• Alec, dessinateur d'âge mûr, et Ève, romancière à succès d'un unique livre mythique, sont les seuls occupants d'un minuscule îlot de la côte atlantique. Ils ne se fréquentent pas, jusqu'au jour où une panne inexplicable de tous les moyens de communication les contraint à sortir de leur jalouse solitude.
    Comment s'explique ce black-out ? La planète aurait-elle été victime d'un cataclysme ? Des menaces de conflit nucléaire et de terrorisme à grande échelle planaient déjà. Y aurait-il eu, quelque part dans le monde, un dérapage dévastateur ? Qu'en est-il de l'archipel tout proche ? Et du pays ? Et du reste de la planète ?
    Alec va peu à peu dénouer le fil du mystère. Grâce à son vieil ami Moro, devenu l'un des proches conseillers du Président des Etats-Unis, il parvient à reconstituer le déroulement précis des événements. Si l'on a échappé au désastre, découvre-t-il, c'est d'une manière si étrange, et si inespérée, que l'Histoire ne pourra plus jamais reprendre son cours d'avant.
    La rencontre tumultueuse de nos contemporains déboussolés avec des « frères inattendus » qui se réclament de la Grèce antique, et qui ont su se doter d'un savoir médical beaucoup plus avancé que le nôtre, fait la puissance dramatique de ce roman, tout en lui donnant des allures de conte moderne.
    A travers la fiction et la parabole, l'auteur traite ici de manière romanesque les grands sujets abordés dans plusieurs de ses essais (Les identités meurtrières, Le naufrage des civilisations).

  • Depuis plus d'un demi-siècle, Amin Maalouf observe le monde, et le parcourt. Ses intuitions se révèlent des prédictions, tant il semble avoir la prescience des grands bouleversements de l'Histoire. Il s'inquiétait il y a vingt ans de la montée des « identités meurtrières » ; il y a dix ans du « dérèglement du monde ». Dans ce livre puissant et ample, il fait oeuvre de spectateur engagé et de penseur, mêlant récits et réflexions, racontant parfois des événements majeurs dont il s'est trouvé être l'un des rares témoins oculaires, puis s'élevant en historien au-dessus de sa propre expérience afin de nous expliquer par quelles dérives successives l'humanité est passée pour se retrouver ainsi au seuil du désastre.
    Un sursaut s'impose, espère-t-il. Le paquebot des hommes ne peut continuer à naviguer ainsi vers sa perte.

    2 Autres éditions :

  • Dans Les Désorientés, je m'inspire très librement de ma propre jeunesse. Je l'ai passée avec des amis qui croyaient en un monde meilleur. Et même si aucun des personnages de ce livre ne correspond à une personne réelle, aucun n'est entièrement imaginaire. J'ai puisé dans mes rêves, dans mes fantasmes, dans mes remords, autant que dans mes souvenirs. Les protagonistes du roman avaient été inséparables dans leur jeunesse, puis ils s'étaient dispersés, brouillés, perdus de vue. Ils se retrouvent à l'occasion de la mort de l'un d'eux. Les uns n'ont jamais voulu quitter leur pays natal, d'autres ont émigré vers les États-Unis, le Brésil ou la France. Et les voies qu'ils ont suivies les ont menés dans les directions les plus diverses. A.M.

    "Entre le Zweig du Monde d'hier et le Barrès des Déracinés, notre académicien levantin nous entraîne dans les méandres de l'exil, du repentir et du retour impossible". Christian Makarian, L'Express.

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  • Cette autobiographie imaginaire part d'une histoire vraie.
    En 1518, un ambassadeur maghrébin, de retour d'un pèlerinage à La Mecque, est capturé par des pirates siciliens, et offert en cadeau à Léon X. Ce voyageur s'appelait Hassan al-Wazzan. Il devint le géographe Jean-Léon de Médicis, dit Léon l'Africain. Sa vie, que ponctuent les grands événements de son temps, est fascinante: il se trouvait à Grenade pendant la Reconquista, d'où il a dû fuir l'Inquisition, en Égypte lors de la conquête du pays par les Ottomans, en Afrique noire à l'apogée de l'empire de l'Askia Mohamed Touré, enfin à Rome aux plus belles heures de la Renaissance, ainsi qu'au moment du sac de la ville par les soldats de Charles Quint.
    Homme d'Orient et d'Occident, homme d'Afrique et d'Europe, on pouvait difficilement trouver personnage dont la vie corresponde davantage à l'époque étonnante que fut le xvie siècle.

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  • Amin Maalouf Les Identités meurtrières Que signifie le besoin d'appartenance collective, qu'elle soit culturelle, religieuse ou nationale ? Pourquoi ce désir, en soi légitime, conduit-il si souvent à la peur de l'autre et à sa négation ? Nos sociétés sont-elles condamnées à la violence sous prétexte que tous les êtres n'ont pas la même langue, la même foi ou la même couleur oe Né au confluent de plusieurs traditions, le romancier du Rocher de Tanios (prix Goncourt 1993) puise dans son expérience personnelle, aussi bien que dans l'histoire, l'actualité ou la philosophie, pour interroger cette notion cruciale d'identité. Il montre comment, loin d'être donnée une fois pour toutes, l'identité est une construction qui peut varier. Il en dénonce les illusions, les pièges, les instrumentations. Il nous invite à un humanisme ouvert qui refuse à la fois l'uniformisation planétaire et le repli sur la «tribu».

    D'une voix pudique, sereine, Amin Maalouf énonce tout simplement des enjeux de civilisation pour le troisième millénaire.
    Henri Tincq, Le Monde.

    Un livre passionnant à l'heure où une conception hégémonique, marchande, de la mondialisation allume des mèches sous des barils de poudre.
    Jacques Coubart, L'Humanité.

    Par la voix de cet écrivain libanais de langue française, la vieille Europe nous fait encore partager la plus belle, le plus féconde de ses convictions.
    François Sureau, L'Express.

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  •  Amin Maalouf Samarcande Samarcande, c'est la Perse d'Omar Khayyam, poète du vin, libre penseur, astronome de génie, mais aussi celle de Hassan Sabbah, fondateur de l'ordre des Assassins, la secte la plus redoutable de l'Histoire.
    Samarcande, c'est l'Orient du xixe siècle et du début du xxe, le voyage dans un univers où les rêves de liberté ont toujours su défier les fanatismes.
    Samarcande, c'est l'aventure d'un manuscrit qui, né au xie siècle, égaré lors des invasions mongoles, est retrouvé des siècles plus tard.
    Une fois encore, nous conduisant sur la route de la soie à travers les plus envoûtantes cités d'Asie, Amin Maalouf, l'auteur de Léon l'Africain, nous ravit par son extraordinaire talent de conteur.

    Samarcande a obtenu le Prix des Maisons de la Presse 1988.

    Avec Samarcande, Amin Maalouf confirme son talent de conteur oriental. Un air nouveau dans notre littérature. Un mariage parfaitement réussi entre érudition et plaisir romanesque.
    Gilles Demert, Jours de France.

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  • Juillet 1096 : il fait chaud sous les murailles de Nicée. A l'ombre des figuiers, dans les jardins fleuris, circulent d'inquiétantes nouvelles : une troupe formée de chevaliers, de fantassins, mais aussi de femmes et d'enfants, marche sur Constantinople. On raconte qu'ils portent, cousues sur le dos, des bandes de tissu en forme de croix. Ils clament qu'ils viennent exterminer les musulmans jusqu'à Jérusalem et déferlent par milliers. Ce sont les <>.
    Ils resteront deux siècles en Terre sainte, pillant et massacrant au nom de Dieu. Cette incursion barbare de l'Occident au coeur du monde musulman marque le début d'une longue période de décadence et d'obscurantisme. Elle est ressentie aujourd'hui encore, en Islam, comme un viol.

  •     « Le destin passe et repasse à travers nous, comme l'aiguille du cordonnier à travers le cuir qu'il façonne. » Pour Tanios, enfant des montagnes libanaises, le destin se marque d'abord dans le mystère qui entoure sa naissance : fils de la trop belle Lamia, des murmures courent le pays sur l'identité de son vrai père. Le destin passera de nouveau, dans ces années 1830 où l'Empire ottoman, l'Egypte, l'Angleterre se disputent ce pays promis aux déchirements, le jour où l'assassinat d'un chef religieux contraindra Tanios à l'exil...
        Mêlant l'histoire et la légende, la sagesse et la folie des hommes, le romancier de Léon l'Africain et du Premier Siècle après Béatrice nous entraîne dans un prodigieux voyage romanesque qui lui a valu le prix Goncourt 1993.


        Un merveilleux conteur.Alain Jacob, Le Monde     Terre bénie de Dieu, mais hostile aux hommes de bonne volonté, le Liban de Tanios est un mélange d'eau de fleurs d'oranger et d'odeur de poudre. En lisant Le Rocher De Tanios, un Orient se rapproche.Christian Makarian, Le Point.

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  • Depuis 1634, dix-huit personnages se sont succédé au 29e fauteuil de l'Académie française avant Amin Maalouf. Son premier occupant se noie dans la Seine, Montherlant se suicide dans son appartement avec vue sur la Seine, et l'Académie elle-même siège dans un petit périmètre longé par la Seine, entre le Louvre et le quai Conti : unité d'un lieu à partir duquel se déploie le kaléidoscope de l'Histoire.
    Le pouvoir des rois et des cardinaux, des hommes d'épée et des négociateurs, l'autorité grandissante ou déclinante des philosophes et des savants, l'influence des poètes, des librettistes, des dramaturges et des romanciers : autant de visages de la gloire qui nous parlent des âges différents de la Nation. Une redécouverte charnelle et incarnée de notre « génie national ».

    2 Autres éditions :

  • L'auteur avance la thèse suivante : le dérèglement du monde tient moins à la guerre des civilisations qu'à l'épuisement simultané des civilisations, l'humanité ayant atteint son seuil d'incompétence morale : l'Occident infidèle aux valeurs de démocratie et tenté de garder une supériorité militaire pour pallier les insuffisances de son économie ou de son autorité morale ; l'Orient n'ayant plus de légitimité patriotique, se retrouve condamné à une fuite en avant radicaliste.

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  • Amin Maalouf Les Jardins de lumière Lorsqu'on emploie les mots «manichéen» ou «manichéisme», on songe rarement à Mani, peintre, médecin et philosophe oriental du iiie siècle, que les Chinois nommaient «le Bouddha de lumière» et les Egyptiens «l'apôtre de Jésus».
    Bien loin des jugements tranchés et sans appel auxquels on l'associe, sa philosophie tolérante et humaniste visa à concilier les religions de son temps. Elle lui valut les persécutions, le supplice, la haine. Mille ans après, l'accusation de manichéisme conduisait encore les Albigeois au bûcher...
    Nul mieux que l'auteur de Léon l'Africain, de Samarcande (prix des Maisons de la Presse 1988), et du Rocher de Tanios (prix Goncourt 1993), né dans un Liban déchiré par les fanatismes, ne pouvait raconter l'aventure de cette existence.

    Tous les ingrédients sont là d'un grand roman qui participe de la légende et de la vérité, du péplum et de la poésie...
    Arnould de Liedekerke, Le Figaro Magazine.

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  • «Echelles du Levant», c'est le nom qu'on donnait autrefois à ce chapelet de cités marchandes par lesquelles les voyageurs d'Europe accédaient à l'Orient. De Constantinople à Alexandrie, en passant par Smyrne, Adana ou Beyrouth, ces villes ont longtemps été des lieux de brassage où se côtoyaient langues, coutumes et croyances. Des univers précaires que l'Histoire avait lentement façonnés, avant de les démolir. Brisant, au passage, d'innombrables vies.
    Le héros de ce roman, Ossyane, est l'un de ces hommes au destin détourné. De l'agonie de l'Empire ottoman aux deux guerres mondiales et aux tragédies qui, aujourd'hui encore, déchirent le Proche-Orient, sa vie ne pèsera guère plus qu'un brin de paille dans la tourmente. Patiemment, il se souvient, il raconte son enfance princière, sa grand-mère démente, son père révolté, son frère déchu, son séjour en France sous l'Occupation, sa rencontre avec Clara, leurs moments de ferveur, d'héroïsme et de rêve ; puis la descente aux enfers.
    Dépossédé de son avenir, de sa dignité, privé des joies les plus simples, que lui reste-t-il ? Un amour en attente. Un amour tranquille, mais puissant. Peut-être, en fin de compte, plus puissant que l'Histoire.

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  • Il était une fois deux frères, Gebrayel et Botros, nés dans ce Liban du XIXe siècle encore partie intégrante de l'Empire ottoman. Le premier rêve de conquérir le monde et quitte l'Orient natal pour faire souche à Cuba. Le second, homme de pensée et de livres, reste au pays. Ainsi commence la saga des Maalouf, enracinés ou nomades, emportés par l'histoire dans une diaspora familiale qui n'empêche pas que les relie, du Brésil à l'Australie et des États-Unis à la France, le bruissement d'un nom et la conscience d'une origine commune.
    C'est à cette « tribu », dont il reconstitue l'histoire avec la rigueur d'un archiviste et l'empathie d'un romancier, que l'auteur du Rocher de Tanios (prix Goncourt 1993), rend un magnifique hommage d'amour et de fidélité. Pour l'écrivain lui-même en exil, n'est-elle pas sa seule patrie ?
    « Avec Origines, Amin Maalouf réussit un double exploit. Élever ses ancêtres éparpillés aux quatre coins du monde au rang de héros romanesques et les réunir dans un livre, offrant pour la première fois refuge à cette tribu qui nomadise toujours. »
    Alexandra Lemasson, Le Magazine littéraire.

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  • Amin Maalouf Le Périple de Baldassare « Ce que la présence de cette femme a apaisé en moi, ce n'est pas la soif charnelle d'un voyageur, c'est ma détresse originelle. Je suis né étranger, j'ai vécu étranger et je mourrai plus étranger encore. Je suis trop orgueilleux pour parler d'hostilité, d'humiliations, de rancoeur, de souffrances, mais je sais reconnaître les regards et les gestes. Il y a des bras de femmes qui sont des lieux d'exil, et d'autres qui sont la terre natale. » Parti sur les routes en 1665, le narrateur de cette histoire, Baldassare Embriaco, Génois d'Orient et négociant en curiosités, est à la poursuite d'un livre qui est censé apporter le Salut à un monde désemparé. Sans doute est-il aussi à la recherche de ce qui pourrait encore donner un sens à sa propre existence.
    Au cours de son périple, en Méditerranée et au-delà, Baldassare traverse des pays en perdition, des villes en feu, des communautés en attente. Il rencontre la peur, la tromperie et la désillusion ; mais également l'amour, à l'heure où il ne l'attendait plus.

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  • Amin Maalouf Le Premier Siècle après Béatrice Que peut-il arriver lorsque des sortilèges millénaires se conjuguent à une science moderne aussi performante que dépourvue d'éthique ? Au départ, il y avait de mystérieuses fèves, réputées favoriser les naissances de garçons, trouvées par le narrateur sur un marché égyptien. Puis ce fut la raréfaction, un peu partout, des naissances féminines. Commença alors l'épopée d'un homme passionnément attaché à la «féminité du monde»...
    Le romancier de Samarcande (prix des Maisons de la Presse 1988), des Jardins de lumière, prix Goncourt 1993 pour Le Rocher de Tanios, nous conte ici avec tendresse et humour une fable sur la folie des hommes.

    Un roman d'anticipation nourri de toutes les peurs du présent.
    /> Alain Jacob, Le Monde.

    On referme avec un serrement de coeur ce livre passionnant qui passe de la légèreté au drame.
    Josette Alia, Le Nouvel Observateur.

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  • Dans un pays en guerre, Adriana, une jeune femme passionnée, tombe enceinte à la suite d'un viol. Sa soeur cherche à la convaincre de ne pas garder l'enfant.
    Adriana répond : « C'est mon fils, non celui du violeur. C'est à moi qu'il ressemblera! » Mais elle n'est sûre de rien. Pendant des années, elle se demandera avec angoisse si Yonas, qui porte à la fois le sang de la victime et celui du bourreau, sera Caïn ou Abel. Devenu adulte, le garçon promet de tuer son géniteur. Sa mère le regarde partir sans tenter de l'en dissuader. C'est seulement à son retour qu'elle lui dira :
    « Cet homme méritait de mourir, mais toi, mon fils, tu ne méritais pas de tuer. » Un texte magnifique.

    1 autre édition :

  • Min Maalouf L'Amour de loin Au xiie siècle, le troubadour Jaufré Rudel, lassé de sa vie de plaisirs, s'embarque pour l'Orient. Ne lui a-t-on pas dit qu'à Tripoli vit la femme qui incarne son idéal d'un amour pur ? Hélas, Jaufré, frappé par la maladie, n'arrivera que pour mourir dans les bras de celle qui, avertie de son entreprise, a senti toute la beauté de cet amour de loin.
    De cette magnifique légende d'amour et de mort, où l'Occident chrétien et l'Orient mystique mêlent leurs rêves, Amin Maalouf, le romancier du Rocher de Tanios, prix Goncourt 1993, donne ici une nouvelle variation, dans une langue lyrique aux résonances toutes modernes.

    1 autre édition :

  • L'auteur a été élu au 29ème fauteuil de l'Académie française. Préparant son discours d'investiture, l'idée lui vient de se pencher sur le destin des dix-huit hommes ayant occupé précédemment ce même siège. De 1634 à nos jours, c'est donc une succession de découvertes passionnantes sur l'histoire et ceux qui l'ont faite. D'anecdotes en évènements graves, l'auteur nous livre une série de « mini-biographies » brillantes et très accessibles. Une réussite historique autant que littéraire !

  • Anglais Leo the African

    Amin Maalouf

    • Abacus
    • 22 Septembre 1994

    Modern fiction

  • Anglais The rock of tanios

    Amin Maalouf

    • Abacus
    • 20 Septembre 1995

    The 1993 winner of the Prix Goncourt. It is an historical novel which explores myth, passion and loyalty from Lebanon's troubled past, by tracing the life of Tanios, a child of the mountains, who one day in 1840 disappeared from the rock that now bears his name.

  • « Mesdames et Messieurs de l'Académie, Quand on a le privilège d'être reçu au sein d'une famille comme la vôtre, on n'arrive pas les mains vides. Et si on est l'invité levantin que je suis, on arrive même les bras chargés. Par gratitude envers la France comme envers le Liban, j'apporterai avec moi tout ce que mes deux patries m'ont donné : mes origines, mes langues, mon accent, mes convictions, mes doutes, et plus que tout peut-être mes rêves d'harmonie, de progrès et de coexistence.

    Ces rêves sont aujourd'hui malmenés. Un mur s'élève en Méditerranée entre les univers culturels dont je me réclame. Ce mur, je n'ai pas l'intention de l'enjamber pour passer d'une rive à l'autre. Ce mur de la détestation - entre Européens et Africains, entre Occident et Islam, entre Juifs et Arabes -, mon ambition est de le saper, et de contribuer à le démolir. Telle a toujours été ma raison de vivre, ma raison d'écrire, et je la poursuivrai au sein de votre Compagnie. Sous l'ombre protectrice de nos aînés. Sous le regard lucide de Claude Lévi-Strauss. » A. M.

    Ce volume reprend le discours de réception à l'Académie française d'Amin Maalouf, prononcé le 14 juin 2012, suivi de la réponse de Monsieur Jean-Christophe Rufin.
    Comme le veut la tradition, ces deux textes sont suivis du discours de remise de l'épée, prononcé par Jean d'Ormesson.

  • « Dans Les désorientés, je m'inspire très largement de ma propre jeunesse. Je l'ai passée avec des amis qui croyaient en un monde meilleur. Et même si aucun des personnages de ce livre ne correspond à une personne réelle, aucun n'est entièrement imaginaire. J'ai puisé dans mes rêves, dans mes fantasmes, dans mes remords, autant que dans mes souvenirs.
    Les protagonistes du roman avaient été inséparables dans leur jeunesse, puis ils s'étaient dispersés, brouillés, perdus de vue. Ils se retrouvent à l'occasion de la mort de l'un deux. Les uns n'ont jamais voulu quitter leur pays natal, d'autres ont émigré vers les Etats-Unis, le Brésil ou la France. Et les voies qu'ils ont suivies les ont menés dans les directions les plus diverses. Qu'ont encore en commun l'hôtelière libertine, l'entrepreneur qui a fait fortune, ou le moine qui s'est retiré du monde pour se consacrer à la méditation ? Quelques réminiscences partagées, et une nostalgie incurable pour le monde d'avant. »

  • « Dans Les désorientés, je m'inspire très largement de ma propre jeunesse. Je l'ai passée avec des amis qui croyaient en un monde meilleur. Et même si aucun des personnages de ce livre ne correspond à une personne réelle, aucun n'est entièrement imaginaire. J'ai puisé dans mes rêves, dans mes fantasmes, dans mes remords, autant que dans mes souvenirs.
    Les protagonistes du roman avaient été inséparables dans leur jeunesse, puis ils s'étaient dispersés, brouillés, perdus de vue. Ils se retrouvent à l'occasion de la mort de l'un deux. Les uns n'ont jamais voulu quitter leur pays natal, d'autres ont émigré vers les Etats-Unis, le Brésil ou la France. Et les voies qu'ils ont suivies les ont menés dans les directions les plus diverses. Qu'ont encore en commun l'hôtelière libertine, l'entrepreneur qui a fait fortune, ou le moine qui s'est retiré du monde pour se consacrer à la méditation ? Quelques réminiscences partagées, et une nostalgie incurable pour le monde d'avant. »

  • "chaque fois que nous évoquons les croisades, c'est à travers les récits des croisés. mais il y a aussi ceux qui ont été envahis par les croisés. mais il y a aussi ceux qui ont été envahis par les croisés, et qui étaient les habitants de ces territoires. justement, amin maalouf publie chez jean-claude lattès les croisades vues par les arabes. voilà l'autre bout de la lorgnette ! il faut bien constater que les versions orientales et occidentales ne coïncident guère. nous avons, nous, écrit notre propre vision ; pendant ce temps, ils ont écrit la leur. c'est pourquoi cette nouvelle histoire des croisades ne ressemble à aucune autre".
    Alain decaux de l'académie française.
    France inter.


    /> "un ouvrage remarquable qui complète plus qu'il ne contredis celui de rené grousset".
    Eugène mannoni.
    Le point.


    "amin maalouf a écrit une histoire attachante, agréable à lire, qui constitue une image renversée de ces contes de fées que sont pour nous les croisades".
    The new yorker.


    "les croisades vues par les arabes nous offres une perspective inhabituelle de la confrontation entre l'europe occidentale chrétienne et le moyen-orient musulman".
    The economist.
    Londres.


    Amin maalouf est l'auteur de léon l'africain. les croisades vues par les arabes, publié pour la première fois en 1983, est désormais un classique, traduit en plusieurs langues.

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