• Ce livre s'inscrit dans une bataille historique contre la contre-réforme Macron de démantèlement de notre modèle social, et pour construire un nouvel âge des retraites et une nouvelle civilisation. Les auteurs dans leur diversité (spécialistes de la protection sociale, économistes, militants syndicaux, politiques, ou associatifs), donnent des arguments pour dénoncer l'arnaque et la dangerosité du projet Macron avec son acharnement à construire une société hyper-libérale.
    En même temps, cet ouvrage contribue à faire monter le débat sur des propositions alternatives. Il met en son coeur la bataille du financement : une cotisation sur les revenus financiers, un développement des cotisations sociales avec une modulation du taux de cotisation, en liaison avec le développement de l'emploi et des salaires. En appui à la formidable mobilisation populaire, il veut contribuer à un front d'action des forces populaires et progressistes en faisant monter les convergences pour une autre réforme cohérente et au niveau des défis actuels.
    La bataille continue.

  • L'ouvrage répond à une importante question à une époque où le prisme économique s'impose dans la plupart des grandes réflexions politiques. Il nous incite à faire un pas de côté et à réfléchir sur le sens des modèles ou des présupposés que nous mettons derrière la démarche d'efficacité économique. Le livre s'articule autour de trois axes majeurs de l'analyse économique : le bonheur, la justice et le marché et les confronte à des perspectives éthiques. Il interroge ces grands axes de l'économie qui reposent souvent sur des présupposés mais dont les bases ne résistent pas à nos jugements éthiques. Il s'agit de les mettre en évidence en vue de réorienter les pratiques de l'économie : - Comment le bonheur est-il pensé et mis en oeuvre dans nos sociétés ? - Quel degré d'équité ou d'iniquité acceptons-nous ? - Quelle place joue le marché dans l'organisation de nos sociétés ? L'auteur interroge le point de vue des économistes - et notamment des économistes libéraux les plus standards - à l'aune de considérations éthiques. Il plaide pour une économie moins aveugle afin de rendre notre monde plus vivable.

  • Dès les années 1970, le mouvement féministe québécois s'est largement mobilisé pour obtenir la reconnaissance sociale et économique du travail ménager. Toutefois, à partir des années 1980, cette lutte a été écartée, tant du mouvement des femmes que de son histoire.

    Combat abandonné, mais non gagné, son fardeau continue de peser aujourd'hui sur les femmes. Si la conciliation travail-famille ou la répartition des tâches dans le couple sont des thématiques présentes dans l'espace public, ce sont encore largement les femmes qui en assument la responsabilité.

    Ce livre propose une analyse historique des discours féministes sur le travail ménager et des débats entourant sa reconnaissance.

  • RSA, emploi des seniors, fusion Unedic/ANPE... les politiques publiques de l'emploi en France ont été aussi variées que débattues. Christine Erhel dresse un panorama des politiques de l'emploi en France et à l'étranger. Elle montre comment, au-delà des spécificités nationales héritées du passé, un modèle européen se construit peu à peu. Elle réaffirme aussi combien la multiplication des réformes depuis les années 1990, puis la recrudescence du chômage depuis fin 2008, interrogent l'efficacité de ces politiques et, surtout, les modalités de leur évaluation.

  • Le nouveau contrat social ; l'entreprise après la crise Nouv.

    Crise des gilets jaunes et pandémie du coronavirus, deux raisons pour Christian Pierret et Philippe Latorre de favoriser une révolution de l'entreprise pour transformer la société française.
    Face à l'une des plus graves crises économiques que nous connaissons depuis le début du XXe siècle, l'entreprise est pour eux un des lieux centraux de l'exercice de la démocratie.
    En France, l'histoire a placé l'État au centre. Cette préférence est désormais un obstacle au changement.
    L'entreprise prend une responsabilité nouvelle et se transforme en objet politique : de Google, Amazon ou Facebook à la PME, l'entreprise, hyperpuissante ou simplement locale, conquiert une place nouvelle au coeur des débats de société : les inégalités, le climat, l'innovation, la santé...
    Leur connaissance intime du fonctionnement de l'État et de la gouvernance des entreprises conduit Christian Pierret et Philippe Latorre à proposer un double compromis historique.

  • Politique économique Nouv.

    Les crises ont profondément transformé la politique économique. La tempête financière de 2008, la Grande Récession qui a suivi, les déboires de la zone euro, le niveau très faible de l'inflation, le ralentissement de la croissance, la hausse des dettes publiques et l'augmentation des inégalités ont ébranlé les certitudes passées et appellent de nouvelles réponses. Parce qu'il réunit, dans un seul volume, les principaux enseignements théoriques et l'analyse des débats actuels, Politique économique s'est imposé depuis 15 ans comme la référence pour comprendre les politiques économiques d'aujourd'hui : Quelles sont les limites de l'endettement public ? Comment contrôler la finance ? Quelles politiques faut-il mener ensemble ? Comment stimuler l'emploi ?...

  • Avec la franchise et la facétie qu'on lui connaît, Yvon Gattaz interpelle ici la société française qui semble se détourner de cet objectif pourtant incontournable : l'emploi. Dans ce manifeste, Yvon Gattaz démontre l'urgence de faire de l'emploi la nouvelle priorité nationale, aussi bien pour la santé de l'économie du pays que pour le bonheur des citoyens. Rédigé après le colloque " L'emploi des jeunes, aujourd'hui et demain " organisé par l'association Jeunesse et entreprise et l'Académie des sciences morales et politiques, cet essai s'appuie sur le bon sens, la très grande expérience de son auteur et sur des analyses extrêmement pertinentes pour proposer des actions non conformistes tant aux employeurs qu'à l'Etat, aux formateurs et, évidemment, aux jeunes.
    L'ouvrage présente également les discours de plusieurs acteurs économiques de premier plan (Bernard Arnault, Jean-Michel Blanquer, Xavier Darcos, etc.) qui complètent parfaitement le propos de l'auteur et permettent de faire de ce manifeste une contribution essentielle au débat politique et économique dans la crise économique que nous vivons.

  • Le livre inscrit la « Blitzkrieg » de Macron dans le temps long de « la réforme » telle que Rocard l'a mise à l'agenda de tous les gouvernements depuis la fin des années 1980. Il sort la réforme du qualificatif vague de « néolibérale » pour la poser comme une contre-révolution. C'est l'objet du second chapitre qui explique tous les éléments dispersés des réformes du salaire, du droit du travail, de la protection sociale, du marché du travail, du travail indépendant, depuis trente ans, pour montrer que l'enjeu est d'instituer le travail selon des modalités capitalistes, en réponse au début de son institution selon des modalités communistes.
    Pour commencer, un premier chapitre présente donc cette institution communiste du travail, telle qu'elle se construit dans la révolution du salaire au cours du 20 e siècle, avec l'affirmation du salaire universel, à la fois pour tous dans le salaire à vie - qui concerne plus du tiers des personnes majeures -, et pour tous dans sa socialisation pour subventionner l'investissement et rendre ainsi possibles des prémices de copropriété d'usage de l'outil de travail, sans propriété lucrative.
    Le troisième chapitre analyse l'entreprise Macron comme la tentative d'une classe dirigeante rassemblée (mais avançant sous le masque de la « société civile »), de renouer avec la systématisation de la contre-révolution initiée par Rocard. Ce qui est perçu, aujourd'hui, par le gouvernement, le Medef et la Cfdt comme l'origine des insuffisances des réformes qui se sont succédé depuis Rocard, c'est seulement leur manque de systématicité ; ce qui est en jeu, aujourd'hui, c'est l'achèvement de ce mouvement réactionnaire et contre-révolutionnaire.
    Le quatrième chapitre est une adresse aux militants qui se battent dans les entreprises et dans les services publics, ainsi qu'à ceux qui explorent ici et maintenant des formes de travail alternatives.
    Sortir de la défaite ou de la marginalité suppose une mobilisation en permanence aimantée à la boussole de la copropriété d'usage de l'outil de travail, du salaire à vie et de la subvention de l'investissement, lesquels supposent une large socialisation de la valeur dans des caisses de salaire et d'investissement, gérées par les travailleurs en vue d'une tout autre production que la production capitaliste. Pour finir, l'auteur, dans le prolongement de L'enjeu du salaire et d'Emanciper le travail, explorera les voies concrètes que pourraient prendre une mobilisation se donnant pour objectif la révolution du travail.

  • Depuis la crise de 2008, l'idée d'une allocation universelle, ou revenu garanti pour tous, suscite un engouement renouvelé, aussi bien dans les assemblées de Nuit Debout, que dans la Silicon Valley ou à Davos. Un étonnant consensus qui révèle que l'idée d'instaurer un revenu de base est un produit de l'utopie du libre marché. En effet, sous des airs de bienveillante redistribution de la richesse, la fausse bonne idée du revenu garanti consacre l'abandon de l'enjeu politique central des cent cinquante dernières années: le conflit entre le capital et le travail. Ce livre apporte une clarification essentielle à un débat qui, autrement, risque d'aggraver le problème qu'il entend résoudre.
    Avec la collaboration de Seth Ackerman, Mateo Alaluf, Jean-Marie Harribey et Daniel Zamora.

  • 27 fiches pour réviser l'Économie du travail et des politiques de l'emploi grâce à un cours synthétique, des exercices corrigés, et des repères bibliographiques pour aller plus loin.

  • Le chomage

    Patrice Pourcel

    Dans nos sociétés, le travail constitue l'essentiel des revenus et conditionne l'accès à une grande partie des droits sociaux. Il est également un élément central de l'identité et du statut des individus. Dès lors, l'existence d'un chômage massif et durable remet en cause la cohésion de nos sociétés. Les débats portant sur les causes du chômage sont vifs et nombreux, y compris parmi les économistes. Cette nouvelle édition mise à jour soumet à un examen critique les principaux questionnements que soulève le chômage.

  • Ce livre rassemble des fiches pédagogiques sur les mécanismes fondamentaux du marché du travail. Concepts de base, éléments empiriques, controverses théoriques, outils et mise en oeuvre des politiques de l'emploi.
    Ce livre rassemble des fiches pédagogiques sur les mécanismes fondamentaux du marché du travail : concepts de base, éléments empiriques, controverses théoriques, outils et mise en oeuvre des politiques de l'emploi. Ces fiches synthétiques permettent d'aborder et/ou de revoir les principales thématiques relatives au fonctionnement du marché du travail avec des rappels développés de cours, des exemples et observations, les débats et enjeux, des exercices et questions corrigés.

    Chaque fiche contient :
    > des rappels de cours afin de réviser les concepts essentiels.
    > des exemples et observations détaillés pour illustrer les notions ou apprendre à répondre aux questions.
    > une ouverture sur le thème proposé avec une mise en exergue des débats et enjeux.
    > des exercices corrigés en détail.

  • Un spectre hante aujourd'hui les politiques sociales : le non-recours aux droits et aux services.
    Ces dernières années en effet, une attention renouvelée a été portée à ce phénomène. Il ressort des études réalisées en France et en Europe qu'une partie importante des destinataires finaux des poli- tiques publiques n'utilisent pas les prestations ou les services qui peuvent leur être rendu. En France, les taux de non-recours sont toujours supérieurs à 10 %, parfois jusqu'à 50 % et même au-delà. Dans les pays appartenant à l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), les taux moyens de non-recours sont estimés entre 20 et 40 %.
    L'étendue du non-recours interpelle vivement les politiques sociales et les institutions qui les mettent en oeuvre. Car ce sont les plus pauvres qui sont les plus non-recourants.
    Si l'offre n'est pas connue ou mal connue, il revient aux administrations et aux services sociaux d'améliorer l'information et d'être davantage proactif en lançant des campagnes ciblées. Si l'offre n'est pas demandée ou si elle n'est pas reçue, il convient de s'interroger en profondeur. Complexi- té, fracture numérique, stigmatisation des « bénéficiaires », inadaptation de l'offre par rapport aux besoins, découragement des personnes éligibles sont les explications qui reviennent le plus souvent.
    Elles pointent alors les limites de nos politiques sociales et quelquefois l'inadéquation des dispositifs, des services ou des prestations proposés aux problèmes sociaux que l'on cherche à résoudre.
    La question posée est alors celle de l'adhésion ou du consentement des publics aux politiques menées.
    Le phénomène du non-recours pose donc la question de l'effectivité des politiques sociales telles qu'elles sont construites ou aménagées. Si une partie (plus ou moins importante) du public cible à qui les dispositifs de politiques sociales sont destinés n'est pas atteinte, c'est que ces dispositifs ont été conçus de façon inadaptée ou la communication les concernant mal conduite. À partir de ce constat, on peut légitimement se poser la question de l'adéquation entre les besoins sociaux identifiés auxquels on veut apporter une réponse pertinente et la conception des politiques publiques censées délivrer cette réponse. Disposer des meilleurs instruments de conception et d'amélioration de ces politiques est donc un enjeu de premier ordre pour les politiques sociales.
    Concevoir le dispositif approprié ou la politique pertinente pour délivrer la réponse la plus adaptée n'est donc pas toujours chose aisée. Il est d'ailleurs fréquent que, dans ce domaine, les pouvoirs pu- blics s'y reprennent à plusieurs fois pour mieux ajuster la réponse.
    C'est que la « fabrique » des politiques sociales ne mobilise pas seulement des valeurs (justice, liber- té, égalité, équité, etc.), des convictions et de la volonté politique qui, au gré des rapports de forces, suscitent l'avancée ou le recul des droits sociaux que tout un chacun sait perfectibles mais aussi inévitablement limités. Cette fabrique mobilise aussi des méthodes variées dont la mise au point s'est souvent construite de manière itérative et continue toujours d'évoluer en vue de leur amélioration.
    Tel est le fil rouge qui relie les nouvelles approches et les méthodes qui sont exposées dans cet ou- vrage. Toutes visent à une meilleure prise en compte des besoins des destinataires finaux des politiques publiques et à leur plus grande implication dans l'identification de ces besoins et dans la construction des réponses publiques. C'est la condition d'une efficacité renouvelée des politiques sociales.

  • Rédigé par une équipe internationale de scientifiques reconnus dans leur domaine, cet ouvrage développe des grilles d'analyse qui permettent de décoder les réalités de l'économie sociale et solidaire dans une perspective socioéconomique.

    Économie sociale, économie solidaire, entreprise sociale : autant de concepts et d'approches qui permettent d'appréhender une partie de plus en plus importante, et pourtant méconnue, de nos économies. Représentant jusqu'à 15 % de l'emploi salarié et des millions de volontaires, ce « troisième secteur » se distingue tant du secteur privé de type capitaliste que du secteur public et apparaît comme une réponse, partielle mais pertinente, à de nombreux défis d'aujourd'hui. Par ses dynamiques entrepreneuriales, l'ESS défriche de nouvelles activités ancrées dans les territoires. Par ses valeurs, elle inspire confiance et prouve combien nos sociétés ont besoin d'une économie plurielle.

    Confiés aux meilleurs spécialistes du monde francophone, les chapitres de cet ouvrage se présentent tous comme des synthèses des connaissances actuelles. Combinant des éclairages théoriques multiples, ils forment un véritable traité qui s'adresse en premier lieu aux enseignants, aux étudiants et aux chercheurs, mais aussi aux professionnels qui ont besoin de se ressourcer ou d'affiner leurs grilles d'analyse.

    Ont participé à cet ouvrage : Édith Archambault, Marie J. Bouchard, Laurent Gardin, Florence Jany-Catrice, Jean-Louis Laville, Benoît Lévesque, Francesca Petrella, Samuel Pinaud, Lionel Prouteau et Nadine Richez-Battesti.

  • Le revenu universel fait son apparition dans de plus en plus de programmes de candidats aux élections à venir. Pourtant, la bataille pour un revenu d'existence déconnecté de l'emploi représente une impasse, économique et politique. Les Économistes atterrés et la Fondation Copernic font une proposition alternative, basée sur un travail valorisant pour tous.
    La société tangue de tous côtés parce que l'ensemble des systèmes sociaux ont été pris en otage par la finance mondialisée et parce que le travail a été dévalorisé. En France, la dizaine de minima sociaux ne parvient pas à colmater toutes les brèches créées par le chômage, la précarité, l'augmentation des inégalités, et plus de 8,5 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté. Face à cette situation, une proposition de revenu d'existence connaît un engouement croissant.
    « Revenu de base », « allocation universelle », « revenu citoyen » : les appellations divergent mais l'idée de ce revenu universel est la même : verser à tout citoyen d'un pays donné, sans aucune condition, une somme mensuelle fixe.
    À droite comme à gauche, les candidats à l'élection présidentielle se sont emparés de cette idée, expérimentée dans différents pays, brandie comme une solution à l'échec des politiques de l'emploi et à l'extension du chômage et de la précarité. Le dispositif aurait pour effet, selon ses défenseurs, d'éliminer la grande pauvreté en versant aux citoyens de quoi subvenir à leurs besoins vitaux. Pourtant, le modèle de société qu'induisent ces propositions pose un certain nombre de problèmes économiques et sociaux.
    Les Économistes atterrés et la Fondation Copernic montrent les risques d'une telle proposition qui abandonne l'objectif de plein-emploi pour éradiquer le chômage, et qui fait la part belle au contournement du salaire minimum et du droit du travail dans les entreprises.
    Son financement suppose, de fait, selon les versions, l'abandon partiel ou total de la protection sociale actuelle.
    Ils proposent, au contraire, une vraie réforme des minima sociaux pour garantir dès l'âge de 18 ans un revenu décent dès lors que l'on est en formation, ou sans emploi, ou en incapacité de travailler. Cette réforme financièrement crédible s'inscrirait dans la conversion de notre modèle productif à la transition écologique et sociale, où la réduction du temps de travail permettrait à tous de participer au travail collectif et de s'insérer pleinement dans la société.

  • La France a subi un changement structurel rapide au cours des trois dernières décennies. Elle n'est plus seulement spécialisée dans quelques domaines du secteur manufacturier mais s'est désormais tournée vers celui des services : recherche et développement, activités de commerce ou du secteur financier. Ces changements sont profonds et n'apparaissent pas neutres au regard de la structure de l'emploi et de la distribution des salaires.
    Les auteurs se livrent à une analyse détaillée de l'évolution de l'emploi en France depuis 1994. Ils montrent que le marché du travail, en accroissant la proportion des emplois à bas et haut salaire au détriment des emplois intermédiaires, s'est fortement polarisé et que la crise de 2008 a exacerbé ce phénomène. Quelle est l'importance de la polarisation de l'emploi sur les inégalités de salaire ? Quelles sont les forces à l'oeuvre ? On trouvera ici des pistes de réflexion originales sur le devenir de l'emploi et les politiques publiques à emprunter pour contrecarrer les effets négatifs de ces changements majeurs.

  • Dans un contexte d'érosion des ventes, de diminution des recettes publicitaires et de bouleversements induits par les innovations technologiques, ce livre analyse la mutation récente des conditions d'emploi et de travail des journalistes de la presse quotidienne belge francophone. Il explore la manière dont les journalistes vivent et ressentent ces évolutions afin de comprendre comment elles influencent leur carrière.
    Cet ouvrage se fonde sur une démarche de recherche associant des instruments quantitatifs et qualitatifs. Il commence par la présentation des résultats d'une large enquête quantitative conduite auprès des journalistes belges titulaires de la carte de presse. Cette partie apporte de nombreuses données sur les profils, les situations d'emploi et les conditions de travail du groupe journalistique.
    Mettant en oeuvre une approche sociohistorique et inductive, ce travail de recherche se centre ensuite sur l'étude d'une grande entreprise de presse belge, la société Rossel & Cie. Il retrace l'histoire des relations de travail du quotidien de référence Le Soir depuis la fin des années 1990 à 2013. Cette approche met en lumière les logiques managériales qui sous-tendent ou accompagnent ces évolutions et la manière dont les différents acteurs de l'entreprise y réagissent. Enfin, cette recherche repose également sur de nombreux entretiens biographiques conduits auprès de journalistes du Soir. Ces entretiens permettent d'appréhender les principales dynamiques qui fondent les trajectoires professionnelles dans le but de comprendre comment celles-ci sont influencées par les transformations intervenues au sein du journal.
    Les mutations récentes des conditions d'emploi et de travail des journalistes du quotidien Le Soir ont entraîné de profonds bouleversements identitaires pour les journalistes qui sont de plus en plus confrontés à des tensions entre leur identification au groupe professionnel, leur appartenance au milieu organisationnel et leur trajectoire individuelle. Elles remettent en question l'attachement et l'engagement des journalistes envers leur quotidien et peuvent, à ce titre, conduire à des changements importants dans les parcours professionnels.

  • Cet ouvrage contribue à une économie politique de l'ESS et vise à comprendre, à partir d'une approche socio-économique, les transformations que connaissent les associations. Il permet de questionner les capacités de développement, d'actions et de projets des associations dans un environnement de plus en plus concurrentiel, ainsi que les modes de régulation de l'ESS.
    Cet ouvrage permet de questionner les capacités de développement, d'actions et de projets des associations dans un environnement de plus en plus concurrentiel, ainsi que les modes de régulation de l'ESS, pour comprendre si celles-ci parviennent à développer d'autres formes de régulations que les entreprises à but lucratif.

    À partir de l'analyse des associations, c'est une analyse des transformations profondes de l'économie que les auteurs proposent autour de la question suivante : sous la pression des rigueurs budgétaires publiques à tous les niveaux (État et collectivités territoriales), de la généralisation de la régulation marchande et de l'ouverture à la concurrence comme mode de régulation de secteurs d'activité relevant historiquement de l'intérêt général et de missions de service public, les associations parviennent-elles encore à faire la preuve qu'il est possible d'entreprendre et de produire autrement?

    Parallèlement à l'analyse des pressions et des dérives fortes dans les associations et les secteurs d'activité dans lesquels les associations étaient historiquement prépondérantes, cet ouvrage s'attache également à mettre en exergue les marges de manoeuvre possibles, notamment en termes de reconnaissance du travail des femmes ou encore en termes de méthodologie d'évaluation d'activités non marchandes.

  • 1974 : 200 000 demandeurs d'emploi. 2016 : 3 550 000 chômeurs.
    Qui peut croire que la bataille contre le chômage a vraiment été engagée ? Un éminent président de la République est même parvenu à faire croire qu'en France, « tout a été essayé ». Tout ? Tout ! Enfin, tout sauf ce qui aurait pu fonctionner...
    La recette pour baisser le chômage est pourtant aussi connue - par les multiples exemples internationaux et les préconisations des économistes compétents - que celle des éclairs au chocolat. Si aucun gouvernement ne l'a fait, c'est donc qu'aucun gouvernement n'a voulu le faire.
    On peut même sans grand risque émettre l'hypothèse que la France a tout fait pour augmenter le chômage... et que ça a marché ! Et pour une fois qu'une politique menée avec résolution atteint les buts qu'elle se donne, il convient de l'encourager et de l'étendre.
    Cela tombe bien car, comme ce livre le démontre, la France est en excellente voie pour faire encore beaucoup mieux !

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