• À Pau, dans le château de son époux, le roi de Navarre, Marguerite tente de défendre les intérêts de sa protégée, Violette, tout en cherchant à apaiser les attaques des fervents catholiques qui la soupçonnent d'être attirée par la religion réformée. Pour prouver son attachement au catholicisme, la reine et sa cour effectuent plusieurs pèlerinages qui les mènent dans un couvent où Violette découvre, revêtu de l'habit de novice, son amour d'enfance : Isolier d'Argèles, le frère cadet de son promis. Les jeunes amants se reconnaissent au premier coup d'oeil et, soutenus par la reine, vont tout tenter pour faire annuler la condamnation à la prêtrise qui pèse sur les épaules d'Isolier et le mariage qui doit lier Violette à Almaric.

  • Marguerite de Navarre, soeur aînée de François Ier, femme politique, diplomate et poétesse, doit se plier aux volontés de son frère qui lui fait savoir, qu'elle doit partir rejoindre son mari Henri d'Albret, roi de Navarre, dans ses terres béarnaises.
    Parmi les demoiselles d'honneur qui entourent la reine, l'une se distingue par sa beauté, sa sensibilité et sa fortune : Violette, une orpheline, qui a la préférence de Marguerite. La jeune fille est promise à Almaric d'Argèles, aîné d'une famille noble du Béarn, mais elle refuse cette union, au grand dam de son tuteur.
    Marguerite, pour différer le mariage de Violette et calmer son tuteur, propose à la jeune fille de la suivre dans son exil.

  • «Qu'est-ce que la poésie de Marceline Desbordes-Valmore, dans ces années de 1830 à 1850 qui voient aussi le triomphe - comme l'on dit - des grands écrivains, et des peintres, du romantisme ? Au premier abord, une langue et des catégories de pensée qui ne se distinguent plus guère de celles de tous les jours : le projet d'art, s'il en fut un, est bien renoncé, et le rythme qui mène ces longues strophes peut paraître ne remuer que la surface du monde, et ajouter au péché de banalité celui de l'éloquence facile. Du point de vue de l'être propre des femmes, de leur droit à un sentiment et une parole, celle qui parle ici semble, de surcroît, avoir bien trop consenti aux limitations et aux charges que la société leur impose. Et la religion qu'elle crie les jours où le malheur frappe, on dirait bien qu'elle est demeurée, sans changement appréciable, ce christianisme des femmes, surtout des mères, où il n'y a de permis que douleur et renoncement. - Mais au coeur même de ces poèmes qu'on trouve parfois négligés - ma plume court, dira volontiers Marceline - et qui manquent certainement de tout désir de composition, apparaît ce qu'on ne peut dire autrement que par l'idée de lumière. Comme si les mots retrouvaient une intensité, une qualité d'évidence qui seraient en puissance dans chaque chose, un vers puis un autre et un autre encore se détachent de la méditation ou du souvenir, illuminant comme d'une foudre l'horizon entier de la terre.»Yves Bonnefoy.

    2 Autres éditions :

  • Voici la première réédition des Veillées des Antilles de 1821, recueil de nouvelles sentimentales de Marceline Desbordes-Valmore, écrivain plus connu aujourd'hui pour sa poésie que pour sa prose. Elle figure parmi les nombreux romantiques qui se sont intéressés à la condition des Noirs au moment de la renaissance de l'abolitionnisme en France en 1820. Le souvenir du passé esclavagiste de la France sous-tend le recueil, inspiré de son voyage tragique aux Antilles en 1802 ; ces mêmes souvenirs transpercent dans ses lettres et des poèmes, dont un choix est inclus en annexe.

  • Poétesse romantique dont la vie tourmentée fut semée d'épisodes "cruels", Marceline Desbordes-Valmore a habité son siècle (celui d'Hugo, Rimbaud et Verlaine...), et sa poésie a franchi le 20ème siècle pour arriver jusqu'à nous sans rien perdre, ni de sa puissance évocatrice, ni de sa justesse à peindre - peut-être même à sculpter - le jaillissement des émotions et l'embrasement des sentiments. Celle que Balzac surnommait "Notre Dame des Pleurs", en raison des "malheurs" qui jalonnèrent son existence, n'est pas à mettre au rang des auteurs pleurnichards, bien au contraire. Sa force de vie et son énergie créatrice et novatrice (elle fut notamment la première à oser des vers de 11 pieds) la conduisirent à écrire des pages parmi les plus belles de notre littérature, la faisant entrer dans le cercle des grands poètes à l'égal d'un Charles Baudelaire, qui l'avait d'ailleurs qualifié de femme poète, la plus grande de son temps... la plus grande de tous les temps.

  • Amour partout ! et autres poèmes Nouv.

  • Ecrits soit par séries, soit isolément, entre 1830 et ses dernières années, repris en grande partie dans une édition posthume, les Contes de Marceline Desbordes-Valmore n'avaient jamais été regroupés dans leur totalité.
    Théoriquement destinés à la jeunesse, ils transcrivent également les préoccupations d'une mère ; selon son fils Hippolyte, ils reflètent aussi plus d'un fait vécu. Topographie parisienne du siècle dernier, évocations à portée parfois historique ou politique, ou bien teintées d'un brin d'exotisme, on trouvera encore tout cela au fil de ces lignes composées par une femme célèbre surtout pour ses poèmes, mais dont la prose - les présents Contes, des romans, des nouvelles, une assez vaste correspondance -mérite également d'être connue.

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