• Au commencement était... une nouvelle histoire de l'humanité Nouv.

    Depuis des siècles, nous nous racontons sur les origines de l'inégalité une histoire très simple. Pendant l'essentiel de leur existence sur terre, les êtres humains auraient vécu au sein de petits clans de chasseurs-cueilleurs. Puis l'agriculture aurait fait son entrée, et avec elle la propriété privée. Enfin seraient nées les villes, marquant l'apparition non seulement de la civilisation, mais aussi des guerres, de la bureaucratie, du patriarcat et de l'esclavage. Or ce récit pose un gros problème : il est faux.

  • Cet ouvrage d'une ambition exceptionnelle présente sous une forme accessible à un large public une histoire inédite de l'esclavage depuis la Préhistoire jusqu'au présent. Il paraît vingt ans après le vote de la loi Taubira, alors que la prise de conscience du passé esclavagiste est chaque jour plus aiguisée au sein de la société française. L'histoire de l'esclavage, trop longtemps tenue pour une forme de passé subalterne, est ici replacée au coeur de l'histoire mondiale. Le livre renouvelle une approche comparée dans l'étude du phénomène esclavagiste, qui conduit le lecteur de l'Inde ancienne aux Antilles du XVIIIe siècle, de la Chine des Han jusqu'au Brésil colonial, de l'Egypte médiévale à l'Ouganda contemporain.

  • L'Histoire mondiale de la France est devenue un livre événement: plus de 100 000 exemplaires vendus, un immense succès public, des débats nombreux et une reconnaissance internationale. Le projet reste d'une actualité brûlante : face aux crispations identitaires qui dominent le débat public, comment défendre une conception ouverte et pluraliste de l'histoire ? Et faut-il pour cela abandonner l'objet « Histoire de France » aux récits simplificateurs ?
    À ces questions, les historiennes et historiens engagés dans cette aventure éditoriale ont tenté d'apporter des réponses simples et concrètes. Elles tiennent dans la forme même du livre : une histoire de France, de toute la France, en très longue durée, qui mène de la grotte Chauvet aux événements de 2015. Une histoire qui ne s'embarrasse pas plus de la question des origines que de celle de l'identité, mais prend au large le destin d'un pays qui n'existe pas séparément du monde qu'il prétend même parfois incarner tout entier.
    Ce livre qui a fait date est proposé dans une édition augmentée de quinze notices inédites.

  • De Perse en Crimée, d'Indonésie au Sri Lanka, de la Chine au Tibet, des Pays-Bas à l'Afrique du Sud, treize personnages inattendus, mais emblématiques, nous guident, par terre et par mer, sur les routes de la mondialisation. Anonymes ou célèbres, Chinois ou étrangers, quels que soient leur destin et leur importance dans l'Histoire, ils témoignent des interactions de la Chine avec le monde et de la richesse de leurs contacts, commerciaux, religieux, diplomatiques ou personnels. Une fresque épique sur huit siècles par l'auteur du "Chapeau de Vermeer".

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  • Notre monde et notre imaginaire sont habités par les couleurs. Nos actes, nos paroles, nos rêves et nos achats sont dominés par un code implicite, qui est celui dicté par les couleurs. Rien n'est incolore : la réalité se voit et se comprend au travers d'un prisme infini de couleurs. Et ces dernières ont une histoire que Michel Pastoureau retrace ici avec brio.

  • Que peuvent avoir de commun saint Joseph et Obélix, la prostituée médiévale et l'arbitre de base-ball, les frères du Carmel et les baigneurs de la Belle Epoque, les sans-culottes de l'an II et les musiciens de jazz ? Ils portent un vêtement rayé, signe de leur situation sur les marges ou en dehors de l'ordre social. Structure ambiguë, qui ne distingue pas clairement la figure et le fond, la rayure est longtemps restée en Europe une marque d'exclusion ou de transgression. Le Moyen Âge voyait dans les tissus rayés des étoffes diaboliques, et la société moderne a longtemps continué d'en faire l'attribut vestimentaire de tous ceux qu'elle situait au plus bas de son échelle (esclaves, domestiques, matelots, bagnards).
    Toutefois, à partir de l'époque romantique, ces rayures dégradantes, sans vraiment disparaître, commencent à être concurrencées par des rayures d'une autre nature, porteuses d'idées nouvelles : liberté, jeunesse, plaisir, humour. Aujourd'hui, les deux systèmes de valeurs cohabitent. Mais il y a rayures et rayures. Celles du banquier ne sont pas celles du malfrat ; celles des passages cloutés ou des grilles de la prison ne sont pas celles du bord de mer ni des terrains de sport.
    En parcourant cette longue histoire de la rayure occidentale, Michel Pastoureau s'interroge plus largement sur l'origine, le statut et le fonctionnement des codes visuels au sein d'une société donnée. Qu'est-ce qu'une marque infamante ? Un signe d'exclusion ? Pourquoi les surfaces rayées se voient-elles mieux que les surfaces unies ? Est-ce vrai partout dans le monde ? S'agit-il d'une donnée neurobiologique ou d'un problème culturel ?

  • Sang, feu, garance, gueules, pourpre, danger, amour, gloire, beauté.
    Des origines à nos jours, une histoire de la couleur rouge racontée par l'historien Michel Pastoureau

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  • Ténèbres, enfer, corbeau, encre, sable, deuil, élégance, modernité.
    Des origines à nos jours, une histoire de la couleur noire racontée par l'historien Michel Pastoureau.

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  • À toutes les époques, partout dans le monde, elles ont pris la parole pour faire avancer de grandes causes, dénoncer les injustices ou les pires erreurs de l'humanité. Leurs mots ont permis de déplacer des montagnes et continuent de résonner aujourd'hui, certains demeurant d'actualité, plus que jamais.
    Louise Michel, Joséphine Baker, Eleanor Roosevelt, Simone Veil, Malala Yousafzai, Gisèle Halimi, Eva Peron, Indira Gandhi et bien d'autres... cet ouvrage leur rend hommage, en rappelant la puissance du langage et de l'espoir.

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  • Verdure, émeraude, sinople, espérance, avarice, jeunesse, liberté, green attitude.

    Des origines à nos jours, une histoire de la couleur verte racontée par l'historien Michel Pastoureau.

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  • Ciel, indigo, azur, lapis-lazuli, océan, préférence, paix, blues.
    Des origines à nos jours, une histoire de la couleur bleue racontée par l'historien Michel Pastoureau.

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  • Ne nous libérez pas, on s'en charge est né d'une rencontre, celle de trois historiennes qui, depuis 2013, ont animé un séminaire à l'EHESS sur la sociohistoire des féminismes. Trois regards, trois générations, trois parcours différents pour une volonté commune d'offrir un récit renouvelé de l'histoire des féminismes en France.
    Motivées par la demande des étudiantes et étudiants pour des éléments historiques accessibles, les autrices répondent à des interrogations qui donnent à réfléchir aux perspectives politiques d'aujourd'hui. Comment les féminismes ont-ils émergé ? Quels liens entretiennent-ils avec les mobilisations de femmes révolutionnaires et l'anti-esclavagisme ? Doit-on parler de « féminisme bourgeois » ? Y a-t-il eu des féminismes noirs ? Les féministes étaient-elles toutes colonialistes ? Existe-t-il des féminismes religieux ? Comment s'articulent le mouvement gay lesbien trans (LGBTQI +) et les mouvements féministes ? Le féminisme institutionnel est-il réactionnaire ? Qu'est-ce que le genre fait aux féminismes ? Que révèle #MeToo sur la construction des femmes comme sujets politiques ? Qu'il y a-t-il de nouveau dans le féminisme d'aujourd'hui ? Comment les féminismes s'articulent-ils avec l'histoire impériale de la France et s'insèrent-ils dans des circulations transnationales ?
    Le récit se divise en quatre parties qui correspondent aux principales scansions entre la Révolution française et les premières décennies du XXIe siècle. Ce livre entend fournir quelques clés indispensables pour penser les féminismes d'hier et d'aujourd'hui à la lumière des grands défis contemporains, des inégalités sociales, raciales et de genre. Réinterroger l'histoire des féminismes revient ainsi à s'inscrire dans une volonté de renouveau d'une histoire qui cesserait d'ignorer celles et ceux qui ont pensé et agi pour l'égalité et la liberté des rapports de genre.

  • Domestiqué sept ou huit millénaires avant notre ère, le taureau est resté le plus sauvage des animaux domestiques. Il se dégage de lui une impression de puissance, de vitalité et de fécondité, qui en a fait un dieu pour de nombreux peuples de l'Antiquité. Le christianisme à ses débuts est parti en guerre contre les cultes qui lui étaient rendus et lui a substitué le boeuf, animal pacifique, paisible et travailleur. D'où une certaine éclipse du taureau dans la culture européenne pendant plusieurs siècles : il se limite alors à la vie des campagnes et à la fécondation des vaches. Toutefois, à partir du XVIe siècle, puis surtout du XIXe, la réapparition des jeux et spectacles tauromachiques le remettent sur le devant de la scène et suscitent des polémiques qui se sont accentuées au cours des dernières décennies.

  • Le cerf vit mille ans. Le sanglier porte ses cornes dans sa bouche. Les papillons sont des fleurs qui volent. L'écureuil est un animal diabolique, paresseux, lubrique, avaricieux. La zoologie médiévale n'est pas la zoologie moderne. Plusieurs notions qui nous sont aujourd'hui familières sont alors inconnues : insecte, mammifère, cétacé, domestication, etc. En outre, la frontière est floue qui sépare les animaux réels des animaux chimériques et les animaux domestiques des animaux sauvages. Le Moyen Âge est très bavard sur l'animal. Et, à cet égard, les bestiaires enluminés en sont de riches témoignages.

    Agrémenté de 62 illustrations, cet ouvrage s'intéresse à la composition des bestiaires médiévaux et engage une étude thématique des espèces où sont décrites leurs propriétés physiques et morales, leur dimension symbolique et religieuse, mettant en lumière différentes histoires, croyances ou anecdotes les concernant.

  • Comment rendre compte de l'adhésion au nazisme des dizaines de millions de femmes et d'hommes « ordinaires », allemand·es et autrichien·nes, qui lui ont apporté leur soutien des années durant ?
    La quête d'épanouissement personnel encouragée par le régime, qu'il s'agisse d'aventures érotiques, des liens affectifs de l'entre-soi forgés dans les organisations nazies ou de la vie conjugale, a contribué à la cohésion interne de la société nazie. C'est l'une des hypothèses fortes de ce livre d'une grande originalité.
    Car la sexualité, l'intime et la politisation des désirs ont été au coeur de l'entreprise nazie. C'est ce que montre Elissa Mailänder, en s'appuyant notamment sur l'analyse d'une masse d'archives (dont certaines privées) relatives à la sexualité, aux amitiés, à la vie amoureuse et conjugale des individus de la société majoritaire nazie - « aryens » et hétérosexuels.
    Ainsi se dévoile au ras du sol, à l'échelle locale et privée, la construction d'une communauté raciste, hautement politisée, ségrégationniste et violente.

  • La discipline historique est présente au musée d'Orsay depuis sa préfiguration : musée d'art, Orsay est aussi un musée qui donne à voir dans la diversité de ses collections une époque de révolutions, politiques, économiques, sociales, médiatiques, artistiques. C'est dans la continuité de ce lien originel entre histoire et histoire de l'art et pour rendre compte de cette période fondamentale aujourd'hui, que cet ouvrage, constitué de quatre-vingts notices, classées par ordre chronologique (du XIXe siècle au début du XXe), propose de réinsérer les collections du musée dans un contexte mondial. L'auteur propose un commentaire d'oeuvre célèbre ou méconnue (peinture, mobilier, sculpture, photographie...), suivant la méthode de l'histoire mondiale. Apparaîtront ainsi les grands mouvements qui traversent un monde bien plus connecté qu'on ne le croyait - hier et aujourd'hui. Une rubrique «Pour aller plus loin» associée à chaque notice rassemble des ouvrages de référence.

    Quelques exemples : Jean-Léon Gérôme, Jeunes Grecs faisant battre des coqs, 1846 ; Thibault, La Barricade de la rue Saint-Maur, 1848; Paul Gauguin, Palette de l'artiste, 1848-1903 ; Thomas Abiel Prior, La Reine Victoria inaugurant l'Exposition universelle, 1851-1886 ; Maxime Du Camp, Egypte moyenne. Le Sphinx vu de face, 1852 ; Lars Kinsarvik, Fauteuil, 1900 ; Cunio Amiet, Paysage de neige, 1904 ; Anonyme, Quatre hommes condamnés à la cangue, Pékin, 1905 ; Alfred Stieglitz, The Steerage, 1911 ; Anne Brigman, Dawn, 1912 ; Adolphe de Meyer, Nijinsky et une danseuse, 1914 ; Louise Abbema, Portrait de Sarah Bernhardt, 1921 ; François Pompon, Ours blanc, 1923-1933...

  • Aujourd'hui, en Europe, le jaune est une couleur discrète, peu présente dans la vie quotidienne et guère sollicitée dans le monde des symboles. Il n'en a pas toujours été ainsi. Les peuples de l'Antiquité voyaient en lui une couleur presque sacrée, celle de la lumière, de la chaleur, de la richesse et de la prospérité. Les Grecs et les Romains lui accordaient une place importante dans les rituels religieux, tandis que les Celtes et les Germains l'associaient à l'or et à l'immortalité. Le déclin du jaune date du Moyen Âge qui en a fait une couleur ambivalente. D'un côté le mauvais jaune, celui de la bile amère et du soufre démoniaque (signe de mensonge, d'avarice, de félonie, parfois de maladie ou de folie). C'est la couleur des hypocrites, des chevaliers félons, de Judas et de la Synagogue. L'étoile jaune de sinistre mémoire trouve ici ses lointaines racines. Mais de l'autre côté il y a le bon jaune, celui de l'or, du miel et des blés mûrs (signe de pouvoir, de joie, d'abondance). À partir du XVIe siècle, la place du jaune dans la culture matérielle ne cesse de reculer. La Réforme protestante puis la Contre-Réforme catholique et enfin les « valeurs bourgeoises » du XIXe siècle le tiennent en peu d'estime. Même si la science le range au nombre des couleurs primaires, il ne se revalorise guère et sa symbolique reste équivoque. De nos jours encore, le jaune verdâtre est ressenti comme désagréable ou dangereux ; il porte en lui quelque chose de maladif ou de toxique. Inversement, le jaune qui se rapproche de l'orangé est joyeux, sain, tonique, bienfaisant, à l'image des fruits de cette couleur et des vitamines qu'ils sont censés contenir.

  • C'est une fresque immense que l'historien Walter Scheidel a brossée : sur des milliers d'années et au sein des sociétés les plus diverses, il met au jour les processus qui ont fait reculer les inégalités économiques. Nous y découvrons, de manière tout à fait contre-intuitive, que la réduction de ces inégalités est en réalité moins probable en période de paix, d'abondance, de stabilité politique et de croissance qu'en période de souffrance et de chaos. De cette plongée historique, Scheidel déduit que le retour de l'égalité peut avoir lieu à travers quatre grands types de cataclysme : la guerre, la révolution, l'effondrement des structures de l'État et l'épidémie de masse - qu'il dénomme les quatre cavaliers de l'Apocalypse. Mais Scheidel s'éloigne de toute vision déterministe : ces quatre cavaliers ont un rôle possible, sinon probable dans le processus de remise à zéro des inégalités. En démontrant, avec une efficacité saisissante, cette mécanique d'anéantissement et de renaissance dont le capitalisme mondial est le dernier avatar, Scheidel pose les bases d'une réflexion indispensable sur le progrès social et les temps futurs. Sur l'urgence de répondre politiquement à une globalisation inégalitaire dont les fragilités accumulées pourraient entraîner un collapsus à l'échelle mondiale.

  • L'histoire des émotions inaugurée par les Lumières est riche d'attentes nouvelles. La notion « d'âme sensible » émerge peu à peu aux côtés d'un « moi météorologique », réceptif aux aléas des phénomènes naturels. C'est le temps du journal intime et celui de l'émerveillement face au paysage. Dans ce siècle de la Révolution et des révolutions, la colère, la terreur, l'indignation côtoient l'exaltation, la joie, la ferveur ou la mélancolie sur la scène politique. Des barricades aux champs de bataille, du romantisme à l'impressionnisme, des émois de l'orgasme à la vénération de la Vierge Marie, de multiples gammes des émotions sont ici mises en lumière. À l'extrême fin du xixe siècle, des savants commencent à mesurer l'expression des émotions grâce aux débuts de la psychologie.

    Sous la direction d'Alain Corbin. Avec les contributions de Olivier Bara, Serge Briffaud, Anne Carol, Alain Corbin, Guillaume Cuchet, Michel Delon, Emmanuel Fureix, Corinne Legoy, Judith Lyon-Caen, Charles-François Mathis, Guillaume Mazeau, Hervé Mazurel, Anouchka Vasak, Sylvain Venayre, Agnès Walch.

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  • 1880... Le siècle qui s'achève a inventé l'homme sensible, entre clameurs guerrières et élans révolutionnaires. S'ouvre alors une ère nouvelle : partout s'étend l'empire de l'émotion, sur les individus comme sur les masses. D'obscurs mouvements de l'âme échappent au sujet, d'étranges contagions parcourent les foules, de nouveaux savoirs tentent de les déchiffrer. Ce troisième volume explore les régimes émotionnels qui, depuis lors, sont devenus les nôtres : traumas et violences psychologiques extrêmes d'un siècle de fer et de sang ; anxiétés flottantes, dépressions chroniques, humiliations diffuses ; mais encore compassions inédites, mutation des codes de l'amour, invention de nouveaux désirs.

    Sous la direction de Jean-Jacques Courtine. Avec les collaborations de Bruno Nassim Aboudrar, Stéphane Audoin-Rouzeau, Antoine de Baecque, Ludivine Bantigny, Éric Baratay, Yaara Benger, Christophe Bident, Christian Bromberger, Esteban Buch, Anne Carol, Jacqueline Carroy, Pierre-Henri Castel, Jean-Jacques Courtine, Stéphanie Dupouy, Ute Frevert, Sarah Gensburger, Claudine Haroche, Eva Illouz, Claire Langhamer, Nicolas Mariot, Charles-François Mathis, Olivier Mongin, Dominique Ottavi, Michel Peraldi, Jan Plamper, Richard Rechtman, Bertrand Taithe, Christophe Triau, Sylvain Venayre.

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  • Cet ouvrage est une histoire générale des catastrophes, non seulement des pandémies, mais de toutes sortes de désastres, qu'ils soient géologiques (les séismes) ou géopolitiques (les guerres), qu'ils soient biologiques (les pandémies) ou technologiques (les accidents nucléaires). Astéroïdes, éruptions volcaniques, événements climatiques extrêmes, famines, accidents désastreux, dépressions, révolutions, guerres et génocides : toute la vie est là, et une bonne partie de la mort. Sans cette mise en perspective, comment pourrions-nous envisager notre catastrophe, n'importe quelle catastrophe ?

  • Ce premier tome commence en Grèce avec les larmes d'Achille et le rire de Lysistrata et nous conduit jusqu'à la veille de la Révolution, avec l'invention du sourire dans la peinture. Il nous fait traverser la christianisation des émotions, voyager dans les monastères et les familles du Moyen Âge, nous initie aux colères des princes. On y retrouve la culture de cour et la mécanique des humeurs, les passions des mystiques, les douceurs et les douleurs de la mélancolie, les joies de l'amitié avec Montaigne, comme le code de l'honneur des chevaliers. Sans oublier bien sûr les grandes émotions populaires.

    Sous la direction de Georges Vigarello. Avec les contributions de Christian Biet, Damien Boquet, Gilles Cantagrel, Bruno Dumézil, Maurice Daumas, Hervé Drévillon, Martial Guédron, Yves Hersant, Sophie Houdard, Christian Jouhaud, Colin Jones, Lawrence Kritzman, Didier Lett, Alain Montandon, Piroska Nagy, Barbara Rosenwein, Maurice Sartre, Laurent Smagghe, Claude Thomasset, Anne Vial-Logeay, Georges Vigarello.

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  • « Stress », « burn out » ou « charge mentale » : les xxe et xxie siècles ont vu une irrépressible extension du domaine de la fatigue. Les épuisements s'étendent du lieu de travail au foyer, du loisir aux conduites quotidiennes. Une hypothèse traverse ce livre : le gain d'autonomie, réelle ou postulée, acquis par l'individu des sociétés occidentales, la découverte d'un « moi » plus autonome, le rêve toujours accru d'affranchissement et de liberté ont rendu toujours plus difficile à vivre tout ce qui peut contraindre et entraver.
    Que nous est-il arrivé ?
    Ce livre novateur révèle une histoire encore peu étudiée, riche de métamorphoses et de surprises, depuis le Moyen Âge jusqu'à nos jours. Les formes « privilégiées » de fatigues, celles qui mobilisent les commentaires, celles qui s'imposent en priorité aux yeux de tous, évoluent avec le temps. Les symptômes de la fatigue se modifient, les mots s'ajustent (« langueur », « dépérissement », « pénibilité »...), des explications se déploient, des degrés se précisent, des revendications se font jour.
    Un parcours passionnant qui croise histoire du corps et de sensibilités, des structures sociales et du travail, de la guerre et du sport, jusqu'à celle de notre intimité. Pour éclairer tout autrement notre présent.

  • « Ce livre n'est pas un livre sur le grec ancien, ni sur l'alphabet. C'est un récit, qui parle d'une invention, la plus grande du monde » Silvia Ferrara.

    Pourquoi l'homme s'est-il mis à écrire ? Comment et où cette révolution a-t-elle eu lieu ? Voilà les mystères sur lesquels Silvia Ferrara lève le voile. Pour cela, elle nous fait voyager dans le temps et l'espace comme dans les méandres de l'esprit humain. Ici, elle dresse le fascinant inventaire des graphies non encore élucidées ; là, elle retrace les multiples apparitions de l'écriture dans l'histoire. Car tout laisse penser qu'elle a été découverte et s'est effacée, sans laisser de traces, à plusieurs reprises. Sa naissance en Mésopotamie au quatrième millénaire avant notre ère n'aurait été qu'une occurrence parmi tant d'autres.
    Pris par un récit vertigineux, qui nous transporte du Mexique aux pourtours de la mer Égée, de la Chine aux Îles de Pâques, nous suivons pas à pas les progrès d'une recherche qui a considérablement progressé dans les dernières décennies. Enrichie d'illustrations, cette Fabuleuse Histoire... nous instruit autant qu'elle nous fait rêver.

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