• La campagne présidentielle de 2007 a marqué un tournant, une « rupture », dans la logique de communication intrinsèque à la politique. Certes, Nicolas Sarkozy n'est pas l'instigateur de l'étroitesse des relations entre politique et médias. Tous deux ont toujours entretenu des relations passionnelles, tantôt assujetti l'un par l'autre, tantôt instrument de détestation ou encore générateur de fascination. Perversion, abus de pouvoir, diffamation, connivence, autant de termes capables de rendre compte de l'opacité dans la politique de communication et dans l'information politique. Ce qui marque ce renversement, cette modification structurelle, est la stratégie communicationnelle elle-même du nouveau Président. Nous avons tous constaté, spectateurs, beaucoup ont dénoncé, journalistes, l'omniprésence médiatique du chef de l'Etat. Pour autant tous ont relayé et suivi. Vacances en famille, jogging, .. Tout ce que le Président a bien voulu donné, jusque dans les moments les plus intimes de sa vie, a accaparé la presse française. Communication brillante, justement dosée, le chef de l'Etat a su se positionner en tête d'affiche, au point de rendre les médias avides des moindres faits de sa quotidienneté. Une stratégie : occuper le vide du quotidien et l'espace médiatique. Mais alors, quel regard porté sur cette relation entre un Président dirigiste et une presse complaisante ? Et ainsi, quelles conséquences tirées quant à l'analyse de l'information véhiculée par cette dernière ? La presse serait-elle instrumentalisée, asservie au chef de l'Etat lui-même ? Peut-on encore parler de médias dans ces conditions ? Et enfin, Nicolas Sarkozy ne serait-il, au fond, qu'un admirable sophiste, au verbe malicieux et séducteur, maniant l'art de discourir à des fins prosélytes ? Dans une démocratie comme la nôtre, régie par des principes tels que la séparation des pouvoirs et la liberté de la presse, comment analyser la connivence actuelle entre un chef de l'Etat omniprésent et des médias complaisants ? C'est à cette question que l'auteur, avec son oeil avisé, se propose de répondre. Une analyse fine et bien conduite qui décrypte les logiques de communication politiques de Nicolas Sarkozy. L'auteur parvient à nous éclairer sur des enjeux qui, de loin, nous dépassent, sans tomber dans la facilité d'une caricature hyperbolique et mystifiée d'un chef de l'Etat trop souvent dépeint comme une incarnation maléfique. Cet ouvrage nous permet également, au regard du sacerdoce originel de la presse, de mieux comprendre quelle est sa mission, et aujourd'hui quelles sont ses erreurs.

  • Journaliste dont la carrière s'annonce brillante, Zli se heurte aux premières grandes désillusions de sa profession. Le métier l'a déçu, écoeuré même parfois, lui rappelant sans cesse toutes les bassesses dont est capable l'homme. Dès lors, plus rien ne le retient et c'est dans l'espérance d'un renouveau qu'il décolle pour la France où une bourse lui permet de reprendre ses études et d'entamer un troisième cycle au sein de la plus renommée des universités: la Sorbonne. Son arrivée, son installation et la fréquentation du milieu estudiantin ne viendront cependant pas à bout de sa défiance naturelle envers ses congénères. Il suffira toutefois d'une seule personne pour changer la donne. Elle se nommera LeMoinot, médecin brillant de son état, recommandé par l'un de ses cousins. Entre l'étudiant et le docteur éclora alors une relation qui transcendera les cadres de la banale amitié.

  • Que sera le pays au lendemain des élections de l'Assemblée Constituante ? Les Tunisiens se projettent, un jour dans le meilleur, un autre dans le pire. Souvent, dans les deux. Pendant 90 jours, du 14 décembre au 14 mars, ce livre retrace les plus importants événements qui ont secoué la Tunisie. Évènements de tous ordres : populaire, sécuritaire, politique et économique. Une chronologie qui sert comme document témoin de la révolution tunisienne. L'auteur revient ensuite sur les raisons qui ont provoqué ces évènements, en particulier la situation des libertés fondamentales et la condition sociale déplorable de la population ainsi que l'enrichissement illégal et la corruption quasi générale qui caractérisaient la vie économique du pays. Enfin, il propose une évaluation de l'étape post-révolution, " Révolution et après : démocratie ou guerre civile ? " Le pays tremble !
    Auteur de plusieurs ouvrages publiés en France dont notamment Sarkozy le sophiste et les chiens errant de la République, l'auteur est docteur en sciences de l'information et de la communication. Jour après jour, la thèse qu'il présente dans ce livre se consolide et se vérifie.

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