• «Le sacré et le profane constituent deux modalités d'être dans le monde, deux situations existentielles assumées par l'homme au long de son histoire. Ces modes d'être dans le Monde n'intéressent pas uniquement l'histoire des religions ou la sociologie, ils ne constituent pas uniquement l'objet d'études historiques, sociologiques, ethnologiques. En dernière instance, les modes d'être sacré et profane dépendent des différentes positions que l'homme a conquises dans le Cosmos ; ils intéressent aussi bien le philosophe que tout chercheur désireux de connaître les dimensions possibles de l'existence humaine.»

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  • La fonction du mythe est de donner une signification au monde et à l'existence humaine. Grâce au mythe, le monde se laisse saisir en tant que cosmos parfaitement intelligible.
    Mircea Eliade retrace l'histoire des grands mythes des peuples primitifs jusqu'au monde moderne en passant par les grandes civilisations du passé (Inde, Grèce, etc.). Son livre constitue à la fois un exposé historique, rempli d'exemples, et une synthèse philosophique du problème examiné.

  • Qu'est-ce qu'un fait religieux et que révèle-t-il ? Qu'est-ce que le sacré ? Quel est l'idéal de l'homme religieux ? Une fois de plus, Mircea Eliade (1907-1986) met son érudition et sa puissance intellectuelle synthétique au service du lecteur pour l'éclairer sur les religions du monde entier, leur signification et leur histoire.

  • Bien connu pour son oeuvre d'historien des religions, Mircea Eliade a été fasciné toute sa vie par l'alchimie. Ce livre en témoigne : il y montre que l'alchimie n'est pas une préfiguration moyenâgeuse de la chimie, vouée aux ténèbres de l'histoire, mais un phénomène culturel positif et digne d' attention.
    L'alchimie s'enracine dans les croyances des sociétés traditionnelles, où les substances minérales revêtent un caractère sacré. Les minerais, tels des embryons, «croissent» dans le ventre de la Terre ; le fer issu des météorites a une dimension magique parce qu'il provient du ciel... En travaillant la matière, le forgeron, comme l'alchimiste, collabore au dessein secret de la Nature : il accomplit un rituel qui révèle le sens caché de l'univers.
    /> Explorant les mythes africains, grecs, indiens ou chinois, Eliade considère que l'expérience du sacré est universelle et constitutive de l'humain : elle est ce qui donne au monde sa signification. À cet égard, Forgerons et alchimistes constitue une excellente introduction à la pensée et aux travaux de ce grand érudit.

  • C'est une affirmation courante que le monde moderne, entre autres caractéristiques, se distingue par la disparition de l'initiation.
    D'une importance capitale dans les sociétés traditionnelles, l'initiation est pratiquement absente de la société occidentale de nos jours. certes, les différentes confessions chrétiennes montrent encore, dans une mesure variable, des traces d'un mystère initiatique. mais le christianisme n'a justement triomphé et n'est devenu religion universelle que parce qu'il s'est libéré du climat des mystères gréco-orientaux et s'est proclamé une religion du salut, accessible à tous.

    En vue de dégager les divers types d'initiation, mircea eliade étudie successivement les rites de puberté dans les sociétés traditionnelles, les cérémonies d'entrée dans les sociétés secrètes, les initiations militaires et chamaniques, les mystères gréco-orientaux, les survivances des motifs initiatiques dans l'europe chrétienne et, enfin, les rapports entre certains motifs initiatiques et certains thèmes littéraires.
    L'auteur conclut sur les mouvements occultistes dans le monde moderne.

  • " la compréhension du mythe comptera un jour parmi les plus utiles découvertes du xxe siècle.
    L'homme occidental n'est plus le maître du monde : devant lui, il a maintenant non plus des " indigènes ", mais des interlocuteurs. il est bon qu'on sache comment amorcer le dialogue : il est indispensable de reconnaître qu'il n'existe plus de solution de continuité entre le monde " primitif " ou " arriéré " et l'occident moderne. il faut prendre conscience de ce qui reste encore de mythique dans une existence moderne.
    " mircea eliade.

  • Ce livre pourrait s'intituler " introduction à une philosophie de l'histoire " car tel est, en définitive, le sens de cet essai.
    Eliade interroge les conceptions fondamentales des sociétés archaïques, qui, tout en connaissant elles aussi une certaine forme d'histoire, s'évertuent à n'en pas tenir compte.
    Eliade étudie plus particulièrement la révolte des sociétés traditionnelles contre le temps historique et leur nostalgie d'un retour périodique au temps mythique des origines.

  • «  Il sentit soudain une main chaude lui caresser la joue. Tout son sang se figea, car la sensation de cette main chaude   d'une chaleur irréelle, inhumaine  était effroyable.  »   Christina hante la demeure isolée des Mosco, où Egor et M. Nazarie sont venus séjourner. Il y règne une ambiance étrange. Madame Mosco cache des secrets, l'une de ses filles, Sanda, exerce un certain charme sur les deux hommes  ; l'autre, Simina, encore enfant, indispose par ses sourires narquois et par sa maturité. Sanda est de plus en plus affaiblie, ce qui ajoute à l'interrogation des invités. Et, sous la lumière blafarde de la lune, les ombres trahissent la présence d'un autre monde, effrayant.
    Écrite en 1935, Mademoiselle Christina est l'une des oeuvres de jeunesse de l'historien des religions Mircea Eliade. Elle emprunte à dessein au folklore roumain et amorce la veine fantastique de l'auteur.
      Traduit du roumain par Claude Levenson.

  • La pensée symbolique est consubstancielle à l'être humain : elle précède le langage et la raison discursive.
    Les images, les symboles, les mythes ne sont pas des créations irresponsables de la psyché ; ils répondent à une nécessité et remplissent une fonction : mettre à nu les plus secrètes modalités de l'être. par suite, leur étude nous permet de mieux connaître l'homme, l' " homme tout court ", celui qui n'a pas encore composé avec les conditions de l'histoire.

  • La nuit bengali

    Mircea Eliade

    Allan, jeune ingénieur européen, travaille aux indes.
    Son chef, un bengali, l'admet dans sa famille et veut l'adopter. mais un violent amour naît entre allan et la fille de la maison, maitreyi. amour contrarié par la religion, les moeurs, le mystère de l'âme de la jeune fille. mais amour que le temps ne pourra effacer, et qui se prolongera dans la jalousie et le regret.

    Une figure féminine inoubliable et un roman qui agit comme un sortilège.

  • Mircea Eliade, qui a consacré une partie importante de son oeuvre à l'histoire des religions, s'est proposé de souligner dans ce recueil le rôle culturel que l'historien des religions est appelé à jouer dans une société désacralisée, en contribuant à l'élaboration d'une culture de type universel. En effet, l'analyse des religions archaïques et exotiques ne se limite pas à leur importance historique. Le philosophe, le théologien et le critique littéraire peuvent également tirer profit des découvertes faites dans ce domaine.
    Dans cette perspective, Mircea Eliade s'est efforcé de présenter et de discuter des documents tirés de religions peu ou mal connues, dans l'espoir qu'un « nouvel humanisme » pourrait être engendré par la confrontation de l'Occidental moderne avec ces mondes étrangers.

  • « L'idéal du yoga, l'état de jîvanmukta, est de vivre dans un «éternel» présent, en dehors du temps. Le «libéré dans la vie» ne jouit plus d'une conscience personnelle, mais d'une conscience-témoin, qui est lucidité et spontanéité pure... Le yoga s'intègre dans une tradition universelle de l'histoire religieuse de l'humanité : celle qui consiste à anticiper la mort pour s'assurer la renaissance dans une vie sanctifiée, c'est-à-dire rendue réelle par l'incorporation du sacré. Mais l'Inde s'est aventurée particulièrement loin sur ce plan traditionnel. La renaissance initiatique se traduit pour le yoga par l'obtention de l'immortalité ou la liberté absolue ».

    Dans ce livre, Mircea Eliade revient à la discipline spirituelle que signifie le yoga, trop souvent ramené aujourd'hui à des techniques psycho-corporelles de relaxation. Et il montre que Patañjali, auteur d'un traité fondateur intitulé Yoga-Sutra, fut un véritable maître spirituel.

  • Yoga est un terme équivoque.
    Sa signification a changé d'un siècle à l'autre, d'une tradition à l'autre. en effet, s'il y a un yoga " classique ", systématique, il y a également un yoga populaire, " baroque " ; s'il y a, ensuite, un yoga ascétique, un autre, érotique, lui fait pendant. si, dans certaines traditions ou sectes, le yoga est en tout premier lieu un système de pratiques " magiques ", dans d'autres traditions, au contraire, le yoga est surtout un moyen servant à obtenir l'union de l'âme humaine à l'âme divine.
    Cette diversité extrême de significations et de valeurs est révélatrice du fait même de la fonction qu'a le yoga dans l'histoire de la spiritualité indienne.
    Trois années d'etudes à l'université de calcutta et un séjour de six mois à l'ashram de rishikesh, dans l'himalaya, ont permis à l'auteur d'appliquer sa propre expérience à tous ces problèmes.

  • Les trois tomes de «Histoire des croyances et des idées religieuses» représentent une oeuvre irremplaçable. L'érudition et la puissance intellectuelle synthétique de Mircea Eliade apportent au lecteur une vision des religions qui fait apparaître à la fois l'unité fondamentale des phénomènes religieux et l'inépuisable nouveauté de leurs expressions selon sa formule. Ce tome II est consacré en grande partie aux religions de la Chine ancienne, au bouddhisme ainsi qu'à la naissance du christianisme.

  • Les trois tomes de l'Histoire des croyances et des idées religieuses représentent une oeuvre irremplaçable.
    L'érudition et la puissance intellectuelle synthétique de Mircea Eliade apportent au lecteur une vision des religions qui fait apparaître à la fois l'unité fondamentale des phénomènes religieux et l'inépuisable nouveauté de leurs expressions selon sa formule.
    Le tome III, De Mahomet à l'âge des Réformes, poursuit, de saint Augustin au siècle des Lumières, l'histoire des Églises chrétiennes. Il étudie également Mahomet et l'essor de l'islam et consacre plusieurs chapitres aux mystiques juive, chrétienne et musulmane, mais aussi aux hérésies, aux pratiques populaires et ésotériques, jusqu'aux Réformes. S'y ajoutent deux chapitres consacrés aux religions eurasiennes et tibétaines.

  • Dans un refuge des carpates, au cours d'une interminable nuit blanche, deux hommes se racontent l'amour de leur vie.
    Peu à peu, on comprend que lena, héroïne de la seconde histoire, et ileana, héroïne de la première, ne sont qu'une seule et même personne. mais ces " noces au paradis " ne sont pas de ce monde, elles ne pouvaient pas durer.
    Noces au paradis est, certes, un beau roman d'amour, un beau roman de l'amour. on ne peut oublier l'évocation très raffinée du personnage de l'héroïne montrée à trois étapes de sa vie de jeune femme, tout d'élégance, de finesse, d'intelligence, mis en valeur dans une manière que l'on peut qualifier de proustienne.
    Mais cette évocation extraordinaire contraste très fortement avec l'atmosphère tourmentée, presque démente, oú peu à peu s'enlise ce double amour " parfait ", gâché sans gloire par l'égoïsme, par l'orgueil du mâle, par la goujaterie des deux héros, dont on ne peut s'empêche de penser qu'une force surnaturelle, une force diabolique, les pousse irrésistiblement vers leur " chute ", faute de pouvoir reconnaître à temps le " miracle " qui leur est destiné.

  • Rêves initiatiques, guérisons magiques, symboles et techniques du chaman : entre mystique, magie et religion, ce livre de Mircea Eliade, qui lui consacra plus de dix ans de recherches, reste le seul à donner une vision globale et cohérente du chamanisme dans toutes les parties du monde. Un ouvrage capital pour comprendre les traditions spirituelles non occidentales, par un auteur qui voyait son propre travail comme « une tentative de retrouver les sources oubliées de l'inspiration littéraire ».

  • Un vieil homme qui fut directeur d'une école primaire de bucarest sous l'ancien régime, cherche à retrouver la trace de certains de ses élèves d'autrefois.
    Il a cru reconnaître l'un d'eux devenu fonctionnaire de la police secrète, parvient à forcer la porte, évoque ces temps d'enfance qui sont " plus loin que l'inde et que la chine ". en vain, l'autre nie, l'éconduit. mais un collège du policier a surpris le dialogue, qui l'intéresse. il fait suivre le vieil homme qui sera dès le lendemain conduit au siège de la police secrète.
    Interrogé sur son ancien élève supposé, le professeur en vient à dresser un tableau de l'époque révolue qui, sans quitter le monde bien réel des fréquentations de jeunesse du fonctionnaire, prend les dimensions fascinantes d'un récit légendaire.
    Le récit intéresse si fort le commissaire par les obscurités mêmes qu'il contient (et qu'il ne peut manquer de croire volontaires ) qu'il place en détention le vieil homme. on l'installe plutôt, dans les locaux de la police, on lui donne ce qu'il faut pour écrire, et on le prie de rédiger ses souvenirs. ce qu'il fait, des semaines durant. chaque jour, la ration manuscrite lui est retirée, remise aux responsables, avidement lue, étudiée.
    De temps en temps, les lecteurs demandent à l'auteur des éclaircissements. de nouvelles digressions s'ensuivent. on le voit : ce sont les mille et une nuits, replacées dans l'univers stalinien.

  • "Puisque je suis resté seul, j'ai décidé de me mettre à écrire aujourd'hui même le Roman de l'adolescent myope. J'y travaillerai chaque après-midi. Je n'ai pas besoin d'inspiration ; il faut que j'écrive ma vie, et ma vie, je la connais ; quant au roman, j'y pense depuis longtemps".
    Voici décrit dès les premières phrases le projet de ce livre, où le narrateur, un adolescent précoce et tourmenté dans la Bucarest du début du siècle, dévoile - avec précision et presque impudeur - son quotidien : les travers de ses profs, les complots des élèves, leurs convoitises sexuelles, les premiers exploits érotiques, la découverte de sa propre altérité... mais aussi la nécessité d'écrire, qui lui est chevillée au corps.
    Retrouvé voici peu dans un grenier de Bucarest, ce roman - écrit alors même que Mircea Eliade avait l'âge de son héros - est aussi un inestimable document sur le grand écrivain qui fut lui-même cet adolescent de génie qu'il nous révèle en faisant mine de le découvrir.

  • Mircea Eliade, dans ces deux fables étonnantes, entraîne le lecteur à travers une réflexion sur la vie, le temps et la mort... Nouvelles extraites du recueil Les Trois Grâces.

  • « On rencontre toujours une forme de yoga chaque fois qu'il s'agit d'expérimenter le sacré ou de parvenir à une parfaite maîtrise de soi-même, qui est elle-même le premier pas vers la maîtrise magique du monde. » Pour écrire ce livre, Mircea Eliade a vécu quatre ans en Inde, de 1928 à 1932, au cours desquels il s'est initié aux techniques du yoga et s'est imprégné de textes rarissimes en sanscrit. Résultat, on trouvera ici tout ce qu'il faut savoir sur le yoga : sa philosophie, ses pratiques, positions et techniques pour méditer et atteindre l'état de contemplation, ses rapports avec l'hindouisme, le tantrisme, l'alchimie indienne et l'érotique mystique.

  • « La créativité des primitifs a atteint son apogée sur le plan religieux. Cela suffit pour leur assurer une place dans l'histoire universelle. Mais, pour cela, il faut que nous fassions l'effort de comprendre correctement ces manifestations religieuses. En d'autres termes, nous devons élaborer une herméneutique créatrice des religions archaïques. »

  • Et c'est maintenant que vous commencez à devenir un "cas intéressant", dit-il en s'asseyant sur une chaise, à côté du lit. Je pense que vous comprenez pourquoi. Jusqu'ici, personne n'a trouvé une explication plausible, pas plus ici qu'à l'étranger. À la manière dont la foudre vous a frappé, elle aurait dû vous tuer sur le coup ou, sinon, vous auriez dû mourir asphyxié en dix minutes ou un quart d'heure ; dans le meilleur des cas, vous devriez être paralysé, muet ou aveugle. Les énigmes auxquelles nous sommes confrontés dans votre cas ne cessent de se multiplier. » Un soir de Pâques, un vieil homme est frappé par la foudre. Contre toute attente, il y survit, développe un don d'hypermnésie et, surtout, rajeunit de jour en jour. Médecins et savants accourent à son chevet, la rumeur publique enfle, et ce qui était un cas médical sans précédent devient rapidement un dossier politique...
    Eliade poursuit une interrogation sur le temps à travers ces deux récits fantastiques où la subtilité s'entrelace à l'humour, et compose deux fables entraînantes autour d'un vieux rêve : arrêter les horloges, et enraciner la trop brève existence des humains dans les silences infinis du cosmos.

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