• « L'Orient » est une création de l'Occident, son double, son contraire, l'incarnation de ses craintes et de son sentiment de supériorité tout à la fois, la chair d'un corps dont il ne voudrait être que l'esprit.
    À étudier l'orientalisme, présent en politique et en littérature, dans les récits de voyage et dans la science, on apprend donc peu de choses sur l'Orient, et beaucoup sur l'Occident. C'est de ce discours qu'on trouvera ici la magistrale archéologie.

    Edward W. Said (1935-2003) Né à Jérusalem, émigré aux États-Unis en 1951, il a été professeur de littérature comparée à l'université de Columbia. Il est l'auteur de plus de vingt livres, traduits dans une trentaine de langues, dont Des intellectuels et du pouvoir, paru au Seuil.

  • Avec Yasser Arafat et Mahmoud Darwich, Edward W.
    Saïd est sans doute l'un des trois palestiniens les plus célèbre du XXe siècle. Bien que la plupart de ses textes soient traduits en français, la pensée de ce Palestinien de nationalité américaine, dont Tzvetan Todorov disait qu'il était l'un des intellectuels les plus influents du monde, est encore peu connue du public non académique francophone. À l'heure où éclatent les révolutions arabes, où les nationalismes s'affirment sans fard un peu partout en Europe, où la France est en proie aux polémiques sur « l'identité nationale », la pensée d'Edward Saïd s'impose dans toute sa puissance, son acuité politique, et permet de porter un regard critique sur l'actualité occidentale ; manière, en somme, de regarder sous le tapis d'un occidentalo-centrisme décadent.
    Blackjack éditions publie ainsi Dans L'ombre de l'Occident, titre générique d'un recueil de trois entretiens, inédits en français (extraits du recueil Power, politics and culture, interviews with Edward W.
    Saïd, publié en 2004 par Bloomsbury) qui offrent une approche transversale de l'univers d'Edward Saïd et permettent de comprendre comment le statut d'exilé est intrinsèquement lié au développement de cette réflexion originale. Edward Saïd parle depuis l'exil, sa parole est « entre mondes ». Et c'est de cette position qu'il critique les systèmes de représentations, la manière dont l'Occident construit des images de l'Orient, du Moyen-Orient.
    Il discerne, par extension, la manière dont l'Occident construit son rapport à l'Autre. Ces constructions se révèlent radicalement politiques, directement dominatrices.
    Edward Saïd montre ainsi comment la culture, dans son ensemble, est travaillée par les rapports de forces et d'instrumentalisation. Émanciper l'altérité au sein même des représentations, introduire la parole d'un Autre qui ne serait pas réductible ou manipulable, tel est sans doute l'enjeu majeur de l'oeuvre de Saïd dont il est question dans ces entretiens.
    « Pris entre «salamalecs» et «charabia», les Arabes n'intéressent pas «le monde».
    Les musulmans non plus. Si l'islam retient politiquement l'attention, le «monde arabe» est décor et paysage ». À travers ce texte au titre provocateur, Seloua Luste Boulbina, philosophe et politiste, ne se demande bien sûr pas si les Arabes sont, dans l'absolu, en capacité de parole, mais cherche des territoires où les paroles des Arabes peuvent trouver des résonances singulières dans une culture occidentale historiquement dominatrice.
    « Les frontières coloniales, écrit-elle encore, ne sont pas géographiques, elles sont avant tout humaines ».
    Dès lors, les « entre-mondes », concept forgé par Edward Saïd, ces lieux de l'art et de la littérature, deviennent un fil conducteur pour dire les déplacements et les migrations qui permettent de construire un langage commun et d'instaurer une réelle esthétique de la parole. Dans Les Arabes peuvent-ils parler ?, Seloua Luste Boulbina engage des dialogues, met en écho des voix aussi diverses que celles de Frantz Fanon, Sigmund Freud, Joseph Conrad, Edward Saïd, Hannah Arendt, Henri Michaux, Mallarmé, Arjun Appaduraï, Jean Josh Rabearivelo, Victor Segalen, Jacques Derrida, Frantz Kafka, Yoko Ogawa, Theodor Adorno, René Descartes, Samuel Beckett, Michel Foucault, Gilles Deleuze, Mahmoud Darwich, Sayed Kashua, Marcel Detienne, Amin Maalouf, Nietzsche, Joyce, Clément Rosset, Edgar Poe, Charles Baudelaire, Alexis de Tocqueville, Roland Barthes ou encore d'Ovide.
    La diversité des figures de l'exil met alors en question anciennes divisions coloniales et stéréotypes contemporains.
    Ici, les Arabes sortent de l'ombre, trouvent place dans l'expérience commune. Les philosophes, écrivains, poètes, artistes, exilés dans leur propre langue, seraient-ils tous des Arabes se demandant en français s'ils peuvent parler ? Entre esthétique et politique, le texte de Seloua Luste Boulbina est comme une respiration, au style précis, organique : il nous invite à tendre l'oreille.

  • Anglais Orientalism

    Edward W. Said

    Originally published 25 years ago 'Orientalism' is an influential book of ideas. Edward Said surveys the history and nature of Western attitudes towards the East. For generations now this book has defined our understanding of colonialism and empire.

  • Culture et impérialisme

    Edward W. Said

    • Fayard
    • 8 Novembre 2000

    Publié il y a près de vingt ans en France, L'Orientalisme avait suscité un immense intérêt et de vives polémiques sur la relation de domination que l'Occident a entretenue, et continue d'entretenir, avec le monde musulman. L'auteur y démontrait que l'Orient n'est qu'un fantasme créé par les orientalistes.
    Avec Culture et impérialisme, Edward W. Said récidive. Il nous conduit "au coeur des ténèbres" blanches, de cette aventure coloniale constitutive de l'histoire de l'Occident moderne. S'appuyant sur une analyse fine et originale d'oeuvres classiques, que chacun connaît et admire, et sur une méthode analytique originale, il montre comment les grands créateurs du XIXe et du XXe siècles, de Joseph Conrad à Rudyard Kipling, d'Albert Camus à Verdi, de Charles Dickens à Honoré de Balzac, ont évoqué, souvent de manière déformée, voire entériné, cette formidable entreprise de domination de l'" homme blanc ". L'auteur met ainsi magistralement au jour l'impensé colonial qui a nourri des hommes et des femmes de culture pourtant pétris de pensées humanistes.

    Mis enfin à la disposition du public francophone, Culture et impérialisme constitue une oeuvre majeure pour comprendre l'histoire de notre temps.

    Edward W. Said est professeur de littérature anglaise et comparée à l'université Columbia (New York). Palestinien né à Jérusalem, imprégné de culture occidentale classique, Edward W. Said appartient, comme il le dit lui-même, "aux deux univers sans être entièrement d'aucun". Son statut d'exilé lui a permis d'être "partie prenante de plusieurs histoires et de plusieurs groupes humains".

  • Au moment de sa disparition en 2003, Edward W. Said occupait, parmi les penseurs de son temps, une place prééminente : publié à titre posthume, Du style tardif est l'un des derniers ouvrages d'un intellectuel qui consacra son existence à observer les manifestations culturelles dans leur relation avec le politique.
    Issu du séminaire extrêmement populaire qu'Edward Said tint à l'automne 1995 à l'université de Columbia à New York, les essais qui composent ce recueil examinent les oeuvres produites, sur la fin de leurs vies respectives, par des artistes aussi différents que Richard Strauss, Beethoven, Arnold Schoenberg, Thomas Mann, Jean Genet, Giuseppe Tomaso di Lampedusa, Constantin Cavafy, Samuel Beckett, Luchino Visconti et Glenn Gould.
    Le "style tardif" - terme introduit par Adorno - n'a pas nécessairement partie liée au vieillissement ou à la mort, le style n'étant pas une créature mortelle, et les oeuvres d'art n'étant pas dotées d'une vie organique qu'elles pourraient perdre. Ce qui n'empêche pas l'approche de la mort de faire néanmoins son apparition dans les oeuvres de l'artiste par l'introduction de "l'anachronisme et l'anomalie" (Mann, Richard Strauss, Genet, Lampedusa, Cavafy), des caractéristiques n'ayant rien à voir avec la sublime sérénité qui marque les oeuvres ultimes d'un Sophocle ou d'un Shakespeare, dans lesquelles les auteurs semblent avoir réussi à régler leurs différends avec le temps.
    Aux yeux de Said, il est clair en effet que loin de constituer le point culminant du parcours artistique de toute une vie, la plupart de ces oeuvres dites "de la dernière période" quel que soit le domaine de création concerné, sont pétries de contradictions insolubles et porteuses d'une impénétrable complexité : bien que ces oeuvres se soient le plus souvent posées en radicale contradiction avec les canons esthétiques de leur temps, elles jouèrent, non moins fréquemment, un rôle précurseur, annonçant les phénomènes en germe au sein de chacune des disciplines artistiques concernées. C'est en cela qu'elles peuvent être qualifiées d'oeuvres émanant de "génie" - au sens le plus authentique du terme.
    Le "tardif" équivaut, pour Said, à "une forme d'exil" car lui-même, grande figure de l'exil des Palestiniens, associait à la notion de style tardif un attachement passionné à l'authenticité des relations qui se refusent à tout compromis de réconciliation. Tout ce qui est tardif "élucide et théâtralise" et rend difficile d'entretenir des illusions, écrit-il.
    Dans leur éloquence, dans leur passion - car le sujet, au fur et à mesure qu'il le traitait, faisait de plus en plus profondément et douloureusement écho aux propres préoccupations de Said affrontant, au soir de sa vie, la leucémie qui devait l'emporter -, ces essais, aussi brillants que révélateurs et porteurs d'intuitions fulgurantes, sont bien l'ultime chef-d'oeuvre de Said lui-même.

  • Edward Said experienced both British and American imperialism as the old Arab order crumbled in the late forties and early fifties. This account of his early life reveals the influences that have formed his books, "Orientalism" and "Culture and Imperialism".

  • Dans cet ouvrage de référence, augmenté, pour cette nouvelle édition, d'une préface inédite, l'un des penseurs les plus remarquables et les plus en vue de la fin du XXe siècle examine les origines et les répercussions d'une représentation de l'Islam par trop monolithique véhiculée par les médias et qui, depuis la crise des otages en Iran, la guerre du golfe et les attentats du 11 Septembre, assimile cette religion - et par delà, toute une culture - au terrorisme et à l'hystérie.
    De la crise des otages en Iran à la guerre du Golfe et au 11 septembre 2001, l'Occident a été hanté par un spectre ayant pour nom l'Islam. A en croire les médias et toute une litanie d'experts issus du monde politique, de l'université, ou de l'entreprise, l'Islam serait un monde monolithique, animé par une Loi religieuse immuable et inévitablement synonyme de terrorisme et d'hystérie. Il est vrai que, dans le même temps, des pays tentés par l'islamisme utilisent la religion pour justifier des régimes politiques souvent répressifs et dépourvus de toute représentativité.
    Dans cet ouvrage de référence, augmenté, pour cette nouvelle édition, d'une longue préface inédite, l'un des penseurs les plus remarquables de la fin du xxe siècle examine les origines et les répercussions de cette représentation de l'Islam, prolongeant et actualisant ses célèbres analyses de l'orientalisme. Combinant commentaires politiques et critiques littéraires, Edward Saïd dévoile les présupposés essentialistes de la couverture médiatique dévolue au monde islamique, quelle que soit l'objectivité dont elle prétend faire preuve et la renommée des auteurs sollicités.

  • " J'ai défendu l'idée que l'exil peut engendrer de la rancoeur et du regret. mais aussi affûter le regard sur le monde. Ce qui a été laissé derrière soi peul inspirer de la mélancolie, mais aussi une nouvelle approche. Puisque, presque par définition. exil et mémoire sont des notions conjointes. c'est ce dont on se souvient et lu manière dont on s'en souvient qui déterminent le regard porté sur le futur " écrit Edward W. Said. Dans cet ouvrage rassemblant des essais publiés de 1967 à 1998. le grand intellectuel américain d'origine palestinienne. professeur de littérature comparée à Columbia University. grand penseur et précurseur des questions postcoloniales, unit ici érudition et expérience pour mieux poser les questions essentielles au monde de demain. Quel est le véritable rôle de l'intellectuel ? Et quelle place pour l'intellectuel arabe dans le débat public ? Que signifie être exilé, déplacé, vivre entre plusieurs mondes ? Comment l'Occident se représente-t-il le monde arabo-musulman ? Comment combattre le thème ressassé de la fin de l'Histoire ou celui du choc des civilisations ? Evoquant tour à tour George Orwell. Giambattista Vico, Georg Lukàcs. E. M. Cioran, Naguib Mahfouz. Herman Melville, Joseph Conrad. Antonio Gramsci. V. S. Naipaul, Raymond Williams ou Daniel Barenboïm, il répète à l'envi que le contexte et les circonstances historiques créent la culture. " Le plus grand fait de ces trois dernières décennies est, à mes yeux, la vaste migration humaine qui a accompagné la guerre. la colonisation et la décolonisation, la révolution économique et politique, et des phénomènes aussi dévastateurs que la famine. la purification ethnique, et les grandes intrigues de pouvoir ", écrit Edward W. Said dans son introduction, dénonçant l'impérialisme politique et l'impérialisme culturel. La voix d'Edward W. Said, né en 1935 dans la Palestine mandataire et mort à New York en 2003 des suites d'une leucémie, était celle d'un visionnaire.

  • « Durant des années, Edward W. Said a été le principal porte-parole de la cause palestinienne aux Etats-Unis. [...] Il a payé cher ses prises de position sur le problème palestinien. [...] Parallèlement à son engagement politique, il a apporté une énorme contribution au monde des lettres. [...] On ne sait trop comment, dans son temps libre, cet homme de la Renaissance trouve en plus le moyen de jouer du piano et d'écrire sur la musique et l'opéra. »


    Voilà le portrait que dresse d'Edward W. Said son interlocuteur dans ce livre, David Barsamian. Au cours d'une série de six entretiens radiophoniques, les deux hommes abordent la question du conflit israélo-palestinien. Said en fournit une vision tour à tour ample et détaillée, une vision qui ne se veut ni objective, ni subjective, simplement informée, humaine et rationnelle. Excellente pour rectifier les idées reçues.


    L'accent est mis sur la dimension ethnique, culturelle : pour Edward W. Said, en effet, derrière l'affrontement politique et territorial se cache un mépris des Juifs envers leurs frères sémites les Arabes. Et l'auteur, grand spécialiste de l'impérialisme, de souligner, tout au long de l'ouvrage, le déséquilibre des forces en présence, immense, terrible, permanent.

  • A collection of essays by the late journalist on the Middle East, published between 2000 and 2003, includes pieces on Clinton's negotiations on the "Law of Return" for Palestinians, the Bush administration's ill-advised allegiances to the Christian right and oil companies, and the writer's impassioned condemnation of the war in Iraq. Reprint.

  • Paru en anglais en 1979, cet ouvrage a joué un rôle capital dans la sensibilisation du public américain à la question palestinienne. Les débats et les polémiques qu'il a suscités étaient à la mesure de la renommée de l'auteur, grande fi gure de la scène intellectuelle américaine.
    Edward W. Said nous offre une analyse documentée et subtile de l'affrontement, à la fi n du XIXe siècle et durant la première moitié du XXe siècle, entre la société palestinienne, occultée par l'idéologie dominante en Europe, et le mouvement sioniste, considéré comme une partie intégrante de l'entreprise coloniale européenne. Il dresse ensuite un tableau de la Palestine et des Palestiniens avant et après la guerre de 1967, et souligne la cristallisation, face à la discrimination, à l'occupation et à la dispersion, d'une forte conscience nationale incarnée par l'OLP. La dernière partie du livre est consacrée à une étude attentive des accords de Camp David, conclus sous l'égide des Etats-Unis entre Israël et l'Egypte, et de leurs conséquences au Proche-Orient. L'édition augmentée de 1992 dont nous publions la traduction prend en outre en considération les principaux événements survenus jusqu'alors : l'invasion du Liban en 1982, la première intifada en 1987, la guerre du Golfe en 1991 et le déclenchement du «processus de paix» avec la Conférence de Madrid.
    A la fois étude historique, essai politique et critique idéologique, La Question de Palestine va bien au-delà de l'actualité pour constituer en quelque sorte, avec L'Orientalisme et L'Islam dans les médias, un triptyque ayant pour objet la critique du regard porté par les pays occidentaux sur l'Orient, et plus précisément sur le Moyen-Orient.

  • Freud - quand je le lis dans la perspective de la politique idéologiquement consciente d'Israël - a laissé une place considérable à la part non-juive, passée et présente, du judaïsme.
    Ce qui revient à dire qu'en étudiant l'archéologie de l'identité juive, Freud a bien démontré qu'elle ne commençait pas avec elle-même, mais plutôt, avec d'autres identités (égyptienne et arabe), sur lesquelles sa démonstration dans Moise et le Monothéisme, finit par faire toute la lumière, en les livrant à notre examen. Cette autre histoire non-juive, non-européenne est aujourd'hui effacée. Elle a disparu, du moins dans la perspective d'une identité juive officielle.

  • Né en 1935 à Jérusalem, Edward W.
    Said passa une grande partie de son enfance et de sa jeunesse au Caire et au Liban, avant de poursuivre des études poussées dans tes meilleures écoles américaines. À contre-voie est une splendide entreprise " proustienne " de reconstitution quasi archéologique de cette époque (tes années 40 et 50), dans un Proche-Orient post-colonial qui se défait et se recompose autrement, annonçant le Proche-Orient d'aujourd'hui et ses déchirures.
    Ramenant à la vie des lieux et des personnes qui ont disparu, notamment la figure exigeante, dominatrice et " victorienne " du père et celle adorée de la mère qui lui donna la confiance en lui-même, Edward W. Said se pose en " outsider " : certes arabe mais chrétien, Palestinien mais détenteur d'un passeport américain, doté d'un prénom britannique joint à un nom arabe. Nappé par la culture occidentale, Edward W.
    Said s'y montre toujours en porte-à-faux avec son monde d'origine, toujours à contre-voie, nous livrant au travers de son expérience personnelle les clefs d'un monde complexe, traversé de multiples zones de fracture.

  • D'oslo a l'irak

    Edward W. Said

    • Fayard
    • 6 Avril 2005

    Ce livre réunit des articles sur la Palestine et le Moyen-Orient qu'Edward Said a écrits au soir de sa vie, de décembre 2000 à juillet 2003, pour Al-Hayat (Londres) et Al-Ahram (Le Caire). Il y commente, à chaud, les événements - de l'effondrement d'un faux « processus de paix » à la construction d'un vrai « mur de séparation », avec, en toile de fond, les attentats du 11 septembre 2001 et les guerres d'Afghanistan et d'Irak.


    Rigoureux, passionné, souvent mordant, Edward Said condamne sans appel le projet des États-Unis au Moyen-Orient : en redessiner la carte contre la volonté de ses habitants. au nom de la démocratie.

  • Dernier ouvrage que l'auteur acheva de son vivant, ce livre, composé à partir d'une série de conférences données à l'université de Columbia, peut être considéré comme son testament intellectuel. Il propose une réhabilitation parfaitement réussie de l'humanisme. L'auteur voudrait conférer à cette ancienne doctrine qu'est l'humanisme un rôle central dans le fonctionnement de notre société.


    Cet ouvrage, qui se réfère souvent à la France, fournit aussi au lecteur français un regard édifiant sur l'état des humanités dans les universités en Amérique.

  • On Late Style

    Edward W. Said

    A collection of essays by the late cultural critic explores great works of music and literature produced by Beethoven, Schoenberg, Mann, Cavafy, Beckett, Gould, Straus, Genet, and others at the end of their creative lives, analyzing how these works differed from previous ones and what they reveal about each musician's or writer's artistic evolution. Reprint.

  • Examines the work produced by great artists - Beethoven, Thomas Mann, Jean Genet among them - at the end of their lives. This work helps the reader to see how, though these works often stood in direct contrast to the tastes of society, they were, just as often, announcements of what was to come in the artist's discipline.

  • Trois entretiens (« Dans l'ombre de l'Occident » ; « Entre deux cultures » ; « L'Europe et ses autres : une perspective arabe ») où Edward Said fournit des clés pour mieux comprendre son oeuvre, en particulier L'Orientalisme, et les principaux thèmes qui la parcourent (l'exil, les rapports entre Juifs et Palestiniens, le racisme, le colonialisme, la place politique de la littérature, etc.). L'ensemble est suivi d'un essai de Seloua Luste Boulbina sur la manière dont les Arabes déracinés parlent d'eux-mêmes.

  • These free-wheeling, often exhilarating dialogues--which grew out of the acclaimed Carnegie Hall Talks--are an exchange between two of the most prominent figures in contemporary culture: Daniel Barenboim, internationally renowned conductor and pianist, and Edward W. Said, eminent literary critic and impassioned commentator on the Middle East. Barenboim is an Argentinian-Israeli and Said a Palestinian-American; they are also close friends. As they range across music, literature, and society, they open up many fields of inquiry: the importance of a sense of place; music as a defiance of silence; the legacies of artists from Mozart and Beethoven to Dickens and Adorno; Wagner's anti-Semitism; and the need for "artistic solutions" to the predicament of the Middle East--something they both witnessed when they brought young Arab and Israeli musicians together. Erudite, intimate, thoughtful and spontaneous, Parallels and Paradoxes is a virtuosic collaboration.

  • These free-wheeling, often exhilarating dialogues—which grew out of the acclaimed Carnegie Hall Talks—are an exchange between two of the most prominent figures in contemporary culture: Daniel Barenboim, internationally renowned conductor and pianist, and Edward W. Said, eminent literary critic and impassioned commentator on the Middle East. Barenboim is an Argentinian-Israeli and Said a Palestinian-American; they are also close friends.As they range across music, literature, and society, they open up many fields of inquiry: the importance of a sense of place; music as a defiance of silence; the legacies of artists from Mozart and Beethoven to Dickens and Adorno; Wagner';s anti-Semitism; and the need for “artistic solutions” to the predicament of the Middle East—something they both witnessed when they brought young Arab and Israeli musicians together. Erudite, intimate, thoughtful and spontaneous, Parallels and Paradoxes is a virtuosic collaboration.From the Trade Paperback edition.

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