vendre Bilto et que sa vie est en danger...
    Julie va alors monter un plan de sauvetage du cheval, sans rien en dire à Armand, immobilisé pour plusieurs semaines à l'hôpital.

  • Childéric passe des vacances de Pâques dans un petit village tranquille du Cantal avec ses parents. Quand il apprend que M. Signol est de passage, il sent, pour son plus grand plaisir, que ces quelques jours vont se teinter d'aventure !
    Rien à voir, en effet, entre visiter les monuments de la région avec son historien de père et parcourir les chemins du Cantal et de l'Aveyron sur le quad de grand-père Signol !
    D'autant qu'à peine ont-ils entrepris de visiter quelques étapes du chemin de St Jacques de Compostelle, qu'ils entendent parler d'une série de vols touchant les églises alentour.
    Est-ce que ces vols ont un lien ?
    Childéric et M. Signol retrouvent immédiatement leurs habits de détectives et tentent de mener l'enquête en interrogeant les habitants et en se laissant guider par leur flair. et celui de Lasco !
    Des fausses pistes, des personnages louches, des témoins, des amis bienveillants et une course poursuite jallonnent le parcours de Childéric et M. Signol qui, à force de curiosité et de persévérance, parviennent à croiser la route du voleur.
    Ahmed Kalouaz fait renaître la belle connivence entre Childéric, jeune garçon toujours prêt à sortir de ses devoirs de vacances, et M. Signol, grand-père haut en couleur.
    Dans ce roman, qui peut être lu indépendamment du précédent, c'est l'Aveyron et le chemin de St Jacques qui tiennent lieu de toile de fond.

  • Réfugiée dans une chambre d'hôtel, une femme d'une cinquantaine d'années se remémore son enfance, passée dans le camp de harkis de Saint-Maurice l'Ardoise, dans le Gard. Les hôtels, elle connaît pour y travailler comme femme de ménage ainsi que pour des rencontres furtives avec son amant, un homme marié qui, cette fois-ci, ne viendra pas.
    A sa naissance, sa famille vivait depuis trois ans déjà dans un baraquement sans confort, au bout d'une route étroite traversant les vignes. Ces soldats d'origine algérienne, leurs femmes et leurs enfants, avaient réussi à fuir l'Algérie lors de l'Indépendance, condamnés qu'ils étaient pour avoir rejoint le camp français.
    Dans ce camp de Saint-Maurice l'Ardoise, la petite fille a mis longtemps à comprendre quel sort particulier leur était réservé. Les miradors et les barbelés, l'autorité quasi militaire d'un chef de camp qui gérait toute relation avec l'extérieur, le prénom français qu'on imposait à chaque enfant à l'école du camp, les mères recluses et les pères sans travail. Quelle faute, quelles exactions avaient donc commis leurs pères pour qu'ils soient tous soumis à une telle relégation ? Les incasables, on les appelait. Il fallut la révolte violente des jeunes générations au milieu des années 70 pour que les autorités ferment ces camps.
    Poursuivant son travail de mémorialiste sur les populations maghrébines en France, Ahmed Kalouaz nous offre le portrait romancé d'une femme doublement stigmatisée, fille de traître et d'Arabe qui, comme tous ceux de sa génération, a eu tant de mal à trouver sa place dans la société française.

  • Elodie, 15 ans, s'est réfugiée chezsa grand-mère, alors que sa mère a quitté le domicile conjugal pour fuir la violence du père. En feuilletant les albums de famille, l'adolescente cherche à mettre des mots sur leur vie passée : pourquoi leur mère s'est-t-elle tue aussi longtemps ? Pourquoi cette barbarie chez son père ? Grâce à la présence aimante de sa grand-mère et aux entretiens avec une psychologue, elle va chercher à affronter la vérité. Ce roman, d'une grande émotion, est publié l'année où les « violences conjugales » ont été déclarées « Grande cause nationale ».

  • Childéric passe ses vacances d'été en Bretagne.
    Ses parents font appel aux services d'un grand-père d'été qui s'occupe de Chidéric pendant qu'ils se reposent. Cette année, le grand-père parle anglais, conduit un sidecar et ne se déplace jamais sans son chien Lasco. Un grand-père rock'n roll pour un été rock'n roll qui va mener Childéric sur la piste des mystérieuses disparitions de chiens à la une des journaux locaux. Une enquête haletante, une belle amitié entre un jeune garçon et un grand-père, le tout dans une Bretagne estivale.

  • Durant une courte hospitalisation, liée à des problèmes cardiaques, Ahmed Kalouaz laisse remonter des souvenirs d'enfance, notamment celui de l'assassinat de son grand-père durant la guerre d'Algérie. Son coeur fragile ne s'est-il pas nourri d'une histoire familiale souvent dramatique ? Au fil de ses pensées, il évoque les poètes et les chanteurs qui l'accompagnent depuis longtemps, notamment Aragon. Dans ce nouveau livre, Ahmed Kalouaz poursuit son exploration de la mémoire immigrée algérienne.

  • Pour les vacances, Ange`le, 13 ans, part avec sa me`re pour le sud de la France, vers les collines de la Dro^me. La jeune fille de´couvre une re´gion sous le soleil, des chevaux e´voluant en liberte´ et surtout, le troupeau de moutons que surveille Victor, le berger. Comme Ismae¨l Triolaire, Victor est un poe`te berger. Mais de´ja`, le loup colonise les montagnes et les moutons de Victor sont en danger.

  • L'année scolaire se termine et à la rentrée prochaine, Juliette rejoindra la « cour des grands », au lycée. En attendant, elle doit partir pour dix jours en camp de canoë avec le centre de loisirs, en Ardèche. Au dernier moment Léa, une copine de classe, s'inscrit dans le même groupe. Elles ne se ressemblent pas vraiment, l'une et l'autre, même si elles s'apprécient.
    Léa est un peu trop souvent amoureuse, au goût de Juliette :
    Elle, les garçons, « c'est pas son genre ».
    Balazuc, le village où campe la colonie, est magnifique au-dessus de l'Ardèche. Entre deux initiations au canoë, les filles rencontrent à la buvette d'un hameau un garçon, Nicolas, qui ose à peine leur parler. Mais le village est tout petit.
    Le recroisant à plusieurs reprises, elles apprennent qu'il loge chez sa tante pour les vacances, au hameau qu'elle a restauré, et qu'il l'aide pour les chèvres. Il est mystérieux et rêveur, beau aussi.
    Alors, comme dans les descentes en canoë, Juliette commence à sentir son coeur chavirer. C'est elle qui doit faire les « avances », car Nicolas est maladivement timide.
    Son temps, il le passe en solitaire à écrire des vers sur des galets de la rivière. Une relation amoureuse se noue très vite entre eux, pour qui c'est la première fois. Une très belle histoire où ils apprennent à se parler - il lui dit enfin ses peurs - à s'embrasser, à se caresser, dans ce temps compté d'une colonie de vacances.
    Ahmed Kalouaz a écrit avec beaucoup de poésie, de subtilité, et de sensualité aussi, ce premier amour heureux. Ni fleur bleue ni tourmenté - c'est si rare en littérature ado ! - ce roman devrait vraiment séduire !

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