• Sur la minuscule île de Bonaventure, perdue au milieu de l'océan, le jeune « Croque-poux » vit avec ses copains une enfance hors du commun, faite de cabanes, de glissades dans la boue, de criques secrètes et de courses folles.
    Jusqu'au jour où l'annonce de la construction d'un pont, décidée par les hauts fonctionnaires du continent, vient menacer ce paradis perdus. Bientôt, un projet de station balnéaire se profile, et les enfants sont même menacés d'être envoyés dans un pensionnat pour refaire leur éducation, jugée trop fantaisiste. Pas question pour les petits Bonaventuriens de laisser faire sans réagir. Ils organisent la résistance à la façon de Bonaventure : foldingue et solidaire, désobéissante et incroyablement énergique.

  • Un couple de quarantenaires, dont la relation s'est enlisée, tente de cerner à quel moment les choses ont mal tourné. Une amitié, fondée sur une blessure commune, se bricole un petit chemin bien à elle vers la guérison. Une femme aussi libre que désabusée décide de donner une vraie chance à l'amour, mais se trompera de prince charmant. Des grands-parents fêtent un amour de cinquante ans, dont l'étincelle n'a jamais vacillé. Pourtant la vie décidera que quelque chose doit s'éteindre. Un enfant découvre que son coeur peut battre très vite pour une fille, et se demande si à un moment ça ne risque pas d'exploser.

    Ces cinq trajectoires s'entrecroisent et se confrontent, chacune à leur manière, à la fulgurance de l'amour. Comment fait-on fi nalement pour aimer ? Comment fait-on pour se dire je t'aime ? Mais aussi pour dire je ne t'aime plus ? Comment fait-on pour se relever après avoir mordu la poussière ? Comment fait-on pour que ça reste beau malgré tout ?

  • « La vie avait donné à Vladimir un prénom qui sentait la neige fraîche, et une vilaine myopie qui le contraignit très tôt à porter d'affreuses lunettes. On n'a jamais vraiment su si c'était à cause de ses yeux qui ne voyaient pas très bien que Vladimir avait décidé de regarder le monde à travers son appareil photo. Ou peut-être était-ce simplement parce qu'il aimait le petit « clic » qu'on entend à l'oreille, et qu'on sent sous les doigts, au moment d'appuyer sur le bouton pour fixer l'instant à tout jamais ».
    L'histoire d'amour étonnante de Vladimir, photographe, et de Clémence, une femme invisible et toute petite, toujours vêtue de rouge. Depuis leur première photo sur un vieux banc du square Périmony, au bout du petit chemin où serpentent les roses trémières, ils ne se quittent plus. Mais il n'est pas toujours facile, même pour un artiste, de cohabiter avec un être extraordinaire dont la famille habite une maison que tout le monde croit hantée.

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