• " Il m'arrive une drôle d'histoire... " C'est par ces mots que Véronique est accueillie cette nuit-là par sa mère, soixante-treize ans. Et c'est vrai que c'en est une, drôle d'histoire, celle de la réapparition d'un premier amour, premier chagrin aussi, dont elle était sans nouvelles depuis plus de cinquante ans. Très vite va reprendre une cour à l'ancienne, faite de visites, de billets doux, de retrouvailles émues et de mains qui s'effleurent. Comment vit-on l'amour retrouvé à l'âge des tables de bridge et du temps qui s'étire ? Et comment, lorsqu'on est la seule fille de la fratrie et que l'on peine encore à faire le deuil d'un père trop tôt disparu, accepter l'intrusion de l'homme du passé et la liberté nouvelle d'une mère qui nous échappe ?

  • Un clafoutis aux tomates cerises Jeanne, 90 ans, décide d'écrire son journal intime. Du premier jour du printemps au dernier jour de l'hiver, d'événements minuscules en réflexions désopilantes, elle consigne pendant toute une année ses humeurs, ses souvenirs, sa petite vie de Parisienne exilée dans l'Allier, dans sa maison posée au milieu des prés, des bois et des vaches. La liberté de vie et de ton est l'un des privilèges du très grand âge, aussi Jeanne fait-elle ce qu'elle veut : regarder pousser ses fleurs, boire du vin blanc avec ses amies, accueillir - pas trop souvent - ses petits-enfants, remplir son congélateur de petits choux au fromage, déplier un transat pour se perdre dans les étoiles en espérant les voir toujours à la saison prochaine... Le portrait d'une femme qui nous donne envie de vieillir ! « Quelle merveille de tendresse ! » Psychologies Magazine « C'est du bonheur en mots. » Gérard Collard.

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  • Un retraité

    Véronique de Bure

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    • 9 Mars 2011

    « La politique est un milieu à part. On n'y vieillit pas. Jusqu'au bout, même diminué, même après un accident vasculaire, on reste droit dans ses bottes, le regard vaillant, le pas alerte, la mémoire intacte, l'ouïe fine et le parler sûr. L'entourage forme une chape de verre qui ne laisse passer la lumière que si la scène est jolie. Seules les images flatteuses peuvent sortir. Le reste, la vérité d'un homme dont les faiblesses dues à l'âge ne diminuent pourtant pas la grandeur, doit demeurer caché. Je n'avais pas compris que les paroles de mon messager devaient rester sous scellés. Ni que, pour les voir acceptées du sérail, j'aurais dû les maquiller, les raboter, ne garder que des moignons de phrases. Je n'avais pas compris que les mots «usé», «vieillard», «fatigué» étaient des gros mots qui me vaudraient les foudres de mon messager, lequel se dit aujourd'hui trahi ».Alors que l'on s'interroge sur la présence ou non de l'ancien Président à son procès qui doit s'ouvrir le 7 mars 2011, Un retraité le met en scène, de juillet 2009 à juin 2010, au travers des confidences que livre « le messager » à l'auteur. Des confidences qui n'auraient jamais dû franchir les murs de la rue de Lille où Jacques Chirac a son bureau. Qui n'auraient pas dû être publiées. Peu de chose pourtant, nul secret d'État, juste quelques bribes de vérité. Mais la vérité, en politique, ça n'existe pas. Ou plutôt, ça ne s'ébruite pas.

  • Un clafoutis aux tomates cerises luxe Nouv.

  • Septembre 2012 : T., 13 ans, fait sa rentrée en classe de 4ème dans un collège catholique des beaux-quartiers. C'est sa troisième rentrée dans cet établissement. Après une première année supportable et une deuxième plus difficile, cette dernière année va ressembler à un enfer.
    Tout avait pourtant bien commencé. Le collège se présentait comme un lieu ouvert et accueillant, où apprentissage se conjuguait avec plaisir et modernité. On y vantait l'attention portée à chaque élève. Des arguments auxquels la mère de T. est particulièrement sensible : son fils, dyslexique, connaît quelques difficultés scolaires.
    Mais au fur et à mesure des semaines et des mois qui passent, la bonté et la charité chrétiennes vont montrer un autre visage : humiliations, punitions injustes ou excessives, professeurs psychorigides, communication désastreuse, devoirs et contrôles pléthoriques... Un gouffre sépare les promesses et la réalité.
    C'est sur un ton vivant et enlevé que Véronique de Bure raconte cette année particulière, choisissant l'humour ou l'ironie pour raconter des épisodes parfois tragiques.

  • « Un clafoutis aux tomates cerises possède le charme d'une lumière de fin de journée sur un paysage de campagne, de la vie qui passe, simplement. Quelques lignes chaque jour qui saisissent l'essentiel des saisons et peignent avec soin le sens d'une vie.» Les Libraires Ensemble

  • "Une larme, une seule, et ce serait l'effondrement. La seule émotion que je m'autorise, c'est la colère. Le reste, je n'ai pas le droit. Pas le droit de flancher, de m'attendrir sur moi-même. Il y a tant à faire, encore. On ne peut à la fois faire et être. Depuis le premier jour, j'ai choisi de faire." Le 9 janvier 2003, entre 18h30 et 18h45, disparaissait Estelle Mouzin, neuf ans, sur le chemin de l'école.
    Depuis, rien. Des années sans nouvelles malgré le travail des enquêteurs et le combat incessant d'un père. Qu'est-il arrivé à Estelle ? Quinze ans après, Eric Mouzin fait le point. Pendant ces quinze années, la recherche d'Estelle n'a pas été abandonnée. La famille a surmonté cette épreuve, et l'association poursuit son combat. Un récit sans pathos, bouleversant, résilient.

  • « Tout dire. Pendant un an, j'ai noirci plus de deux cents pages de notes recopiées dans mon ordinateur en lignes serrées, enregistré des réflexions ou des pense-bêtes sur mon dictaphone. Pendant un an, à la maison, j'ai rassemblé les courriers, les emails, les articles de presse, les cassettes vidéos, les DVD, les compte rendus de mes réunions chez les juges, j'ai griffonné et dicté les souvenirs, d'un ton monocorde, m'interdisant toujours la moindre émotion. Une larme, une seule, et ce serait l'effondrement. La seule émotion que je m'autorise, c'est la colère. Une colère froide, une révolte calme. Le reste, je n'ai pas le droit. Pas le droit de flancher, de m'attendrir sur moi-même. Il y a tant à faire, encore. On ne peut à la fois faire et être. Depuis le premier jour, j'ai choisi de faire. Et j'ai étouffé l'être. Depuis le soir du 9 janvier, je ne suis plus. »Le 9 janvier 2003, entre 18h30 et 18h45, disparaissait Estelle Mouzin, neuf ans, sur le chemin du retour de l'école. Depuis, rien. Qu'est-il arrivé à Estelle ? Bientôt huit ans que l'on est sans nouvelles, malgré le travail des enquêteurs et le combat incessant d'un père. Pour la première fois, Éric Mouzin accepte de se confier. Un récit sans pathos, bouleversant. Et entre les lignes, une colère sourde, une douleur muette qui n'en est que plus forte.

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