• Sa vie exemplaire, son amour des siens, sa fidélité sans faille aux valeurs de la République, son attachement à la cause des femmes, ont fait de Simone Veil un modèle de ce que doit être une personnalité politique de premier rang.
    À mesurer l'immensité des épreuves qu'elle a connues et surmontées, on comprend pourquoi tant de respect, d'admiration et d'affection entourent Simone Veil, la « mère courage » de notre génération.
    Robert Badinter.
    En dépit de sa pudeur, de sa réserve et à certains égards d'une réelle timidité, rares sont ceux, célèbres ou inconnus, qui n'ont pas trouvé auprès de notre mère une solution à leur problème, un conseil ou une écoute attentive et réconfortante. Jean et Pierre-François Veil.

    Combats pour la mémoire de la Shoah, pour l'Europe, pour l'émancipation des femmes..., cet ouvrage réunit les textes d'une vie d'engagements et de convictions que Simone Veil a souhaité partager.

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  • Et nous sommes revenus seuls Nouv.

    Quand nous sommes revenus, nous ne pouvions parler à personne de cet enfer, de ces souffrances quotidiennes, de cette vie de bêtes battues que nous avions menée pendant près de deux ans dans une inhumanité indigne et impardonnable. Nous étions traumatisés et nous nous taisions. Et si, par hasard, nous nous risquions à évoquer ce passé si cruel, on ne nous croyait pas, on doutait de nos dires, on pensait que nous rajoutions des souffrances. De n'être pas crus nous vexait terriblement et, pendant longtemps, nous nous sommes tus. Puis j'ai beaucoup réfléchi : afin que la vie ait un sens après ce passé ignominieux, il me fallait témoigner pour révéler à tous, au monde, cette tragédie à nulle autre pareille. « Plus jamais ça », ont dit tous les déportés au retour des camps, et pourtant...

  • L'opération Barbarossa, qui s'ouvre le 22 juin 1941, ne ressemble à aucune autre dans l'Histoire. Elle met aux prises les deux systèmes militaires les plus puissants et les deux régimes les plus brutaux. La Wehrmacht conjugue la logique exterminatrice du nazisme avec celle de sa propre culture militaire, qui pousse la terreur à son paroxysme. Quant à l'Armée rouge, elle se vide de son sang, prise entre les feux d'un ennemi affranchi de toutes les normes humaines et la répression sauvage du bolchevisme stalinien. Dix millions d'hommes s'affrontent. Combats, exécutions, exactions, famines délibérées tuent en 200 jours plus de 5 millions d'hommes, de femmes et d'enfants, de soldats et de civils. Détaillant dans cette fresque monumentale le premier semestre des opérations, Jean Lopez et Lasha Otkhmezuri nous offrent une somme exceptionnelle et unique.

    PRIX CHATEAUBRIAND 2019.
    PRIX DU GUESCLIN 2019.

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  • Racontée par une historienne spécialiste de la période qui répond aux questions de son fils, La Commune expliquée en images est tout à la fois une synthèse et une approche approfondie d'un moment de notre histoire aux échos mondiaux mais paradoxalement largement méconnu.

    Depuis le déclenchement de l'insurrection jusqu'à la répression sanglante et aux mémoires de 1871, Laure Godineau nous narre comment le drapeau rouge flotta sur la capitale pendant deux mois et demi et de façon plus éphémère dans certaines villes de France, le destin d'hommes et de femmes qui rêvaient d' une « vraie » République, démocratique et sociale, et d'un monde plus juste. Elle nous montre la fascinante mais difficile expérience politique d'un gouvernement indépendant, l'horreur de la guerre civile.

    L'auteure nous entraîne dans les rues parisiennes à la découverte du printemps 1871, souvent obscur et pourtant si proche de nos interrogations contemporaines. Un événement dense et complexe, passionnant, qui ne peut laisser indifférent.

    L'iconographie très riche de cet ouvrage est largement commentée par l'auteur.

  • Il fut un temps où tous les chemins menaient à Rome... Aujourd'hui, ils mènent à Pékin. L'Europe peine à penser son avenir face aux populismes et aux crises migratoires, tandis que les Etats-Unis ont engagé un retrait inédit des affaires internationales, au risque de menacer d'anciens alliés. Pendant ce temps, un vent d'espoir souffle le long des antiques routes de la soie. Du Moyen-Orient à la Chine, de la Russie à l'Iran, les échanges se multiplient, les pays coopèrent et de nouvelles alliances sont scellées, faisant fi d'antagonismes dépassés.
    Le contraste est saisissant avec ce qui se joue à l'Ouest. Peter Frankopan brosse le tableau aux mille nuances du monde actuel et explique pourquoi il est essentiel d'en comprendre les bouleversements. Dans cet ouvrage magistral, l'historien à la renommée internationale reprend le fil de l'histoire là où Les Routes de la soie (2015) l'ont laissé. Ces routes sont désormais en pleine expansion. Quels changements leur développement impliquera-t-il pour demain ? Quelles seront les répercussions de ce grand basculement des centres de pouvoir ?

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  • Je vous écris d'Auschwitz ; les lettres retrouvées Nouv.

    « Mes chers, je suis dans un camp de travail et je vais bien... ».

    Voici les quelques mots - presque toujours les mêmes - expédiés depuis Auschwitz par près de 3 000 juifs de France. On découvre ainsi qu'une correspondance a existé entre les déportés à Auschwitz et leur famille entre 1942 et 1945. La procédure autorisait même les réponses. Ces lettres-cartes, écrites sous la contrainte, faisaient partie d'une vaste opération de propagande, la Brief-Aktion, qui visait à rassurer leurs proches et dissimuler l'horreur. D'autres lettres, clandestines celles-ci, ont pu entrer et sortir du camp et dévoilent davantage l'enfer concentrationnaire. Sont rassemblées ici aussi des lettres écrites dès la libération du camp, preuves de survie uniques et émouvantes adressées aux familles par les rescapés.
    Grâce à des archives totalement inédites, Karen Taieb dévoile pour la première fois un pan méconnu de l'histoire de la Shoah, tout en honorant la mémoire des victimes. Pas à pas, elle redonne une identité à vingt et un déportés, dont ces lettres, qui nous plongent de façon saisissante dans la réalité du camp d'Auschwitz, sont parfois les dernières traces.

  • Le 2 décembre 1851, le président de la République Louis Napoléon Bonaparte viole la Constitution et s'empare de tous les pouvoirs avant de se faire proclamer empereur. Un homme suit pas à pas, depuis des mois, celui qu'on appelle désormais Napoléon III. Il le connaît fort bien et l'a souvent rencontré. Il dénonce son forfait et s'oppose à lui farouchement. C'est Victor Hugo, député de l'Assemblée dissoute et écrivain célèbre.
    Avec Le Duel, Frédéric Mitterrand nous fait vivre le terrible affrontement qui opposa deux géants de l'Histoire : Napoléon III et Victor Hugo. Un récit écrit à hauteur d'homme, vivant, tendu, marqué par la passion et la violence, sur les convulsions de la haine en politique et le rapport de fascination entre hommes de pouvoir et écrivains.

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  • Pour Napoléon

    Thierry Lentz

    • Perrin
    • 11 Mars 2021

    Exaspéré par les polémiques qui surgissent à tout bout de champ sur Napoléon, relatives particulièrement à l'esclavage, au patriarcat, à sa dictature ou aux guerres que l'empereur a menées, Thierry Lentz y répond dans cet essai argumenté, au ton vif et personnel. Vingt chapitres très enlevés pulvérisent les faux procès, fondés pour la plupart sur l'ignorance et l'anachronisme, parfois sur l'aveuglement idéologique et la bien-pensance, voire la haine de la France et de son histoire, devant laquelle les politiques se courbent trop souvent. Surtout, l'historien impeccable, sans défendre systématiquement Napoléon, rappelle le rôle décisif et pérenne tenu par le Consulat et l'Empire dans la construction de la France contemporaine, jusque dans notre présent et notre intimité. Oui, Napoléon vit en nous, et les Français, dans leur ensemble, ne s'y trompent pas, qui reconnaissent en lui un héros national, avant et à côté de Charles de Gaulle.

  • Entre mars et mai 1871, Paris connut une insurrection révolutionnaire qui devait rapidement aboutir à la mise en place d'un conseil populaire, la Commune. Moins de deux mois plus tard, les insurgés capitulaient devant les troupes régulières et le gouvernement de Thiers, replié à Versailles. La répression fut sanglante. La Commune est un moment singulier dans l'histoire de France et demeure encore aujourd'hui l'enjeu d'une bataille mémorielle.
    Dans ce texte d'une grande clarté, Jean-Pierre Azéma et Michel Winock racontent - en usant largement de témoignages contemporains - ,l'avènement puis la chute de la Commune, mais également ses représentations ultérieures et ses conséquences à long terme. Un grand récit sans parti pris orchestré par deux de nos plus grands historiens.

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  • « Fake news», « infox », « post-vérité » : le monde contemporain ne cesse d'être confronté aux enjeux de l'information de masse. On croyait la propagande disparue avec les régimes totalitaires du XXe siècle mais, à l'ère de la révolution numérique et des réseaux sociaux, elle est plus présente et plus efficace que jamais. Chaque jour apporte ainsi son lot de désinformation, de manipulation, de rumeurs et de théories du complot.
    Loin de se limiter à la sphère politique et à la « fabrique du consentement », la propagande imprègne aujourd'hui tous les aspects de notre vie en société, les spécialistes du marketing, du storytelling ou les théoriciens du nudge s'efforçant d'influencer nos choix et comportements.
    Embrassant plus d'un siècle d'histoire et couvrant un vaste espace géographique, David Colon explique les fondements et les techniques de la persuasion de masse dans le monde contemporain. Il montre que la propagande n'a cessé de se perfectionner à mesure que les sciences sociales et les neurosciences ont permis d'améliorer l'efficacité des techniques de persuasion, d'influence ou de manipulation.
    À travers une synthèse accessible et percutante, David Colon livre une contribution essentielle pour mieux cerner les ravages causés par la désinformation, hier comme aujourd'hui.

  • Plus d'un demi-siècle après l'indépendance de l'Algérie, est-il possible de raconter sans manichéisme et sans oeillères la guerre au terme de laquelle un territoire ayant vécu cent trente ans sous le drapeau français est devenu un Etat souverain ? De la Toussaint sanglante à la fusillade de la rue d'Isly en passant par la manifestation du 17 octobre 1961, Jean Sévillia relit tous les grands épisodes de cette guerre intestine. Il compare les chiffres, démasque la propagande, replace la cruauté du conflit dans celle de l'époque. Car ce livre raconte cette histoire telle qu'elle fut : celle d'une déchirure dramatique où aucun camp n'a eu le monopole de l'innocence ou de la culpabilité, et où Français et Algériens ont tous perdu quelque chose, même s'ils l'ignorent ou le nient.

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  • De 1954 à 1962, plus d'un million et demi de jeunes Français sont partis faire leur service militaire en Algérie. Mais ils ont été plongés dans une guerre qui ne disait pas son nom. Depuis lors, les anciens d'Algérie sont réputés n'avoir pas parlé de leur expérience au sein de leur famille. Le silence continuerait à hanter ces hommes et leurs proches. En historienne, Raphaëlle Branche a voulu mettre cette vision à l'épreuve des décennies écoulées depuis le conflit.
    Fondé sur une vaste collecte de témoignages et sur des sources inédites, ce livre remonte d'abord à la guerre elle-même : ces jeunes ont-ils pu dire à leur famille ce qu'ils vivaient en Algérie ? Ce qui s'est noué alors, montre Raphaëlle Branche, conditionne largement ce qui sera transmis plus tard. Son enquête suit ensuite les métamorphoses des silences et des récits jusqu'à nos jours. Elle pointe l'importance des bouleversements qu'a connus la société française et leurs effets sur ce qui pouvait être dit, entendu et demandé dans les familles à propos de la guerre d'Algérie. Elle éclaire en particulier pourquoi, six décennies après la fin du conflit, beaucoup d'enfants ont toujours la conviction qu'existe chez leur père une zone sensible à ne pas toucher.
    Grâce à cette enquête, c'est plus largement la place de la guerre d'Algérie dans la société française qui se trouve éclairée : si des silences sont avérés, leurs causes sont moins personnelles que familiales, sociales et, ultimement, liées aux contextes historiques des dernières décennies. Avec le temps, elles se sont modifiées et de nouveaux récits sont devenus possibles.

  • Cet ouvrage décrit l'expérience que les pays arabes ont faite de l'ère du pétrole depuis les premiers forçats de l'industrie jusqu'aux hérauts de la modernité post-pétrolière, en partant des analyses que ces hommes ont livrées sur l'expérience de leurs propres sociétés. En donnant la priorité aux sources arabes, il retrace le versant surprenant de l'histoire de l'énergie du monde contemporain.

    L'après-pétrole est désormais un mot d'ordre dans les pays arabes. Dans le nouvel orientalisme que les pays du Golfe offrent à leurs touristes, les Mille et une nuits sont conjuguées à la modernité numérique mais l'or noir est relégué à l'arrière-plan. Au début du xxi e siècle, la transition économique est pourtant particulièrement difficile pour les pays arabes tant elle implique un changement radical du modèle de société. En un peu plus de deux générations, ces tardvenus du pétrole ont vécu au cours de la seconde moitié du xx e siècle une transformation sans équivalent dans le reste du monde, passant de l'opulence à l'austérité et de l'enthousiasme au désenchantement. Fondement d'un panarabisme volontiers révolutionnaire avant d'être le pilier d'États autoritaires, moteur de l'industrialisation des économies et de leur dépendance économique, exploité sans scrupules par l'État islamique, le pétrole a façonné le monde arabe et conditionné les rapports que nous entretenons avec lui.

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  • « Ces pages seront-elles jamais publiées ? Je ne sais. Il est probable, en tout cas, que, de longtemps, elles ne pourront être connues, sinon sous le manteau, en dehors de mon entourage immédiat. Je me suis cependant décidé à les écrire. L'effort sera rude : combien il me semblerait plus commode de céder aux conseils de la fatigue et du découragement ! Mais un témoignage ne vaut que fixé dans sa première fraîcheur et je ne puis me persuader que celui-ci doive être tout à fait inutile. Un jour viendra, tôt ou tard, j'en ai la ferme espérance, où la France verra de nouveau s'épanouir, sur son vieux sol béni déjà de tant de moissons, la liberté de pensée et de jugement. ».

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  • Les Français connaissent les vingt-six maréchaux de Napoléon. Mais que savent-ils des dix-sept que Staliné a élevés ? On leur doit pourtant la création de l'Armée rouge et sa formidable victoire contre l'Allemagne nazie et le Japon impérial. Certains figurent parmi les plus grands capitaines du siècle passé : Toukhatchevski, Chapochnikov, Joukov, Vassilevski, Koniev, Rokossovski, Malinovski, Tolboukhine. A leurs noms s'attache aussi la conquête de l'Europe orientale et centrale, et son intégration au monde soviétique. L'on sait moins que nombre d'entre eux ont joué un rôle politique important dans les dix ans qui ont suivi la mort de Staline, et ce jusqu'à la fin des années soixante. Cet ouvrage unique en son genre, qui s'appuie sur des sources exclusivement russes, explique la logique à l'oeuvre dans les choix militaires et humains de Staline. Il donne à suivre des parcours individuels stupéfiants, parfois tragiques, quelque fois rocambolesques, toujours inattendus. Le récit de ces dix-sept vies parallèles compose ainsi une fresque immense qui va de la Première Guerre mondiale à la crise des fusées à Cuba, de l'océan Pacifique à Berlin, des défilés glorieux sur la Place rouge aux geôles de la Loubianka. Jaloux les uns des autres, apeurés devant leur maître, cachant parfois de terribles secrets, les dix-sept sortent enfin de l'injuste anonymat qui, pour la plupart, a été de règle jusqu'à aujourd'hui.

  • À Marengo, rien ne s'est passé comme prévu...
    Ce 14 juin 1800, dans la campagne piémontaise, l'histoire s'est accélérée : d'abord défait puis finalement victorieux, le Premier Consul Bonaparte lève les derniers obstacles dans sa course folle vers le pouvoir absolu. Et pourtant... ce que la propagande impériale transformera en un coup de génie stratégique fut d'abord une déroute et l'armée française ne dut son salut qu'à l'arrivée de Desaix. C'est cette bataille que Jean Tulard raconte ici heure par heure, rebondissement après rebondissement.
    Une légende naît. De la conjuration de Fouché et Talleyrand imaginée par Balzac à Tosca, le fameux opéra de Puccini, du peintre David à Alexandre Dumas, du chien Moustache au poulet préparé le soir de la victoire, Jean Tulard nous en révèle toutes les facettes.

  • Si la dictature est aussi ancienne que l'Histoire, le phénomène prend un tournant majeur au sortir de la Première Guerre mondiale.
    Quatre générations durant, sur tous les continents, des régimes hantés par l'idéologie vont faire régner un ordre de fer, présidant aux guerres et exterminations d'un siècle barbare qui a retourné le progrès contre l'humanité.
    Cette forme absolue de l'absolutisme est orchestrée par des chefs impitoyables et cruels, tous jouant par essence un rôle prépondérant au sein d'un régime qu'ils marquent au fer rouge de leur empreinte. Pour la première fois est ici brossé le portrait des plus édifiants d'entre eux, qu'ils soient célèbres, méconnus ou oubliés.

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  • Ce livre s'attache à faire revivre un bref xix e siècle, aujourd'hui bien oublié. Des années qui séparent la Révolution française et l'Empire de la Troisième République, régime qui s'impose désormais, c'est la littérature et plus généralement la culture qui nous restent en mémoire. Les noms de Balzac, Chateaubriand, Hugo, Degas ou Haussmann sont plus familiers que ceux de Villèle, Ledru-Rollin, Persigny ou Pereire, élite de la nouvelle société qui se met alors en place. Ce xix e siècle est aussi celui des anonymes, de l'émergence non plus menaçante de la foule mais des votants, des agents de l'État, des consommateurs et des employés. L'autrice met en question les grandes inflexions et ruptures traditionnelles qui séparent le premier et le second xix e siècle, les césures de la monarchie parlementaire, la libéralisation du Second Empire. Ainsi, comment comprendre que la liberté, de tous les acquis de la Révolution le mieux ancré dans la société, ne s'impose pas comme le soubassement politique majeur des régimes qui se succèdent et donc n'étanche pas une soif de démocratie, déclencheur de deux nouvelles révolutions ? Tout cela est souvent considéré comme constitutif de « l'exception française ». La France est bien cependant connectée à un monde où l'expansion de la colonisation, les rivalités entre puissances, les enjeux économiques tissent une histoire globale qu'on doit affranchir du regard franco-français.

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  • 9 août 1944, Quimperlé, Finistère sud. Sous les yeux de sa femme et de son petit-fils, Adolphe Fontaine est arrêté à son domicile par les maquisards qui viennent de libérer la ville. Il est fusillé quelques heures plus tard. Cette exécution sommaire est le point de départ de l'enquête menée par Grégoire Kauffmann, qui remonte la piste de son grand-père, Pierre Brunerie, l'un des meneurs de la Résistance.
    A-t-il commandité le meurtre du 9 août ? En suivant les traces de ce fils d'ébéniste, jeune sympathisant communiste devenu militaire, c'est un destin français que l'on découvre dans ce récit haletant aux allures de thriller, de la déroute de 1940 aux premières heures de la Résistance, de la clandestinité sous l'Occupation aux débordements de l'épuration...

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  • C'est avec une terrible soif de vengeance, après les exactions commises par les allemands en Russie, que l'Armée rouge atteint les frontières du Reich en janvier 1945, puis s'approche inexorablement de Berlin, « l'antre de la bête fasciste ». Et cette vengeance sera effroyable : villes et villages anéantis, civils écrasés par les chenilles des chars, meurtres en série, pillage systématique. Des centaines de milliers de femmes et d'enfants périssent, souvent de faim ou de froid, et plus de sept millions de personnes s'enfuient vers l'ouest pour tenter d'échapper à la mort et à la terreur. Le viol devient systémique, de sorte que pas moins de deux millions d'Allemandes en sont victimes - chiffre corroboré par les rapports secrets que le NKVD envoie à Moscou.

    Pour avoir révélé dans ce livre l'ampleur du phénomène, Antony Beevor fut accusé de diffamer l'Armée rouge et déclaré persona non grata en Russie par Vladimir Poutine. Hitler, confiné dans son bunker souterrain, à moitié fou, veut orchestrer le Götterdämmerung d'un peuple allemand qu'il estime n'avoir pas été à la hauteur du destin qu'il lui assignait. Les Berlinois paieront de leur vie par dizaines de milliers le fanatisme suicidaire du Führer, tandis que Staline prépare déjà l'après-guerre en cherchant à mettre la main sur l'arme nucléaire que préparait le Reich dans un laboratoire secret dans la banlieue sud de Berlin.

    S'appuyant sur des archives souvent inédites, Antony Beevor nous livre non seulement un document historique capital, mais aussi un grand récit tragique et poignant, où l'on voit se déchaîner, portées à leur paroxysme, toutes les passions humaines.

  • Depuis les analyses célèbres de Karl Marx, l'histoire de la Commune de Paris a été placée au centre de notre compréhension de l'événement révolutionnaire. Et l'espérance de "faire commune" fait aujourd'hui retour dans notre imaginaire politique.

    Cet ouvrage se propose de mener l'archéologie de cette puissance d'actualisation, mais en revenant d'abord sur la force de l'événement lui-même. Le récit prend appui sur une enquête archivistique minutieuse qui permet de reconstituer, par le bas, les stratégies des acteurs, leurs luttes comme l'ouverture des possibles qui marque ces journées. L'événement dépasse dès ses débuts le cadre parisien. De la rue Julien-Lacroix aux concessions de Shanghai en passant par l'insurrection kabyle, la Croix-Rousse à Lyon ou la république des cultivateurs aux Caraïbes, le livre propose une histoire à différentes échelles, du local au global, en décrivant des interconnections multiples.

    De là un essai vif et original sur l'histoire transnationale des échos entre l'espérance révolutionnaire française et les trajectoires insurrectionnelles mondiales, doublé d'une réflexion renouvelée sur les rapports entre ordre social et révolution.

  • Publié en 1970 aux Éditions Maspero, cet ouvrage s'est imposé comme un classique dans l'historiographie de la Commune. Il décrit la condamnation quasi unanime de ce soulèvement populaire par les écrivains et hommes de lettres français contemporains de l'événement et s'efforce d'en comprendre les raisons : à l'exception de quelques-uns - parmi lesquels Vallès, Rimbaud et Verlaine -, tous prennent position ouvertement contre la Commune et certains avec une virulence qui surprend encore aujourd'hui. Théophile Gautier, Maxime Du Camp, Edmond de Goncourt, Leconte de Lisle, Ernest Feydeau se retrouvent aux côtés de Gustave Flaubert, George Sand et Émile Zola pour dénoncer dans la Commune un « gouvernement du crime et de la démence » (Anatole France), responsable d'avoir plongé Paris dans un état pathologique, exploité par un groupe d'ambitieux, de fous et d'exaltés.
    À ce chapitre sombre de l'histoire littéraire s'ajoute, dans cette nouvelle édition, son pendant tout aussi méconnu dans l'histoire de l'art : le soutien ou l'engagement de nombreux artistes en faveur de la Commune. Paul Lidsky s'attache ici à sortir certains d'entre eux de l'oubli, en même temps qu'il tente d'expliquer la profonde divergence des réactions entre écrivains et artistes.

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  • Buczacz est une petite ville de Galicie (aujourd'hui en Ukraine). Pendant plus de 400 ans, des communautés diverses y ont vécu plus ou moins ensemble ; jusqu'à la Deuxième Guerre mondiale, qui a vu la disparition de toute sa population juive. En se concentrant sur ce seul lieu, étudié depuis l'avant-Première Guerre mondiale, Omer Bartov reconstitue une évolution polarisée par l'avènement des nationalismes polonais et ukrainien, et la lutte entre les deux communautés, tandis que l'antisémitisme s'accroît. À partir d'archives récoltées pendant plus de 20 ans, d'une documentation considérable, de journaux intimes, de rapports politiques, milliers d'archives rarement analysées jusqu'à aujourd'hui, il retrace le chemin précis qui a mené à la Shoah. Il renouvelle en profondeur notre regard sur les ressorts sociaux et intimes de la destruction des Juifs d'Europe.
    Omer Bartov est professeur d'histoire européenne à Brown University (États-Unis). Il est l'auteur de plusieurs livres importants, dont un seul, jusque-là, a été traduit en français (L'Armée d'Hitler, Hachette, 1999). Anatomie d'un génocide a été célébré par Jan Gross, Tom Segev, Christopher Browning, Saul Friedlander, Philip Sands...

  • Histoire des cent jours

    Charles-Eloi Vial

    • Perrin
    • 25 Février 2021

    L'histoire des Cent-Jours ne cesse de fasciner à juste titre. Entre mars et juillet 1815, année sans pareille, la France passe de Louis XVIII à... Louis XVIII en passant par le spectaculaire retour de Napoléon et un gouvernement provisoire dirigé par Joseph Fouché, ancien et futur ministre de la police. La guerre entre l'abeille et le lys se double d'une nouvelle guerre européenne de trois jours qui se solde par la terrible débâcle de Waterloo, chant du cygne de la domination française sur l'Europe. Incroyable période, incroyables acteurs. Outre Napoléon et Louis XVIII, le lecteur voit notamment passer Talleyrand, Fouché, mais aussi Chateaubriand, Benjamin Constant, les maréchaux Ney et Grouchy, Wellington, Blücher et tant d'autres illustres ou oubliés.
    L'exceptionnalité du moment a attiré les plus grands écrivains (Aragon, Stendhal), politiques (Dominique de Villepin) et historiens (Houssaye, Waresquiel), chacun porté par sa sympathie ou sa répulsion pour la geste impériale et sa fin tragique.
    L'originalité du propos de Charles-Eloi Vial consiste à proposer une première histoire totale, à la fois globale et objective. Outre son sens consommé de la synthèse, il y parvient notamment par le dépouillement de sources nouvelles en particulier les rapports des préfets et les dépêches diplomatiques. Elles éclairent sous un jour neuf l'état de l'opinion et le jeu des puissances. Sa plume, sobre et inspirée, visite l'ensemble des lieux de l'épopée: Paris, Vienne, l'île d'Elbe, l'actuelle route Napoléon, Gand (refuge de la cour royale en exil) et naturellement la Belgique sans oublier un large tour dans les provinces systématiquement oubliées. L'ouvrage revient largement sur le dénouement spectaculaire qui voit Napoléon partir vers Sainte-Hélène tandis que le gouvernement de Louis XVIII peine à contenir la Terreur Blanche qui fait rage et condamne à terme la Restauration.
    Un grand livre d'histoire qui fera date.

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