• On peut naître, vivre et mourir sans jamais s'être rencontré. Sans avoir connu les rares instants qui permettent de devenir vraiment soi-même. Mais il arrive aussi parfois qu'elles aient lieu, ces rencontres de soi, de l'autre et des autres. Le chemin peut alors être douloureux mais il est surtout libérateur. C'est ce qui le rend beau et c'est ce que vont découvrir Marc et Solène. Marc est Substitut du Procureur de la République du Mans et Solène a cessé de travailler pour élever leur fils Nathan, âgé de cinq mois. Leur couple traverse une crise, comme tant dautres à l'arrivée d'un enfant, mais Marc sent qu'il s'agit d'un mal plus profond en ce qui les concerne. Il ne se retrouve plus dans ce qu'il vit avec Solène et s'éloigne peu à peu d'elle, jusqu'à ce qu'il fasse la connaissance de Lucie, une étudiante à l'existence agitée Schéma classique ? Pas si sûr, car cette rencontre inattendue va déclencher une série de bouleversements et changer à jamais le sens de leurs vies ! ""Un peu de temps pour aimer"" est un roman qui mérite pleinement le qualificatif rare d'humaniste. L'auteur y décrit avec finesse les doutes et les passages douloureux que traversent nombre de couples, à un moment ou à un autre de leur histoire. Il peint également avec sensibilité la délicate transition de l'adolescence à l'âge adulte, et le courage dont il faut parfois faire preuve pour surmonter des épreuves auxquelles rien ne vous a préparé. Cest un message d'espoir et de vie que transmet ce livre.

  • Professeur de français dans un lycée du Mans, Dan Lécuyer n'éprouve plus aucun sentiment pour son fils Ethan depuis la disparition soudaine de la femme de leurs vies, quatre mois auparavant. Le premier sombre dans la dérive et le repli sur soi, tandis que le second se noie dans un désespoir pudique, impuissant face à l'insoutenable effacement de son père. Les plaies s'ouvrent et risquent la béance, des secrets se révèlent et éclairent le naufrage d'une lumière de plus en plus noire. L'un et l'autre en réchapperont-ils ?... La paternité demeure un sentiment généralement nimbé de non-dits et de retenue. Dès lors, parler de sa faillite et de son inéluctable ruine revient à envisager l'enfance dans ce qu'elle peut avoir de plus douloureux, de plus abandonné.

  • Parce qu'elle a grandi dans un foyer aimant et soutenant, Ève a pu devenir une femme et une adulte debout. Mais parce que ce foyer n'était pas celui de l'origine, elle s'est construite dans l'incomplétude, luttant jour après jour et dans une course parfois folle pour enfouir la faille qui la fait aujourd'hui lourdement chuter, à l'aube de ses quarante ans. Chuter parce que pour la première fois elle lâche prise. Elle accepte d'assumer son effondrement, aux yeux des autres mais surtout aux siens. Progressivement alors, en passant par des étapes qu'elle n'aurait pas imaginé possibles, Ève va découvrir ce qui l'habitait vraiment et l'empêchait d'être heureuse. Des rues du Mans à celles de Beyrouth où elle est née, elle découvrira alors que même si l'amour ne suffit pas, lui seul pourtant peut transcender l'inacceptable et faire de la béance qu'il en reste une force pour le reste à vivre. Avec Malgré le silence, Frédéric Saène nous entraîne à sa suite sur le chemin parfois douloureux de la résilience face au secret des origines. En nous immisçant dans la vie meurtrie de son personnage principal, il développe avec justesse et précision la lutte qu'il faut savoir mener contre ce qui nous fonde en erreur, contre les déterminismes qui nous poussent alors à être le contraire de ce que nous sommes, envers et contre tout.

empty