• 1f - Décor simple - Durée : 1h15.
    À la mort de Tchaïkovsky, une rumeur plane : Est-il mort du choléra ? S'est-il suicidé ? A-t-il été assassiné pour cause d'homosexualité ? Le compositeur avait épousé seize ans plus tôt une certaine Antonina Milukova, ayant sombré dans la folie. Elle prend la parole afin de clamer « sa » vérité sur Piotr Illitch. étrange et dérangeante déclaration d'amour posthume.

  • Madame Guillotin.
    (1 femme).
    Joseph Guillotin n'est même pas l'inventeur de cette fameuse machine de mort qui trancha la tête de milliers de personnes pendant les longues années de la Terreur. Il s'est contenté d'en vanter les mérites à l'Assemblée. et les exécutions se sont enchaînées à un rythme infernal. On condamne à mort à l'aveuglette, pour le plus grand plaisir des « tricoteuses », spectatrices avides de sensations fortes.
    Épouvantée par ce massacre, rongée par l'insomnie, cible de toutes les moqueries, Madame Guillotin évoque quelques grandes figures d'une Histoire décapitée : Camille Desmoulins, Danton, Mme Roland, Olympe de Gouges, André Chénier et même Robespierre. Elle ressuscite une époque ensanglantée par la folie des hommes, par la misère du peuple, et livre, à sa façon, un vibrant plaidoyer contre la peine de mort.

    Laisse tomber la neige.
    (1 femme).

    Pourquoi Antonia a-t-elle exécuté froidement Marie-Thérèse ? Peut-être qu'elle n'a pas supporté le rire d'Alexandre quand elle lui a demandé de l'épouser, un refus humiliant qui l'a contrainte à sourire pour ne pas perdre la face...
    Doctoresse de renom, Antonia ne supporte plus l'univers de l'hôpital psychiatrique où on l'a enfermée. Elle décide de s'adresser elle-même aux « experts » qui l'ont déclarée folle pour leur exposer les tenants et les aboutissants d'un acte meurtrier apparemment inexplicable. Elle veut dire la vérité. Sa vérité.
    Où commence et où finit la folie ? Pierrette Dupoyet s'interroge, nous interroge. Une dénonciation imparable des méfaits de l'enfermement.

  • À ma fille...
    (d'après la correspondance de la Marquise de Sévigné) (1 femme).
    Une mère, veuve à vingt-six ans, supporte mal l'absence de sa fille partie vivre en Provence avec son mari. Pour panser ses plaies, elle lui écrit des lettres dans lesquelles elle avoue ses regrets, ses remords, de l'avoir tant délaissée lorsqu'elle était enfant. À partir de la correspondance de la Marquise de Sévigné, Pierrette Dupoyet retrace les souffrances d'une mère qui n'a pas assez aimé. Un viscéral hymne à l'amour maternel.

    Il est bien tard, Monsieur Lautrec...
    (1 femme ou 3 femmes , 1 homme, ou 4 femmes).
    Dans le Montmartre pétillant de la fin du XIXe siècle, La Goulue, Jane Avril, Yvette Guilbert se souviennent de Toulouse Lautrec. Enfant malmené par son père et discrètement choyé par sa mère, estropié par deux chutes malencontreuses, il trouve affection, amour et respect auprès d'elles. À travers ses peintures, il exalte leur beauté intérieure et les immortalise dans des dessins que s'arrachera la postérité. L'artiste génial préfèrait rester dans l'ombre pour mieux peindre la lumière.

    Hé ! toi, Gervaise...
    (d'après L'Assommoir d' Émile Zola) (1 femme).
    Dans l'atmosphère moite d'une blanchisserie, on retrouve la difficulté du monde ouvrier, ses peines et ses doutes. On voudrait croire aux espoirs simples de Gervaise, brave fille au coeur honnête... On assistera, impuissant, à sa dérive dans l'alcool, la fatigue de vivre...On se laissera envahir par la tendresse abrupte de Zola, sur fond de rêves qui s'effritent...

  • Yourcenar, juste avant l'aube.
    (1 femme).
    La veille de son entrée à l'Académie Française, Marguerite Yourcenar relit son discours. Dans un appartement situé en plein centre du Marais à Paris, âgée de 77 ans, elle ressuscite tous les êtres qui ont nourri sa vie et son oeuvre, voyage dans tous les lieux où elle a aimé vivre.
    Une magnifique évocation d'un personnage hors du commun, d'une femme " universelle " tant décriée, tant admirée.?Une oxygénante bouffée d'optimisme administrée par cette gourmande de vie qui respectait la pensée de son père bien-aimé : " Il ne faut pas pleurer parce que ce n'est plus, il faut sourire parce que cela a été. ".

    Sand, ou l'Aurore d'une liberté.
    (1 femme).
    /> Au crépuscule de sa vie, George Sand attend ses petites filles, Aurore et Gabrielle, dans sa serre à Nohant. En classant son herbier, elle carde les fils de sa vie épanouie par quelques ombres nommées Musset, Chopin, Marie Dorval, Solange et Maurice, ses enfants, Manceau, son dernier compagnon, et quelques autres. Assoiffée de liberté depuis sa plus tendre enfance, elle osa défier les règles établies et déclarait à l'ami Flaubert : " Ma révolte et ma provocation sont les formes les plus passionnées de mon amour. ".
    Une généreuse réhabilitation d'une femme que ses contemporains et les générations futures ont si mal comprise.

    Les Parias chez Hugo.
    (1 homme , 1 femme, 4 hommes - 1 femme ou 3 hommes - 2 femmes ).
    À travers le destin de quatre Parias qui peuplent les romans célèbres de Victor Hugo (" Les Misérables ", " L'Homme qui rit ", " Claude Gueux "), Pierrette Dupoyet écrit un frémisssant pamphlet contre l'exclusion, contre tous les nantis qui ne savent ni regarder, ni écouter, ni ressentir.?Hugo souhaitait que la misère soit abolie à jamais. Cent cinquante ans plus tard, elle n'a guère régressé ! Un constat d'échec cuisant.?Pourtant voici un formidable plaidoyer pour la fraternité, l'une des clés qu'on pourrait croire perdue et que Pierrette Dupoyet s'obstine à brandir face à notre cécité.

  • Au nom de...
    (1 à 10 hommes ou femmes).
    Tous les jours, les droits de l'Enfant sont bafoués.?Là-bas... mais aussi ici, tout près, derrière nos portes qui se referment dans des silences complices.?Pierrette Dupoyet dresse un inventaire impitoyable des cas de maltraitance les plus significatifs.?Une liste malheureusement non exhaustive.
    Chaque tableau met en scène un enfant victime de la méchanceté, de la bêtise ou de la lâcheté des adultes. Cette pièce présente des faits objectifs, sans jugement de valeur, sans proposition de solution. Au spectateur de trouver en lui la réponse à la plus scandaleuse situation de notre époque.

    L'Amour plus fort que la mort.
    (1 femme).
    Dans un bidonville du Caire, une religieuse tente de comprendre la misère, de l'expliquer et lutte contre cette trompeuse fatalité avec un archarnement que beaucoup lui reprochent.?Mais l'amour des autres peut faire frissonner les montagnes...
    Un poignant et respectueux hommage à Soeur Emmanuelle qui, à 62 ans, a fait le choix de partir dans un bidonville et a passé 22 ans de sa vie parmi les Chiffonniers.

    L'Enfer.
    (1 homme ou 1 femme).
    Accompagné de Virgile, son chat, un voyageur descend en Enfer pour vivre une fantastique randonnée dans les souterrains du monde. Une balade au pays des ombres, dans le labyrinthe des lâches, le tunnel des luxurieux, le tonneau des gourmands, le rocher des avares, le fleuve des coléreux, le sablier des paresseux, le mont des hérétiques, le chaudron des violents, le lac gelé des traîtres...
    Une exploration initiatique, d'après La Divine Comédie, chef-d'oeuvre du plus grand poète italien : Dante.

  • Ce texte retrace le déroulement de l'Affaire Dreyfus, vue par l'oeil du principal intéressé. Depuis la dictée qui le fait accuser à tort de haute trahison jusqu'à la réhabilitation tardive, en passant par la dégradation, la déportation à l'Île du Diable, la révision du Procès à Rennes, le fameux " J'accuse " de Zola, nous assistons à l'une des plus grandes erreurs judiciaires de tous les temps.
    Ce texte est un cri d'alerte, une invitation à la tolérance et à la fraternité.
    Chaque fois que l'on condamne à tort un homme, c'est l'humanité entière que l'on salit.

  • Sarah Bernhardt.
    (1 femme).
    Le soir de sa dernière représentation (du moins le croit-elle), Sarah Bernhardt, âgée de 79 ans, dresse le bilan d'une carrière qui a fait d'elle une icône du théâtre. Amputée d'une jambe, elle nous gratifie de passionnantes réflexions sur l'Art du Théâtre, titre de son livre dont se régaleront ses cadets.
    Qui mieux que Pierrette Dupoyet pouvait comprendre les doutes, les angoisses mais surtout les immenses bonheurs qu'offre le théâtre à ses fidèles servantes ? Beaucoup de préjugés volent en éclats sur ce monstre sacré : on y parle de trac, de trous de mémoire, de mort, mais surtout de vie, pour conclure : Si le théâtre ne servait à rien, il y a bien longtemps qu'il serait mort. Une frémissante déclaration d'amour pour l'art de l'éphémère et pour tous ces trapézistes de l'émotion que sont les comédiens.

    Joséphine Baker un pli pour vous...
    (1 femme ou 1 homme).
    Elle n'a que 63 ans, affaiblie par une mauvaise toux, cloîtrée dans sa cuisine... On ne verra jamais Joséphine Baker. On l'entendra un peu, on l'évoquera beaucoup. Avec un immense respect.
    Nous sommes au château de Castelnaud La Chapelle, en Dordogne, fastueuse demeure aux portes toujours ouvertes, symbole d'une humanité enfin réconciliée. La grande artiste de music-hall rêvait d'un monde d'amour et de fraternité, ignorant les frontières. Elle adopte 12 enfants, de religions, de cultures, de couleurs de peau différentes, sa tribu arc-en-ciel comme elle l'appelle. Mais la cigale au coeur trop généreux ne peut plus lutter contre les créanciers, les vautours de la finance et de l'immobilier. Un avis d'expulsion que tient en tremblant un huissier, détruira sans vergogne les puissantes ambitions de cette femme extraordinaire que Pierrette Dupoyet nous fait découvrir avec cet enthousiasme inaltérable dont elle a le secret.
    Vendue par sa mère pour la somme dérisoire de dix mille lires, la jeune Gelsomina joue les faire-valoir de Zampano, hercule de pacotille, brutal et obtus. Ils arpentent tous deux les routes d'Italie, mènent la dure et triste vie des forains. Zampano rudoie sans ménagement la naïve Gelsomina au coeur " gros comme ça ". Il boit trop, aime trop les femmes...
    Nous suivons avec passion cette odyssée misérable illuminée par l'apparition d'un violoniste-funambule-poète-philosophe, Il Matto (Le Fou). Avec lui, Gelsomina trouve un sens à son existence, apprend à aimer la vie. Mais l'éclaircie sera de courte durée.
    Pierrette Dupoyet réussit un pari impossible : adapter pour la scène le chef d'oeuvre de Fellini, La Strada, avec les encouragements de Giulietta Masina, inoubliable créatrice du rôle au cinéma. Et l'approbation du Maître.

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